‹ Œuvres de Walter Scott (volume 5)Chapitre 20 sur 39 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

a«f*Itf et Mar à F«rtb» Uiitliiil àrfjlt matere da chami» é^ battillo. ««• nûMikBÎQii pwraû Ici iroapes de Fofster et de Kedmore. *— Fonter rentre en An^eterre, et y est reconnu comme gé- • nêfil èmt fàtpn an Cli««ali«t. -^ Omia le daaâain iTÉttàqaer U^èrpàtA , il marche h PM^totf , oà

Cn armée est blo<|aée par le général Willis , et, après quelqoa ofipositîon , se vend à discrctiaD. is prisonniers d'nn rang distingné enToyés à Londres. — ETasion de Forster, de Mac-Intosh, et d'Hepbnrn de Keith. — Ezécotion de Derwentwater et de Kenntari}. -^EtaaitM de NitldMaie.— IPardon aacordé va* «ouct feol^Jkea a^fè^ b« tong evpriaanamaent»

Là bataille, oti poni* mien^ dire la mêl^e de &herifftnnir ayant Sté terminée par l'apprôdhe de la nuit, les deux partis eurent le temps de reconnattl-e leurs pertes réciproques pendant le cours dé cette Journée. Le coinpte des insurgés fut aisé à faire. Les monidgiiilrds, stir leiir droite, s'étaient conduits avec leur conralge (k'dinaire et avaient soutenu la réputation qu^ils avaient acquise autrefois sons Montrosé, et jplus récemment quand ils avaient été lk)iîittiandés pai^ Dundee. Mais sous tout autre rapport les résultats de la bataille étaient défavorables à leur parti..Une grande partie dé leurs meilleurs soldats étaient partis sans congé, comme c'était leur usage inyarisJ^le, pour aller voit leur famille, ou pour mettre ëii sûreté leur petite part de butin, que qijelques-uns avaient augmentée en pillant les bagages de leur propre armée, dette désertion àvàit éciairci les rangs même de ces clans qui avaiejit été victo- Meul ; et les montagnards de là division vaincue avaient des raisons bèàueouj^ meilleures pour suivre l'exemple qui leur était donné. L'àirniée , dans la matinée , était composée de huit à dix mille jbomines, et à la un du jouril en manquait environ quatre mille. Qàelqùés Chefs de haute qualité avaient eii Thonneur de donner Vëiefaiplè de la rétraite , et l'on dit en particulier qu^Huntly et

TRÛISIEMK SERK. 15^

Seaforth tarent les pràniers fa^ards de hatit rang qai arriTerent k Perih , et quHls mirent lé découragement parmi leurs nombreux soldats f ed lof ant iu champ de bataille. Il était donc inutile aux insurgens, au milieu du découragement et de la diminution de leut armée, de livrer une seconde bataille, où de chercher à (aire une * houvelle tentative pour passer le Forth, ce qu'ils n'avaient pu faire ayecle double du nombre de soldats qui leur restaient.

Mais iodépendamtnent des suites de la désertion, l'armée àes

insurgés avait à lutter contre d'autres difficultés. L^imprévoyance

du général avait été si grande et si impardonnable, qu'U était parti

d'an des districts les pins JTertileà de l'Ecosse, pour entrer dans on

canton comparativement stérile , sitns |>rendre plus de provisioi)^

qnHl n'en fallait pou^ deux Ou trois jours; et il à'était pas plus

cWgé de niunitions. H était dope évident que les insurgés n^é-

talent pas en -ét^t de renouveler la tentiitive dans laquelle ils

^naient d^éçlioùier, et Mar n'av^t à^autre alternative que de

reconduire soa armée dans ses anciens quak*tiers à t'erth, pour y

attendre que quelque événement inespéré inspirât le courage de

faire uq nouvel effoirt. En conséquence, conune on l^a déjà dit,

dfant passé la nuit qui ^suivit faction dans les enclos des fermes

d^Anchterarder, il retourna à Perth le lendemain matin. Le du0

il'Argyle, de son côté, ayant reculé jusqu'à punblane avec lés

trôopes qu'il commandait lui-même, et y ayant été rejoint par

tons ceux de$ fuyards de son aile gauche qu'il fut possible de

Teonir, passa toute la nuit sous les armes, s^attendant à renouveler

I9 combat le lendemain»

Èa approchant du champ de bataille le lundi 14 novembre, le duc d^Ar^le le trouva abandonné par l'ennemi, qui avait laissé à sa disposition ses morts et ses blessés, ainsi que l'honneur de la journée, dont les principaux trophées furent quatorze étendards et ^h pièces de canon de campagne que Mar avait amenées par uiie ltt*avade inutile^ puisqu'il n'ayait ni munitions ni artilleurs pour les servir, .Parmi, les gentilshommes qui périrent en cette occasion, aes deux côtés, plusieurs étaient distingués par leur caractère comme par leur naissance. Le corps du jeune et brave comte de Strathmore fat trouvé sur le champ de bataille, gardé par un vieux et fidèle domestique, qui, lorsqu'on lui demanda quel était le corps qu'il gardait avec tant* de soin, fit* cette réponse frappante: ^ C'était un homme hier | .

Le comte de Mar avait tâché de se préparer une rentrée tnom-

phante.dans Perth, par une espèce de gazette dans laquelle il prétendait aToir remporté la victoire à l'aile droite et au centre , affirmant que si l'aile gauche et la seconde ligne se fussent comportées comme la droite et le reste de la première ligne, la Tidoire aurait été complète ; mais il ne put ranimer Tardeur de ses partisans y dont un grand nombre commençaient à désespérer toat de^ bon de leur situation, la grande supériorité de leur nombre sor le champ de bataille de Sheriffmnir n'ayant pu leur assurer une "victoire décidée.

Cependant bien des bruits se répandaient parmi les insurgés sur des succès pirétendus remportés par Forster et ses troupes snr le général Carpenter en Angleterre, et l'on fit des feux de joie et des réjouissances pour ces victoires supposées, dans un moment où, dans le fait, Forster et Kenmure étaient totalement défaits , leurs soldats dispersés, et eux-mêmes prisonniers.

Vous ne devez pas oublier que les forces du général Forster se composaient des troupes de cavalerie levées sur lès frontières du Northumberland piar le comte de Derwentwater, et autres, -réunis à des gentilshommes des comtés de Galloway et de Dumfries sous les ordres de lord Kenmure, et aux Jacôbites du Lothian , ayant pour chef le comte de tv^inton : le tout formant un corps de cinq à six cents cavaliers ; à quoi il faut ajouter environ quatorze cents montagnards, c'étaient ceux qui avaient traversé le Frith par ordre du comte de Mar, et qui étaient commandés par Mac-lntosh de Borlum. Il faut aussi vous rappeler qu'il régnait dans cette petite armée de grandes différences d'opinion sur liât route qu'elle devait suivre. Les Anglais persistaient dans Tillusion qu'ils n'avaient qu'à se montrer dans Touest de TAngleterre pour attirer tout le pays sous leurs étendards, tandis que les Ecossais, tant montagnards quliabitans des basses terres, désiraient marcher sur Dnmfiries , et après s'être emparés de cette ville , se rendre dans Fouest de l'Ecosse, et ouvrir une communication entre eux et l'armée principale sous les ordres de Mar ; mancBuvre par laquelle ils espéraienjt raisonnablement pouvoir déloger Argyle de son poste de Stirling.

Ne sachant quel parti prendre, et menacés par le général Car* penter, qui marchait contre eux de Newcastle vers Kelso, à la tête de mille hommes de cavalerie, les insurgés quittèrent cette dernière ville, où le brigadier Mac-lntosh les avait rejoints, et se dirigèrent vers Jedburgh, non sans une ou deux fausses alarmes.

earent pourtant davantage de gagner dé Titease le général Carpenter, et les Anglais devinrent encore plos impatiens de rentrer dans leur pays pour faire soulever les Jacobites de l'ooest» Les montagnards, apprenant qne ce plan avait enfin été adopté, se séparèrent de la cavalerie anssitftt qu'on se mit en marche , et se rangeant sur nne ))laine au-dessus de la ville d'Hawick, déclarèrent que si les insurgés voulaient marcher contre Tennemi, ils combattraient jusqu'à la mort , mais qu'ik n'iraient pas en Angleterre pûor âtre privés de leur liberté, et réduits à Tétat d'esclaves, comme rayaient été leurs ancêtres du temps de Cromwell, Quand la cavalerie se rangea en lignes, comme pour les attaquer, les montagnards armèrent leurs mousquets et se préparèrent à Tac* tion, disant que s'ils devaient être sacrifiés, ils préféraient du moins mourir dans leur pays. Les montagnards mécontens ne voulurent écouter qne le comte dé Winton, qui se joignit à eux pour demander qu'on marchât à l'ouest pour porter secours au comte de Mar, à qui, dans le fait, ils auraient rendu un grand service en empêchant Aii^ie de concentrer ses forces ; car le duc n'aurait pu rappeler on régiment de cavalerie qu'il avait à Kilsythe, si les insurgés du ^d avaient menacé ce point. Les montagnards se mirent enfin en marche, en déclarant qu'ils accompagneraient l'armée tant qu'elle resterait en Ecosse, qu'ils retourneraient sur leurs pas si elle entait en Angleterre.

Cependant les habitans de Dumfiries, se voyant de nouveau menacés par les troupes rebelles, prirent une attitude de résis- ^ce, sortirent de la ville, et occupèrent une position en face de la place, à laquelle ils firent à la hâte qnelqniss fortifications. En même temps ils reçurent des nouvelles du générd Garpenter, qui était arrivé à Jedburgh, et qui leur mandait qne s'ik pouvaient se défendre seulement six heures, il serait alors à portée d'attaquer les ennemis en arrière.

La nouvelle que les habitans de Dumfries se préparaient à défendre leur ville, que les rebelles avaient en face, tandis que Garpenter se disposait à opérer sur leurs derrières, porta M. Forster et ses amis à renouveler, avec les plus fortes instances, la proposition d'entrer en Angleterre , assurant leurs confédérés du nord <P Ils avaient reçu des lettres qui leur promettaient une insurrection générale. Les Ecossais, vaincus par la persévérance de leurs compagnons anglais , et ne pouvant croire qne des hommes vonlossent se tromper eux-mêmes bu tromper les autres par des espé-

tSiB mSTOmE D'ECOSSE.

rance^ illtisoireSi qnand ils étaient occupés d'ane entreprise si htiportante, se rendirent enAn à leurs remontrances. En conséquence, lo/squ'c^n tox arfiyé à Ecclefec^an , sur la route de Dumfries, l'avis des Anglais prévalut. On fit halte dai^s ce village, on toumfL vers le sud, et Toa se dirigea vers Langhplip, dans Tintention d'entrer dans Tguest de l'Angleterre.

Le comte de Winton était si opposé à cette détermination, qu'il <jqitt^ l'armée avec une partie considérable de sa troupe , et il p^mt oûelque temps çivoir fenoneé à Tentrepriae. Cependant, itionteqx de se détacher si brusquement d'une cause qu'il avait embrçissëe par des motifs de devoir et de conscience, il changea de dessein , et rejoignit le corps principal, l^ais quoique ce jeune et malheureux seig^ieur se fi\t rangé de nouves^u sous ce £atal éten- 4ard, on remarqua qi|e depuis ce temps il cessa de prendre intérêt aux discussions et aux délibérations de son parti, et qu'il recherchait avec mie sorte de légèreté insouciante tous les amusemens friyoles que )e hasard pouvait lui présenter^' et dont on n'aurait psis cm qufs pouvait s'occuper up homme engagé dans une entrejj^rise im* portante et dangereuse.

L'opinion des montagnai*ds sur ce changement de ms^çhe et sur le but de leur expédition fut encore différente de celle de leurs, compagnons. Un grand nombre consentirent pourtant à marcher vers l'Angleterre; d'autres, au nombre de quatre cents, quittèrent définitiyemfàit l'armée, dans riqtention de retourner dans leurs montagpes par }es districts de l'ouest et, par les sources du Forth. Ils auraient pu y réussir, si la difficulté de trouver des provision^ ne les eût obUgés à se diviser en petits détachemens, dont plusieurs furent faits prisonniers p^r les ps^ysans, qui, daps ces district^^ étaient principalement des Ç^mérf^piens» et habitq^s à l'otage de; WTnes.

Le reste de l'armée y affaiblie par cette désertion^, $fi rendit ^ Braipptoni^ P^ès ^p Garli$le| pp M. Forstei*;^ produisant sa çqmipis^on à c(Bt effet ^ f e pif reçqnn^ître compris gépéral ^e^ forpe« 4.U roi Jacques çn Angle^firre, l\ ^ s( pojs^ible que le désir d'obteoir le CjQinin^den^eilt suprême 4p rurm^e l'ait porté à insister slvi3 Fivenient ponr fljje 1^. ffwcfre en fût dirigée vera son pays naul, Spn prei^ier exploit exi sa î^Q^veUp qualité par^t jeter de récli^t sur §^n entreprise; cependant le succès en fi^it dû ap^ crainte^ da parti opposé, plutôt <;(u'^ une Manifestation extraordinaire ^n cqura^ç

n faqt rçmarq^er gne h mîlic^ à cheval di WMmordaiid et d^ parties septentrionales d|i comté de Lapcastre ^vait été appelée ppijr maf cb^r fîoptre le9 reb^IIea ; et le posu comlaliU * dn C||m« berla^d, moutant i^ douze mille hommes, s'y était joint à Penritlif par ordre de LoDsdale, shérif de ce comté. Mais ce n'étais qp'une populace iodisciplinëe I mal armée, encore pins ipal équipée; el, sans «aitendr^ l'attaque de la çayalede ou des montagnards, elle se dispersa de tons côtés, laissant le champ de bataille çenTerl d'armes et d'an nombre considérable de çheyanz, Lonsdale, uni^ yersejlement ^andoni^é, et n'ayant autour de Ini qfi'uqe vingt^e de ses propres serviteurs, fut obligé de prendre la faite, et te ré« fogi^ àuis le Yien^ château d'Appleby.

Eu tr^yersant le Gumberland et le Westmorelaad , m na vit Soere cet enthousiasme pour la cau^ jacohite, que les ciBciem

ang|ai$aTaient&itattendreàlenrsconfédérés. Manchester, en oetle

occfisiop comme dans une antre plus récente, fut la première ville 4QQt les habitans parurent disposés à prendre part à l'insoFreo^ tioQ, et à former une compagnie dans ce dessein. Le^ inasrgene apprirent à Lancastre leurs dispositions amicales, qui les enconra* éfirent à ^Tancer- Il était bien temps que leurs amis les joignissent, cacil^ entendaient parler tous les jours de troupe^ qui étaient em marche gonr les attaquer et 1^ entourer. De leur cdêé, ik résola<t Tent de s'étendre afin de recueillir plos facilement de nenvellea forées, et ayant passé de Lancastre à Preston, ils conçurent le prqet de se rendre maîtres du pont de Warrington, dans li^ vue de s'emparer aiissi de LiverpooL

Tandis qu'ils prcyetaient une attaque contre oe oélèhre port de nor, qns ses habitans se préparaient à défendre avec beaucoup de ^Swor, les forces du gouvemeinent qui s^étaient aetemblées au^ toof il'sux avançaient contre eux de différeas câtés.

fl ssmUe étrange que, tandis qu'ils avaient un parti nombreux d'smia dans le pays, .une grande partie des propriétaires, et une P<Mtion très considérable de la populace , les insurgée se soient pourtant laissé si complètement surprendre. Hais Feeprit d^Uo- ^ qui s'était emparé d'eux, et qui caractérisait toutes leurs ^marches, fut aussi renaarquaUe en cette eceasi(iM^ que dans i'aatres. Pendant que Forster et ses compagnons songeaient à propager le fèn de Tinsurrection dans Maneheeter et dans

'• Littéralement , «le ponToir du oomta, » c'e^fMire tou'lef honam. fQ éUt ^ PWttr

le*

pool, le général Willis, qui commandait an nom dàroi George dans le comté de Chester, avait pris des mesures pour l'éteinte entièrement. Ce général , plein d'activité , envoya des ordres à plnsiears régimens, principalement de cavalerie et de dragons, en garnison dans les comtés voisins, pour qa'ils se tronvassent le 10 novembre an pont de Warrington , où il se proposait de se mettre à lénr tête, et d'empêcher les rebelles d'avancer vers Blanchester. Willis entra en même temps en communication avec le général Carpenter, qui, d'un pas infatigable, avait suivi les insurgés depuis leur sortie du Northumberland , et qui maintenant revenait sur eux.

Ces nouvelles tombèrent comme un coup de foudre sur Tarmée de Forster. Forster n'avait à choisir qu'entre des difficultés. Il fallait ou qu'il marchât en avant, et qu'il disputât au major général Willis le passage de la Ribble, rivière qui couvre Preston, ou qu'il restât dans une ville ouverte , et qtt'il la défendit à l'aide des fortifications, des barricades et des batteries qu^on pouvait préparer en quelques heures.

Le premier de ces partis avait ses avantages. Le pont sur la Ribble était long, étroit, et aurait pu être défendu d'autant mieux qu'on y aurait placé un détachement de cent montagnards d'élite, sous les ordres de John Farquharson d'Invercauld, Chef qui s'était fait une grande réputation par son courage et son jugement. Quoique le général Willis approchât très près du pont, on aurait pu compter sur cet officier comme étant sûr dé maintenir son poste jusqu'à ce qu'on lui eût envoyé du secours de la ville. Au-delà du poht s'étendait un long chemin étroit bordé de haies, qui rendait plus facile de se défendre, surtout contre la cavalerie. Tout cela était' en faveur de la défense du pont; mais, d'une autre part, si Forster avait fait sortir de Preston ses gentilshommes, il les aurait exposés au choc impétueux des troupes disciplinées, et ils n'étaient ni armés ni montés de manière à le soutenir. Ce fut probablement cette raison qui détermina le Chef jacobite à se défendre dans Preston même, plutôt qu'en face de cette ville. Les insurgés prirent à cet effet des mesures judicieuses, et les suivirent avec zèle et courage. Qui^tre barricades furent construites à la bâte. Le comte de Derwentwatér, mettant son habit bas, encourageait les soldats au travail tant par son.ex^emple que par sa libéralité; et les travaux furent promptement terminés.

La première de ces barricades était située un peu au-dessous de

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l'Eglise, et était protégée par les gentilshommes Yolontaires qm étaient rangés dans le cimetière. La défense en éuit commandée par le brigadier Mac-Intosh. La seconde, formée an bont d'une me étroite, était défendue par lord Charles Morray. La troisième nommée la barricade dn moolin à vent, avait pour défenseur le laird de Mac-Intosh , Chef de ce nom. La dernière bornait là me conduisant da côté de Liverpool , et eUe était bien gardée par HuBter, le maraudeur du Northuinberland, et ses affidés. Chaque barricade était appuyée par deux pièces de canon, et les maisons des deux côtés de la rue étaient occupées par des pelotons d'insorgés, de manière à faire pleuvoir la mort sur les assaiUans par un feu de flanc. Le général Willis, ayant reconnu avec soin ces travaux de défense, résolpt de les attaquer.

Le samedi î2 novembre, veille du jour où fut livrée la baUiUe deSheriifknuir, le général Wiltis commença ses opérations contre la ville de Preston par une double atUqne. Il donna un lissant faricDx à la barricade placée dans la me au-dessous de l'église • mais on loi opposa un feu si redoutable, tant de derrière la barri' cade que des maisons voisines, que les assaillans furent repoussés aTec une grande perte. Il paraît que pour l'aider à défendre son poste, le brigadier Mac-Intosh avait appelé à lui quelques soldats qui avaient été postés dans la rue conduisant à Wigan. Cette circonstance jfacilita au régiment de Preston, (bien connu comme étant l'ancien Caméronien, et faisant partie des forces de Willis) le moyen de pénétrer par cette avenue, et de s'emparer de deux maisons qui dominaient sur la ville, d'où ils firent aux insurgés plus de mal qu'ils n'en souffrirent sur tous les points d'atUque, La barricade où lord Murray conmiandait fiit aussi vivement attaquée et vigoureusement défendue ; mais l'officier jacobite ayant reçu un renfort de cinquante volontaires, sa résistance finit par réusàr. Les capitaines Hunter et Douglas défendirent aussi avec un courage déespéré la barricade qui leur était confiée; et l'attaque du poste où se trouvait le Chef de Mac-Intosh fut également fatale aux assaillans. .

Quand les soldats de Willis abandonnèrent leurs divers points d'attaque, ils mirent le feu, suivant leurs ordres, aux maisons qui se trouvaient entre eux et les barricades, A l'aide de la lumière que répandait cette conflagration, les escarmouches continuèrent peudant 1^ nuit^et si le temps n'eût été extraordinàirement cahne, la

IM HISTOIRE H'BGOséi.

yriÊie de PresKmi qui étédt lA scène de cètiè action, Aurait été êhliifCiiiCfit incendiée;

QMiqiié leè inÉtti^ti ëttsdent eil Fairantage dans tonieé les MMHWÊfêf il ééait étnMfit cfiie, he pontant recevoir àncun secôttrâ, aé ifovtaiif enfermés dans les mes dTane ville éclairée pzt les ÈÊOïÉkSêf el â'ajant que ^ dé tronpes picmr se dépendre sur niié ehtoirftr0ftc6 étendue, il ne felkit rien moins qn'nn ttiiracle pour ba attirer; Jbfr général Willis, tônt en dirigeant l'attaqne cfes barficaéea^ ttàft en mSmé temps ftit garder tons les passages par où eme troupe dé tictîmes aurait po s^éèhap'per. t'armi ceux qiie le i iê t Èp(Ai porta à tenter nne sortie , plusieurs forent taillés en pfèee») et il n'y en edt qtt^nn très petit ifônibre qtd pàrtinrënt à se frayer un chemin à travers les rangâ ennemis.

Dâtt* M matinée dK 1 3, là situation de Forster et de son ai^ée éetint encore phis désespérée. Le prierai Garpênter, qd| leâ avait ImnrflIniVis ai lon^'^temp^, arriva avec de tels renforts^ composés prmcî]^leiheBt de cavalerie , qu'il compléta le blocùs de la ptace^ et m laissft aux assiégés aucun espoir d'évasion ou dé secours. Wittia^ eemme n'ayant qu'un gradé inférieur, offrit de reiàéttre fai conduite du siégé à son ofBcier supérieur ; mais le général CarpMtër refusa gétféf eiisêment de prendre le commandement ; en disant qn^ WilÛs méritait l'honneur de finir ^ne affaire qu'il avait ai heureusement éoiàmencéë. Ce dernier général suivit'doiic ses (pirations avec tant d'activité, que le blocus de la ville fut akbevéi ei qtte le dit^tin des rebelles dévint inévitable.

La perspective d'une ttkine dont Tien ne ponyait les sauver produisit des effets différons sur les malheureux insurgés enfermés dma Vte^tùn, sMvant leur caractère particulier; de niêmeque VapjptOçhe d'un danger Imiiiinënt agit d'Une manière différente sor lea aiMhliàul diôAe^tiqdel et sjcir leà bêtes srauvages , quaitd itésont fé3ttàîè à rêrJLtfémitë : — la tèrréûr inspire aux premiers fat Sédfllistfletf y fàhdft que Ité désespoir ,* quand le^ antres sont aux abois , les ahâé d^une fei&isfance pins Mrieuse. Lès gentilshonriheà anglais commencèrent à songer à la possibilité de sauver Sedi* vie 9 et à. ie taf ter de i'éspoir qu'ils pourraient retourner danà leurs ibfét^, et coUtihuel' à jouir de le(irédt>mainek ; tandis que les montH|nâJKdâ éi fi piùpafé èess iiisurgés écossais, même ceux du pins IMWt ffÊn^f ^étriièreht qu'il fallait faire, une sortie et mourir en lioftink^ d'honneur > le fSkbrfé à là hiaiH ; pWt&t ^«è de 9eio» ft tie à une basset doumissioii.

TkOÏSIEME SfiRlE. itS^

Tëlte étant la diffërMce de lenr hcoh de penser isht^lfei ihësAitt r p)*en\ke , les Anglaiis {irirënt la i^ésolûtioh de càpîtillér (iàn& tb'al M eàs; et Oxhirg , catholîqàb irlandais, qiii àvàit â^rii te ïù*é'' tièr des àrmèi à Fdr^tér, 6oHit db la Tillé pôftt traile^ d'ttdé i^: ditibn iàVél; fe ^énérdl ïngiai^. L'euVoyS fût Veçti ày;&c troîdéar, et oh lui iànnsL à ent'éfadre très dil^tincteihëbt ^'on h'accéptèràil i^ti'tonèitAfitibnsBiiàtondïtibti, ^vec la seule pi-ôihès^'é qii'il faë s^ëâ mitriât aùdinè èlécbtiob ihimédiatè. Il rentra dàhb la villb , et ^oàâd oà eut àppHs quelte Uiission il ATalt ^te remplir aopreé it& ennemie, le général t^ôk-ster W sur le po\û\ d^tré tiié d'un coup dé ^i^tblet pak* dfa gentilhbiiime écossais , âoihmé Murra^. tl ii'é dVil l'a irie qu'à \A maih d'dh àliii , qui rele Va lé fibut de cette armé lYMàA\ où le bon]p partait

Le éà^tàiiï^ balzel , frfiré Àd coinle de CarUwàtii , sortit àWrs déh t9Û, ^^ hôtii de^ fecossai's , mais ne put obtenir une i^pb'nse plaèb^iràMe. tOependatit ^h ^âgnà dàteinpi^ et les pnncipaux Gh(A eulrènt lé loi'sir dé ^éâéchiir qtié lé gbnverne'meht pourrait ft cbiitentër de faire quelques exemptes , tâ'ddls que la plus gV'ànde pâitië dEè's insùir^enà échapperait du moihs à la peine cajùtale ; et la cbnfiiihbé que chacun avait en isk bonne étoile le portait à éspé^ rër qa'A Retrait de ce nombre. Apres que les Écossais, et jparticu- Hh^ment léâ montagnards , eu'réni persisté quelque tenàps aans la résôlïïtit^n dé faire résistance, ils se trouvèrent enfin obligés de si nenii'è àuk fai'êâiés condition^ que les Anglais , c'ëst-a-dire sofas la Seule proméàséquHVs tié seraient pas misa mort à Pihstant même. Leurs Chefs lurent livrés comme otages; et ënlfiny après avoir niontré là plus graïidé répugnance à remettre leurs armes, ils àccejptèï'eïit la capitulation, si Von peut employer ce terme. Il partit xfèitàin <|u'eh se rendant afnsl a discrétion , la plus grande partie 's'kttendaient au 'moins à avoir là vie sauve.

Lotsqû'elt'e eut mis Vas lés ahnes , la malheureuse garnison fut enfermée dahs une 'dès églises et traitée aVec beaucoup dé rigueuri k!^^àùr^gén& ayant été dépouillés et maltraités parla soldatesque ^b

I. Les habits gni^nnes de? fef^tilshomdnA taotèrwit les soldats tmf^tiié» efiatnélpn ijbt pUlifM. Les 'pHsônniers. furent obli^fés d'arriicbér U'ser^e qai g^pirbissait lesl>ancs^e l'église, pour s>& coiifrir par décence. Une tradition de famille a consenré le fait suiTant x on gentilbomme Tc4on- ^ire . faisant partie des escadrons écossais, reçut uq coup de feu daus le corps à une barricade. Q|p l«r^4iâa(9i bomimmorfelTetneiitTAessé, Â il était étendu dans mi de^ bancs de l'église, an de^^i^ parades lui sAofenaut la tête avec afTectitfh, et s'attendant li chaque instant à recevoir spadei^nier soupir. A-près aTOir befetidotip sounért , uh éffbrt de la nature fit sortir du corps du blesse ua fragitt^Mltt dtqp éearlilte ée êoù gll«t,i|ae<ka ixalle y avait fatt entrer. Celui ^u{ le soutenait, Yort étonné de ce phénomène, et étant danenibi* de cea 'IWM <f«i be'petiytAit s'iMerdii^ une pTaisantarie, mdme oaos les circoBstanoes les plna ficheoaea , lai dit t « Par ma foi , Walter, je sais biaa

164 mSTOIRB D'ECOSSE.

Environ quatorze cents hommes de toi^t rang forent compris dans la reddition ; il se troavait dans ce nombre environ deux cents domestiques qui avaient suivi leurs maîtres lorsqu'ils avaient pris les armes; environ trois cents gentilshommes volontaires; les autres étaient les montagnards du brigadier Mac-Intosh. Six des prisonniers furent condamnés à être fusillés , en vertu de la loi martiale^ comme ayant i^ne commission miUtaire du gouvernement contre lequel ils portaient les armes , et ce ne fut pas sans difficulté que le crédit des amis de lord Chartes Murray lui obtint un sursis. On n'eut pas beaucoup de merci pour les simples soldats , dent le seul crime était d'avoir fait ce qui était à leurs yeux leur premj^ devoir, c'est-à-dire d^avoir obéi à leurs Chefs. Un très grand nombre subit le destin qpi lui avait inspiré tant de répugnance pour entrer en Angleterre I et fut déporté dans les colonies d'Amérique.

Les prisonniers les plus importans furent envoyés à Londres, où on les fit entrer avec une sorte d'apparat qui déshonora moins les victimes que les âmes basses qui avaient îEormé le plan de ce triomphe ignoble, et qui en jouissaient. Pour contrebalancer Fiofluence dés Torys'de la populace, dont les actes de violence, en brûlant les chapelles,. etc., avaient eu un caractère formidable et très .criminel , le gouvernement avait adopté le plan d'exciter et d'entretenir un esprit semblable de tumulte parmi la portion da peuple qu'on appelait on qui s'appelait le parti de la Basse Eglise ^. L'esprit de parti des factions roule souvent sur les marques de distinction les plus frivoles. Les Torys ayant montré un goût particulier pour Vale, comme étant un breuvage natiônal'et véritablement anglais , leurs associations parlementaires prenaient le titre de clubs d'ociobre et de mars;; de même les Whigs des classes inférieures prirent sous leur protection la bière, qui se distingue de Taie, suivant le docteur Johnson , en ce qu'elle est plas vieille ou moins forte ; et l'on établit des cabarets tenus par des bûtes professant les principes orthodoxes des Whigs, où cette liqueur protestante et révolutionnaire se distribuait libéralement. Ils furent bientôt remplis d'une foulé de pratiques dont les poings et les bâtons étaient aussi prêts à a^aquer les partisans de la Hante-Eglise et d'Ormond, que les Torys étaient disposés à dé-

•ise qae vons ayez dons le corps nn magasia de bon drap; puisqu'il en èit ainsi , je Tondrais qns TOUS fissiez iTn nouTel effort pour en faii'e sortir de quoi m« faire une paire de culottes» car j'sn •i grand bâoin. » Le blessé guérit ensuite de sa blessure. {Note d* fauteur.^

I. Cest-à-dire )e parti des Non-Conformistes , qu'on nominait la Basse-Eglise, par •ppositionà l'Eglise anglicane , qu'on appelait Uégh-Churek , on la Haute-Eglisa^

TkOiSl£ME SËRIB. 165

fendre ceux-ci. Ce fîit pour la «atisfaction des habitués de ces ca* barets ou maisons-àrpoi^ comme on les appelait, que l'entrée des prisonniers iiuts à Preston, dans la capitale, eut lieu avec les honneurs dérisoires d'an cortège triomphal.

Les prisonniers , dont la plupart étaient des hommes de bonne naissance et ayant reçu dé l'éducation , forent garrottés conune les pins rils criminels quand ils approchèrent de la capitale. t2e fatà Bamet que cette cérémonie eut lieu. A Highgate, ils rencontrèrent on détachement nombreux de grenadiers à cheval et on corps d'infanterie , précédés par un certain nombre de citoyens décemment yétas qui poussaient de grandes acclamations pour donner l'exemple à la populace. On plaça des cordes sur les che* Tam (pe montaient les prisonniers, et dont chacun était conduit par on soldat. Forster > homme d'une excellente famille, el qui âait encore membre du parlement pour le comté de Northumberbnd, fut traité de la même manière qne les autres. Un rassemblement considérable des af&dés des cabarets lés suivait en f rappantsnr des bassinoires, par allusion aux bruits Vulgaires sur la naissance da chevalier de SaintfCreorge^. Ce fat aVec cette indigne pompe triomphale que les prisonniers, exposés aux injures et aox insultes de tonte espèce , traversèrent les rues de la capitale, et forent conduits dans les prisons dé Newgate, de Harshalsea et antres de la métropole.

En conséquence de cet accroissement subit du nombre de prisonniers, un changement très extraordinaire eut lien dans la discipline habituelle de ces tristes demeures. Lorsque le parti de F^lise ^glicane commença à se remettre de l'étonnement avec lequel il avait vu l'insurrection réprimée, il ne put jeter les yeux avec beaucoup de satisfaction sur la conduite passive qu'il avait tenue pendant la gnerre,.si l'on peut donner ce nom à cette courte lotte, et û chercha alors à la réparer en fournissant abondamment aux prisonniers, qui étaient regardés comme des martyrs de leur cause, de l'argent et des provisions parmi lesquelles le vin n'était pas oublié. Le beau sexe est toujours porté à la compassion , et certainement il l'était plus que jamais en cette occasion où les objets de la pitié étaient en grande partie de jeunes et vaillans Cavaliei^s soufirant pour nne cause qu'il avait appris à considéreir comme sacrée. Il en^résulta que les prisons regorgeaient de vin

I. On prétendait qne le cherfelier de Saint-George éuit le fila d'an nennier ; qu'on l'aTaifi intro* ^t dana le Ut de la reine ,d«na nm haasinoire. ^

1(16 mSTOIRS D'ECOSSE,

(çt d^ ^aime phère; et \e^, prisonniers lies plffs jeanes ç% le^ plps incqpsidérés jae posèrent qfi'à se r^i^^^T» ^\ ^^3^^^^\ ^^^^ le ^^ jçs pensées plus sérieuses qiie {eur. situçttip^ aurait dû leqir ins* pirer. Lord Derwentwater dit |ifi-ipiê^ie de ses compag|ions qu'ils ^qrftfent M nûeox plâp^ % Bri^ewell que 4?|ps me pnspn 4'^tat. î^'argenl) dU-pn, circulait si ^bondapioient parmi eui^^ qpfs, ^ndis (|9'q^ trouvaif difliqleipent dans les ^qes de l^ f^ppn^jp p9\ir mp gqijjxép, rien n'é^ftit pips facile que 4^: çban^;^ daq^ (espr^sonf l^ pièces d'or pt d-argpnt. Un jepne el )^n ^[iQptïigpftf d i B^W 4p yiy^çité, qnp les^ pfiuïpl^lets du tppipj pompaent BqU W« ^^^ fP l^t^t de ]^ famijlp 4e fipttÇr 4» cow0 d'A^tJjpie, fi|; pijp \fi\]p ifljjprp^pn çi|r Ips bçUes 4ames'qqi ye^fdent fpprnip ai(^ b^^oi^s d^ prisoqpipr^j^pobi^ps, que qnplqçies réppïîj^iqffs se frpiiypf jen^a jl^nl par ei^pps d'j^ttpption pour cet objet {^ypç^ 4e ^ ppipp^sipn

4fibe9Q&P^e.

Qn^nd upe p|\iie d'pr tombe sur PW prisoii, Je jpôlfpr flrdjp^ireinent np mapqpe p^ dp s'ed a^si^rpr la pli^s gr»n4^ p^rt. Cpi^ l|ps prisoijpier» q^i désiraient np lit séparé pi} }\xi loppapfjt ta»f ^\t ppfi cpippiodp I porept k J'apbeter à un fgfl:ç pgujy^l^iïf 3 gpp}q^es ftppé^s de loypr des pjijs bpUps Wf^i^onç de §^îpt-J^pie3- SsfWP 09} 4p picciidilly. Pes dopjons, dont }p npp^ çpal indiqjf ait }^ jç^ractpre sqn^))rp, çoiniiie rAntrerdn-Lipffy Ip f)isfni%JQpr e( autres, furent loués à des prix extravagaps, p^ flfF^ff^ pe{pp^§ 4^ pr^nniers Qpî J fajs^iept bonne chère.

Çps esppce^ 4^ baccl^apales ce célébraiei^f i^yeg ^'jljt^pt plus 4e gaie^^j <P« jMresqne tous ayaipnt copspryp l'eappip qij|B Ip fjHf ip'il^ s'étaient r^pdfi^ à d^scréûpu ^prviraît 4p prp(^ctii»f^ ^ l|su)r yie, Af ^ qP9n4 4e nombreux décrets d'acçY|s§lipif 4e^ |iau^e If ;l-^ ^i^n eurent: éiyé repdus contre eux , des prpjpï^ 4'^ya^^f^ fim^' m^ncèrppl; à bss occuper, /et ^'argent qn'ils ^y^ie^t ^ |^gr .4l#SP.Sf' ^pn, le§ ^i»i^ ,ipi'ils cpmpt^njt à PeiLtériei^r, f^ \f^ fpij§tp|ipt}0^ g^érgl^ d^^ pr^^ops, refli4ai^t cette entreprisp p)j|s b^}p qp'oq 9')|nrait 4$ }/» crpirp, 4in^i, jé 10 avril ).716, TbiWS* Forcer s'^ ^bappi^ de !S,ewg^te ayec d^ fausses clés^ et tpf^ ^t^n); pr^lFi^

SP^F jfta fiii^, il ^mya beiareuseipent en ¥r^»i^»hp |Q w#> w- T#pt, le l^rigadier ])l^-Intoçb, donjt nous ayons si fppYp^]; p^ji^y B^it. ViHH^HW de s'écbap^r de la manièrp si)iya^te> ayep ^li? tprite de ses coppagnons^ la plupart Ecossais. Lp brigpdji^r, ajraat trouvé moyen dé se débarrasser de ses fers, et étant descendu Ters onze heures du soir, se plaça près de la perte 4^ la prispn^

TAOISmiB SERIB. 1(17

et (4P$s qu'on TopTrait pour laisser reotrt^r on dfliPf»ii<pie # ceiifi heure , ce qui n'^t p^s nn exemple fa?ori^le diB 1^ dî^cipUpi d'une prisQn , i| terrassa \f^ geôiipr , ^ 9'éra4ft avec #^ çq^ibat ffHOf^, dont qnelqa^-an4 furent afrétés de qouymmi dW9 1^ r^i, parce qu'ils ne sayaient où aller.

Pu nomltre des prisonniers qni s'éyadèrfnl utoc lfa«rI|i|osba ^ait Rpbert Hepborn de Kjeitb , 1^ piéme indiyidn daa^ 1^ fn^ûllf dnqnel était arriyé l'éTènen^ent ^épiqrable ra^rt^ ii^ ]9 \m^ tième cbapitrç de ce yolùme.

Par PU effort de Yimput il )|y|ut lié l^s mains (bi pprtM^, it s'éuit ensuit^ enfai dai^^ U| ru^ sans âtre ponr^^ivi ; pfif î^ W iHr Tiiit où fair , ni ou tro^yer nn lira de refuge. Il payfM^ fm§ H femme et sa famille étaient à Londres; mais cMnment Ips ^éfiç^i ycir d^Qs jm» si grande yfUe, et probablemept «qwi fm mw w^pnrnté? Tapdis qu'il était agité par cet^e iiicertitude» (^ qu'il pr^« gnait de faire la moindre question , quand même U aurait 91 i6t| ^'il i^ait di^nander» il yit à une fenêtre donnant sp* I^ rw ane imfipime pièce de yaisselle d'argent qui appartei^t depuis lonf? temps à sa famille ^ et qu'on appelait le tankfitd 4® Keiti). )1 ei| CQ^clpt sur-le-ch^mp que ^a femi^e et ^ pnf ans deyaient ppcipper celogen^e^t; et j étant entré sans faire aupiipe qu^tjppi il fol r^a daits l6<fT3 bras. Ils étaient instruits de spp pr|:y.et d'iéfa^Q, $( U9 s'étaient log(és aussi près 4e 1^ prison qp'ils |['^ya|ent piif afin de }ui offrir ua lieu de refqge le plus yoisin poss^te; xf^p% ils n'ayi^îei^t osé le faire ayertir de l'endroit où il^ loge^iept, fX iif ^^i^t Q^is ce ya$e d'argeQt à une ^nêtre daris l'espoir q^'i^ pourrait ^i^pper ses yeux. Il réussit à passer en France^

Les seigneurs qui s'étaient mis à la tête de Tinsarrection fui^snlt alors appelés à rendre compte 4e leur crime. JL^ c^ap^r» ^ c&n)innnes rendit d^ décrets d'accusation contre le ^mxe 4P Denrentwater et Iqrd Wi4drington en Angleterre, et ci^ntre |^ comt^ de If itbisd^le , de Winton et de C^nwatb » \p yicoipUe 4# Kenmurei et lord Nairne , ^ Clçosse. Tou9 plai4èrent cQfj^pailef ( gnilty ) , à l'exception 4< POWte 4e Winton, q;|i ^ fffcla^ innpT ce»/(notgfiilty). ,

Lord J>erwentwater et lord Kenmure fiirent ^xéc9tM )e ?i ^ yrier 1716 {vieiu: style). Le comte de' Derwentur^teri qi^^ 4#IV W Tie priy^y était nn bomnie aino^ble» bospitalieri g^^^il« Pff^if ^ bnmain, r^voqiv^ sur Técb^faj^d l'ayeu q^'il ^y^i^i^ q^'il^f^it coupable, et mourut ayec fenneté en ayouant les principe W^^

qaes pour lesquels son sang allait couler. Lord Kenmuré, hommQ tranquille et modeste , partagea le destin de Derwentwater , et montra la même fermeté. Une tradition prétend que le corps de lord Derwentwater fut transporté dans le Westmorelaiîd avec grande pompe, mais, que le cortège ne marchait que de nuit, et s'arrêtait pendant le jour dans des chapelles consacrées à l'exercice de la religion catholique, où le service funèbre de cette Eglise était célébré sur le corps du défunt, jusqu'à ce que l'approche de la nuit permit qu'on se remit en route; et les restes de cet in* fortuné seigneur furent déposés dans la sépulture de ses ancêtres à Dilstone-Hall. Ses grands biens furent confisqués au profit de la couronne , et ib appartiennent aujourd'hui à l'hôpital de Greenwich.

Charles Ratcliff, frère du comte de Derwentwater, et destinéà partager son sort bien des années après, sauva sa vie en ce moment, en s'évadant de prison.

Alais ce qui attira surtout l'attention du public, fut l'évasion da comte de Nithisdale, qui devait avoir le même destin qtie Derwentwater et Kenmnre. .

On avait fait les plus vives intercessions^ et sous toutes les formes possibles, pour Sauver la vie de ces malheureux seigneurs et de leur^ compagnons d'infortune , mais elles avaient été inutiles. Lady Nithisdale, femme du, comte condamné, aussi hardie qu'attachée à son mari, s'étant en vain jetée au pied du monarqae régnant pour implorer sa merci en faveur de soti époux, imagina, pour le sauver, un plan du même genre que celui qu'exécuUP depuis ce temps madame Lavalètte en France. Elle fut admise dans la Tour pour voir son mari, le dernier jour qu'il avait à vivre d'après sa sentence. Elle avait avec elle deux femmes qui étaient dans sa confidence. L'une portait sur elle un double vêtement de femme. Elle fut renvoyée, dès qu'elle eut quitté celui de dessus. La seconde donna au comte ses vêtemens, et niit elle-même ceux qoe la première venait de quitter. Enveloppé d'une grande mante, et jouant le rôle de femme de chambre , le comte , un mouchoir, appuyé sur ses yeux , conune une personne accablée d^affliction , passa au milieu des sentinelles , sortit de la Tour , et s'échappa en France. On frémit , en voyant que , d'après la rigueur i» la loi ^ la vie de cette femme héroïque fut considérée comme responsable de celle du mari qu'elle avait sauvé ; mais elle réussit à «•cacher.

Lord Wintonfîit aussi condamné à mort, mais il s'évada égale* ment de la Tour. Conune Charles RatcUff s'était déjà échappé de p«soQ yers.Ia même époque, on peut en conclure que les geôliers ne montraient pas beaucoup de vigilance en cette occasion , oa ^e les prisonniers trouvaient le moyen de l'endormir. Le comte de Càmwath, lord Widdrington et lord Nairne» après un long emprisonnement y obtinrent grâce de la vie, par. suite d'un biU d'amnistie générale.

Quant aux individus de rang inférieur, une vingtaine des plus déterminés des prisonniers de Preston furent exécutés, les uns en cette rille, les autres à Manchester, et quatre ou cinq à Tybnm. Parmi ceox-ciy l'exécution de William Paul, ecclésiastique, véritable ami, comme il s'en vantait, de l'Ëglise anti-révolutionnaire d'Angleterre, fit une forte impression sur tout ce qui composait ce parti.

Ainsi se terminèrent la rébellion et ses conséquences, en ce qui concernait l'Angleterre ; nous devons maintenant jeter un coup d'oïl sur ses dernières scènes en Ecosse.

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