‹ Œuvres de Walter Scott (volume 5)Chapitre 26 sur 39 · K6VE · texte numérisé non relu

K6VE

(gtfSe lettre exprime et àéréL»f^ si bien le caract^ de Vécrivain, (fn'on pourrait sonpçonDer

* ^ c'est «ne inrfution' des sedtlmens qae Loyat poayait éprouver en celte occasion, pW

, viffii^ipm^sga^ t^pmMb. <ï'p ^nmf^m^ rufigiviii . jff l'H mmsfnp »w Vé»it^ ««ti»«-

i^gue deLpv^, et tp|sfe la difrérpp^.çu'on y vpjt, p'jç^t.qpe lePiCajjiclèBBsen soat yj|i«*a«»

et pins tremblés ; ce qui était naturel à son fige avancé. )

à.ej?teiijj)re Ï745'

* * « Je éndns que vous n*ayef fait une imprudence en prenant les armes avant que la p«re fàl mûre. Vous êtes dans une position^ dangereuse ; €opé> général del'clec- 4MB;,Mt trtpifWMtBlgluiivao troM nrille Sommes , dea kdnmeéiels qii'ofii s'eaip^l

W m.Aopièl IMaMikiieJainiae: -r^ «tnMU^'aionipas da iwm khàa^pif' ^^

fetes.de Noël : n^ Uu'y a mç .Glimy (jui vt du zèle ppur la cause , et le Iwd-âvoo jbue jivec moi au chat çt à la souris. Mais les temps peuvent changer , et je puis ^ ^àlrc poMér une cravate de saint Johnstouû. En attendant prenez garde à vous, car ^«Mit i¥rfm VQ«9 attendre à ironver dans le sud -plus d'une figure renfrognée , et plus ^flif 'Amt.^eBi «Çfiiée.'Je .TOUS aiderai «a l«ut «e que je pounvij mais mes i^n&ei ilWl^Ni ««ll^ 9m 5^ws «ftir eR CQ ompesC Um rm^t^ «lU I«^« î i« '•"'

Je TOitf envoie cette lettre ^v Ewan Fraser , que j'ai cbfurgé ie la remettre i Toutmême , car si Duneaii la trouyait, ma tète ne vaudrait pas un ognon.

«VnmidèléaBi»

]^|ir le Iwrd de 14ICWII.

Ceci»

CPAf miE XVII.

fti^vatài» ppvr fUQin4r« 94û»bo vg «dqi^ I0 pânet CI^tIm , ipd part cU Ptrtlà. — Çauhahn oecasionée pv son approche d'Bdimboorg. — • PiuilUoimité des yolontaires. — Foite de deux «é^OMAB de àng^m» ifoi eonmient la Tille. —«Consternation des èitoyens. -^ MégocûrtioDS entre les qugiatrttt et )• prinoa. -v Piise de !• ville par «a déta ch— w nt so«t lea ofdb«s de lioeUel. — Le prince Charles prend possession dtt palais d'Holyivod. >— Aspect d« son année. •— 11 est }ÊlUk% par lee Jaoobites du Lothian.

EDjHBO^ac levait été loqg-teii|pa qne capitale paisible , pe^ ^c» coatumée aa tumulte des armes, et, comme l)eai|C(>np d'autres Tilles d'Ecosse , considérablement divisée par des f action^. Le l^t de ce qui se passait dans les çfiontagaes y avait retenti comme celcu da tonnerre dans l'éloignement pendant un jour serein ; car personne ne semblait disposé à regarder le danger coq^ne approchant sérieusement. La nouvelle inattendue que le général Cope était en marche contre Inyerne^s , et laissait la capitale abandonnée en grande partie à ses propres. ressources , fit une impression toute différente et beaucoup plus vive» qui influa de diverses manières sur les babitans j suivant leurs opinions politiques* Les Jacobites 9 dont le pombre était considérable , cachaient leur espoir croissant sous Tombrage du ridicule et de l'ironie, et cberchaieut ainsi à déranger tous les pla^s qu'on formait pour la défense de la yille. La vérité était que , souç un point de vue militaire 1 il n'existait aucune ville, à luoins qu'elle ne fdt absolument sans dé&nae, qui ne fût mieux protégé^ qu'Edimbourg. Les vastes places et les grandes rues dçla nouvelle yille n'existaieut point alors, ni m^me long-temp^ après , la ville étant resserrée dans les limit^ qu'elle avait dans le quatorzième ou le quinzième siècle. EUe n'était pas saQs défen^ ^ mais C^ dé&n^sea étaient d'un genre singulière*

260 mSTOIHB D'ECOSSB.

ment andqae et insuffisant. Un mur massif et très haut entourait la Tille depois la porte de Tonest jusqu'à celle de Potterrow* Ce mur était garni de créneaux et le parapet était trop étroit pour y placer des canons; et à Texception d'un ou deux points , le mur n'offrait ni redoutes , ni tourelles, ni angles, rentrans, d'où l'on pût flanquer ou défendre la' courtine , ou ligne de défense. Ce n'était qu'un mur ordinaire de parc, mais plus épais et plus éleyé que de coutume , ce dont tous pouyez tous conyaincre Tons-méme en examinant les ruines qui en restent encore. Le mur passait à Test de ce qu'on appelait le Séuth Back de la Canongate , et alors, tournant Ters le nord , il montait sur la colline sur laquelle la Tille était bâdcy formant le c6té d'un faubourg nommé Sainte^Mary's Wynd, où il était couTcrt it maisons qui y aTaient été construites snccessiTement y indépendamment de ce qu'il était à quelques pieds du faubourg, qui est étroit , et immédiatement en face. Le mur , dans cet état imparfait de défense , arriTait ensuite à la porte de Netherbow, qui séparait la Tille de la Canongate. De ce point, il descendait à Leith Wynd, et se terminait à l'hôpital nonmié Paul's Work , se rattachant de ce côté au Lac du nord ou North- Loch, ainsi nommé parce qu'il était au nord de la TiUé, dont il formait la défense de ce côté.

D'après cette esquisse , on doit juger que la nature de cette protection défensiTC ^it extrêmement imparfaite; et la qualité des troupes qui , par leur résistance , auraient dû, la rendre meilleure, si l'on y eût pensé sérieusement, n'était guère plus propre à cette tache! A la Térité, les habitans de la yille qui étaient en état de porter les armes , étaient incorporés sons le nom de milice , et ils aTaient des mousquets qui leur appartenaient , et qu'on gardait dans les magasins de la Tille. Ils composaient, de nom seulement, seize compagnies de différente force, le nombre d'hommes de chacune Tariant de quatre-Tingts à cent. C'eût été une force formidable , si leur dbcipline et l^ur bonne Tolonté eussent répondu i leur nombre. Mails depuis bien des années, les officiers des milices n'aTaient pratiqué d'autre exercice militaire que te maniement de leurs Terres dans les fêtes ciTiqneà, et l'on sayait parfaitement que si on les appelait aux armes , une partie d'entre eilx se déclareraient pour le prince Charles, et qu'un nombre encore pins grand ne se soucieraient de mettre en danger ni leur Tie ni leurs biens pour une cause ou pour l'autre. Les seuls habitans d'Edimbourg sur qui l'on pût compter pour défendre la Tille , étaient le

TROISIBMB SERIE. 26t

petit corps d'infanterie, nommé la garde de la Ville , que nons ayons dëjà Vu figurer dans l'affaire de Porteous. Les deux régimens de dragons que le général'Cope avait laissés derrière lui pour protéger les basses terres , étaient les seules troupes régulières.

. Cependant y malgré la faiblesse de leurs moyens de défense , les habitans d'Edimbourg , qui en général étaient amis du gouverne* ment ; éprouvaient une répugnance naturelle à rendre leur ancienne métropole à quelques centaines de montagnards sauyages insurgés y sans même faire un effort pour la défendre. Dès le 27 août , quand on apprit dans la capitale que l'armée d&Gope marchait vers Invemess, et que les montagnards se dirigeaient sur les basses terres , les amis du gouvernement s'assemblèrent et prirent la résolution de mettre la ville en état de défense, d'en réparer et d'en augmenter le nombre des fortifications , autant que le temps le permettrait , et d'ouvrir une souscription parmi les habitans pour lever un régiment de mille hommes. Cet esprit de résistance s'accrut considérablement par suite de l'arrivée du capitaine Rogers, aide-de-camip du général Cope. Il était venu par mer d'Invemess , avec des ordres pour qu'on envoyât sans perdre de temps à Aberdeen des bâtimens de transport alors à Leith. Il annonça que lé général Cope devait faire marcher ses troupes d'Inveruess à Aberàeen, et qu'il s'embarquerait avec elles en ce dernier port/ sur les bâtimens dont il était question. Il ajouta que y par ce moyen, le général reviendrait par mer avec son armée dans le Lothian , et arriverait assez à temps, comme il l'espérait, pour pourvoir à la sûreté de la ville.

^Ces nouvelles excitèrent vivement le zèle de ceux qui avaiei^t déjà pris des mesures pour défendre la capitale. Comme le régiment qui avait été voté ne pouvait être levé sans la sanction expresse du gouvernement, une centaine de citoyens présentèrent une pétition pour qu'il leur fût permis de s'enrôler comme volontaires pour la défense de la ville. Leur nombre ne tarda pas à s'accroître. Enfin, le 11 septembre, six compagnies furent organisées, et des officiers y furent nommés. Pendant ce temps on ajouta aux murailles divers travaux de fortification , sous la direction du célèbre et savant Mac-Laurin, professeur de mathématiques à l'uni- Tersité d'Edimbourg. On apprit aux volontaires, avec toute la célérité possible , les parties les plus nécessaires de la discipline militaire, et l'on monta sur les murailles des canons, qu'on se procura en partie des navires qui se trouvaient à Leith* Toute la

i«î mSTOIRB D'KGOSSK.

tille retMtiasait du bruit des prépar&tib, et le rësaltat de là latte semblait dépendre beanconp dn temps ^^on aurait pour les taire. Gèiix (ftà cûmposaient le parti donlinant eu ce moment, désiraient Titement que le général Cope arriT&t d* Aberdéen , et en expri* mâiént hautement l'espérance ; ceux qiii se flattaient de changer falentôt de position aTec eux , se commùniqpiaient à voix basse et en secret , Pespolr qne lé général anglais n'arriyerait qu'après l'armée des montagnarde.

Cependant Gharles-Edottard ne s'étant arrêté à Perth que le temps nécessaire pour Se procurer quelque argent, donner du repos à son armée, la mettre en boii ordre et recevoir quelques renforts; se remit en m&rche lé 11 Septembre. Ses manilesiës, publiés au nom de son père et au sien, ayaient déjà proclaixié son desseiii de remédier à tous les griefs dont la nation pouvait avoir à se plaindre. La dissolution de l'Union y était présentée comme un objet principal de réforme. Elle continuait certainement a être t^ardée comme un grief par iln grand nombre de gentilshommes campagnards d'Ecosse, dont elle avait Considérablement diminué l'importance; mais la partie conmierçimte de là nation avait commencé à en sentir les avantages, et n'était pas très flattée par la perspectiTe de la dissolution d^uii traité qui avait tellèniènt accru les ressourcés de son commerce avecTétranger. H publia ùiie proelamation en réponse à une autre qui avait mis sa tête à prix en offrant une récompense de trente mille litres steiiing. Il y répondrldt, dit-il, en faisant offre d'une récompense semblable, mais dans l'espoir qu'aucun de ses partisans ne ferait jamais rieù pouf h mériter. En conséquence, il mit aussi à prix la tête de l^électéor d'Hanovre. La |)remière idée de Charles était de borner cette récompense à trente livres ; mais définitivement elle fut portée à la même somme qui avait été promise pour sa tête.

Dans la soirée dû 17 , le Chevalier arriva a t)nnblané avét IV tant-garde dé son armée, ou pour mieux. dire, avec des détachemens formismt l'élite de chaque clan. On trouva fdrt ditiGcile de taire sortir les autres de leurs quartiers à Perth, dû ils trouvaient; des provisions de tonte espèce fort supérieures à ce qu^ils pouvaient attendre pendant une marche. Les gnés de Frew sur lé Forth , a environ huit milles au-dessus de Stirling, que le comté de Mari avec une arinée beaucoup plus nombreuse de montagnards, avait iniitilement essayé de passer,, n'offrirent aucun obstacle à la marche d'un aventurier plus hardi. La grande sécheresse qui

tÀotsipA sBiuÈ. iét

atait regiié. cette àïiiiéë, et ^, éll ^ënétât» Éë fait ptih&pàéfàbtfft sentir en Ecosse à la àii dé ràtttdmnè , tênflit fecile tè ^àâââgé ië ce fleàve. Le régiment âé drïigolià de Gardihâlr , qtà aVàit êvi laissera Stirlifig, ne fit aactine dppddtioti à reniièmi, èf Èè teûtH à Unlithgow pont* âè placer eiitrè léè ttomàgiiarâs et Mttdtottt'g ^ mouvement rétrogradé ipii |)rodiiiâit tiii effet tislblè stil' l^dft^tlt des soldats.

I>éndant ce temi$s , V^j^pôàïé de l^àroïée déH lilsttif élMf Sttg;^ iùehtà là côhfbâioii dànâ la capitale. Ltf Adtfibré ït^» ^toittftifM ii'ayàtt jamaià eicédé ^ùàtrë cënb ; t^'^tStt ttfaé bfêtt ftdMl^ i^tfrtldit dès liabitàns dé ceué Ville , et elle indiquait âàttââttimélii tjûè là très ^ànde majorité h'fttélt i}tië de là tléâëiif poûï là 6kûéë Âl gôuTernemerit» et qu'il â'eti trontàit jprobàbleUent Iteâttl^T^nJ) qtd loi étaient diirècteinënt Contraires. Même pitOâ t^t& qtd at^^iit pris les armes , beancoiit» hé Tàyàtent taâi qaé potli* iùdntrët tuf zèle qa'ilà ne s'attendaient gUère à TOil^ mëttté & tine é|$i<iff ë i&* riease. IVantres avsiient déà feihmës. Ses eiffànà, ûéi xtiàlâbiià, déS OccnpatioUs , ^ûHIs ne se soncfaietit psA , ^aild ce fttt le thomënt d^èn Tenir an fait, de mettt^ an hàââtd fôUt J^ël<(iti&'d)lls)'défàtio^ politique qne ce f&t. Les citoyens se faisaient ànsâi tine hàHtè idée dû courage désespéré des niontàgiiàrdé , et ils ëotiëétàiëiit tiii pre^ntiniènt effrayant des Otitf à^ë^ qttë ^bnrràit cOittUiétt^ê tiii jpeaple si Sauvage , â'il rétissiâsait à ehtref de ^rcë dahs 1^ iitlé , ce qiii paraissait Vraisemblable. Cepeiidaht , beà&cdtip ïle j^ttëi étudians et d'atitres hommes étàlit encore à cet âge où l^oki éfitiifté Iliohneur plnë qùë la Vie, petsiâtkieût, et ihéme àVëc ârdëttr, t Vouloir résiste!: et se défendre.

Le corps des volontaires ayant été convoqué, tût liltiMil qtté les dragons de Gardiher, àjrant continué à battrë en Mràttè àë* ^ant rënnemi , étaient alors à Cotstorphine ^. Village à ti'dib làMëi ^e là cité , et que TàVant-garde ded Rebellés, était àrriVéë \ Kirkliston, autre Village à six où së{)t milieu plus loiti Vers I^OA^M, Dansées circonstances critiques, lé général (ïneât, Uètitéhaûtgouverneur du château d'Edimboui-g, prôpOsa ali corps dëS ¥bh)îltaires, au lieu d'attendre qùHls fussent attaqués dans tlAé Viltè <iue leur nombre était su6isànt pour défendre, de sèlédhlSëi* tih Baouveinént offensif qu'il avait dessein de faire en face dé là ^fle , afin de la protéger en livrant sur-le-champ, ùiie batâiHë. *Jau8 cette vue, il proposa que le second ré^menjt dé di^goiis, ^M d^liémiltôny sortit de Léithii où il était campé, ëttît sa jonc-

26i mSTOIRB D'ECOSSE.

lion avec celui de Gardineri et qu'As fassent soutenus par le corps de volontaires composé de quatre cents hommes. Le pirévôt ayant consenti à cette proposition , offrit , après quelque hésitation, de faire marcher , avec les citoyens armés, quatre-vingt-dix hommes delà garde de la ville, qu'il regardait comme les meiUenres troupes qu'il eût à sa disposition. M. I>rummond, officier actif des volontaires, et qui montra un zèle plus qu'ordinaire, harangua l'association armée. Les esprits les plus ardens poussèrent des acclamations sincères , et la plus grande partie des autres suivit leur exemple. Sur la totalité des volontairesi on savait qu'environ deux cent cinquante s'étident promis les uns aux autres d'exécuter le mo9vement proposé en face de la ville. Le son du tocsin fut désigné comme devant servir de signal aux volontaires pour se réunir sur le Lawnmarket. En attendant on envoya ordre aux dragon^ d'Hamilton de traverser la ville pour se rendre à Ck>rstorphine. On pensait que la vue et la tenue de ces troupes disciplinées donneraient du courage à ces soldats novices.

Le lendemain, 15 septequbre, était un dimanche. Le tocsin, signal de mauvais augure et mal choisi, sonna pour assembler les volontaires pendant le temps du service divin ; Un son si alarmant dispersa toutes les congrégations, et fit sortir une foule d'habitans dans les rues. Le régiment de dragons parut , équipé comme pour une bataille. Us poussèrent de grandes acclamations, et firent brandir leurs sabres en voyant les volontaires, leurs compagnons de péril ; péril qui ne devait être grand dans cette journée, ni pour les uns ni pour les autres. Mais après cet accueil guerrier, les parens des volontairci^ s'attroupèrent autour d'eux en pleuranti en les conjurant de ne pas exposer des jours si précieux à leurs familles aux sabres des sauvages montagnardi^. Il n'y a rien, en général,. dont il soit plus facile de convaincre les hommes, qne la valeur de leur propre vie , et ils ne sont pas disposés à la moins apprécier, quand ilâ voient le haut prix que les autres y attachent. Un changement .soudain d'opinion s'opéra dans le corps. Dans quelques compagnies, les soldats disaient que les officiers ne voulaient pas Ids conduire; dans d'autres, les officiers se plaignaient que les soldats refusassent de les suivre. On fit une tentative pour faire marcher le corps vers la porte de l'ouest, par où il devait sortir de la ville; mais elle échoua. On se mit en marche à la vérité; mais le nombre des volontaires diminuait à mesure qu'on dei^cendait le Bow et qu'on avançait dans Iç Graissmarket, et il n'en

restait que qnarante-einq lorsqu'on andya à la porte de Tooest. Oir parvint, avec qaëlqae difficalté, à en réunir une centaine d'antreSj^ mais il paraît que ce fut sous la condition tacite qu'on renoncerait a les faire marcher vers Corstorphine, car pas un seul d'entre eux ne sortit de la yille. Ils furent reconduits à leur poste d'alarme et congédiés pour la soirée. Alors quelques-uns des plus zélés quittèrent la Tille, qu'on commençait à désespérer de pouvoir défendre, et allèrent chercher ailleurs un champ plus digne de leur bra* Toore.

Pendant ce temps, leurs compagnons moins belliqueux étaient destinés à apprendre que les clans montagnards continuaient à avancer. Dans la matinée du lundi , un individu nommé Alves» qui prétendit s'être approché par hasard de l'armée des rebelles, mais qui peut-être, en réalité, favorisait leur cause, dit qu'il ^ait vu I» duc de Perth, dont il était personnellement connu, et qui l'avait chargé d'annoncer am habitans d'Edimbourg, que, s'ils ouvraient leurs portes, la ville serait traitée favorablement; mais que s'ils faisaient résistance, ils pouvaient compter sur une exécution militaire; € et il finit, » ajouta Alves, « par s'adresser à un jeune homme qu'il appelait Son Altesse royale, et à qui il demanda si tel n'était pas son bon plaisir. » Ce message, qui fiit délivré en public, jeta une nouvelle terreur parmi les habitans, et ils présentèrent une pétition au prévôt , pour demander la convocation d'une assem» blée générale des citoyens, ce qui ne pouvait servir qu'à augmenter la confusion qui régnait dans le conseil de la viUe. Le prévôt, nommé Stuart , refusa de convoquer cette assemblée. La ville était encore couverte par les 4eux régimens de ^agons. Le colonel Gardin^ célèbre par son mérite privé, sa bravoure et son caractère religieux, commandait alors le régiment d'Hamilton aussi I>ien que le sien ; mais le général Fowkes, qui avait été envoyé de Londres par mer,. et qui arriva dans la nuit du 15 septembre, en prit tout à coup le commandement en sa place.

Le lendemain matin de bonne heure, le nouveau général rangea les dragons en bataille, près de l'extrémité septentrionale du pont de Coït , jeté sur la rivière de Leith, à environ deux milles du Tillage de Gorstoiphine, d'où les montagnards sortaient en ce moment. Lorsque l'avant-garde aperçut les troupes régulières, quelques gentilshommes à cheval qui avaient joint les insurgens furent envoyés en avant pour les reconnaître. Lorsqu'ils en approchèrent, et qu'ils firent feu de leurs pistolets sur les dragons, en

266 mâwoms d^egossë.

escBttnMcheta^ê, tm Épeetâefe humOiaiit é'eastà^. Les A^agosis, âans tirer tm senl cotip de momsqaety m miteat ààxts tm tel dés- Ordre , qnè lears officiers se rirent obligés de changer de position poxiï rétablir Pordre dans leurs rangs ; mais dès qne les detfx régiftiens se tirent en retraite, il dcTint impossible non-itenlenieilt de fSrmer lénrs rangs, mais même de les arrêter. Lenr terredr pàïri^é fit qu'ils quittèrent le tt-ot pour prendre le galop, et pltis ils ^éloignaient de tonte apparence de danger, pins leur frayeiU' semblaK augmenter. Galopant, dans la pins grande confusion, autour' delà ba^e du chÉteati, par ce qu'on appelait les Ldng Dyîès, il^ i^ntibiièrent à ftair en désordus à thiters les cbamps âttr lèsqdeis du à depuis ce temps construit la If ouTelle-ViUe. Cette dét*ottte ettt lieft en vite de la tSïe et des habitans, dont les craintes à'elâltèreiit, et non sansn^aison, lorsqu'ils Tirent des tronj^s de U^né, doBt k inétier était de combattre, fuit d'tine manière si honteuse. Même i Leith, où ils étaient campés an|)aratant, et où ils retour lièrést pàt une sorte d'instinct, on ne put obtenir d'eut qn^ùne faàltë de qciet ques instans. Avant qu'ils eussent pu reprendre leurs sens, iltl cri s'életa que les montagnards arriyfidènt, et ils battiredt dé notlvéad en retraite, tls s^arrêtèrent Une seconde fois près de I^re8toti{>ans; faiais Un d'eux étant tombé dans une carrière à charbon abandonnée, ils prirent l'àlarine une troisième fois, se remirent à courir dans les ténèbreà , et ne s'arrêtèrent définitivement qu'a t)niibar, a North-Ëerwick et d'autres villes suT la côté, aUcuh d'eux n'étant en état de dire pourquoi ils fuyaient, iii par qui ilâ étaient poursuivis.

A Edimbourg, H terreur jeta les citoyens dans une sorte de désespoir. Une foule immense s'attroupa dans les rues, et conjura le prévôt de renoncer à toute idée de défendre la ville, ce qui aurait été impossible après la fuite scandaleuse des dragons. Quoi que le prévôt pût penser de la situation de la ville, il fit bonne contenance, et ayant convoqué une assemblée de la itiàgistrâtore, 9 envoya chercher le juge-clerc, lé lord-avocat et le solliciteurgénéral, pour prendre part à la délibération. Mais ces fonctionnaires avaient sagement quitté la ville, quand le danger qu'elle tombât au pouvoir des rebelles était devenu si imminent. Cependant d'autres citoyens, quoique sans y être invités, entrèrent sans cérémonie dans le local des séances du conseil, qui ressembla bientôt à une foule en désordre , au milieu de laquelle des voix nombreuses criaient qu'il kUait se rendre. Ceux qui parlaient le

TROISlBttS SËRtB. itél

pins hâtit iftaîeiit des J'acobites, el ils prenaient ce inoy^ ponr servir la cause da prince.

Tandis que tè conseil était dans cet état de conifusion, une lettre ûgnéé C!hàrré&-Ëdbuard, prince t'égent, lut remise à l'assemblée. Lc^ prévôt: ne voulut pas permettre qu'on l'ouvrît, et il en résulta ùii débat furieux. Pendant ce temps , les volontaires étaient rangés dans la rué, ei il régnait parmi eux la même consternation et les mêmes clameurs qui remplissaient la salle du (ïbnseil. ïls no recevaient d'ordres ni du prévôt , ni de personne. En ce moment^ un homme qUine fiit jamais découvert, monté sur un cheval gris, coiù^ut tout le long de leur lighé en criant que les montagnards arrivaient , et que letir armée était forte de seize mille, homifaes, ce qui augmenta encore l'épouvante générale. Les nialhèuréux volontaires , pendant tout coni^age, et abandonnés en quelque sorte à eux-mêmes , résolurent de dissoudre leur corps , et de reporter leurs ùrmes dans les magasins du roi au château. On y re^nt leurs mousquets , et les volontaires purent être considérés alors comme licenciés aussi bien que désarmés^ l^i quelques-uns pleurèrent en se séparant de leurs armes , nous croyOns que la pins grande partie se réjouirent de ne plus êtte encombrés db ce làrdeau.

La lettre portant une signature si alarmante fut enfin lue dans le coniiéii. On y trouva une sonmiation de rendre la ville, une promesse de conserver ses privilège^ et les propriétés des nabitans y et une déclaration que le prince ne pouvait être responsable des conséquences sHl était réduit a entrer dans la ville ^e vive force, et que ceux des habitans qui sueraient trouvés en armes contre lui ne devraient pas s'attehdre à être traités comme prisoi»: niers de guerre.

La lecture dé cette lettre redoubla les cris de ceux qui ne voulaient pas entendre parler de résistance; et dans le fait, la fuite des dragons et la dissolution du corps des volontaires la rendaient impossible^ la force armée étant réduite à la garde de la vule, et a quelques recrues du régiment d'Edimbourg nouvellement levé, n fut enân décidé, d'un consentement unanime, qu'on enverrait une députatiôi^ du conseil au jeune prince à, Gray's Mill, à deux milles de la ville, pour lui demander une suspension d'hostilités jusqu'à ce qu'on eût eu le temps de délibérer sur la lettre qui avait été reçue.

La députation n'était pas partie depuis bien Ipng-tempspour sa destination , qtiand , par tm de ces retours de fortune qui menacent

268 mSTOIRB D'BGOSSB.

d'ane manière si inattendue de déranger les calculs les plus protonds de la prudence humaine, un grand nombre de citoyens auraient désiré qu'on eAt tardé davantage à ouvrir cette communication avec les rebelles. Les magistrats et le conseil reçurent h nouvelle que Tannée de qir John Gope était arrivée d' Aberdeea sur des bâtimens de transport , et qu'on avait vu la flotte à k hauteur de Dunbar, où le général avait dessein de débarquer avec ses troupes y pour marcher sur-le-champ au secours d'Edimbourg. Un messager fut dépéché pour rappeler la députation, mais il loi fut impossible de la rejoindre. On fit alors diverses propositions an général Guest .On lui demanda de rappeler les dragons^ mab il répondit qu'il croyait plus utile au service qu'ils rejoignissent le général Cope. Les plus zélés citoyens le sollicitèrent de donner de non vean des armes aux volontaires ; mais le général Guest paraît ne s'être pas soucié de placer des armes dans des mains si irrésolues , et il répliqua que les magistrats pouvaient prendre dans les magasins de la ville des armes pour ceux en qui ils avaient confiance. Cependant, comme il semblait qu'en gagnant un jour on pouvait sauver la ville» il y eut des propositions d'en revenir au projet de se défendre , du moins pendant le temps nécessaire pour que sir John Gope arrivât de Dunbar. Il fut donc proposé de battre la générale, de sonner le tocsin , de rassembler les volontaires , projets qui fioarent abandonnés aussitôt que conçus , car on se rappela que la députation des magistrats et des conseillers était au pouvoir des montagnards, qui , en entendant sonner l'alarme dans la ville, pourraient fort bien faire pendre les envoyés sans cérémonie.

Vers dix heures du soir, la députation revint avec une réponse dont les termes étaient les mêmes que ceux de la sommation contenue en la lettre, et l'on exigeait en même temps une réponse positive avant deux heures du matin. Les magistrats forent encore plus embarrassés par cette demande d'une reddition instantanée, qui leur fit voir que les insurgens sentaient aussi bien qu'eux la valeur des heures et des minutes dans ce moment de crise. Us ne purent imaginer rien de mieux que d'envoyer une seconde députation à Gray's Mill, pour demander plus de temps. Il est important de dire que ces députés se rendirent en fiacre au quartier-général des montagnards. Le prince refosa de les voir, et les renvoya sans réponse.

Pendant ce temps le Chevalier et ses conseillers discutaient divers plans pour emporter la ville par surprise. Il s'y trouvait plus

tROIâlEMS SËRte. iiè9

d'an point qui offrait des £Eu;ilités potir un td coup de tnain. Une maison appartenant à un gentilhomme nonunéNicolçon était située en dehors de la ville^ à quelques pieds des murailles, et très près de la porte de Potter-Row. On proposa d'en prendre possession , et , après aToirnettoyé les murailles par un feu de mousqaeterie partant des croisées des étages les plus élevés , de tenter une escalade, ou de creuser une mine^en dessous. D'un autre côté, la position de l'hdpital de PauFs Works était favorable pour couvrir nne attaque sur la principale écluse du lac du Nord. L'église du collège fournissait un moyen facile de gagner cet hôpital, et une alarme donnée àl'extrémitédu mur du côté dunord auraitopéré nne diversion, tandis que l'attaque principale pourrait se faire par le moyen de la rangée de maisons de Saint-Mary's Wind, formant le côté occidental de cette rue, littéralement bâties sur la muraille, et en faisant partie, car elle n'était en cet endroit qu'une rangée de bâtimens. Tels étaient les points sur lesquels on pouvait en même temps livrer un assant , et avec d'autant plus d'espoir de succès , que les défenseurs étaient en petit nombre et manquaient de courage.

Dans cette vue et autres semblables, le Chevalier ordonna à Lochiel de tenir ses gens sous les armes, de manière à être prêt, si les magistrats ne rendaient pas la ville à l'heure fixée, à attaquer l'an ou Tautre des points ci-devant mentionnés , ou à prendre tout autre moyen d'entrer dans la ville, qui pourrait se présenter. M. Murray de Bronghton , qui connaissait parfaitement; tontes les localités d'Edimbourg, fut chargé de servir de guide aux Gamerons. Ce détachement était composé d'environ cinq cents hommes. On leur recommanda de marcher avec la plus grande précaution, et il leur fut enjoint de s'abstenir de toute liqueur spiritueuse ; en même temps on promit à chacun d'eux une récompense de deux shillings, si l'entreprise réussissait. Le colonel O'SuUivan accompagnait ce corps comme quartier-maître. Ils firent un détour par Merchiston et Hope's Park, saps être aperçus du château, quoiqu'ils pussent entendre les sentinelles demander le mot d'ordre aux patrouilles qui faisaient des rondes dans l'intérieur. S'étant approchés de la porte de Netherbow, Lochiel et Murray reconnurent de plus près le mur de la ville, et virent qu'il s'y troiivait du canon , mais point de sentinelles. Ils auraient donc pu s'ouvrir une entrée dans la ville par quelqu'une des maisons de Saint-Hary's Wynd ; mais ayant l'ordre strict d'agir avec la plus grande pré*

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caution , Lo^d héâta à avoir recoarç à la force oavçrte ayauailt d'avoir reça des instmctions à cet effet. En attendant, Lodiiel envoya on de ses gens, couvert d'une redii^ote et d'an bonnet de chasse, à li^ porte de Netherly>Wy Iç chargeant de demander fu'on la lui onvrtt| en s'annonçant coname domestique dFnn officier de dragons anglais. Ui;ie garde avancée de vingt Gamerons reçut ordre de se ranger des deux côtés de la porte; un piquet de soixante honunes fut placé danç le plus pn>fend dlencê dans Saint-Mary's Wind, et le reste du détachement resta à quelque distance, près de l'extrémité de la rue. Le projet de Lochiel, si l'on ouvrait la porte, était de la faire occupera l'instant par ces enfans perdus de sa troupe* Mais les gardes, or 81^ n'y avait pas de sentinelle^ sur la muraille, il s'en trouvait à la porte, — refnsèrwt de l'ouvrir, menacèrent de faire feu m Fhomme qui demandait à entrer, et le forcèrent ainsi à &e retirer.

Gomme l'aurore commençait à paraître, Murray proposa qii^e le détachement se retirât sur la hauteur appelée SaïQt-Leonard's- Hin, où il serait à fabri du canon du château, pour y attendre des ordres ultérieurs. Le détachement allait se mettre en mairche, quand un incident offrit à Lochiel un moyen imprévu, pour entrer dans la viUe.

Je vous ai dit qu'une seconde députation ava^t été envoyée par les magistrats pour demander au Chevalier un plus long délai pour délibérer sur sa sommi^oq; qu'il refusa. de l'accorder, et qu'il refusa même de voir les députés. Us revinrent dans la ville, lougtemps après minuit, dans le fiacre qui les avait conduits au camp des rebelles. Ils y entrèrent par la porte de l'ouest , et quittèrent le fiacre après avoir remonté le Bow et être arrivés dans High- Street. Le cocher, qui demei^ait dai^s la Canongate, et qui y avait ses écuries, désira y retourner par la porte de Netherbow, qui fermait alors l'entrée de ce faubourg. Il était connu des gardes de la porte, comme ayant été occupé cette nuit au service des voiagis* trats, et tout naturellement ils lui ouvrirept la porte pour qu'il retournât chez lui. A peine les battans furent-ils ouverts , qae les Gamerons s'y précipitèrent, arrêtèrent le peu de gardes qui s'y trouvaient, et les désarmèrent. Us s'emparèrent aussi aisément de la maison de garde de la ville, et désarmèrent également les gardes €[01 y étaient.

Le colonel (ySulHvan envoya des détachemens vers les portes

7&0ISSQCKK sma. vit

m3i^^3 et le9 nptr^es portes de la yiUe^ et il;» en ppeQjièreiit ejoicore âedx ayec la même aisance et sans verser une goutte de sang» J^es Cimerons» an leyer dn soleil, marchèrent vers le carrefour de la Croix, et le château, alarmé par la nouvelle 4^ ee qpi yenaif d'arnyisr , tir^ une coUple de coups de jojBuaon pour annonper qu'o^ y (était sur ses gardes. Ce son ))eUiqueux éveilla ceux des pitoyéns d'EdiQihourg dont le sommeil avait résisté au tuwplte de T^tréç de^ juonta^gnards ; et ils apprirent^ les uns avec une vive inquiétude, les «autres ayec une satisfaçticua intériepr/e, que la capitale i^aîl; w pouvoir «des iosurgens.

0^ fit J)ien du bruit et Ton inontra im^ de la surprise de ce que la métropole de TEcosse s'était si fAcilement rendue au^ rer })eUes{ et comme s'il eût été nécessaire de trouver un bouc expia? teur pppF Ini faire supporter la honte ^t )e blâme 4e cet éyènep Vieut^ on iajcpvsa en grande partie le l(^rd-prév&t Stnart, qui, après un emprisonnement long et sévère, fut mis en jugeaient comme CjOupaUe j)e haute trahison ; et quoiqu'il eût été honorablepent acquitté^ on parla souvent de lui ensuite comme si le jpgement qpi l'avait déclaré innocent n'eût pas été sanctionné par la voix pu* btiqup. Mpus n'avons pa^ le temps de rechercher qnels étaient les sentipiens politiques du prévôt Stuart, et jusqu'à quel point, mêm» d'ap7*ès IsL conformité du nom, il pouvait être Jacobîle ; m^ le premier magistrat d'un corps municipal 21e d^it pas être condamné à mort ^omme w traître parce qu'il ne possède pas ee don d^héroïsna.e grâjce auquel des individus iqni en étaient doués ont trouvé des moyens de d^ense quand tput espoir semblait perdu , et par leur énergie et leur exei)[4)le ont sauvé des villes et des Etats que l'opinion d^s antres regardait comme perdufi sans ressource. La question est de savoir si le prévôt Stuart, en homme plein 4^honneur et d^intégrUé, a cherché à s'entourer des meillenrs avis dans line criflue si singulière^ et s'il a fait des efforts assidus pour mettre à exécution ceu;iL qu'il avait reçus. Ce n'est pas lui <p^ fut cause de la f niJi^ des dragons, de la dissolution du corps it^ volontaires, de la discontinuation de la défense de la ville. On ne peut même lui reprocher d'être entré en communication avec l'ennemi, puisqu'il fat im des derni^s à désespérer du salut de la ville et à tenir aux .citoyens des discours décourageans. U ne pouvait insfurer dfli courage à des soldats frappés d'une terreur panique, ni un dévoue* xaeot patrioticpie à des bourgeois égoïstep : et sen^UaUe à uft ke ^ combat avec n^ sabre dont la lame est roùf^iai il étrà

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hors d'état de soutenir la cause que toutes les apparence^ annoncent qu'il défendit avec sincérité*

Les montagnards y au milieu de circonstances aussi animantes et aussi nouvelles pour eux que celles qui accompagnèrent la prise d'Edimbourg y se conduisirent avec le plus grand ordre. Les habitanSy désirant se concilier leurs nouveaux maîtres, leur apportèrent des provisions et même du whiskey : mais Lochiel leur ayant enjoint de ne toucher à aucune liqueur spirituense , ils résistèrent unanimement à une tentation qui était très forte pour «ux. Ils restèrent où ils avaient été postés , sur la place du parlement» depuis cinq heures du matin jusqu'à onze, sans qu'un senl homme quittât son poste , quoique dans une ville qu'on pouvait regarder conmie prise d'assaut, et où ils étaient entourés de cent cbjets capables d'exciter leur curiosité ou d'enflammer leur cupidité. Ils furent ensuite logés dans les appartemens extérieurs delà chambre du parlement.

Dans cette journée importante, 17 septembre, Charles-Edonard se prépara Ters midi à prendre possession du palais et de la capitale de ses ancêtres.

Ce fut à cette heure que, Cuisant un détour par le village de Duddingston, pour éviter le feu du château, le prince fit halte dans la vallée qui sépare Arthnr's Seat et Salisbury-Crags. En appro- «chant du palais par l'entrée de l'est, appelée Duke's Walk, il de- «manda son cheval comme pour se montrer à la populace, qui était assemblée en grand nombre, et qui poussait force acclamations. Le jeune ayenturier avait commencé sa marche à pied, mais la foule immense dont il était entouré, la multitude de gens qui s'approchaient pour toucher ses habits ou lui baiser la main, pensèrent le renverser. Il remonta donc sur son coursier en approchant da palais, ayant à sa droite le duc de Penh, et à sa gauche lord Elcho, fils aîné du comte de Wemyss, qui l'avait joint quelques Jours auparavant, et suivi d'un cortège de Chefs montagnards et Ae gentilshommes. L'extérieur du Chevalier était préyenant; le caractère audacieux et les circonstances romanesques de son entreprise étaient de nature à exalter l'imagination. Son air noble, ses manières gracieuses , sa politesse affable , semblaient faire de lui le digne compétiteur d'une couronne. Il portait le costume national : un habit court en tartan, une toque bleue surmontée d'une rose blanche, l'ordre et l'emblème du chardon, semblaient choisis pour l'identifier avec l'antique nation qu'il appelait aux armes.

Ati total, et autant que pouTaient rexprimer les acclamations et les signes de joie, il fat ^ccaeilli si fayorabl^nent , qu'aucun de ceux qui le suiyaâent ne douu qu'il ne pût lever mille hommes en une demi-heure dans les rues d'Edimbourg, s'il pouvait trouver des armes pour les leur donneré

Mais ceux qui étaient en état de porter un regard ^u-delà de ce qui n'était que cris jet démonstrations extérieures,. distinguaient des symptômes de faiblesse intérieure dans les moyens par lesquek le Chevalier devait exécuter une si grande entreprise. A la vérité les Duinhe Wasséls, ou gentilshommes des clans, étaient équipés militairement, en grand costume montagnard, avec toutes les armes qui en font partie, c'est-à-dire mousquet, claymore dirk target S une paire de pistolets, et un couteau à lame courte qui sert quelquefois de poignard. Mais un équipement sLcomplet n'appartenait qu'à un petit nombre des partisans du Prince, et la plupart devaient se contenter d'une seule apne, épée, dirk pu pistolet. Bien plus, en dépit de tous les moyens qui avaient été pris pour éluder la loi sur le désarmement, elle avait produit assez d'effet pour que plusieurs montagnardssue fussent aiînés que d'une lame de faalx attachée au bout du manche, et quelques-uns n'avaient même que des bâtons. Mais si les armes iéiàient rares -parmi eux les misérables vêtemens que portaient les plus pauvres^ leur donnaient un air aussi terrible que repoussant. Bien dès gens' pensaient conunè un vieil ami de votre grand-père, qui, en voyant une troupe de ces hommes dont l'aspect était sauvage et l'œil hagard , les uns manquant d'habits , les autres sans bas et sans souliers , plusieurs ayant leurs cheveux liés derrière la tête aYec une courroie, et ne pôrtantni bonnet ni quoi que ce fut pour la couvrir, né put s'empêcher de s'écrier :— Et c'est avec une pareille bande de ya-nu-pieds qu'on veut renverser un gouvernement âabli * 1 — Au total , il leur manquait cette régnlaijté et Cette uniformité qui nous fait distinguer une compagnie de soldats d'une troupe de bandits; et leurs armes, leur aspect féroce, leurs membres nerveux, joints à un air martial naturel à un peuple dont l'occupation était la guerre et la chasse, leur donnaient un'^xtérieur particulièrement sauvage et barbare.

Plusieurs hommes d'importance ayaient joint lè Prince depuis

c. Petit bouclier.

a. Mon ami, qui était [Je Jonalliair 01db^ck de tÂntiquaiM^ 6t cette obserratton ctem «n morat et dam Qtt lie« aial dfcrisi . et il f at anr le point d'aTci- à •"en icptnti» (^Tof* ii l^nutttlr,)

2T4 mSTOIRB VECOSSB.

qu'il éudt entré dans le Loihiaii. Non» avons déjà parlé de lord Elcho. Cétah on homme d'im grand eourage et d'un excellent jugement ; mais il n'était pas jaeobite dans le sens ontréde ce mot , Vestf à-dire il n'était pas esclave dévoué aux maximes de droit héréditaire et d'obéissance passive. Il apporta au prince cinq cent» livres sterling de la pavt de son pàee lord Wemyss , trop âgé pour se mettre luî*mâoie en canqiagne. C'était un don fort agréable dans l'état oà se trosvaient les finances du prince* Sir Robert Thriep» land Tavait joint aussi lorsqu'il s'approdiait d'Edimbourg, et les nenvelles qo'il lui apporta des anus qu'il avait dans cette ville, l'avaient déterminé à persister dans le projet d'attaque qui se termina si heurensement.

Le comle de Kelly^ brd Balmerino, Lockhart le jeune de Can&wrathy Graham le jeune d'Airth, Halo le jeune de Powbum, Hamîlton de Bangoor , poète d'm grand mérite , sir David Murray, et d'autres personnages de distinction , avaient aussi rcycint son étendard.

Entre antres, Jacques Hepbum de Kmth, fils de ce Robert Hep« bum f relativement à la fsmille dnqnd nous avons mentionné dans le huitième chapitre de ce yoknne une anecdote remarquable , et dont nous avons rapporté l'évasion de Newgate dans le onzième chapitre ùa mâme volume , se distingua par la manière dont il se dévoua à la cause de Charles»Edouard.

Lorsque le Prince arriva à la porte du palais d'Holyrood , Jacques Hepburoseitit de la foule, fléohit un genou devant lui en signe d'hommage , et se relevant , tira son épée et marcha devant ■ lui pour l'introduire dans le palais de ses «noètres. Hephurn passait pour âtre le parfait modèle d'un vrai gentilhoaune écossais. De même que.lond Elcho, il désavouait les principes serviles des violens Jaoobkes»; mais regardant son pays comme lésé , et la nc^btesse d'Eeossé) comme dégradée par l'Union, il consacra son épée d&eetUB nmniere romanesque au service du Prince qui se proposait da^I» rétablir dans ses droits» M^ John Home, dont Le comr savait sentir les actes de dévouement et degénérosité , de qnelqae source qu'ils partissent, reatarqua avec sensibilité que les^meilleurs Whigs regrettèrent qu'un gentilhomme si accompli, modèle dr ancienne simplikîté , de courage et df honneur, se sacrifiât à l'idée chimérique de l'indépendance de l'Ecosse. Je puis ajouter qu'après avoir perdu une. partie de sa fortune et mis plusieurs fois sa vie en^ngeti pour celle malheureuse oanse>.]NUiIqibnni.deviatcon»

TftOlSHHB SaSRIE. 27S

yaincii qm , mmtoït les parole» de ^Ecriture , il arait travaillé ea Tain. Il dit bien soayent , dans le cercle de Sa fiimilley que s'il avait sa, comme les soites de cette expédition le loi démontrèrent , qne la très grande majorité de la nation était satisfaite du gonrernemonc existant y il n'aurait jamais tiré le* sabre contre ses conei* toyens on contribué à exciter une gnerre civile , uniquement pour replacer sur le trftne ladjrnastie des Stuarts'^*

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