CHAPITRE XIL
'' *">▼« des tronpM bolUndaises à Taide An gonremement , la npiiTelle de la reddition de Pres' ^ • et la défection da cUn de Fraser pour passer dans le parti des Whi^ « tont tend à déeoaifv l'armée jaeobite. —Un eooseil fénéral des chefs jaeobites se dissont sans «n Tenir i ancnn^ détermination, nn parti Toulant capituler» tandis que Mar désire maintenir l'année snr pied jasija'à l'arrirée da Cheralier. —- Une offre de soumission conditionnelle est faîte à Argyle elf rejetée. — L'arrivée du Cheralier ne peut rendre le courage à ses adbérene. — Bfforts d'Aryyl* pour mettre fin à la rébellion. —11 marche vers Perth. — Joie djss montagnards jaeobites h 1» pcnpsctiTe d'une autre bataille. — Leur fureur et leur 'désespoir eli apprenant qu'on a dessein de iMttre on retraite.— La retraite est rétolor. ■
Nous ayons laissé les insdrgens ati moment où la nouvelle fîcheûse de la fin de lacampagne de Forster avec ses auxiliaires montagnards, aux barricades de Preston, ne leur était pas encore parv^Due. Dès l'instant- qu'ils rapprirent, ils perdirent pour tonjoars tout espoir d'une insurrection générale çn Angleterre , ou d'obtenir quelques avantages en ce pays;
Les troupes régulières qui avaient été retenues en Angleterre pour s'opposer aux insurgens du nord de ce royaume étaîenitlibres
déforoMÛ^ d'^tr^ pn, Kcq^, et M^r ne ppay^U plm coj^^ ^' ^r^ffie-re^Wt dans HoftP^iQH f^at^ dp spidats. Q*ai)lear9, 1^ i%^t4 des FrOyince^-Unies avaiçfit alors, d'iiprès \es xf^^onixm^ 4a ^nérid G^dogaQ, fiait p^tir ppar l'iVogl^terre les trpupf;^ yp^Uiair^s que le tr^té les qt>Uge&it à |poTW eq c^s ^'ifiy^m, fl tix>^s wll§ t^ommes aTftient 4éjs^ débar^u^ à Peptfprd. Les trqj^ tatrçs millf) bomines de trpnpes (loUt^i^d^i^es (jui dey^ie^t ^bofder dans des poT;ts du nord avaient été dispersés f^r uite tenipétç et i^è^x eiït^é* ^ Harwicl)| à YannofttJ» et eii d* W^r^ port9; c§ gni j^tjuruiin^ le gouyememfait à dqun^r (xrdrp ^ ^§09 gi}i é(^çpt| Ppptford, CQAMne ét^fit la pfirti^ U pln« djspAmb|e ^ o^tf^ f(v;(;e aii:|iliaire, de marcher si^r-l^-cbanip yers TEcQ?^-
I)eséy^iM^inens4galei¥ient défayorables a|ix re^^|^ se p?({|8^8M dwi le nord di) TEçosse; et ayaut d'en «uiyre^^s (Hrogrè^i ^1 ^1: | propos de rapporter quelques traits de la vie de Simon Frasef ^ pf di0 pçrspnn^ge^ les f^^s remftrqn^bles de ^ou tf^pf .
Sa naissance le rSndait l'héritier le pliis propb^ , daf^s \a^ ligne masculine 9 du domaine de Loyat et du titre de Cbjsf des Fra«^Si titre qui n'était pas purement honorifique, puisque ce clan eomprenait de sept cents à mille hommes en état de porter les armes. Cependant le dernier Chef avait laissé une fille en mourant, et Simon désirait, en l'éppiisant, réunir ^ 9e$ prétentions au titre de Chef et au domaine de Lovât cellesde cette jeune personne. Comme il n'avait pas une bonne réputation, et qu'il passait pour être ruiné, 14 Wirfl 4» Ch^f d^fuiit, dame dek mainoR d'AtbftÎ0, é|ait cfipfraire à cette union , et sa répugnance trouvait un appui dans^ pui§§{(nte £^n|ille. Audacieux.^ doqé d'un^j prpfppde 4issimaIatiop, et ayant gagné raffection de la classe inférieure des montagnards, Sindpn ne trouva pa§ de difficulté à obtenir l'assistance d'un fort parti des Frasers, composé principalement d'hommes qui n'avaient rien à perdre, pour l'aider à exécuter le projet d'enlever la jenne héritière. Elle lui échappa pourtant; mais sa mère, veuve da fea Ujrd ï-oy^tti toRiba ep son pouvoir, pi'^ya^t ^^ pli|s ^ prévpy^nc» que de principes ^ Fri^ser s'iin^na qi»'pn éjgpi|«ap|; c^ttp dp»e aP l^n 4e s^ fiU^r jl s- fissurer^tit I par .1^ iRPyen de son dopaire cou- ^4érable| qnelqpe droit lég^l au donu^iife. p^ç cette vue, il forç* l|dy I-ovat à Téponser, et fit yaloir ses drpiis , cowipe spn pari I prétendu > avec la violence la plp^ ^riital^. Â|;ten4li ^^ oi^trsg^
! ap^i i(^ii)îi^a})|6 qi^'^lroç^ cqr^RÛ^ ^nypv^ Pîip damç yp^ve de son
* Vm^i BWgPf f fil m^ di» puiwwl iW^w? d'Atjfc(t)}e, dp? ^/Wf
djifpfi ed da sang ftir^t décernées 45ap»re Frifcnr çj m ^^^tt/kp^; et aja(it été pro^t piu> la haatç cqar 4e justice , ^ fut Qt>li(é 4P ç'euffiif^eu Ff^nc^- L^, |J chercha f^ g^nfir {^ ^npei wâc^ 4^
te m\ 4? Sw«t-4îeTO«iPf w Misptw^ te bI»* F¥î4 ^fe b«w ^^
]^ Clipfo îïipiitajq^4i, ^ ppavp)^ iw4re M B*?^ 4pg":ap4# W* Tiç^ WPW 4'pRX. î-e cl^Y^ier de {^^intrp^fff «M^ r») dp frappe cponai^j^ai^nt te c^cactère i|){4ine 4® ç^ hçmw%M fK 1^
wé%€pt 4g |<i propp§9^90fi qu'a ie«r 4t d'wçiter 9w ipwnwîî»
^ans 1^ ippp^f^e^ 4'Ecow». J^afif^ d'Ç^, B^Hf cr(54iae. f^l^ 4mpos^ 9 9e (lef fi Jim, et jl ftft WKOji ep ii4s§ion i|T«f 4m Ap<#tn» 4QRt il décoavfit juMe-c^pj^p \ç ^^j^^% 9a 4p9 de t^oeep^b^rrir,
vmm mw r*yoa§ ^)t, oi^wi^te i?f 4é çp yshwq. 3a àofM^ ir**
Wspq jiimft été d^cp^Tpr^, giniQp Fpa«$¥i ^ WP re|oi|r fo» P'pfm^ P 6f)fermé jà la ^a$tiU^ , où il ^rf^^ta )ong-t^i(ip§, jSk>rtî ei»^ d^
f^ttç prison , il »tten4H te p»Q?w»^ w 4 ppw^^i!^ a'pfff^Hper 4e ^m {^pri^m^^ê^ e( J^irp^ y^loir aeé pr^tenUot^^ w \i^ ^f CM 4p
jplaD ^ j^rs^a^r e^ ^i]^ 4pwaiçfi 4p ]LpY#( , f 4 ^e dépte^Mt t9m te W^>li^W* 9W tei naraîtrgîJ 4^VW te wiew mYÎX 4ea pr9J^f«.
ie ifar, ^De gneqre p^jverte ^taif déclarée epjre k» 4§iii( parti&.
Sa m^rn^f J'iiirifièrfs de Lp¥§f, J^vfHf éppq^ ^f^ç^fj^um 4e Fr%r
s^iilç, qni, fgîsçgnt eqpni« CM da çfon de 4fi <imi>e» «i¥aî» ?PP«14 tel Ff^^f» aw ftFïPei, et fiQ|i4»ir w eprp» 4e ete^ eftnl» bontmes fopf les étefidard^ 4» cb^y4lter 4e S^imt-Qepcge* Tgndte qu'ils étaient à Perth , Simon Fraser arriya )en Ecosse, et y peml
çmmfi nia dg ç^s wpp§tr^ mçiriiis 4'aiigîMPe tiiiiftr^, 4qrI les ^ji4s 4aiis lea Tf|pe# an»opppn( }« tegip^te* I) 9e mpntra 4'^ber4 '? %Wfrie§, e^; il y «ffri^ ^ «eryipes peFfQWfte §»» ^^ye«>9 qPi »Taieo^ pjri^ l^ ^irime» poqr résister fi l'att4iiifie 4ont le» fneiia{aient I^W4FPt Piitbi§4ale et len^a ppinpegpQnst II «'inapirii penrtai»» ^^m^ pap^.4iipe ^\uf, b^))itan« 49 PmpfFtes » SPi fw^nt xp^«i taff^é^ 4e le ret^fiir prisonoiert P^ qiû ne lui permireiit 4e s'aKaneei T^rs le pprd qae «9r Tepapr^npe qi!e teiir dpnna te marqpif 4'Aiir mdjilpi 411e ^ préseppp y lerait wite'»u rei Geprge e» à s% cfwe«
Smon Fr^^ef ^mY^. A%n^ le emté 41nyenieie» et «e bâta de %per ane ^UifiRce iptùne i^yee iDnnpao Forbe», frère de Jebu Forbea de G4ll9dea, et »mi fVQUêMé dii gouTernement visite ^ 49 Jnrî^çpA^bB \^» iM&ite I et gniiî jnate qpe peUgîMX. Sb
172 HISTOIRB D'BGOSSE.
tonte antre circonstance, il anrait probablement dédaigné de s'as* aociér à un proscrit désespéré , sonillé des crimes dé rapt et de meurtre, et coupable d'une double trahison; mais la circtestauce était critique, et ne permettait de refuser aucun secours qui paraissait pouvoir être utile. Simon Fraser obtint son pardon, et fat en fiiTeur; jamais l'influence du système patriarcal ne se manifesta par' un exemple, plus remarquable qu'en sa personne. Il avait, oomme nous l'avons dit, une réputation complètement infâme^ et il était dans l'état et la situation d'un aventurier du plus bas ordre. Mais la portion du clan la plus nombreuse de beaucoup était disposée à penser que le titre de Chef descendait à Théritier de la ligne masculine, et par conséquent on préféra les droits de Simon à ceux de Fraserdale, qui n- était chef du clan que comme éponx de l'héritière. Les ordres de Fraser, qui prit 'alors le nom de Loyat, arrivèrent au clan dans la ville de Perth ; ils furent .respecta eonmie étant ceux du Chef légitime, et les Frasers n'hésitèrent pas à abandonner la cause du chevalier de Saint*George, et à marcher yers le nord pour se placer sous les ordres du patriarche de la ligne masculine qui Içur était rendu , et qui s'était déclaré pour l'autre parti. Ce changementétaitd'autantplus remarquable, qu'en fait d'opinion, personnelle, là plupart des Frasers étaient Jacobites. Nous avons déjà dit que la défercdon des Frasers eut lieu le matin même oii Har sortit de Perth pour marcher vers Donblane ; et l'absence 4'uA clan hardi et belliqueux, le 12 iiovoiibre, ne fut pas un faible désavantage pour le parti qu'il avait abandonné.
Peu de temps après, les opérations de ce clan, sous son nouveau Chef, devinrent directement hostiles à la cause jacobite. Sir John Mac-Kenzie de Coul, au moment de la marche du comte de Seaforth yers Perth, avait été laissé avec quatre cents Mac-Kenzies en garnison à lâvemess, qu'on' peut appeler la capitale des montagnes du nord. Jusqu'alors sa tâche avait été fort ais^^ mais elle paraissait en cet instant devoir devenir plus difficile. Agissant d'après un plan concerné entre lui et Duncan Forbes, Lovât assembla son clan, et, avec ceux des Monros, des Ross et des Grants, qû avaient toujours été attachés à la cause des Whigs, il attaqua Inverness avec tant dé succès, qu'il se rendit maître de cette place, que sir John Mac-Kenzie se trouva forcé d'évacuer sans avoir fait une résistance sérieuse. Le comte de Sutfaerland , qui était encore sous les armesV s'avança aussi alors , après avoir traversé le
Friih de Marray, et une force considérable se remit lor les der* rières des rebelles, dans une position qoi iHenaçait les domaines d'Hantly, de Seaforth et de plasienra antres des prindpanx Chefs de rarmée de Har.
Ces divers évènemens tendirent de plna en pins à jeter de rabattement dans l'esprit des noblea et des cheCs de clans qni étaient dans l'armée jacobite. Le résultat incertain, on, ponr mieux dire, défayoraUe de l'affaire de SheriBînnir, avait découragé ceux qui s'attendaient à une victoire décisive qui leur permettrait , sinon d'arriver à leur premier et principal bnt, du moins de se montrer des emiemis assez redoutables ponr que le gouvernement crût devoir leur accorder des conditions honorables de conciliation.
Bien des gens réfléchis prévoyaient donc ak>rs la mine inévitable de leur entreprise; mais le*^^éral, le comte de Mar, ayant formellement invité le chevalier de Saint^George à venir se mettre ki-même à la tête de l'armée d'insurrection , se trouvait dans la nécessité, ponr son propre honneur, et ponr se réserver la chance &Torable de l'impulsion que la présence de ce. prince pouvait donner à ses afTaires , de tenir ses troupes assemblées , pour prot^er la personne du chevalier s'il acceptait cette invitation périlleuse; et, comme elle avait été faite avant la bauille de Sheriffmnîr, la probabilité était qu'elle serait accq>tée. Dans cet embarras, il désira engager, par tous les moyens possibles , ceux qni s-étaient enrôlés sous ce fatal étendard à ne paa l'abandonner.
Dans ce dessein, il proposa un serment militaire au nom du roi Jacques YUI ; engagement qni, tout solennel qu'il est , a rarement en plus de force qu'une nécessité urgente qui contraint à le violer. Mais la plapart des gentilshommes engagés dans cette affaire, ne voulant pas se mettre dans l'impossibilité d'obtenir des conditions, si le cas l'exigeait, refusèrent de contracter cette obligation addi« tionnelle. Il eut recours alors à l'expédient d'une association , et il convoqua un coDtseil général des pri^icipaux membres de l'armée;' C'était la quatrième fois qu'une telle réunion avait lien depuis le cotnmencemeut de l'inscirrection : la première, lorscpie le détachement de Mac-lntosh s'était trouvé en péril ; la seconde, pour sons» crire une invitation au chevalier de Saint-George de venir joindre l'armée ; et la troisiènde, sur le champ de bataille de Sheriffmuir.
Le marquis d'Huntly, qui était déut à pen près déterminé à prendre des mesurés séparées, refusa oè se rendre à cette assemblée, mais il envoya un projet d'association qu'il était fiqposé i^
tn HISTOnS VEOOSSK.
BtmÊcrifà^ «t f«i settblaii admettre qab les imiir^ t^ntrâieiit; faire Imtt paix èé^rément. Mât* le rejeta avee jnri^rift, et Sït que qe prajei pearridt étfe fort bon s'il s'j th>aYâit dh Wn \eni et h% était rédigé en bon anglais. Il proposa alors le projet qu'il àyait préparé liii«n»âHiè> et pair leijael les signataireft consentaient à rester fm armeé et à ii'acci^ter ancnnea conditiotiis qûè sotis l'aiitorité in toi et d'après le consentement de la majorité de» gèntib^ IjQfliQftas tfai portaient les armée en be moment; Le Maitre dé ^dai^ et beanconp deb gentilshonimes des basses teires ^'o{)posèrent à eetié mesure. Ils sfe pUignirent que la phrase , « SôtA rmorité dn roi », pût être regardée boinme donnant le poniroir dé décider et qn'ils dyaiènt à faire', an comte dé Msr, comme général dn roi , qni af ait jnsqn'alors conduit lès afCàires d'une manière 4pnt^ils n'ataient qne peu de r^on d'être satisftiiu. Le nLatlre àt Sinclair demanda quels Inditidofc seraient admii à TOtei* ébminé coiistittiant la majorité des gentilshommes présens k Tarméè, et A oe droit serait accordé à tottft ceux qui étaient compris sous celte dénomination générale , on seulettiettt à ceux qui pourraient être choisis par le général. Sir Jdhn Mâc-Lean r^bndit atleb hatttetdr qu'à moins qu'on n'accordât au commandant en chef quelque Itt>erté de chcixi lê6 httit feentà hommes Composant 6ôq régiiiient deyaient être admit à tote)^^ attendu que chaque Mkc-Leafa était gentilhomine. Mar chèTthlà à Calmer lés mécontehSw II convint que les aifaires dii.roi n'étaient pa^ dans là situation oii il aurait roula tes TOirv mais il soutint qu'elles étaient loin d'être désespérées, et il ajonta qu'il ài^t encore Ae^ espéranceé , tout en refusant en même temple de répondra aux questions qu'on itd fit sur leur nature. 11 fat pomtttnt accablé de questions. On lui rappehi qn'ii ne poatait ayti^ir dessein de irèster à Perth/ quand le duc d'ÀrgylCy Téhforoé par sii nulle HôUàndais, marcherait contre hii d'un côté, et que S u d i crhmd, avec les clans dd nord qui ayaient époiisé la cause dn gouYèr<iement> fi'^V^cerait de l'autre; et où toi demanda oii il se propokdtdb lie poster p(Stnr fkiile résistance. Ilnommà Invemess; et.désigha le comte de Murï^y bèmme suffisant jpour procurer des sdMÎstances imie ht^ék eôttèidétlBible. Hai^ lâTernèsS, S'il n'était défà jms^ était dans ah péiii Vtit&iïttà) et le cfointé dé ttur^;^ qtfoiqûaferttle,^ aiait tro^ peu d'étendue pour ne pas êh*e 1>ieht&t é|>«lisé. L'opinion générale |JarUt être que si Ton était pressé par les ferc^ dn gonieraement , on n'aurait d'àuti'e fésèource qùè dé Mider daiïs les éantons stéMift deâ ttiohtà^iféà . Lé lïkitre de Siii-
clair déàftiida 1M qttUlé sti^n dé l'année Oh ttMtftit danê M montài^iiëâ les fbairftges et anCt^ ehosea néett^air è« à la cattlariei Glerigftiry fit ailé réponse biiàrt-e, tuais fork Intelligible': On en tr^vli en mte saiâon danft les montagnes, lÊt^il ^ — (Oâiid on a li prëcàutiob d'éh apporter avec soi.
Le pH^dpél argument de Har fat de ftkire aèiktir à eettt qal
n'étâieiit ))fl5 de ton avis la tonte dont ûà se contHitdettt en iban*
ioMHAt lé Mi an moment où il était aat lë point de eonièr éà {M^
Botùà à leur fidélité. Ils répliquèrent qn'il cOÀnaissait seol M
monvémens dd roi ; (Ju^ils n^en avaient àuènne assurance kMA
positive pour lès déterminer à laisser échapper lea Oecasionà qni
pouitaiënt de j^résmter de sanyer leurs personnes î leikrê fitmilleà
et teirifi h>na de la ruine <tûi les menaçait , iihiqttement pat queU
ques sÈhipuleâ pointUletix d'une fidélité qui ne pouvait etirë d'au-
cane btilité réèUe pour le roi. Ik se jplaigpoiréht d'avoir été engagée
à se mettre eii càihpagne par des promesses de troupes, d'Iârmes^
demiàitibhs^ d'argent, et d'un généhd habile, — lé tout devant
T&flir de France ; ces promesses àyaiit été entièretheht dusses, ûk
ne Toblaietit pas être retenus sous les airmes pai* dès brtdts déè
ttoàvement dlCt roi ; bruits qui pouvaient être également trompeurs,
pnisqn'ilë ^rtàient de là même source. En un mot> fe eohisii de
gnerre siè déjpara Sans avoir pris aucune téSolntion; et à èomptet
de eàtë époque, il s'établit dans ràrhiée un pàHi d'o^pbiiitîon l
radmicilstratibii dùcbmte de Mai*, parti dOnt lés nkembres se déclÉ-
rèrent d'avis d'entrer en négociation avec lè duc d'Ârgyle, et qu'oh
désirait au qtiartier-général sous le nom de j^ondenirS et de
mutins.
Us eùlrent une réunion chez le Maître de Si'nclai)r, et ônvrii^t tme côinninnibation avec Mai*, insistant snr riiiutiliié èbmplète de tou^ fr tësiStiàncè qn'ilà pourraient feiii^e, èûï l'épuisement db leurs ictunitiôns, dé teiirs provisions, de letirs fonds ; sUf l'impossibilité de tenir bon jusqu'à ce qu'ils eussent gagné leè biiOhtagnes, et d^y fidfë Std^^tef leurs chetâùt s'ils Se jetaient dan^ Ces Uènx stiiivât^è^. Us Itd déclarèrent Qu'ils ifè déStiraîiént pkS àë séplàrc^de l'arMë; ji|ne tout ce qûlls ?roulaieni SàtOir étiâit s'ils {mnvaietft ôbtentf une capitulation konorable pour tous ceux qtu avaient pris leâarifiéii,- protestant que si on lédr proposait des conditions déshOiioratiféS, îlS éf dent décidés à combattre jusqu'à làmoit, plntdgt ^e de les accepter :
TâMBi 4[iie tSfà ^StàSèiA lèi llèiitSiheiiif dëé i^@tltfinB6fiÙiiè3 cBa
176 HISTMRE VBGOSSE.
basses terres, découragés par lear manque total de saooès et par la perspectiye d'une mine prochaine, les Chefs et les clans monta» gnards n'ayaient nulle envie de traiter avec le parti enneaii. Leur caractère belliqueux faisait que la campagne était pour eux une jouissance, et la solde, que Mar leur payait ayec libéralité était, tant que le paiement continua, une considération i^lportante pour des gens si pauvres. Enfin leur opinion générale, fondée sur la oonY.ention bite avec, leurs ancêtres, après la guerre de 1688 à 1689, était qu'au pis-aller ik pourraient se retirer dans leurs montagnes, et que le gouyemement, plutôt que d'encourir une perte d'hommes et d'argent pour les subjuguer, serait charmé de leur accorder la paix à telles conditions qu'ils Tondraient, et ne leur refuserait peut-être pas de les payer pour y consentir. Une antrç classe de personnes, qui avaient de Tinfluence dans an camf si singnUer, étaient les nobles, c'est-à-dire les hommes de hante qualité qui avaient pris parti pour cette cause. La plupart d'entre eux avaient de grands titres, mais une fortune dérangée, et leur patrimoine était grevé de dettes. Mar les avait traités de bonne jbeure avec distinction et préférence, attendu que leur nom faisait honneur à la cause pour laqcieUe leur influence personnelle ne pouvait être qu'un faible appui. Ils avaient été élevés dans Parmée d'insnrrection.à Im rang qui n'était que nominal^ et la paie qu'ils recevaient ne leur était pas moins agréable que la leur ne Tétait aux montagnards. On peut aussi supposer qu'ils étaient pkis particulièrement informés que les. autres des motib qu'avait Mar pour attendre le roi à chaque instant, et ils pouvaient, aviec un courage digne de leur naissance, être disposés à souffrir tous les maux de la guerre plutôt que d'abandonner leur monarque au moment oii , d'après leur propre invitation , il venait se confier à leur fidélité. Ces seigneurs soutenaient donc le^ mesures et l'anus rite du commandant en chef, et rejetaient toute proposition tendante à traiter.
Cependant, malgré leur appui et celui des Chefs montagnards , Mar se trouva forcé d'écouter leà représentations des méconteas, au point de consentir qu'on s^adressât au duc d' Argyle pour savoir s'il pouvait accorder uiie capitulation, jll régnait si peu de confiance entre le général et ses officiers , que ceux-ci insistèrent peur nommer un des délégués qui devaient être envoyés à Stirling pour entrer en négociation. Définitivement on chargea de l'offire iM>nditionnelle de soumission le lieutenantHColonel LAwrence, l'of-
ficier da pks haut rang qui eût été fait prisonnier à Paffaire de Sheriffinoir. Le colonel , conformément à rengagement qu'il en avait pris , rapporta une réponse à la proposition de soumission. Le dac d'Argyle n'était pas autorisé par la cour à traiter ayec les insurgens en corps, mais seulement àyec les individus qui pourraient se soumettre; mais Sa Grâce avait promis d'envoyer à la cour le dac de Roil>argh pour solliciter des pouvoirs pour une pacification générale. La comtesse de Murraj, dont le second fils, François Stewarty avait pris part à la rébellion , entama une négociation plos privée y et reçut la même réponse , avec cette addition qne le dnc d'Argyle ne voulut pas même Tentendre prononcer le nomdeMar y en faveur duquel elle avait essayé de faire quelques intercessions.
Après cet accueil défavorable fait à une proposition de soumission, il ne fut pas difficile d'exciter le ressentiment de ceux qui étaient partisans déclarés de la guerre contre le parti moins nombreux de ceux qui désiraient la paix. Les montagnards , dont le caractère impétueux s'irritait aisément , furent encouragés à insulter et à maltraiter les faabitans des basses terres , particulièrement cenx qui étaient à la suite du marquis dHuntly , arrachant les cocardes placées à leurs chapeaux , et leur reprochant d'être des lâches et des traîtres. Le Maître de Sinclair fiit publiquement menacé par Farquharson d'Inverey, vassal montagnard du comte deMar ; mais la férocité bien connue de son caractère ^ et l'habitude qu'il avait d'être toujours armé , semblent lui avoir servi de protection.
Vers cette époque , il se trouvait parmi les principaux associés du comte de Mar d'autres individus qui commençaient à désirer de quitter son camp. Huntly, mécontent des insultes faites à ses vassanx et de la situation désespérée des affaires à Perth , se pré* parait alors à se retirer dans son pays , alléguant que sa présence y était nécessaire pour la défense des domaines de sa famille /qui se trouvaient menacés par la marche du comte de Sutherland vers le sud. Les mouvemens du inêm'e comte > et ceux des dans des Ross 9 des Mac^Kays, des Frasers, des Grants et autres, alarmèrent aussi Seafoith pour la sûreté de ses domaines du Kintail ; et il quitta Perth pour marcher vers le nord , afin de défendre ses propriétés, ainsi qne les femmes, les familles et les foyers de ceux de ses vassanx qui l'avaient suivi. L'armée de Mar perdit ces deux Chefs 8L rinstant où il allait être assailli par les forces que le gott<*
178 mSTOIBB D'BGOSSI.
Tememenl ayait réunies. Des indÎTidas isolés se déoMn^èreat aussi et renoncèrent à l'entreprise* Il y eut plos d'an honme de considération qui se retira chez loi après la bataille de Sheiriffinniry s'assit an coin de son fén , et se fiant à la démence du gouvernement y renonça au métier de faiseur de roi. D'autres» coiyointement ou séparément » avaient déjà pris le même parti » et ceux quii étant plus connus, où s'étant montrés plus actifs i n'osaient rentrer chez eux » cherchaient » dans les porta de Forient de l'Ecosse, les moyens de passer en pays étranger. Le Ittaître de Sinclair, après un échange de menaces et de brayades mutuelles avec Mar et ses amis, quitta le camp de Perth et «lia joindre Huntly danâ le nord. Il passa ensuite aux Orcadea , et de là en pays étranger.
Au milieu de cette défection gradudle, mais croissante, le comte de Mar, par suite de son système politique, se vit obligé, à tout événement , de rester à Perth /puisqu'il savait, ce que les autres avaient refusé de croire sur son témo^age, que le cheva* lier de Saint-George devait être bientôt aHendu dans son camp*
Ce prince infortuné dès Fenfançe se trouva , à l'époqi^e où cette lutte avait lieu en sa faveur, entièrement hors d'état d'aider ses partisans. Il avait été expulsé de France par le duc d'Orléans , et même les armes et les munitions qu'il s'était procurées , à l'aide du peu de fonds qui lui appartenaient ou à ses amis, oo qu'il devait à la munificence de ses alliés , avaient été interceptées dans les ports de Fraiice. N'ayant donc .plus aucun moyen de leur enYoyer des secours , il résolut généreusement , on par désespoir, de hasarder sa propre personne , et de vivre et de mourir avec eux. Conune soldat, le chevalier de Saint*George a'vaitjnontré du courage en plusieurs autres occasions ; c<est-à<Ure il s'était .approché du champ de bataille aussi près qu'on le permet ordinaireikient aux personnes de son importance. Il était bien fait , avait des manières courtoises et agréables ; mais, sous tout autre rapport, ses talens n'étaient^pas distingués^ et il ne différait pas de la classe prdinai^ des personnages élevés, dont les désirs , les errances et las sentimens sont sous l'influence et le contrôle de quelque ministre favori , qui délivre son niaître de l'embarras incommode d'avoir à penser lui-même aux grandes affaires. L'arrivée d'un chef doué des qualités extérieures que Jacques possédait , aurait pu exciter un enthousiasme général. au commencem^it de l'ûisurreotion, maisne pouvait la relever quand elle tombait en ruines. La pré-
TAQISIEME SSRIB. 17^
^ence iiiatteiidae da capitaine à bord d'un navin à denû pimSr^g^ ne saurait rétablir les voiles qui n'ont pa résister à la tei|ipétjB, oa en rapprocher les planches séparées qoi j laissent entrer les vagues.
Le Chevalier, ayant traversé la Normandie déguisé en marin^ s'embarqua à bord d'un petit uavire quî avait été autrefois un bâtiment corsaire y arikié et monté aussi bien que le temps le permettaiti et ayant une cargaison d'eau-de-vié. Le 22 décenoîire 1715, il débarpa à Peterhead , n'ayant avec lui qu'un cortège de aîjc gentilshommes 9 le reste de sa suite et ses équipages devant le suivre sur deux petits batimens. Il n'en arriva qu'un seul pa Ecosse, le second fit naufrage. Le comte de Mar, le comte Marischai, et trente autres personnes de qualité, sortirent dePerth, pour aller baiser la main du prince pour la cause duquel ils portaient les armes. Ils le trouvèrent à FetteressQ , attaqpé d'iyi accès de fièvre , — fâcheuse maladie à porter sur un champ de bfitaille. Tandis qiie le clergé épiscopal du diocèse d'Aberdeen fié^citait Jacques , et $e félicitait lui-même de l'arrivée d'un prince âeyé, comme Moïse , comme Joseph et comme David, à l'école de l'adversité, son général avait à lui apprendre la triste nouvc}lle que sou éducation à cette école sévère n'était paa encore temiyi- Bée. Le chevalier de Saint-George apprit alors pour la pren^if i:ç fois la fâcheuse nouvelle qu'un mois avant son arrivée, il avait été décidé qu'on abandonnerait Perth , jusqu'alors le quartier-général^ et qu'aussitôt que les ennemis commenceraient à avancer, on gérait dans la nécessité de se retirer au milieu des montagnes.
Cet accueil était tout différent de celui auquel s'attendait le (rince. Cependant on espérait encore que la nouvelle de l'arrivée du Chevalier pouri^ait rendire une nouvelle vie à sa cause expirante, rappeler les amis qpii avaient abandonné l'étendard sous lequel ils s'étaient d'abord réunis , et en encourager de nouveaux à se rassembler autour de lui. A tout événement , la chose méritait bien qu'on en fît l'épreuve. Pour que sa présence produisît plus d- effet, Jacques se montra avec l'appareil de la royauté (çg traversant Brechin et Dundee, et il fit son entrée ^^% Pert^ avec une affectation de majesté.
U nomma ensuite un conseil privé ^ çiuquel il adressa un dis* cours dans lequel il ne se trouvait riçn de bien encpùragean^ pour ses partisans. En dépit d'un air forcé d'espérance et 4^ confiance , il n'était que trpp évident qne le j^^ngage ^u prince é^it p\nt6t
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cèlni da désespoir. Il ne poayait raisonnablement compter sût des secours étrangers en hommes, en armeç ou en argent. — Il était Tenu en Ecosse, dit*il, uniquement pour que ceux à qui il ne plaisait pas de faire letur devoir n'eussent pas le droit de chercher une excuse dans son absence. Il lui échappa quelques mots de mauyais augure, en ajoutant que les infortunes n'ayaiént rien de nonyean pour lui, puisque, depuis le berceau, toute sa yie n'en ayait été qu'une suite continuelle , et qu'il était disposé , si telle était là volonté de Dieu , à yoir se réaliser, dans toute leur étendue , les menaces de ses ennemis. Ces paroles n'ayaient rien d'encourageant , mais elles contenaient les sentimens véritables d'an esprit abattu. Le grand conseil , auquel ce discours était adressé, y répondit par la déclaration d'une ferme résolution de combattre le duc d'^rgyle ; et il est incroyable combien cette détermination obtint de popularité dans l'armée, quoiqu'elle fdt réduite au quart de ce qu'elle avait été. La nouvelle de l'arrivée du chevalier de Saint-George fut communiquée à Seaforth, à Huntly, et aux antres seigneurs importans qui avaient naguère entouré son étendard ; mais ils n'y firent aucune attention , et ne revinrent pas le joindre. Il n'en conûnua pas moins à jouer le rôle de souverain. Six proclamations furent publiées au nom de Jacques YIII , roi d'Ecosse, troisième de ce nom en Angleterre. La première ord(Minait des actions de grâces générales pour son heureuse arrivée dans ses domaines des Iles britanniques. — La seconde conùnan- , dait d'offrir des prières pour lui dans toutes les églises. — La troisième autorisait le cours des monnaies étrangères. — ^ La quatrième convoquait la Convention des Etats d'Ecosse. — La cinquième enjoignait à tous les hommes en état de porter les armes de joindre son étendard. — Enfin la sixième fixait le 23 janvier pour la cérémonie de son couronnement. Oa publia aussi une lettre da comte de Mar relativement au roi , comme il y est^ nommé, dans laquelle, avec un heureux choix d'expressions, il l'appelle le plus beau gentilhomme pour la personne et les manières, — doué des jJxLS beaux talens et de la plus grande capacité pour les affaires , — et & phs bel écrivain que lui ,.lord Mar, eût jamais vu ; en un mot, un roi propre , sous tous les' rapports , à rendre heureux le peuple écossais , si ses sujets étaient dignes de lui.
Mais au milieu de ces annonces flatteuses, parut un ordre d'an genre tout différent. Un édit du roi Jacques ordonna la destruction du village d'Auchterarder et d'autres hameaux entre. Stirling et
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Perth y maisons; grains et fourrages , pour que Pennemi ne pûty trouTer de logemens quand il ayancerail. En conséquence , ce village etplosienrs hameaux furent livrés aux flammes , et les habitansy vieiliards a femmes, enfans, infirmes, furent chassés de leurs demenres dans un des hiyers les pluff rigoureux qu|on eût éproayés depuis long*temps , même dans ces froides rëgions. Il y a tout lieu de croire que Talarme qui suivit cette mesure violente contrebalança toute espérance de temps pins heureux que ponyaient exciter les proclamations anqioulées du candidat à la TojMté nouYellement arrivé.
Tandis que les insurgens de Perth cherchaient à voir quel effet pourraient produire des proclamations adnlatricesi on prenait des mesures actives d'un genre tout différent. Le duc d'Argyle était restéàStirlisg depuis lahataille du 12 novembre, et réunissait peu à peu les moyens d'éteindre complètement le feu de la rébellion. Son désir secret était probablement qu'elle pût se terminer 8^s nouvelle effusion du sang de ses concitoyens égarés, par une àissokiion spontanée. Mais le manque d'un train d'artillerie de si^ge> et l'extrême sévérité de la saison ^ lui servaient d'excuses ponr s'abstenir d'opérations actives. Cependant le duc parait Avoir été soupçonné par le gouvernement de mettre de la lenteur dans ses opérations, et peut-être d'avoir conçu quelque idée d'étendre son poavoir et son influence en Ecosse, en traitant les reoAles avec clémence, et en leur laissant le temps de se soumettre. Oq était d'autant plus porté à le croire, qu'^A^rgyle avait été Tantagoniste déclaré de Marlborough, alors càpitaine*général, et qu'il neponvait espérer que ses mesures seraient jugées favorablement par an ennemi politique et personnel. L'intervention d'une partie des ministres du roi d'Angleterre, qui s'étaient déclarés contre la ^ise en jugement des lords rebelles, avait été punie par la perte de leurs places ; et malgré le service qu'il ^vait rendu en arrêtant Avec trois mille hommes la marche d'une armée quatre lois plus nombreuse, les mesures de temporisation d'Argyle donnaient à la naalveillance un prétexte, que 1^ message qu'il envoya au gouvernement par le duc de Roxburgh poiij recommander une amnistie, tendit peut-être à justifier.
«n n'avait pourtant négligé aucune occasion pour circonscrire la portion du pays occupée par les rebelles, et pour préparer les n^oyeiis de lès vaincre complètement. Les vaisseaux de guerre ^i^glais qui étaij^t daios le Frith, et qui agissaient d'après les ordres
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du daC| aVaient chassé les forces de Mar da châtean de Bomtis' landy et les troupes du roi s'étaient établies dans nne grande partie da comté de Fife, dont Tarmée rebelle ayait été auparavant en pleine et entière possession.
Cependant les troupes auxiliaires }io}landaises commençant à arriver au campdé Stirling, et Fartillérie destinée au siège de Perth étant retenue dans la Tamise par des vents contraires , un train d'artillerie de campagne fût envoyé de Berwick à Stirling afin qu'on ne perdît pas plus de temps. Le général Cadogan, ami intime de Marlborough, fut aussi dépéché de Londres pour presser les opérations les plus activés; et si les délais d'Argyle lui avaient été inspirés par la pitié pour lés insurgens, il fut alors forcé de pirendre les mesures les plus énergiques.
Le 24 janvier, la marche de Stirling sur Perth comniença; quoique une gelée très forte , suivie d'une grande chute de neige, ihendh les opérations de Farmée lentes et difficiles. Le 31 diiinême ïnôîsy l<es troupes d'Argyle traversèrent TEarne sans opposition, et s'avancèrent jusqu'à TuIIibàrdine, à huit milles de Penh.
l)*une autre part, la confusion régnait au quartier-générïd des rébelles. Le chevalier de Saint-George avait exprimé le plus graud désir de voir les petits rois, comme il appelait les Chefs mùhtagnardây et leurs clans; mais tout en paraissant admirer leur costume singulier et leur tournure martiale , il fut étonné de trouver Içur nombre tellement inférieur à ce qu'on lui avait fait attendre^ qu'il exprima l'appréhension d'avoir été trompé et trahi. La vue de ce prince n'excita pas beaucoup d'enthousiasme parmi ses partisans. Il était grand et maigre; ses traits et ses yenx étaient abattus par sa maladie récente, et sa physionomie manquait de ce feu, qui doit caractériser le chef d'une entreprise hasardeuse, ou pour mieux dire désespérée. Il parlait avec lenteur , était dif* ficile à abordefy et semblait prendre peu d'intérêt aux revues de ses soldats et à leurs exercices militaires. Les montagnards, frappés de sa ressemblance à un automate, demandaient s'il pouvait parler. En un mot, il y avait un désappointement général, causé peut-être par l'état d'inquiétude et d'accablement dans lequel on le voyait, plutôt que par un manque naturel de courage en ce malheureux prince. jSon attachement extrême à la religion catholique rappelait aussi à ceux de ses partisans qui professaient le culte réformé la bigoterie de famille qui avait coûté à son père son royaume ; et ils étaient peu satisfaits du refus qu'il faisait de
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86 joindra à leurs piières et à lenra aetes Au rdigion, et de la ponctualité aToc laquelle il obserrait tons les rites de l'Eglise catholiqae.
Cependant ks montagnards, qaoiqa'en petit ncMobre, attendaient avec ose ardear qni aUait presque jns^'à la joie la bataille àésibspérée qB% regardaient comme prochaine; et qoand ils apprirent, le 28 janTier, qn'Argyle était réellement en marche vers Perth; cette noeyelle pamt être pour eox Tannoi^ce d'âne fête platdt qne ceUe d'un condwt où tontes les probabilités lenr étaient contraires. Les Chefs s'esibrassaienty bavaient à la santé les uns des antres; les cornemuses jouaient des airs guerrieray et les soldats se préparèrent à Taetion avec cet air de vivacité qu'un peuple bellîqaeax nîontre toujours à l'approche d'une bataille.
Mais quand xm bruit leur apprit que, malgré tous lès préparatifs
Sont fls s'étaient occupés , le dessein du général était de se retirer
devant Fennemi sans combattre, ces honomes, habitués à avoir
une si hante idée de la prouesse ide leurs ancêtres^ et sentant qu'ils
fie /eor étaient pas inférieurs, passèrent de f indignation à la
farenr, et ils assaillirent leurs principaux ofiicierSy dans les rues,
de tonte espèce de reproches. — Que pouyons-nous faire? leur
répondit, faute de mieux, un de ces officiers, confident de Mar. —
Ce qae nous pouvons faire? s'épria un montagnard indigné. Lais-
se&noas faire ce qu'on voulait que nous fissions quand an nous a
a bit prendre les armes. Pourquoi le roi est-il yenu ici? Est-ce
pour voir ses sujets massacrés comme des chiens sans frapper un
coap pour leur vie et leur honneur? Quand on alléguait la sûreté
de la personne dn roi com|ne un motif pour battre en retraite, ils
répondaient : ^- Confiez-noiis sa sûreté; et s'il Tjent mourir ea
prinee , il -verra qu'il j aenk Ecosse dix raille hommes disposés à
mourir avec lui.
Telles étaient les exclamations générales qu'on entendait dans le camp ; et celles qui avaient lieu dans le conseil du Chevalier n'étaient pas moins violentes. Plusieurs militaires expérimentéi forent d'avis que , quoique Perth fût une ville ouverte, cependant c'était un poste assez sûr pour qu'une armée ne pût Tenlever par Un coup de main à une garnison déterminée à le d^ndre ; la force de la gelée ^ la quantité de neige qui était tombée empêchait qu'on ouvrît une brèche; tout le pays «ivironnant était dévasté ; l'armée du duc d'Argyle était composée en grràde partie d'Anglais ^ d'étrangers qui n'étaient paa habitués à la dureté du climat de
iu msTomB d'Ecosse. '
PEcosie ; ^t ils exprimaient un vagne espoir qne si le^énéral du gouTernem^t tentait une attaque contre la yille, il recevrait nn échec qui rétablirait la balance entre les deux partis. On leur répondit que non seulement la supériorité du nombre et Tavantage de la discipline étaient du côté de Tarmée royale, mais que la garnison de Perth manquait de proyisions et de munitions, et qne le duc d'Argyle avait assez de troupes pour faire le blocus de celte ville, et s'emparer de Dundee, d'Aberdeen et de tous les comtés au nord du Tay que les insurgens avaient occupés jusqu'alors, tandis que le Chevalier, enfermé dans Perth, verrait ses ennemis en possession de tous les environs , jusqu'à ce qu'il lui deyiat impossible de leur échapper. Enfin il fut décidé dans le conseil da chevalier de Saint-George qu'essayer de défendre Perth serait m acte de désespoir. Pour réconcilier l'arméeavecceprojetderetraite, on fit courir le bruit qu'on avait dessein de faire halte' à Aberdeen : qu'on y serait joint par un corps de troupes considérable qu'on attendait de l'étranger, et qu'on reviendrait vers lé sud çoos de meilleurs auspices. Mais il était secrètement bien entendu qoe le dessein était d'abandonner une entreprise à laquelle ceux qui ea avaient conçu le projet pouvaient appliquer les vers du poète:
Nous avoirs pris le casque en un fatal momeot ; ' Avancé pleins d ardsor , recalé follement. ,