‹ Œuvres de Walter Scott (volume 5)Chapitre 18 sur 39 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

L« comte cle Mar reste à Perth dans l'inaction. — Il prend la résolution de marcher sur Stirling. — Il §9 met è^ marclw, «bandoone ton plan, et retourne à Perth. — Surprise *d'nn détachement iacobite à Danfèrmliae. — ■ àrgyle reçoit des renforu. — ArrÎTée i l'armée de Bfar , de Seaforth, da général Gordon avec les clans de l'ouest et de Brealdalbane. — • Les deux armées se trouvant eomptètèitiant feaforcéet n'oui plas de prétexte poor rettrdef les opérations actives.

Il tant que nous retoarnions maintenant à Farmée du comte de Mar, qui doit être considérée comme le centre et le foyer de f insurrection. La possession même des comtés de Fife et de Kinross lui avait été contestée^ jusqu'à un certain point , par les partisans du gouyernement. Le comte de Rothes avait mis dans son château de Lesly, près de Falkland, une garnison composée de quelques dragons et de quelques volontaires , et il déployait beaucoup d'activité à harasser les détachemens de cavalerie que Mar envoyait dans le pays pour proclamer Jacques YIII, et lever les contributions et lès taxes pubUques. Dans une de ces occasions , le 28 septembre , il surprit sir Thomas Bruce, pendant qu'il faisait cette proclamation dans la ville de Kinross , et le fit prisonnier. Le comte de Rothes maintint cette garnison dans son château jusqu'à ce que Tannée de Mar devint assez forte pour l'obliger à l'abandonner. Mar n'en continua pas moins à éprouver de temps en temps des échecs 9 même dans les promenades militaires auxquelles il occupait les gentilshommes qui composaient sa. cavalerie. Il est vrai qu'en général ces échecs n^avaient d'autre cause que le manque de discipline de ce genre de troupes ^ et leur négligence en montant la garde, ou en remplissant d'autres devoirs semblables , auxquels leur rang et leurs habitudes ne les avaient pas accoutumés.

La seule manœuvre importante que tenta le comte de Mar » fut le passage du Frith par le brigadier Mac-Intosh, dont les détails ont été donnés dans le chapitre précédent. Les suites furent de nature à forcer le général lui-même à prendre sur-le-champ des mesures actives. Ce n'était pas de cette manière qu'il avait paru jusqu'alors disposé à se distinguer, mais les circonstances le rendaient indispensable.

TROISnOIE SBRQE. ISl

H arriva que le second jour après le départ de Hac-Inlodt da comté de Fife, on fit une reme générale, dans le TCMsinage da Perth| des troupes qui. se tronyaient dans cette tille. Le frère dtt comte Marischal, James, qui fut ensuite le célèbre flMréchal dft campKeith, galopa le long de la ligne, répandant q«elqles-«iia de ces bruits fayorables éphémères , dont l'un succédait à l'autrei et qu'on pouvait appeler les alfmens qui nourrissaient l'insome* tion, on plutôt peut-être les soufflets qui en attisaient la flamme. Les nouTelles apocryphes de ce jour étaient que sir William Wiodham avait surpris Bristol , et Toccupait au nom du toi Jao« qnesIII, et que sir William Blacket s'était emparé de Berwitk^ -- nouvelles qui furent reçues avec de grandes acclamations, qui n'auraient rien eu d'extraordinaire si les faits eussent été vrais.

Mais les principaux personnages de l'insurrection furent bicDlàt rappela de ces visions à une triste réalité* Une assemblée dee lords, des chefs de clans , et des commandans de corps , fut con* Toquée, et l'on prit un soin tout particulier d'en exclure tous ceux qtjà n'avaient qu'un rang inférieur. Har se ]^*ésenta devant cette espèce de conseil de guerre, la figure alongée, et aniionça que le brigadier Mac-Intosh s'étant jeté, contre ses ordres, dans la ciudelle de Leith , y était investi par le duc d'Argyle. Il leor uiit sous les yeux la lettre qu'il avait reçue du brigadier , tpn disait que quelques heures décideraient de son destin , mais qtfÛ était résolu à faire son devoir jusqu'au bout : il y exprimait aussi sa crainte qu'on n'amenât contre lui des canons et des mortiers. Le comte de Mar dit qu'il regardait ce détachement comme perdu, mais ajouta qu'il serait possible d'opérer One diversion en sa fia* veur, en faisant une feinte vers Stirling. Cette proposition fut ap* puyée par le général Hamihon , qui dit que ce mouvemœt pouvait fûre du bien ; et qu'il n'en pouvait résulter ancon mal.

Ce mouvement étant déterminé, Mar s'avança, avec un corps nombreux d'infanterie, jusqu'à Auchteraider, et. poussa même deux escadrons de cavalerie jusqu'à Diuiblane,* ce qui avait bîea l'air d'une attaque projetée c<mtre le canq» de StirUng. On dit que l'avis du général Hamilton était que l'infanterie pi4t poisessiaa d'un défilé qui est la continuation de la route à partir de Péxtré^ mité septentrionale du pont deStirlîng, en traversant quelques terrains bas et marécageux, et qu'on appelle la Lcmgue-dhaussée. Les rebelles une fois en possession de ce long et étroit défilé ^ il annrit été aussi dtfSdle pour le duc d'Axgyle d^arriver à eux,

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qa'il l'était pour eux de Tatteindre. La nécessité de garder le pûnt même y avec le peu de forces qu'il commandait , anrait ajouté aux difficultés d'Argyle , et anrait donné an général Gordon et aux clans de Fouesty qu'on croyait alors réunis à Danbarton, nne occasion facile de s'avancer sur Stirling par Drymen et le lac de Monteith , en gardant possession ^ pendant toute leur marche , de hauteurs élevées ^ favorables aux opérations des montagnards. De cette manière , le duc d'Argyle aurait été placé entre deux feux I et anrait couru le plus grand risque de voir couper les renforts qu'il attendait avec impatience tant d'Irlande que de roaest de l'Ecosse.

Mar n'avait qu'une objection à faire à un plan de campagne si simple y et qui pouvait produire tant d'effet , c'était le manque de provisions. Un tel argument était en soi-même une honte pour un général qui avait été si long-temps en quartiers dans les environs du Garse de Gowrie ^9 et surtout à la fin de l'automne , époque où toutes les granges sont pleines , sans s'être assuré des moyens de subsistance pour son armée, seulement pendant quelques jours. Le général Hamilton combattit cette objection, et démontra même qu'on pouvait se procurer des approvisionnemens. Mar eut l'air de céder à ses raisonnemens , mais après avoir été avec l'infanterie de son armée jusqu'à Ardoch , il fit &ire halte tout à coup, et défendit qu'on fit le mouvement proposé sur la Longue-Chaussée, alléguant que Marischal et Linlithgow s'étaient déclarés contre ce projet. Il paraît probable que l'affaire approchant de sa crise, Mar sentaiit plus profondément son ignorance, à mesure que les talens militaires devenaient plus nécessaires, et que craignant d'adopter une marche par laquelle il aurait pu maîtriser les évènemens, il cherchait tous les moyens de retarder l'instant de prendre une décision , dans l'espoir qu'à la longue les circonstances deviendraient favorables d'elles-niémes.

Pendant ce temps, la nouvelle de la marche du comtfi de Mar jusqu'à Auchterar&er et Dunblane, rappela le duc d'Argyle à son camp de Stirling, comme nous l'avons déjà dit, laissant un détachement de sa cavalerie, les milices et les volontaires, pour attaquer Mac*Intosh et ses agiles montagnards, qui leur échappèrent, d'abord en se défendant à Seatôn, et ensuite en marchant sur Kelso. Afgyle prit sur-le-champ de nouvelles mesures défensives

I. Carst est un mot écotsau <^'oa emploie pour désigner des terres basses et fertiles , sitvwes m général sar les bords d'one rÎTière

contre Mar, en établissant des barricades snr le pont de Sdrlinf , et en rompant celui qui se trouvait sur le Teith, an village de Donne. Mais la présence de son antagoniste à si pea de distance de lui suQt pour déterminer le comte de Mar à se retirer avee tontes ses forces dans ses anciens quartiers à Pertb, et à y attendre la suite des évènemens.

L'instant d'une crise approchait alors rapidement. Mar n'avait pins de rapport avec le détachement de Mac-Intosh, qui devait suivre séparément sa bonne ou sa mauvaise fortune. Le comte avait anssi été averti d'une manière peu agréable que les excnr* siens par lesquelles il avait coutume de se procurer des fonds , et de maintenir la terreur de ses armes , n'étaient pas sans quelques înconvéniens. Un détachement d'environ quatre-vingts cavaliers et de trois cents montagnards d'infanterie , la plupart vassaux du marquis d'Huntly, fut envoyé à Dunfermline pour lever les contri* bâtions. La route directe de Perth à Dunfermline est infiniment plus coorte , mais ces troupes avaient ordre de prendre le chemin do ciateau Campbell , ce qui reculait considérablement la distance, s^ns antre motif apparent que d'insulter la garnison que le duc ^'^gyle y entretenait y en passant sous ses murs. Quand le détachement fut arrivé à Dunfermline , Gordon de Glenbucket, qui commandait les montagnards , les conduisit dans la vieille Abbaye, dont la situation est forte, et y plaça une sentinelle. Il prit ensuite ses quartiers dans la ville et y posta aussi un factionnaire. Le ^jor Graham, commandant la cavalerie , prit la précaution inutile d'en faire autant à la tête du pont, mais sans aucun autre n^oyen pour éviter une surprise. Tous ceux qui composaient son ®^dron ne songèrent qit'à se loger de leur mieux, et avec cette ^U{;ence totale de discipline qui leur était ordinaire. Aucun d'eux Ile savait précisément où il retrouverait son cheval, et l'on n'était convenu d'aucun rendez-vous pour se réunir en cas d'alarme. Les officiers s'attablèrent et se firent servir du vin. Pendant cette confosion générale, l'honorable colonel Cathcart , qui fut ensuite lord Cathcart, était près de la ville avec un gros de cavalerie, et il obtenait des renseignemens exacts sur tout ce qui s'y passait, par le moyen des espions qu'il avait dans Tintérieur.

Le 24 octobre, vers cinq heures du matin, il entra dans la ville ^Teedeux détachemens de ses dragons, l'un à cheval, l'autre à pied. La surprise fut complète , et les cavaliers jacobites en souf*. dirent en proportion. Plusieurs furent tués on blessés, une ving*

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iaine forent foits prisonniers, et cette perte fat d'autant pins sentie que tons étaient gentilshommes, et la plupart riches propriétaires. Les assaillans ne perdirent pas de temps dans cette entreprise, et ils se retirèrent anssi promptement qu'ils étaient arrivés. Le ▼dsinage de Pinfanterie montagnarde qui était dans l'abbaye était une bonne raison pour accélérer leur départ. Cette petite affaire parut considérable dans une guerre qui avait été jusqu'alors si pea marquée par des incidens militaires. L'arrivée des prisonniers à Stirling, et la liste de leurs noms, procurèrent de l'éclat à la tactique du duc d'Argyle , et peu d'honneur à celle du comte de Mar. D'une autre part on fit circuler à Perth des bruits divers sur la perte que Gathcart avait soufferte dans l'action , sur les hommes qui levaient été enterrés pendant la nuit , et les chevaux qui étaient retournés à Stirling sans cavaliers. Ceux même qui avaient fait partie de l'expédition à Dunfermline ajoutèrent foi cpmme les antres à cette relation, toute fabuleuse qu'elle était; car la confaaion avait été si générale, que personne ne savait qqel avait été le destin de ses camarades. Mais dans le fait , la listé des accidens arrivés an détachement du colonel Cathcart ne contenait qu'un homme dont là joue avait été entamée, et un cheval blessé. Cette petite affaire devint un sujet de pasquinades et de chansons dans Parmée de Petth, et augmenta le dégoût que le marquis d'Huntly avait déjà conçu pour cette entreprise.

A cette époque , trois régimens d'infanterie et les dragons d'E- ▼ans avaient rejoint le duc d'Argyle, qui se trouva alors assez ^ort pour mettre en campagne des détachemèns, sans craindre d'affaiblir sa propre position. Il envoya à Kilsythe un bataillon d'infanterie avec un escadron de dragons pour surveiller les piouvemen^ de Forster et de Kenmure , dans le cas où ils voudraient pénétrer dans l'ouest de l'Ecosse avec la totalité ou une partie de lears forces.

Le comté de Mar était ^ussi snr le point de recevoir les derniers renforts qu'il pouvait attendre, et dont les retards qu'avait éprouvés leur arrivée avaient été la cause ou du moins l'excuse dç son inaction. Les différentes causes de ce délai avaient enfin été écartées de la manière suivante. On doit se rappeler que Seafortlii avaiç en f^ce de lui lord Sutherland à la tête de ses vassaux et des clans whig? de Grant, Monro, Ross et autres. Mais presque à cette même époque, le comte de Seaforth fut rejoint par sir Donald, Maç-DonaW de Skye avec sept cents montagnards de son clan, et un nombre de

Mac-Kinnons, Chisholms et aatres, qui portaient le total de sa troupe à environ quatre mille hommes. Le comte de Sutherland, Toyant que ces forces étaient beaucoup plus considérables que ceUes qu'il pouvait y opposer, se retira vers le détroit de BonaTi qni sépare le comté de Ross de celui de Sutherland, le traversa , et rentra dans ses domaines. Seaforth n*épronyant plus alors ancnne opposition à ses mouvemens, marcha sur Invemess, et après y avoir laissé une garnison, alla joindre à Perth le comte de Mar, à Parmée insurgée duquel ses troupes firent une addition formidable.

Les clans de Touest étaient les derniers renforts que Mar eût encore à espérer ; et ces renforts étaient importans, non-seulement par le nombre de leurs soldats , mais par la renommée militaire dont ils jouissaient par-dessus tous les autres montagnards, tant à caase de leur zèle pour la cause jacobite, que par suite de leur bravoQre. Mais Mar avait gêné les mouvemens du général Gordon, çui devait lui amener cette partie de ses forces, en le chargeant d'une mission qui devait le retenir quelque temps dans le comté d'Argyle. Ses instructions lui enjoignaient spécialement de prendre le château d'Inverary, principale résidence du duc d'Argyle, et d'y mettre garnison. Les claiis, et surtout ceux de Stuart d'Appin et de Cameron de Lochiel, quoique professant des opinipns politiques contraires à celles du duc , respectaient ses talens, et avaient une grande estime pour sa personne. Ils avaient donc de la répugnance à se faire une querelle personnelle avec lui en attaquant son château ; et ces Chefs se tinrent à l'écart, et tardèrent à rejoindre les antres. Cependant quand Glengarry et . Clanronald eurent levé leurs clans, ils eurent moins de scrupules. Pendant ce temp^ Campbell de Finnab était chargé de la tâche difficile de tenir le^ assaillans en échec jusqu'à ce que le duc d'Argyle eût reçu les renforts qu'il attendait d'Irlande. Le comte d'Isiay, frère cadet du duc, se joignit bientôt à lui; et à l'aide de sir James Campbell d'Auchinbreck, environ mille hommes étaient réunis pour défendre Inverary, quand quatre à cinq mille se présentèrent devant le château pour Tattaquer. On conclut Une sorte de traité, par suite duquel les clans insurgés èonsentirent à sortir du pays d'Argyle. En conséquence , ils descendirent par StrathfiUan, et marchèrent vers le château de Drummond, qui était dans le voisinage de Perth, et à une petite journée du quartier-général de Mar. Nous ne devons pas oubUer un autre membre important de Fin-

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sarrection, le comte de Breadalbane, cet homme d'Etat implacabk qui avait été l'auteur du massacre de Glencœ. Il avait été chargé par le roi Guillaume , en 1689 ^ d'assurer et de maintenir la paix parmi les montagnards ; et maintenant dans sa vieillesse, il s'imagina que son intérêt était de contrihuer à la troubler. Lorsqu'il fut sommé de comparaître à Edimbourg, comme suspect, il se procura un certificat s^gné par un médecin et un ministre, et conçu en termes pathétiques , dans lequel il était représenté comme un vieillard infirme, accablé de tous les maux qui soiki la suite d'an âge avancé. Aucune de ses infirmités ne l'empêcha pourtant de se rendre près du comte de Mar, le lendemain même du j our oii ce certificat fut signé. On suppose que Breadalbane reçut des sommes considérables du comte, qui connaissait parfaitement le seul moyen de se le repdre favorable. Néanmoins il se passa long-temps avant que ce seigneur cauteleux prît un parti décisif, et l'on crut qu'il avait dessein d'aller à Stirling, et de se réconcilier avecledac d'Argyle , chef de la branche aînée de sa maison. Breadalbane n'en fit pourtant rien ; au contraire, il se montra dans la ville de Perth , où le costume étrange et les manières singulières de ce vieillard extraordinaire attirèrent l'attention générale. Il avait le caractère observateur et satirique au plus haut degré, et semblait rire intérieurement de tout ce qui lui paraissait ridicule, sans souffrir que sa physionomie trahît ses sentiméns secrets, à moins qu'on ne l'observât avec une attention peu commune. Au milieu des embarras multipliés qu'éprouvaient les insurgés, le seul aiâs qu'il leur donna fut de se procurer une presse sans perdre de temps^ et de faire imprimer des gazettes.

Que ce conseil f&t donné en plaisantant , ou sérieusement, Mar le suivit. Il fit venir une presse d'Aberdeen, afin de faire circuler les nouvelles plus rapidement et plus loin par cet agent actif de la renommée. Elle fat confiée aux soins de Robert Freebairn, un des imprimeurs de feu la reine Anne, que ses principes avaient décidé à joindre l'armée insurgée. Il fut principalement employé à propager plus que jamais , par le moyen de son art , les illusions qui avaient dans l'origine occasioné l'insurrection , et qui la soutenaient en grande partie. On peut en donner pour exemple que, tandis que Mar ignorait quel était le destin de Forster, de Ken* mure, et du détachement de montagnards sous les ordres de Macintosh, on publiait hardiment qu'ils étaient maîtres de Newcastle, et qu'ils balayaient tout devant eux, et que les Jacobites des envi-

TOUS de Londres avaient pris les armes en si iprand nombre , que le roi George avait trouvé nécessaire de se retirer de la capitale.

Il ne paraît pas que le comte de Breadalbane ait été aussi franc en accordant anx rebelles l'appui de ses forces militaires, qui était paissant et étendu , qu'en leur donnant l'avis de se servir de la presse pour faire impression sur l'esprit pi4>lic. Son fige le dispensait de porter les armes personnellement; et il est probable que son expérience et ses observations judicieuses ne lui firent Yoir dans leurs eonseils que bien peu de chose qui promît un ré* snltat favorable de leur entreprise, quoique certainement appuyée par une force armée considérable. Un corps de quatre à cinq cents hommes de son clan, commandé par Campbell de Glendarule, paient da comte, joignit la troupe commandée par le général Gordon; mais environ quatre cents qui, en apparence, avaient pris part à l'entreprise tentée contre Inverary, et qui s'étaient formés en corps pour ce dessein, se dispersèrent, et retournèrent chez eux sans avoir rejoint l'armée de Mar.

ToQtes les. forces se trouvant alors réunies des deux côtés, il semblait inévitable que les éclairs et le tonnerre de la guerre civile partissent enfin des nuages qui couvraient depuis si long-temps Thorizon du malheureux royaume d'Ecosse.

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