‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 79 sur 134 · HISTOIRE DE WILTON · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE WILTON

— Oublions ce jour fatal où je fus renyersé sons mouTement dans la lice. On me transporta je ne sais en quel lieu , car j'avais perdu l'usage de tous mes sens; et^ quand je retins à moi, je me trouvai sur un lit de yeille dans la demeure de mon vieux aamônier. Te souvient-il, ma Clara, comme tu rougissais lorsque ce vieil Augustin, qui vit naître notre amour dans les premiers jeox de l'enfance, disait en souriant que toi et moi nous serions un jonr on couple heureux?... Mes vassaux, mes amis, mesparens, avaient fui un traître déshonoré : Augustin lui seul soutint ma tête brûlante et me prodigua les soins les plus tendres dans le délire de la.fièYre que me causèrent mes blessures; mais sa bienveillante amitié me fut bien plus nécessaire encore lorsque je ne repris l'usage de mes sens que pour tomber dans le désespoir. J'arrachais Tappareil de mes blessures , et je me précipitais avec fureur contre la terre chaque fois que j'entendais le nom de Clara. Enfin, je recouvrai le calme de mon ame, grâces aux soins généreux d'Augustio, et je résolus de fuir ma patrie, déguisé sous les habits d'un pèlerin. Je parcourus mainte contrée, faisant un mystère de mon nom et de mon histoire; confondu avec les derniers des hommes, Wilton n'étaitplusun chevalier fier desanaissance. Augustin, quim'accompagnait, s'alarmait souvent pour ma raison, lorsqu'il me voyait, assis sur une roche solitaire, méditer une sombre vengeance et nourrir la soif du sang dans un cœur ulcéré. Une maladie Tint enfin terminer les jours de cet ami fidèle. Il me prévint que le Dieu du ciel allait Tappeler à lui, et il me fit promettre comme une grâce, siir son bit de mort, d'écouter la pitié, si jamais mon ennemi tombait sous mon glaive. Je lui jurai d'épargner sa yie pour Tamour d'Augustin.

vu.

Pour^vi sans cesse, comme Caïn, par une inquiétude fotale, je continuai ma vie errante, et je vins bientôt en Ecosse, dont tons les chemins m'étaient connus. Divers bruits avaient couru sur ma destinée : les uns racontaient que j'étais mort des suites de mes

blessures, les antres dans mon pèlerinage ; personne ne se sonciait de dire yrai on non sur nn homme privé de son honneur^ Àucnn mortel n'eût pn deviner Wilton sons son capuchon de pèlerin; car, moi-même y lorsque j'ai déposé ma robe noire et coupé ma longue barbe, je me suis à peine reconnu dans la glace. Un hasard bizarre m'a donné pour guide à un chevalier. . . Je ne le nommerai pas... La vengeance appartient à Dieu seul ; mais, quand je pense à tons mes outrages, nn feu dévorant circule dans mes veines! Je n'oQbUerai jamais le soir où nos regards se rencontrèrent dans nne hôtellerie d'Ecosse : j'ignore quelle était sa pensée ; mais j'arone que l'enfer inspirait à mon cceur les projets d'une cruelle Tengeance.

vm.

Une parole prophétique, qui échappa je ne sais comment à mes lèvres, amena un conte de Village : Tame du traître en fut agitée : il sortit tout armé pendant la nuit. Je me procurai la cuirasse et les armes d'un de ses vassaux; et, m'échappant par une autre porte, je fus lé joindre sur la plaine de Gifford ; nous en vînmes anx mains : il fut terrassé. Je levai le fer pour lui donner la mort. . . n pat en cet instant me reconnaître : je n'avais plus de capuchon, et la visière de mon casque était haute. . . Mon épée allait satisfaire mahaine... lorsque le souvenir d'Augustin arrêta mon bras; je laissai mon ennemi étendu sur la poussière } . . . Vertueux vieillard, même du fond de la tombe, tu as sauvé ton maître I Si j'avais obéi ^ la voix de mes ressentimens, Tabbesse dé Withby ûe m'eût pas confié ces papiers qui doivent effacer la tache faite à ma gloire et rendre l'honneur à Wilton. Sans doute que l'abbesse t'apprit , ô i&a Clara, l'étrange apparition qui vint interrompre notre entretien secret... Peut-être était-ce une voix de l'enfer qui retentit ainsi au milieu des ténèbres ; peut-être aussi cet événement fut préparé par quelque ami de la paix, qui eût voulu détourner son prince d'une résolution funeste. Surpris par cette vision inattendae, et m'entendant nommer parmi les autres guerriers de l'Angleterre et de l'Ecosse, j'en appelai an Dieu du ciel.

Depuis que nous sommes venus dans lé château dé Tantallon, j'ai trouvé l'instant favorable pour me découvrir et confier mon bistoire au comte d' Angus , à qui ma maison n'est pas inconnue. U est convaincu de mon innocence , et sa vaillante épée doit ce soir même me rendre le titre de chevalier. Ces armes que tu vois

294 MARMION. ce. ti.

sont celles que portail Douglas aa combal d'Otterburn lonqa'fl força Harry Hotspnr à Ini céder la yictoire. Il a daigné m'en take don; et, «Tant le retour de TanTore» nn ouTrier habile les ama remiseft en état. Le comte n'a j^ns dans son château que d'antiqaes armures, et de Tient coursiers dans son écurie; sa garnison ne se compose que de femmes, de prêtres et de yieillards ; tous ses vassaux ont conm par son ordre à la plaine de Twisell ^ D'après les statuts de la cheyalerie, je veille ici les armes jusqu'à minuit: c'est l'heure où je recevrai de nouveau l'accolade; eft an point 4a jour j'irai rejoindre Sumj dans son camp.

Nous nous y 'retrouverons, ma chère Clara; c'est le projet de ton oppresseur de t'y conduire; Douglas respecte trop les ordres de son roi, même en faveur d'un cbevahor déloyal, pour te réclamer ; mais Snrrey, qui est allié de ta -famille, rendra justice i l^ton. Mes longs voyages ont doublé mes forces ;.j'eqpère ^'n second combat.. •

•— Wilton, interrompit Oara, faudra-t-il donc risquer encan unl>onheur que nous retrouvons à peine? Le sort des armes acns a déjà trahis, ^'est-il donc pas quelque obscure vallée où^ panons ^t contens, nous puissions bâtir une chaumière à l'ombre i'on chêne protecteur? Wilton ne swait plus qu'un simple berger, mus Clara l'aiderait dans ses travaux chasopêtres... La rougear t/à Muvre ton front. . « je le devine, . . dit assez que Clara eUe-même ne pourrait rendre la paix à ton cœur, tant que ton nom resterait souillé par une lâche calomnie.. . Ta donc combattre. .. c'est Clan qui te le commande ; Clara sait ce qu'éproui« Famé d'un guerraeri et panage sa douleur et sa honte. Qui , digne des héros de sa rafi% elle aura le courage de l'attacher les éperons, de l'armer derépie ^ de te dire : — Marche à la^loire I —

-u. „,». a. u ta.. .»«i d».^ » w »*» « ^

vagues. Sa lumière argentée pénétrait à travers les «mbrasaresst les meurtrières de Tentation; mais la lune versait surtout ue clarté pure dans l'enceinte de la chapelle , par ses croisées en ogives. Deux vieux guerriers de la suite de Doi^^las et deux prêtres à cheveux blancs y tenaient à la main une toorehe dantk flamme mêlée d'une fumée obscure n'eût pas suffi jponr éelaii«r I0

s. C'«tt Ui qae canipait 1« 10I Jacpcs «natte b«aiilM»#MldM»

cokoDes sonlptées ée la nef. On voyait près de Pantel an noble seignear da sang des Donglas, paré d'une mitre brîHante et d'un rochet blanc ; mais son regaid doox et pensif n'avait rien de cet orgueil si natarel aux prélats. Cîawaîn ^ était pins fier d'avoir fait eoBoaitre la Muse de Yirgile-à rScoese encore bttriNffe, que de s'entendre appder évâfpie de DwilKld. A 4iteé de ce prélat était AngBs ^: il avait dépouillé sa dmarre en foanvre et son ebaperon nnr ; on casqae convraît son p£le visage , aa kante stature était revêtue d'une «otte de «mûUbs; il a[^yait aa nain sillonnée des rides de l'âge sur cette redoutable épée qui jadis éclaircisaait les nap eiMiemi&9 connie la cognée émende les rauMaux dHne jeune fcrèt. A r<aapeot de oe vâôllanl avec Mnarawreanlsquey sa grande taille, «a pâleiir ^ mm negard glaeé, en eAt lom voir un de ees akox senti tant «rmé des caveaux de la cluycMe, pour réfilondre à l'ange du jugement .

* Wilton fléchit le genou devant Uantel , Clara kû atta^ie les if»em. QttëUeidut ê^re sa pmsée» lorsque edle qu'il aimait lui Boaa jon baadrîer 1 Quelle dut dire lapaleur iée Clara , InwpMle fixa an cftté de mn amant use épk qui, épvonvée à rhenre tlu daager, l'avait d^àiitabiH

Douglas loi donne facoolade.

— Aa nomde samt Micliel etâe-oaint Aaidré, luidit>il, jel^iais chevalier; lève-toi, sir Ralph ,. fils de Wilton, tu peux combattre désormais pour Dieu, ton roi et ta dame«

Qnand Wilton se releva, l'évéqne Gawain Ini dit :

---Oublie tous tes malhairs, chevalier^ et toutes^es disp'âces; car celai qui donne la véritable gloire peut te récompenser doublemwt.

Wilton soupira : — £n quelque lien que je rencontre un Doiiglas, dit*il , je promets de voir en lui .un frère J

— Non^ non^ reprit Angus» tu dois te rendre an cauip^de Swor^, ta ne peux attendre plus long-tenqis pour réparer ^s outrages. J'ai deux fils à l'armée 4'Ecoase, à. tu les rencontrieB dans la mttée,

z, lefameax Gawain Douglas, évéque deDunkeld, fils d'Archibaia BtU-tkê-Cat, comte d' Amas, n «st l'auteor d'one tradactira de rEnékle.en T«rs «masaia , et de plaaievn autres poéaies ^'ua grand mérite : à cette époque il u'aTait pas encore obtenu la mitre.

'oliAtaaode l^Brmteafv «» é«him«* de Mlui •de Hotkwell, ce qui iirminuah beaucoup 1 éclat de sa badife.L'«|iée4i««fe'laq«éUe>il.frappa«nat4eiviUe«Mi)>fcrt présentée par un de ses deacendans, Jacques de Norton, qui fut depuis régent d'Ecosse , à lord Lindesay de Byres» lorsqu'il défia Hotbirell à un combat singulier sur la colline de Carberry.

296 MARMION. ch. vi.

n'hésite pas de les combattre, défie-les avec brayonre, et<iaela honte soit le partage de celui qui pâlira, le prenuer.

xiti.

' L'aurore se levait lorsque Marmion rassembla sa suite ponr se rendre au camp de Snrrey. Il avait un sauf-conduit signé du roi, et Douglas lui donna un guide. Le vieux comte .voulut aider loimême Clara à monter sur sa haquenée, en lui disant à demi-TOÎK: -—Laissez partir le faucon , sa proie est déjà loin. -^ Les gens de Marmion défilèrent, mais le chevalier s'arrêta pour faire ses adieux.

— Je pourrais peut-être me plaiàdrei dit-il à Douglas, d'avoir reçu un accueil un peu froid dans le château de Tantallon; c'était cependant Tordre de votre roi qui m'avait fait venir y demander l'hospitalité. Cependant, noble comte, quittons-nous bons amis, et daignez recevoir ma main.

Mais Douglas, s'entourant des plis de son manteau, resta les bras croisés et répondit à Marmion :

— Mon château et mes domaines seront toujours ouverts à quiconque y viendra de la part du roi, quoique mon hôte soit indigne d'être le pair du comte Angus. Mes châteaux appartien* nent à mon souverain, depuis le faîte des créneaux jasqa'aox fondations; mais ma main n'appartient qu'à moi, et jamais ellene pressera, en signe d'amitié, celle d'un chevalier tel que Marmion.

Le front basané de Marmion rougit de colère et tout son corps frissonna.

-^'Est-ce à moi, répondit-il, à moi que ce discours s'adresse? Si je ne respectais tes cheveux blancs, la main de Marmion eût tombé comme la fondre sur la tête de Douglas ; mais apprends, vieillard orgueilleux, que le chevalier* qui porte les messages de TÂDgleterre peut hardiment se dire ton égal , serait-il au dernier rang dans sa patrie; je dois té dire encore, fier Douglas, malgré tes froids dédains, en présence de tes vassaux et dans ta demeure Oui , je le dirai ; et je ris de vos gestes menaçans, vassaux d' Angus Oui, je te défie ; et si tu oses soutenir que je ne suis pas l'égal de tous les barons d'Ecosse, je te dirai que tu en as menti ^

I. Cet accès de violence dans le paissant comte d'Angas n'est pas sans exemple dans Vhitjoinie la maison de Doaglas, qui, plus que toate auUre, réunissait la férocité à tontes les Tertn» héroîqu*» des temps sauvages.

Le feu de la colère ranima les traits pales du Tieux comte. Il répondit a^ec 'hauteur à Marmion :

— Oses-tu brayer le lion dans sa tanière et le Douglas dans son château? Espères-tu en sortir sain et sauf? Non y non , par sainte Brigitte de BothwelU non... Qa'on relèye ie pont-leris, qu'on laisse tomber la herse.

Lord Marmion tourna la bride et enfonça l'éperon dans les iflancs de son coursier, qui s'élança comme un trait rapide sous Tarceau de la porte. La herse tomba aTec bruit et rasa le panache du cheyalier.

Semblable à l'hirondelle qui effleure la surfece unie d'un lac, le coursier dépassa le pont au moment où il allait être lev^. Marmion, ayant atteint ses gens, s'arrêta, et menaçant de son gantelet les tours de Tantallon , il fit entendre un terrible défi.. .

— A cheyal , s'écria Douglas , à cheval , et qu'on le poursuive ! Hais bientôt il calma sa fureur : — Il est venu comme ambassadenr d'un monarque, pensa-t-il , quelque indigne qu'il soit de ce titre I Un faussaire! par saint Judel jamais chevalier fut-il coupable d'un tel forfait'? Aussi ai -je été prévenu contre lui dès que le roi m'a eu vanté sa science. — Loué soit saint Bothan: jamais ancan de mes fils ne saura écrire, excepté Gawain ; ainsi je l'ai W^, je le jure encore, dfit mon fils l'évêque s'en fâcher. Que la Vierge calme mon humeur impatiente I La vieillesse elle-même ne pent glacer le sang des Douglas ! Je me suis vu prêt à immoler ce perfide à ma vengeance... Quel dommage ! ajouta-t-il ; ce chevalier est plein de bravoure, et jamais personne ne mania un coursier comme Marmion. C'est un guerrier accompli.

Douglas, à ces mots, se retira lentement dans la forteresse.

Marmion continua sa route ; et ses ressentimens n'étaient pas apaisés lorsqu'il arriva sur les hauteurs de Stanrig-Moor. Ce ^ fut là qu'il observa pour la première fois que le pèlerin n'était plus avec lui. — Pèlerin ou non, dit le jeune Blount,il est parti au point di^ jour, et Dieu sait dans quel équipage.

>. DepenTquè le lecteor ne partage l'étonnement du comte, et ne regarde ce crime comme con> ^re aux mœurs du temps, je dois lui rappeler les falsifications sans nombre qu'avec l'assistance d Qne femme, Robert d'Artois employa pour gagner son procès contre la comtesse Mathilde. Convaincu de faux, Robert fut oblige de fuir en Angleterre ; et ce fut la cause éloignée des guerres mémorables d'Bdooard III en France. John Harding fut aussi employé par Edouard IV à forger des «ocamens qui pussent établir les prétentions de souveraineté dés rois anglais sur l'Ecosse.

1S8 HARMlOnf. CH. Ti.

-— Et daasqael équipage? deaiaiida Harmûm wencAt.

— Mtlord 9 reprit Bloant , je ne puis guère demer ce mystère ; mais tonte la niût j'ai entendu près de ma chambre le Imàt d'one endnm^ et de marteavx. A peine le joor se kswt, qœ» regardant .par nne meurtrière, j'ai tu sortir du donjon le vieax fiell- The-Csil^ enveloppé dans nne robe fourrée comme quelqu'on fii , 4sraint l'air piquant du matin; mais sons cette robe j'ai reconnu une cotte de mailles TOuiIlée4pi'Ârchâ>ald a oewqiiMse jadis dans un combat contre les Turcs et ks Sarrasins. Dès la vetlle» cette armure avait disparu du trophée d'armes dont elle faisait partie, ce qui m'avait semblé de très mauvais augure. J'ai vu ensuite les vassanz du comte conduire le vieux Oheviot tout sellé et bridé: «'est le meilleur dieval de son ^éenricy quoique un peu vienx. Le AérilFSiolto disait que le comte awit beaucoup prié le Maître^ de s'en servir pour le jour delà bataîHe; mais qaHl avait préféré^..

•— Tais<4oi, Henry, avec tesdisoeiiMdeichevaiiXy ditMarmlbn impatient: mais toi, £nstace, qui as la tâte nn peu pins sage, dismoi ce qu'a vu ce feu de Blount ?

xvu. •

— En deux mots, Milord, dit Eostace, nous avons va (car j'<étais avec Henry), nous avons vu le pèlerin mentw sur le (Aetal Javori du comte et le lairé galoper loin ^ château. .H était recaa- ▼eit d'une armure étineelante, et ressmnUait beaucoup à «ce cbevaUer que vous i^ainquîtes dans les fices de Gotswold. Lord Aagas

. lui sonhaîtatt an ix>n voyage. — Fit2-Ëustace n'avait pas fini son .«qilication., qu'oae clarté soudaine vint luire à l'esprit de Marmioa.

— Insensé que j'étais , dit-il tout bas , «e n'était point an iantftm^y mais mon ennemi lui-même qui m'appaml; à Gifford. Ai-je bien pu comniettre une erreur si^ossière ? Si j'avais eu toat mon courage, jnon premier coup eût fait mordre la poussière à Wilton, et il ne serait plus venu m' offrir son odieuse présence... Qi>^ iaire?... n aconfié son histoire à Douglas, qui l'a cru sansdonte..* voâlà le motif de sa froideur et de ses dédains. Surrey osera-t-il aussi écouter une vaine accusation contre moi? Non , je l'espère: j'ai déjà prouvé mon bon droit... mais il sera prudent d'éviter les questions de Qara et d'arracher Constance de son monastèceM. A

•a. Le-nir itiM iriroe.isnwle ihnime portait le «tre de mMtwr , nuStre. Ici n »î«sît *i**" d'Angnt.

i^ASAXAlULE. 319

(inoi entnoiie une proinière &iuMitél..« Qaotl eefMoin.^.îe ae m'étonne peu» si je me «nk senti accablé par son regard. J^aarais d&DMr^ppder^'iln'yavakfa'aaaeidiMnHBefai pAt faire haissar kl yeox à Manmen*

lgitepiff€ea pensées» il fit hâter le paaà satreapey etannrai à l'approdie de Uanii snr les rives de k Tweed, où il s'anéta devant le couimnt de Lennel ^

Une rcate pins ^«'nne arche «n ndne de oe menastère; mais ne regrettez pas qne le temps l'ait démoli : non loin de là cBt an toit hospitalier habité par nn respectable pèlerin qui Tant à Ini Mul tras Jea BenMurdins da mande.

Gspendant l^abfaé de Lenari accM^it honorablement Clara, lûid Ifarmion ai sa aaite^ Le leiidmiain matin le eherralier moala nr la tonr iposr oontemplerdeloîn l'armée écossaise campée dans laplainede Floddan. Les paiîMons Manco gai oonyraient kterse nttcmblaient à aes neiges dThirer amoncelées an pied dea col* linss. liarmioB orat apereeTeir an menyement dans les lignes de l'eaneaii. Il Inipoiiitt^itteles soldais écossais sa ptiponraient a mm action décisif; car Tanrore védéidiMsait ses rayons snr la forêt dekurs lances ctantèt leur front se rdtréeissak, tantôt ila^élsn- 4ttt; et à Imts diverses év3(4niiotts, le chevalier angtansveamilNit V^'ils^naîent nn saneati fai traveiuit k {daine.

£n effet r«rmée anglaise fmtaBÔt le bok de Barmore 4|B'ell6 avait occupé k vmile, etse dingnahverslepmilzdeTvrâri!^: — La voilà qui plonge dans le défilé, passe sons le prolongeamst da i^her et sons les remparts dn château : chaque bataillon paridt c^diipacaàpen.à pen deniève kcoHîne, kn chênes et les

JfovM , résidence actuelle de mon digne ami Patrick Brydone *, écuyer, ai oonniidaiu 1» monda

^- Le soir qni préeéda U mémorable batoiUe de Rbddaa, le MMier-géiwMl de SftrmréMHà wmoor<Wood, et le rot Jacques occupait une position inaccessible sur le sommet de Flodaeii-HîU, *^n«e déucbée dea monte «hevivis. Le 1ttèl»«lvftère»prdftmde «t prtribl«,>éparaU les )deftx »nées. Le 9 septembre i5i3, Snrrey, s'avançant vers le nord>ouest, travessa le fleure aveeson avMltl»da etlWtillerie an p«in deTwiaen*<Bon1b1ii âeTeadrait on léTHl re^t la Tweed; l'arriére- ^*rae passa à gué un mille. plus liaut. Ce mouTemenieut le double effet de plaœr.les ànglala «ntr» ^Mi et lea-MoAHls aRtndas «PBeoase, et de ft-apper de surprise lacques , qui semble avoir -oattipté

^ ^'ofondenr de la .riTÎère. Hais le passage ne pouvant s'eneetttêri}a'«veodifficallé ^leatenr» " P'Wfwabibie'qa'M «anitiMi aftaqwer l'eunemidinrieet hntant ttee nn grand avantage. Je nm g» »i nou»devons «ttribuer l'iaaction de iaocpsÉi «a rnanqM Ao talent «silitaire oaà te rensMMSjiM ■•"■■••«ïon'qnePhatwtte fflaeedans sa bouche: — Tlétfett, dil-îl, déterminé k se mesurer avec 1 aaaemi eu rase campagne. » Bn conséquence, il ne voalat même ^$iqf^nmmpl0f^ I0 MMtt flte *»w>lrr sa manoeuvre.

300 MARMION. * ch. vi.

•Chaqne bannière se déploie tour à tour sur la rive orientale da fieaye : ils se répandent dans la vallée qu'arrose le Till , et leurs rangs se sacoèdent sur les arches gothiques du pont , pour gagner la colline delà rive opposée. Les échos de tes rochers, & Twisell, retentissent du son guerrier du clairon ; maint capitaine illustre par son rang et sa naissance se désaltère à Tonde pure' de Sainte- Hélène, Ce taillis d'aubépine, que nous voyons aujourd'hui coq* ronné des guirlandes du printemps , vit la hache sacrifier ses troncs les plus robustes pour ouvrir un passage aux colonnes anglaises.

Mais pourquoi l'Ecosse reste-t-elle immobile sur la cime aérienne de ta colline, sombre Flodden , pendant que l' Angleterre se presse dans le défilé? Qui retient donc Tame bouillante de Jacques? Pourquoi ce chevalier des belles, inactifsur son coursier, laissetrû Surrey conduire impunément ses phalanges entre son camp et la rive méridionale de la Tweed ? Que fais-tu , monarque de la Calédonie, de ton épée de chevalier errant ? O Douglas , ou est ton génie ? Brave Randolphe^ où est ton activité ? Que n'a vons-nons i iiotre tète, pour une heure seulement , le grand Wâllace, ou le roi Bruce I Que ne peuvent-ils ordonner la bataille et crier : Saint André et nos droits I Ce jour eût été témoin d'un tout autre évè< nement, le destin eût arraché une feuille de son livre fatal , et Flodden eût été un autre Bannock-Bum.

L'heure précieuse est déjà loin ; l'armée anglaise a gagné la plaine ; ses phalanges se déploient en cercle autour de la colline de Flodden.

zxi.

' M ar mion n'avait pas encore aperçu les drapeaux de Surrey, cpe Fitz-Enstace s'écria : — J'entends un tambour anglais; je vois des escadrons qui gravissent Tespace contenu entre la Tweed et la colline. Voilà les fantassins , les cavaliers et l'artillerie : advienne ee qu'il pourra. , . C'est lord Surrey lui-même que je reconnais sur le Till!... Voilà de nouvelles troupes... encore... Avec quel ordre elles sortent du bois , les bannières déployées I... comme leon armes sont brillantes ! saint George ne peut-il revenir de Tantre monde pour voir les étendards glorieux de sa belle Angleterre ?

•— Finis tes exclamations, dit Bloctut ; tu ferais mieux d'écouter les ordres de milord. .

Marmion, l'œil étincelant, disait: — Que tous mes gens se

mettent en marche ; traversons la rivière ; allons rejoindre Sorrey. Si le roi Jacques accepte la bataille ( il l'acceptera on il y sera forcé ), que lady Clara demeure derrière nos lignes pendant Faction.

Marmion lui-même mit le pied à Tétrier en disant à peine adieu au saint abbé ; encore moins daig;na-t-il écoater la prière qu'il lui fit de laisser Clara dans le couvent. Il dirigea sa troupe du côté de la Tweed , en se disant à lui-même : — Le faucon qui tient la co» lombe entre ses serres la cèderait-il pour plaire à l'épervier? Ce bon abbé doit avoir peur de lord Angus. . • U est plus sâr pour moi d'emmener Clara.

A la vue de la Tweed , le chevalier s'élança bravement dans le gué du Leaty voulant forcer par son exemple ses écuyers et se» Tassaux à le suivre sans hésiter, et il franchit en un instant l'onde écumeuse. Ëustace soutint Clara sur son palefroi \ que le vieux Hubert guidait par la bride. Vainement la force du c1)urant tendait à les entraîner ; ils parvinrent snr la rive méridionale dn fleuve ; les autres archers de Marmion les suivirent de loin comme ils purent. Chacun d'eux tenait son arc élevé sur sa léte, précau> tien qui n'était pas inutile ; il fallait que les cordes fassent préservées de l'humiditéy pour lancer ce même jour des traits rapides. Marmion s'arrêta ufk moment pour laisser prendre haleine à son coursier et faire aligner ses soldats. Il marcha ensuite vers l'armée de Surrey ; et , lorsqu'il se vit près de. l'arrière-garde, il s'arrêta au pied d'une croix de pierre qui s'élevait solitaire sur une colline d'où Ton dominait la plaine.

L'œil pouvait suivre tous les mouvemens des deux armées ennemies, qui se préparaient à la bataille (g). Leurs lignes s'éten* daient du sud à Tonest. Déjà elles se saluaient par la voix tonnante du bronze, non par ce roulement continuel qui fatigue l'écho dans nos guerres modernes , mais par des salves qui se succédaient lentement.

Parvenu sur la colline, Marmion fit faire une halte : — Aimable Clara, dit-il avec douceur, demeurez près de cette croix^ vous pourrez y être témoin de la bataille : daignez ne pas oublier Marmion dans vos prières!... Je prévois que je ne puis compter sur votre sympatl^e... mais n'importe, je ne m'en occuperai pas moins de votre sûreté. . ; Blount et Eustace, je vous confie sa garde,,

3CB. MAnOOm CE. Yi.

et je bisse stiee^seps 4ix arekcrs^âe wêê soile. SItous T«yes qae la lortnse aheedomie les drspeenx de rAn^eterre, hâtez-Tons ft fdir vers Berwiok; mais si nous soimms TaioqiiearSy je ^mdrai, beauté cmeUe, déposer mes laariers à vos pieds !

Il n'attendit pas la réponse de Clara, et ne youlnt pas rem«u> qmt Udookor foi était peinte dattft les traits d6eeMebeBeca|h tite». ni le mécontenloment que tcalnsBaieiit les jeux des denx écnyers ; mais, enfonçait ses éperons dans lès flancs de son cbe- Tal, il descendit à teate- bride dan» la plsikie et aHa saluer Smref.

— - Yoilà le Yaillant Harmton , s^éeria le général de Benrf ; c'est lui-même, toujours fidèle à la Toix du danger... Je ne vous témoignerai ma joie qu'ai peu de mdts, chetaKer ; vous sarez que les instans s(mt prédeux... Ecoutez donc mon plan de bataSk : Moi*méme je eommande le centre ; le brarre Stanlej est à la têe? de notre aile gauche; mes fflls commandent Pavant-garfc ayec Brian TttnstallS le cheyalter sans tache ; lord I>aGre ayec sa ta- Talerie légère est diargé dn corps de réserve, prêt à porter ses secours partout où ils smront nécessmres. Quant à tous, noble baron , je ne doute pas que de tons les postes edui de FaTant-garde ne soit celui que tous préférez; i'Amirat, Edmond et TonstaH, partageront Tolontiers leur commandement avec tous; déjà tos Ta3sanx voua ont pvécédé sous les ordres de Bur^, yotrefidèk lieiUbenanl. •

-- Je remercie le noble Snnvf, répondit lord ]lfarmimr;et, sansanti» compliment, fl partit comme Féehmr. A son approche il entendit s'écrier de tous côtés; Ifannion, Marmionr Ce nom retentit jusqu'aux bataUlons écossm», qu'il fit tressaillir.

Blount et Fitz-BusUce demeurerez a^ee Clafm. Les rayoasda soleil couchant dosaient la coUine, car le jour était dë|à aranoé. Ces on» de guerre panrinrent jusqu'aux oratles desdeux écuyefs, qui pouYaîeat distinguer de loin leiffs compagnons. Busiacedit tristement à Blount :

— Indigna cemmtssion que derester témcnn des exploite de ce jour! Il n'est plus d'espoir pour nous de mériter les éperous dorés.«. Mais regarde... Les Ecossais ont mis le feu à leurs tentes ! — Au moment où il parlait , une épaisse fumée détendit depais la

X. Sir Brian Toiutall, i^pdé dans la kiiigv»roaaaliaMs «1» t«aips HumÊaUh «Aipmpv <*** frwAfy fut da petit nomtnrie des cheraKers anglais tués à la bataille de Flodden.

LA BàTJULUE. SOI

pote de k ttëm de Floddeii jnsqa^ainL mes du TiU« Les^aolteB delà Caléd<aiies^a¥aiiçaient •n'vdoppés de ees nemlires nwigei* Aoeoiieaodaiiiatmi gawmcn, avcôn chant dee méotàtrds n'ai* noDçaieat leur ONur^e; le bnût de leurs pas, et parfois w» fini* farodu clainm, disent seals aux Anglais que le rot laofnes fient à leur rencontre : mab ils ne paiyent estendre et voir leors ennemiscpielorsqa'ibsenlà la portée du trait. Les lances et les épées seei»Î8enty.de8 toarbillons de poussière se mêlent aux noires Tapeor»de rincenctie, un cri effrayant frappe l'écho; il snnble, pendant qne deux nations combattent dans la plaine, que les airs sont k dtéâtre de la guerre des démons. Ce cri est en même tenqps la Yoix de la mort, «de TépouTante, du carnage, de la yictoire ee dad^poir 1 Fitz-Enstace et Blonnt fixent sur les deux armées des regards mquiets rieurs yeux ne peuvent rien distinguer dans robflearitépre&nidequi les enyironne.

XXTI.

S&fin le Tent frais du soir dissipa le nuage , et ils idrent d^abord la forêt des lances qne faisaient briller les derniers feux du jour. Les étendards ae déroulèrent au milieu de la famée, semblables aux ailes blancbesde la mouette pendant Torage. Ils remarquèrenit les rangs m^és des combattans, qui, tels qne lesimgnes, sebri» saieat les uns contre les autres ; les panaches des cheraliffln flottaient eomme l'écume sur le sein agité de FOcéan. Mais les doux écayersde-Harmion neponyaîent encore rien distii^iier ; le cxp^ nage régnait dans la phdne; des éclats de kuiees et d'épées toiaientçà et là ; les flèches de TAnglelerre tombaient comme une grêle snr les guerrkrs d'Ecosse; Des bataillons chargeaient, leeui laient, réchargeaient encore en ordre ou en désordre. Mais faieatte ils reconnurent an miHeu de la mêlée le faucon de Harmion, bi blanche bannière de Tnnstall, et le fier lion d'Ednipnd Howard. Ces étendards répandaient au loin la terreur , quoiqu'ils eussent à combattre les^aillans Gordons, les clans sauTage& de nos frontières, Home et Huntley.

Cep^dafil , cEa côté de l'aile gauche , Stenhjr mettait en déroute le& corps eomnumdés pas Lennox et Argyle ; c'est eni vain que les montagnard» de FEcosse occidentale fondent sur les lances, le» tant leurs boucliers de côté pour frapper à deux maias de leurs épées. Mais la fortune perfide sourit un moment à l'aile droite de l'armée écossaise. La bannière sans tache de 3rian tombe dans la

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poussière, le lion d'Howard tooobe avec elle; il ne reste plus <pie le fiiacon de Marmion ponr sonlenir les siens dans ce moment de. danger. Le slogan dé nos frontières s'élève jusqu'aux cieux! — Home et Gordon I s'écrie*t-onde toutes parts. — 'Lamèléedeyient de plus en plus sanglante ; aTançant, reculant tour à tour, tantôt la bannière fléchit, tantôt elle se relève plus fière : comme on voit le mât d'un navire , battu par la tempête, s'abaisser et se redresser do nouToan lorsque déjà ses voiles et ses cordages sont déchirés. Blount s'indigne à cette vue : — Par le Dieu tout-pnissant! s'écrie-t-il , et par tous les saints ! je jure que notre bannière ne sera pas perdue tant que je vivrai I Tu peux prier ici avec ladf Clara , Fitz*Enstace ; pour moi, je vais à Tennemi.

£t il se précipite dans la plaine, suivi des dix archers. Le brave écuyer s'ouvrit d'abord un large passage dans les rangs écossais ; la bannière se relève.... Mais bientôt l'ennemi reprend courage, le sang coule à grands flots, et l'étendard de Marmion est soudain abattu, tel qu'un pin que la hache a frappé dans ses racines.

Alors Eustace monte à cheval. Cependant il hésite encore , quittant à regret la malheureuse Clara , lorsque tout à coup, rapide comme la flèche, le coursier de lord Marmion passe auprès de lui. Ses yeux sont sanglans, ses naseaux ouverts ; ses rênes flottantes, sa selle et ses housses souillées de sang. Eastace éperdu n'adresse qu'un regard à Clara pour lui dire qu'il sera bientôt de retour, et il se précipite dans la mêlée.

xxvni.

Ne me demandez pas ce qu'éprouve Clara , laissée seule dan» cette heure de terreur. Peut-être sa raison s'égare ; peut-être nn courage surnaturel la soutient et l'élève au-dessus d'elle-même.... L'avant-garde anglaise est en déroute.... Clara, occupée d'une seule pensée, s'écrie : —^ Wilton est-il à ce poste périlleux....? Ils fuient ou ne combattent plus que pour trouver la mort.... Où est Wilton ?

Eu ce moment elle voit gravir la colline à deux cavaliers couverts de sang qui portent dans leurs bras un chevalier blessé. Sa main tient encore le tronçon de son épée ; il a été trouvé sons les pieds des chevaux ; son bouclier est froissé , son casque dépouillé de son panache et du faucon qui l'ornait.... Est-ce bien là Forgueilleux Marmion....? Le jeune Blount délace son armure, et, contemplant son front pâle et défait, s'écrie: — Par saint Georgei

il n'esl plnsl Celle lance maadile a tranché les joars de noire aeignear t qneMarmion repose en paix !- . .

— Silence, Blonnt, cesse tes damears, dit EnstaCe, il oayre lesyeox.

Débarrassé de son casque , Marmion sent la douce impression de l'air ^ et porte autour de lai des yeux hagards : — Où est Henry Blonnt? demande-t-il ; où est Fitz-Eustace ? Que faites-vous ici , cœurs timides? allez reconquérir ma bannière, allez faire en*

tendre à Tennemi le nom terrible de Marmion I Hélas! avec

moi finit ma race ; ce nom ne retentira plus sur les champs de bataille ! Que ma dernière pensée soit consacrée à l'Angleterre I

Portez mon anneau à lord Dacre : dites-lui de conduire ici ses escadrons ! Toi, Fîtz-Enstace, cours trouver Surrey, apprends-lui que Tanstall, étendu sans vie dans la plaine, rougît de son sangle

bouclier sans tache. Edmond n'est plus. . ... et moi je me meurs,

il ne reste plus que l'Amiral. Que Stanley fonde sur le centre des Ecossais avec les guerriers de Chester et de Lancastre. . • . sinon la victoire et l'Angleterre sont perdues..,. Hé bien! faut-il vous le répéter?.... Partez sans retard, laissez ici Marmion mourir seul. — Ils obéirent.

Clara s'éloigna un moment ; mais la douleur arracha bientôt à Marmion un gémissement étouffé. — N'y a-t-il donc personne, dit-il d'une voix mourante, n'y a-t-il personne de tous ceux qui ont été nourris dans mes foyers, qui daigne m'apporter quelques gouttes d'eau pour étancher la soif qui me dévore ?

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