LE CHANT DU CLAN D'ALPINE
Itonnear an Chef Taillant que conduit ki victoire l Honnear au iioMe pin qn« ferme son (Aaàet 1 * Qu'il fleqiisse à jamais dans notre clao guacrier» St soit popr nos ntfreux f éteifdard de ta gloire'
De ta rosée , ô ciel ! féconde ses rameaux , St das sucs de la terre «Brichia sa raclnat Qu'il donne cloaque jour des rejetons nouveaux: Célébrons à l'aavi KAdwlc , fils d'AlpiMw
Ce n'est point ua raaseaa qa'on voit dafts ka «laipayiMf Croître avec le printemps » et l'hiver se flétrir ,
!• « iea conoaisseàrs m nnsiqae da cmnemnse prétetfAent dtstfnpQef dan» «n pibroc Meii cmn- « poae toas les soitt imitatifs d'ona marche, d'un combat, d'une déroute, et tons les intidens d'afl « conobat aniaoé. Vaici c« qu'en dit le docteur Beattie. — Vn pibroc est une espèce de s jmphotrift " £»;i" *^^'*^^ qa'aïux raMtagnes «t aox ilas de l'KcMse. Il est CJiécuté sur la cordemuse, e| * *«ere toUlematit de tout» antre musique. Le rbytbme en est si îfrégoKer , qn'nà étrfln^ ftè « peaty ftira aan arailla «t en analyser las taiodnlations ; l^uelqoes-ttni rétrttMt toiite une bip* « taïUe , etc., etc. » {Sitaifurhi Hm etk* tmfdHt^VMphkmitts, cfaapii Ut •>
3S2 LA DAME DU LAC. ch. ii.
liait c*«st cptand Iw frimas régnent mir nos Inoatagncs Que l'on Toit notre clan sons son ombre acoonrir.
An milieu des rochers il fixe sa racine , BraTant arec org;aeil le coorronx des autans , Il s'affermit encor sons leurs coups impnissans; Bredalbane et Menteitli /chantes le fils d'Alpine.
Dans Glen-Fmin retentit notre pibroc sonore ;
Bannocbar j répond par des gémisseisena;
Lomond a tu périr ses fils les plus Taillans ;
Dans Glea-Ltts et Hoas>Dha la flamme fume encore («). |}
Long'temps oB>entendra les renres des Saxons • Pleurer notre passage À Lennox, À Lerine ; L'^Mu^ante long-temps parcourra ees valions j An seul nom glorieux de Roderie Alpine.
Rames , rassaux , rames pour le Chef de nos clans J Et pour le noble pin qui lui sert de bannière ; Qne la rose en bouton de l'île solitaire Consente à couronner ses rameaux triomphans.
Qu'un jeune rejeton , près du lac de Katrine, Puisse sortir enfin de ce pin glorieux , /
Et sous son ombre un jour réunir nos neveux 1 Qu'ils disent comme non» % Honneor an fils d'Alpiiw * .
Lady Marguerite accourut sur le rivage avec le joyeux cortège de ses femmes. Leurs cheyeux flottaieut au gré des vents ; elles éleyaient leurs bras aussi blancs que la neige en répétant'avec acclamation le nom du Chef. Cependant j, inspirée par une prévenance ingénieuse, la mère de Roderic invitait Hélène à venir sur la plage pour recevoir son parent victorieux.
— Hâte-toi y ma fille , disait-elle; hâte-toi ! tu portes le nom de Douglas, et tu hésites à venir ix»er la couronne sur le front d'an vainqueur 1
La jeune fille obéissait à regret , et en ralentissant ses pas, à la voix de lady Marguerite, lorsqu'un cor retentit dans le lointain... Elle s'arrête et se retourne aussitôt. — Ecoute, AUan-Bane! S'écrie*t-elle; j'ai entendu le signal de mon père; c'est à nous qu'il appartient de guider Tesquif , et d'&ller recevoir Douglas.
Elle a dit, et, rapide comme un rayon du soleil , elle a volé vers sa légère nacelle. Pendant que Roderic cherche parmi les femmes
z. Outre son nom et son surnom, chaque Chef des montagnes avait une épithète, pour expriaer sa dignité patriarcale <iomme chef de son dan , qui lui était commune aTec/«ea devanciers et lO successeurs t tel était le titre de Pharaon pour les rois d'Egjrpte. et d'Arsace pour ceux d'Assyrie. C'était ordinairement un noon patronymique, êxprimantla des oendanee du fondateur de la famille. Le duc d'Argyle, par exemple, s'appelait Mac-Callum-Mor«, ou fils de Coli»le4irand. Quelquefois ce nom était encore tiré d'une distinction d'armoiries. La chanson des' rameurs est une imitation des jorans écossais, adaptée parlaitem^t aux moaTeneu de l'vmon.
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de sa mère eselle qae son oœar préfère^ Hélène a déjà laissé Tile derrière elle, e^son esquif aborde dans la baie.
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Il est des sentimens éprouvés par les mortels^ qui appartiennent au ciel plus qu'à la terre ; et s'il y a des larmes si pures que les anges n'en yersent pas de plus précieuses, ce sont les larmes qu'un tendre père répand sur une fille digne de son amour : quand Douglas pressa tendrement contre son cceur sa chère Hélène^ telles furent les saintes larmes qui tombèrent snr le firent de la jeune fille, quoique ce fût un guerrier qui pleurât.
Hélène s'étonne de sentir expirer sur ses lèvres les expressions de la tendresse filiale ; et dans son émotion, elle ne remarque pas que la crainte ( indice d'un amour sincère ) tient à l'écart im aimable étranger... Non, elle ne le remarque point, jusqu'à ce que Douglas Tait nommé... C'était pourtant Alalcolm Grœme.
Allan considérait avec une attention inquiète le débarquement de Roderic ; il fixait un moment sur son maître un regard douloureux , et^ soudain sa main s'empressait d'essuyer sa paupière humide. Douglas frappa doucement sur l'épaule de Malcolm, et lui dit avec bonté : — Mon jeune anki, ne devines- tu rien dans les yeux de mon fidèle barde?... Je vais te dire quel souvenir l'attendrit... Il se rappelle le jour où il me précédait en célébrant ma gloire sons les arceaux de Bothwell , et dirigeant le chœur de cent ménestrels. La bannière de Perçy, conquise dans une bataille sanglante^ brillait devant moi, et vingt chevaliers, dont le dernier pouvait prétendre à Un rang aussi élevé que celui du Chef d'Alpine, . ornaient mon triomphe.
Grois«moi {pourtant, Malcolm; j'étais moina fier d0 toute cette poài|>e, de ma victoire sur le croissant humilié, des chevaliers et des lords qui formaient mon cortège, des hymnes sacrés de Blantyre et des chants flatteurs des bardes do Bothwell; j'étais moins fier, dis-je, dé tous ces honneurs que je le suis des larmes de ce vieillard fidèle, et de la tendresse de cette fille bien-aimée: l'accueil que je reçois est plus sincère et plus doux pour Douglas que tout ce que la fortune m'a. jamais offert de plus brillant. Pardonne^ ami, rorgneil d'un père; j'oublie avec Hélène tout ce que j'ai perdu. —
Délicietise louange! La timide Hélène rougit, semblable à la rose printanière qu'embellissent les gouttes de la rosée... C'est
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Douglas qui park, et Haloolm qui écoute. Pour cach» som émotion et sa Joie timide, elle s'occope tour à tour des chiens et du faucon. Sa main caressante appelle les limiers , qni s'approclient d'elle en rampant et d'an air soumis ; sa voix connue fait voler à elle le flmcên» iffà se pose sqr la main qu'il chérit, replie ses noires aîksy baisse sesyeoi briOans, et ne songe point à fuir, quoique sMis ehapermi.
Oaeftt cm voir dans la fille de Douglas la déesse gui présidait jjuUi attx forêts* Si la tendre partialité d'un père vantait trop les v«niM et Ut beauté i'HAèiie, l'oeil d'un amant les exagérait encore davantage ; car chacun de ses fdrtife rsgards exprimait l'enthoadi son ayie.
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Malcolm Grœme était d'une taille élancée , mais bien prise et robuste. Jamais le plaid et le tartan ne couvrirent des membres plus gracieux. Ses cheveux dorés se bouclaient éléganunent autour de sa toque bleue ; son œil d'aigle distinguait le ptarmigan sur la neige ; cnasseur habile, il connaissait tous les défilés qui conduisent aux moutagnes et aux lacs de Menteith et de Lennox. Vainement le cheyréuil bondit et s'élance quand Malcolm a tendu son arc retentissant ; il l'atteindrait presque à la course , même quand la peur lui donnerait des ailes. Malcolm gravit hardiment le pic escarpé de Ben-Lomond sans perdre haleine. Tous les traits Afi son visage sont en harmonie avec son ame ardente, franche et généreuscé Trop heuretix avant de voir Hélène, son coeur ignorait les soucis de l'amour, et battait en liberté dans son sein.
Mais les an^s.du jeune homme, qui connaissaient sa haine pour l'oppression, et son zèle pour la yérité, les bardes qui voyaient sei nobles regards s'enflanmier au récit des anciens faits d'armes, disaient tons que, lorsque Malcolm serait parvenu à Tage viril, k gloire de Rôderic n'occuperait plus seule la icenomm^e dans les montagnes» et pâlirait devant celle de l'héritier des Graeme.
Oepœdaut la nacelle retourne vers Fîle, et Hélène dit à Douglas; — Pourquoi allez-TOus, ô mon père! chasser si loin? Pourquoi votos absenter si long-temps P et pourquoi?... Ses yeux, tournés du c6té dé Malcolm dirent le reste.
-^ Ma fille, répondit Douglas, la chasse, pour laquelle j'ai tant d'ardeur, est pour moi l'image de l'art plus noble de la guerre ; si