CHAPITRE VIII
Fragiles de l'insarrectioa dans le midi de l'Ecosse. — Catwtraphe dans la famille d'Hepbarn de Keillj.—- Soalèvem^nt des Jacobites delà frontière occidentale sons Kenmnre» et de ceux du B»rtt de rAnyleterre soaft Ferstcr. w. J^nctÎMi du parti é&'Ktmamnt avae oalid d* Paattoi*. — M« reçoit des renforts à Perth , son quartier-çénéraL — Retard dans l'insurrectipn des clans de l'oc» cident. — Délais de Mar. — Descente* de Mnc-Intosh dans le Lotbian* — Jonction de Macinstosb «^ EeRoiiire et Fottttor à iCelso. »- Ht tiesnent oMaèM pM&f difernsiiier leur plaa JTAp^mtiéa^
Les bruits d'une invasion de la part de la France et du débarquement prochain du roi Jacques avec une armée étrangère, des armes, des munitions, et de l'argent en abondance, dans le dessein de récompenser ses partisans et de châtier ses ennemis ; les mêmes nouvelles exagérées de mécontentement général et d'insurrection en Angleterre , qui avaient déjà fait prendre les armes au nord de
TMHsmv simngL lor
FEtoiMi- pmAdrfMii Amri iMir effet sut ocwx <{iii pMfesBthM Im principes jacobites dans la partie méridionale de ce pay»et sttr les £roiitîère6< d'Angleterre, ràil se trowaif encore un p^nd nombre de {Ullil^e» e&ftfoliqties et afMffM, déTOaées à fà fluniHe exilée. Ayant qtfele^ espémtièes gnseiftéles filir ce» mmeurs CaTorables se fassent éirafrionies, tfrrtvn ki nooTelte pins véritable ftie le comte de Marr a^tit arboré Fétendard de Jtfcqoes dans les montagnes; bientftfaprès, qn'il s'était emparé de la Tille de Penh ; enfini qu'on graind nermbre dé sei^enre du premier rang, et jouissant d'une inflaence considérable^ s'étaient }oânta à Ini, et qne son armée an^entait toiin li^Jbiir^.
Ces rapports donnèrent one impalsîon naturelle an zèle de gens
qoî, s'étant lovfg-temps dédarés sujets (idèlën de la famille des
Siuarts, roffgi^^âMint âe rester dons l'inaction , quand de nobles
efforts se faisaient pchir sn rMtftfffation par ce qn^on disait être
et ee ^ écajt dn effet on parti très fMTt , et une armée l^aucoup
plus nmMkenser que^ celles qn'ataient eotnrnandées Ifontrose oo
Bim^ee, <c componéepHnc^alement de troifpes dé la même espèce
qne édiles à la «fcf e dèsqudllesr ris a vtfient remporté leurs victoinss.
Le pap îat é(^e àgiUt, dans la ploparrt de ses cantonsi pat ces-
cottmoâODtt €fat iimoncent la guerre citile. Les évènen^ns se
sQocédaieift rapidement , «omnie pour décider cemc qui hésitaient
encore, et eneottrager ters esprits timides^ Les mesures actites qne
prit le gouvernement en faisant nrrétdr les p^rsonnéa suspectes en
Angleterre^ et dilns lu psrde méridionsie dé l'Ecosse obligèrent les
Jaeobîtespmndnttés à exposer otr leur persètone atiiE dsngers de fat'
guerre cMte , ou tenr #^^«M»SRkm à la hontiy d'avoir ouUié , dans
le moment du^be^dnr, têxm» les ^of^siations (fa^ils avaient faites
dans an temps de pa hL~ et de sécurité.
Chtién», smvttut son camctère^ se déèîdal diaprés ce» considéra* tiooB. Lesntis^ssiiftiiv^nt à'I'emprisomrenisfftpour assnmr li^r Tieètléaè fèrtnm ^- tes «ntnss se déterminèrent àtirér rëpéebôrs àa foarrean , m i tout risquer pouf sewtenir leurs priiuripes avoués* Cemtqirà prirent os dernier p^rti^ piasIieAoQrable, oupeut^reptus imprudent, eommancèi^nnv iquitter Isnrs^ônidles^ ^ iv se réunir en corps assez nombrenx pour i^ister aux efforts des magistrats OQ^ sékHit^ ebnrgéadë les ariPècei'. La guerre civile commença par m étènetnent fott tragique dans une famiflcî av«c fes êssoea- ^OB d# te«(faè]lë tocru granS^p^re a été long^temps iotimemem lié, et^tarjë ànÀitià M d^îl diaprés lât funidblsii qufik en^ dw
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conservée , qaoiqae la plupart des histoires du temps en fassent aussi mention.
Entre autres familles de distinction du Lothian oriental, celle de H. Hepbum de Keith était particulièrement dévouée aux intérêts de la maison de Stuart, et il résolut d'employer tous ses moyens au soutien de cette cause » dans la lutte qui approchait. Il avait plusieurs fils, avec lesquels, et avec tous les hommes à son service, il avait résolu de se joindre à une troupe qu'on allait lever dans le Lothian oriental , et qui devait être sous le commandement du comte de Winton. M. Hepbum de Keith étant très respecté dans tout le comté, on jugea important de l'empêéker de donner nn exemple qui, selon toute apparence, serait généralement suivi. En con$équence M. Hepburn dliumbie et le docteur Sainclair dUermandston résolurent de mettre en arrestation le laird de Keith, et marchèrent vers sa maison avec un détachement de cavaUers de milice dans la matinée du 8 octobre 17 1& C'était précisément ce matin que Keith avait dioisi pour entrer en campagne, ayant fini tous ses pTépatratifs la soirée précédente. Le déjeuner avait réuni toute la famille pour la dernière fois, et Ton remarqua qu'une des filles de Kdth avait l'air plus triste et plus atOigée que le départ même de son père et de ses frères pour une expédition éloignée et dangereuse ne semblait devoir l'occasioner, à une époque où le beau sexe mettait dans ses opinions politiques autant d'enthousiasme que les hommes.
Il ne fut pas difficile de décider mis» Hepbum à expliquer la cause de ses craintes. Elle avait rêvé qu'elle voyait le plus jeune de ses frères, jeune homme de grande espérance et généralement estimé, tué d'un coup de feu par un homme dont les traits étaient encore présens à sa mémoire, et étendu mort sur le plancher de l'appartement dans lequel la famille était assemblée en ce moment. Les femmes i'écoutèreat avec attention, et se mirent à raisonner sur ce rêve; lés hommes en rirent, et tournèrent en ridicule le rêve et la rêveuse. Les chevaux étaient sellés, et l'on venait de les amener dans la cour, quand on vit une troupe d'hommes à cheval s'avancer sur un terrain.découvert qui faisait iace à la maison, et qu'on appelait la plaine de Keith. On ferma la porte , et quand le docteur Sainclair, qui montrait le plus d'activité dans cette affaire, eut annoncé le motif de son arrivée, on lui demanda la justification de ses ordres. Il remit par une fenêtre *un mandat du marquis de ' Tweeddale, lord-lieutenant du comté. Keith le lui rendit avec
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m^risy et lai dédara qu'il se défendrait. Il monta à cheval , et sortit avec ses fils et ses gens, déterminé à se frayer on chemin. Décharg;eaQt an pistolet en Tair, il conrat sor le docteqr l*épée à la main ; la milice fit fea» et le plus jeune de ses fils fat taé sor la place. La sœar Tit cette catastrophe d'une fenêtre, et jusqu'à la fin de sa TÎe elle persista à dire que celai qui avait tué son frère avait tons les traits de l'individu qu'elle avait vu en rêve. Le corps fut porté dans la salle où l'on venait de déjeuner ; et Keith , après ayoir payé ce cruel tribut au démon de la guerre civile , partit a¥ec ses gens pour aller joindre les insurgés. Le docteur Saindair fut généralementii>lâmé de s'être laissé emporter par l'esprit de parti aa point d'en venir personnellement à des voies hostiles contre an si proche voisin, un ami qu'il voyait familièrement. Il se justifia en disant que son intention était d'éviter à Keith les suites fatales de la démarche à laquelle son zèle inconsidéré pour les Stoarta allait l'entraîner, lui et toute sa famille. Mais le docteur Sainclair aurait dû prévoir qu'un homme plein de courage et de fierté, ayant les armes à la main, résisterait à cette manière impérieose de lui ouvrir les yenx sur la témérité de sa conduite; et celai qui emploie la violence pour faire des prosélytes en religion ou en politique doit être responsable des suites qu'elle peut avoir.
M. Hepbam et les fils qui lui restaient se joignirent aux Jacobitesdes environs, formèrent nne troupe de cinquante à soixante honunes, et se rendirent vers la frontière occidentale où un rassemblement considérable était en armes pour la même cause. A la tête des insurgés du Lothian oriental était le comte de Winton , jeane seigneur âgé de vingt-cinq ans, affligé, disait-on , par nne maladie d'esprit intermittente qui approchait de la démence. Sa vie avait été marquée par quelques traits de singularité étrange, tels que celui d'avoir vécu long-temps en France , occupé à faire le forgeron, sans avoir aucune communication avec son pays ou sa famille. Mais si l'on juge de lui par sa conduite pendant la rébellion, lord Winton paraît avoir montré pins de bon sens et de prudence que la plupart de ceux qui prirent part à cette malheurease affaire.
Cette insurrection du Lothian%e confondit bientôt dans les deux principaux soulèvemens qui eurent lieu dans le sud , l'un dans les comtés de Dnmfries et de Galloway en Ecosse, l'autre dans ceaxde Northumbeirland et de Cumbcrland en Angleterre.