‹ Œuvres de Walter Scott (volume 5)Chapitre 27 sur 39 · CHAPITRE XVIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIIL

PnNtaMiti»* ëW«qiM» VIH ci» la |Mb àê !■ CtMx^^ à EdtobwtfT^ VmfemilttrM mpiites de la Tille d'Edimboaif, par le prince Cbarlee. ^«- Débarquement àe, l'arvéè de Cope à Dnnbar. t- !<• prince ^itte Edimbourg pour le combattre. •— Bataille de Preston. — Déroute complète d» l'arMtt lU C^p» -• Kamhi* dM «•rtfede diaqke e4té.

prise d'Edimbourg jeta un rayon d'éclat snr la- fortune de Cbarks-Edouard , mais on peut à peine dire qu'elle eut des suites bien importantes.

Le roi Jacques YIII fot proclamé snr la placé de la Croix. Lea

héraats et poursnivanis drames furent obligés d'assister à cette

cérémonie en grand costume ^ et les magistrats revêtus de leurs

robes* Un grand concours de peuple s'assembla en cette occasion ,

et tonte la ville retentit du bruit des acclamations. Les canonniers

dttohâfeean avaient quelque envie de changer cette gaieté bruyante,

en jetant une bombe snr cette place , ce qui aurait interrompu la

cérémonie. Heureusement le général Guest défendit cet acte de

violence , qui aurait pu coûter la vie à plusieurs Qdèles sujets du

roi George y qne la curiosité seule avait attirés en ce lien.

£e80ir il y eut à Hôlyrood un bal splendide où l'on put voir les parentes des gentilsliommes qui avaient pris les armes , fières de leur rang ou de leur beauté. Mais une circonstance remarquable et de mauvais augure fut que parmi cette populace qui s'était pressée par milliers autour de là personne du Prince quand il se rendait an palais , chacun cherchant à lui baiser les mains et à

X. Cn«iBtiaril«'faérédilMf««MO le feolicatemM-coloftel lieplNini, fikdftiMifl^boni de Kaitlf »' et mes liaisons d'amitié avec les membres de sa famille , me mettent en état de faire cette assert ion« ir y -avflit aan» doata ««gMhd aonliMdes pW» liMraaz«t dêsT)!*» ialeUii^s Jacobites ^ui nonrrisaaient de semblables sentimens, et qui pensaient ^u'en serrant la oause^dn prinen ils souteiuienl^

toucher ses habits, avec toutes les démonstrations possibles d'affection 9 à peine se troava-t-il an homme qu'on pût engager à s'enrôler à son service. La réflexion qu'une bataille devait avoir lien, UTant très peu de jours , entre le prince Charles et le général Cope y suffisait pour refroidir le zèle du peaple de cette grande Tille.

Un des principaux avantages que valut au Prince la possession d'Edimbourg, indépendamment de Tencouragement que donnait à ses partisans ce succès signalé, fut d'avoir à sa disposition environ on millier de mousquets , tant bons que mauvais , qu'il trouva dans les magasins de la ville , et qui étaient les annes de la milice. Il s'en servit pour armer un certain nombre de ses adhérons , mais il en resta encore quelques-uns qui manquaient d'armes. Charles fit aussi à la ville une réquisition de mille tentes , deux mille targeis , six mille paires de souUers et six mille cantines. Les magistrats n'avaient d'autre alternative que d'obéir, et ils mirent à Toeuvre des ouvriers pour préparer les objets qu'on leur demandait.

Le 18 septembre, le lendemain de l'occupation d'Edimbourg, lord Nairne arriva du nord et joignit le camp des montagnards avec mille hommes, consistant en montagnards d'Athole. Il était accompagné du Chef de Mac-Lanchlan et de ses vassaux. Le Prince visita son camp, et passa en revue, en niême temps que le reste de ses forces , ces nouveaux compagnons de son entreprise.

Tandis que ces évènemens se passaient à Edimbourg, le général Cope faisait débarquer ses troupes à Danbar, désirant réparer la faute qu'il avait faite en laissant les basses terres ouvertes au jeune aventurier, et reprendre la capitale de l'Ecosse^ puisqu'il n'avait pu la protéger. Il commença le débarqu^nent de ses troupes le 17, mais il ne le termina que le lendemain^ Les deux régimens de cavalerie qui avaient fait une diligence si extraordinaire pour le joindre furent aussi réunis à son armée , quoique les nerfs des dri^gons ne fussent pas encore bien remis de leur retraite rapide et en désordre du pont de Coït au Lothian oriental. Son infanterie montait à environ deux mille hommes^ les deux régimens de dragons à six cents; sir John Cope fut aussi joint par quelques volontaires , dont le plus remarquable était le comte de Home ; dé sorte que son armée formait à peu près un total de trois mille hommes. Il avait sil pièces d'artillerie, mais, ce qui parait fort étrange, il n'avait ni canonniers, ni artilleurs pour les servir. Sous d'autres rapports, ses forces, quoique peu consi-

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dérablesy étaient en bonétat, et lear aspect faisait impression dans on pays qni, comme l'Ecosse, n'avait pas tu la guerre depuis si long-tanps. Sir John partit de Donbar à la tête de ce corps respectable, et s'avança jasqn'à Haddington on aux environs, m marchant, conmte il se le proposait, vers Edimbourg.

Pendant ce temps, Gharles-Edonard avait pris une résolation Ken d'accord avec le caractère de son «itreprise. C'était de marcher à la rencontre de sir John Gope et de loi livrer bataille. Tons ses conseillers applaudirent à cette détermination courageuse. Alors le prince demanda aux Ghefo ce qu'il devait attendre de leurs vassaux. Us lui répondirent, par l'organe de Keppoch, qui avait servi dans l'armée française, que les gentilshommes de chaque clan commenceraient l'attaque avec un courage déterminé , et en ce cas il n'y avait aucun doute que leurs vassaux , qui étaient fort attachés à leurs CSheb et à leurs supérieurs , ne les suivissent avec bravoure et fidélité. Le Prince déclara qu'il conduirait lai-méme l'avant-garde, et leur donnerait l'exemple de vaincre on de mourir. Les Chefs lui firent dea remontrances unalûmes pour l'engager à ne pas exposer une vie dont devait dépendre tout le succès de l'entreprise, et lui déclarèrent que s'il persistait dans cette résolution^ ik quitteraient l'armée et retonmeraient chez eux. Il n'y a guère de doute que Charles ne fût sincère dans sa détermination, et il n'y en a aucun qu'il n'en ait donné une preuve en y renonçant d'après les représentations de ces fidèles compagnons d'armes.

Des ordres forent donnés pour qu'on se préparât le lendemain matin à évacuer Edimbourg, afin que tonte l'armée montagnarde ttt réunie pour la bataille à laquelle on s'attendait. Dans ce des- ^1 les troupes qui gardaient les diffiérens postes dans la ville, 3Q nombre de mille hoipmes, furent rappelées an camp à Dudffiogston. On aurait pu croire que, d'après leur retraite, la garnison du château aurait fait une sortie, quand ce n'eût été que pour s'emparer des divers objets mis en réquisition par le prince, et empêcher qu'on ne travaillât à les préparer. La présence d'esprit d'un soldat montagnard prévint cet événement. Il était ivre quand les troupes étaient parties, et quand il recouvra son bon sens, il se trouva le seul de ses compagnons qui fût resté dans la ^Ue. Le dr&le ne manquait pas d'intelligence, et il répondit àceux qui lui demandèrent pourquoi il n'avait pas suivi ses compa-

278 ■nom SIIOWSB.

gnons, qu'il BfAailiMft aaul dMs k iriUe , tt 'qu'il ne cmôgitait lien ponr ml «ikralé» «ttaoda que eâaq tioMs moBlag««r^ «usaient été oacbéft dus des ca^esietd'aotras endroits psiar conper ks 4é- Uch6nMQsqni:ponmdenlsovcir dachdieàn. Cette f aesse noeveUe idt transmise aM génàml 6aosi;.îl y ajoaSa ioi 9 et k Ténléne fat pas.décocivepieaTaiH>q«ek ▼îûUMre remportée par Qmrles- Bdoaardà Preaton InieAttpemiis de nonlrer en ^triomphe danala liUe. La.préBence.â'e^initide Mftkommeloi Tskt k pardon de sa fente.

Las seMais awent pasaéi oimeliés sor kurs^armesy k nait dn 19, knrs Chefs et k Che^etier occepant ks makons qui étaient dans k takinage» Dans k matkée da20, tous étaient en marehe, pkinsd'ardenr, déterminés an oombatet impaikns de rœiooiitier l'ennemi. Us se tonnèrent en une ooknne étroite, se maintenant enr le^tervaîn ék^é qui im. de Dnddkgston à k hauteur nommée Carberry-Hilly prèsde kquelk, dansleeentimmade Musselbourg, on d'Invereek, Us s'atlendaknl à tronirer l'enneaû. En se metiant à k tête deison-année , le prinoetini son épée, et ^t à eeux qui le suivaient: — Measkuie, j'ai jeté k fourreau; mots qui bavit warns de henjaitteS'acdiimatMms. Leurs monyemens Paient de la plus (rande. simplicité. .En .marciiantiik formaient ime^eelonue de trois hoDunes de front. Qoand il j avait ue hake, chaque sddat fakaitundenô'tour à droite ^n à gauehe, savant l'ordre qui ki était donné, atk^oolonne devenait une lignede trois honmaaside profondeur, qui en défiknt sur nn flanc ou sur l^autre, powaitse Teformer an pramier cadre. Leur poignée de oavakrie, mMitant à peine à dnqaante hommes, fut occupée pendant k manche iufaire des reconnaîssanees. On se proonra des renseîgnemena eeaez exacts sur la force de l'armée de Gope, à l'excepiieada nombre •de ses pièces de canon, on rapport en portant le nembre à vingt, et pers<mne ne k fixant an^dessons de. douze, quoique le fait ttt, comme nous l^avons«déjàdit, qu'il n^en aivait que six.

Lorsque ks montagnards se furent avancés jusqu'à Garberry, kurs éclaireurs leur annoncèrent qu'ik avaient vu des détadiemens de dragons dn côté de Tranent, et le bruit <^urnt que air John Gopè était dans ces environs avec tonte son armée. Celle dn Chevalier^ qui avait jusque-là marché sur une seule cdonBe , se divisa alors en deux, suivant la ligne de bataille qu'on avait desaeîn de former, et se tenant toujours sur k droite de manière à

^gsrder les faattieiirsy ee qtn est an grand poîMt 4e temliqnci'ponr les montagnards ; îls eontinnèrent à numàer àmc {nm^ttitade el fermeté*

Qaand ils arriérent dans l'endrok où la momn^Be^^ui domine Trament descend toat à coup dans nne grande ]^âne cnkiY^ée » alors eon^erte de cbanme, la moisson ayant «été faite beanconp pins tât-qne de eentnme, les montagnards apenpirent L'ennâmi à l'extrémité occidentale de 4$ette plaine , le iront tawmé vers les -lianteors qu'ils occupaient.

Il parait, qne sir Jokn Gope avait dirigé ainsi ea nwffebe) dans l'idée qne, comme nne route allant de SeaUon-Honse à Pfeston ^était le chemin ordinaire d^Haddîngton , les moatagoards la soi- Traienty sans songer à en prendre une avire. Uaisilme savait pas oh il oubliait qu'une armée irrégaUère iAe misntagnards , qfd n^éuit pas -encombrée de bagage, et peur- qui une marche pénible n'était rien f n'hésiterait pas à ehoisirla oonte la plos diffî- «ile et la plus raboteuse, si elle présentait quelques ayautages.

Deux volontaires à cheval, FrancisGarden, depuis lordGar- 4en8tone, et un M. Ckinningham , avaient* été détachés par le général anglais peur se procurer desînioématieos; mais ^oiaibeiirenseraent , pendant qu'ils s'étaient arrêtés pour prendre quelques rafraiehissemens au-delà de Musselbonvg^ ils tombteent entre les mains de John Roy Smart, partisan plus habile qu'ils me Tétaient eux-mêmes, qui les ^fit prisonniers. et les conduisit au quartier-général du Chevalier. Sir John Gope, privé des mnseignemens qu'il espérait oiytentr d'eux, paraît Aveir continué à attendre les rebelles du odté de l'ouest jusqu'au moment où il les vit tout à coup paraître du côté du sud, sur la chaîne de, hautaiirs qui était à sa gauclie. Il changea oar^e^hamp son iront, et rangea ses troupes en bataille avec une précision militaire. Il plaça son infanterie au centre, et la flanqua de chaque odté d'un régiment de cavalerie et de troispièces de canon. Le mur du parc du colonel Oardiner, — car ssi maisonétait voisine de la plaine destinée à loi devenir fctale^ '—ainsi que celui de M. Ërskine de Grange» couvraient le flanc droit de son armée; ses bagages étaient restés à Gockenzie, en arrière de son mie gauche, et un pedt corps de réserve, était stationné On fi^ce du village de Prestonpans, qui était en arrière de son aile droite.

En face des deux armées était un terrain marécageux qui séparait les hauteurs -occupées par l'armée des montagnards , de la

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piaille sar laquelle se trooTaieiit les Iroopes régulières. Ce mare* cage était coapé de fossés el d'enclos , et traYersé vers son extrémité par one haie fort épaisse bordant nn large fossé qni convradt le front de l'armée royale. Le GheTalier désirait satisfaire l'ioipapatience de ses troapes en liTrant bataille sor-le-champ. Il employa pour ce dessein un officier plein d'expérience, M. Ker de Graden , qui» monté snr on cheyal gris, alla reconnaître avec le plos grand sang*froid le terrain qui semblait impraticable, le traversa en diverses directions, descendit fort tranquillement de cheval f pratiqua une ou deux brèches à des murs construits en pierre sans ciment y et y fit passer son coursier, quoiqu'on fit feu plusieurs fois contre lui. Cet intrépide guerrier revint faire son rapport au Chevalier qu'il était impossible de traverser le ntturécage de manière à attaquer en firent l'armée du général Gope, sans avoir à soutenir un feu meurtrier qui durerait quelque temps. A la vérité le marécage était traversé par un chemin qni avait été pratiqué pour les voitures qui portaient du charbon aux salines de Cockenzie; mats il eût été trop dangereux de faire avancer des troupes par une route si étroite , qni était exposée à être balayée de tontes parts par l'artillerie et la mousqueterie.

La position du général Cope pouvait donc être Cjcmsidérée comme inattaquable; et ce général, avec une modération 4iui marquait la médiocrité de ses talens, se o^nt heureux d'avoir trouvé, à ce qu'il pensait, la sûreté, quand il n'aurait dû chercher qae la victoire.

Le lieutenant-colonel Gardiner et d'autres officiers représentèrent ail commandant la nécessité d'adopter un système plus hardi de tactique. Ils pensaient que leurs soldats devaient être conduits contre les rebelles tandis qu'ils montraient de l'ardeur pour les combattre , et qu'en restant sur la défensive on risquait de refroidir le courage des troupes, attendu que tout délai donnerait à l'infanterie le temps de se souvenir qu'elle avait é?ité de combattre ces mêmes montagnards à Corryarrack, et à la cavalerie celui de se rappeler sa fuite récente et ignominieuse sous les murs d'Edimbourg, devant ces ennemis d'une, nouvelle espèce. Le lieutenant-colonel pressa vivement le général d'adopter son avis» lâcha même quelques mots sur le résultat qu'on devait appréhender , et voyant que sir John Cope n'en faisait aucun cas, il se prépara à s'acquitter de son devoir en homme brave, et à mourii* s'il le faUait en le remplissant.

TROISIBME SERIE. 381

Qaelqaes mooTemens eurent alors lien. Les trmqpes régnliàres poussèrent des acclamations , pour montrer knr disposition à en venir an combat; et les montagnards y répondirent , suivant leor coatume» par des cris sauvages. Un détachement de montagnards fut placé dans le cimetière de Tranent, comme dans un poste avaa* tagenx ; mais sir John Gope , ayant fait avancer deux pièces d'ar» tillerie de campagne , leur ren^t cette position trop chaude. Ge*^ pendant les insnrgens continuaient à attendre la bataille avec impatience y et exprimaient vivement leur dessein d'attaquer Pennemiy à qui ils supposaient l'intention de vouloir leur échapper. comine il l'avait fait à Corryarrack. Ils offrirent de marcher à l'attaque à travers le marécage, sans s'inquiéter des difficultés du terrain , et de porter avec eux des fascines pour combler le fossé et pouvoir le traverser. Leurs Chefs les exhortèrent à la patience ; et 9 pour détruire leurs craintes de voir l'ennemi leur échapper , leCShevalier détacha lord Nainie avec cinq cents hommes du côté de l'ouest, pour qu'il pût être en position de couper le chemin à sir John Gope , s'il tentait de marcher vers Edimbourg sans combattre.

Satisfaits de cette précaution, les montagnards couchèrent sur un champ de pois qu'on avait récoltés, et qu'on avait amoncelés en petites meules. Les Ghefs avaient l'esprit uniquement occupé des moyens de découvrir un chemin qui pût les conduire hors du marécage, de gagner un sol ferme, un terrain découvert, et de t<miber sur l'armée de Gope, qu'ils regardaient comme une proie qui leur était assurée, s'ils pouvaient lui Hvrer le combat en rase canqMigne. /

Il y avjait dans l'armée du Ghevalier un gentilhomme nonmté Andersen, de Whitfoourg, dans le Lothian oriental, qui connaissait parfedtement tous les environs, et qui songea à un chemin qui, de la hauteur' où se trouvait l'armée montagnarde, en traversant le marécage, et en tournant autour de l'aile gauche de l'armée du général Gope , conmie elle était alors disposée , conduisait à une grande plaine unie, qu'on a appdiée depuis le Champ de Bataille. M. Auderson fit part de ce fait important à M. Hepburn de Keith ; celui-ci le conduisit à lord George Murray, qui, enchanté de cette nouVeUe, le présenta au prince Charles- Edouard.

Ce prétendant à un diadème était couché par i&tre, ayant pour oreiller une botte de paille depols, et il reçut en s'éveillantl' avis qui

«¥66 j«ie eett« nao^elle » et cûBAie.la unit «éltit .{nmqiw fmki .il se prépara ttmt.deiaak^à aneltre œiprcget à exéimtt^a.

U dépéelia aur^la-clMUBp «a aida»éaH)aiBp- pour .'Vtppdcr krd Slairney qui f aiaail imeééiiionalrttioiià ToaMt, et loi portei l'oidre de rqoindre rannée, le plospromptaineat poeaibiei a^aQaoadiU' dienent.Peiiiaiitoe'tenipetoaalei«imilagoania ae wnaMulfi 'ârmeaet marehèmit en «rant, airec na siLeacaet «ne rapid^éiB* «royaUas, par lecheoiia dent il vienl d'être parlé. 11 yawialm •H peint de préséance à régler, et il sert à caraetéiiser Jea moDU* gnards. La tribu deaMac-Oooalds, quelque divisée en planeurs AuDiUes et aenrant aoneidifféreiis Chefa, aeregardaiteowMadasea* àmt, dana toutes tes branches, des grandalerda des Usa ; et, en ewaéqnenoe» eUe réclamait, oonune peste dliomieur, tadroiteéertfmée des montagnards réunie lejonr d'une haÉrnllcQurixiiiiiatres dans lui contestaient cette prérogatiTe; et il fat ceafOAf ^^ cette occasion, que le sort déciderait de la.préeéancc.La iiTtue fAcoorda aux Gamer<»s et^aux-Stuairts, ce qni-fitnamurerle clan nombreux de Colla , nom général des Mac-Donalds. Lapndence de Lochiel détenninat les autres Cheb à renQncer,'pwr«ette fois , à une prétention à laqseUeîl était .probable qa'sl84ieairAifflit fNtement. La préséance fut donc cédée aux Maclkmalisi et la première ligne des monta^arda marcha par le flancgaiMAepo*^ permettre à la tribu favorisée de prendre le peeted'beaB0ir.ils marchèrent, comme •d'ordînaine , sur deux cdounss ds tfos liommes de front. La première ^étsôt conduite paor te jeaBC Ciaan' nald, avec environ soixante hommes, ayant pour guide AndsiMi^ de Whitbourg. La. pitsmièrè ligna se composait 'des xéfptaffoâ des ebns snivans : Clanranald , deux «ent einqnnnte «iiompies ; 61^' gany, trois cent cinquante; l^eppe<di.et<Oiffiieee, quatre eeat cinquante; Pèrth, aveequelqueaMaciiGre^èrÇydeuKoeDts^App») deux cent cinquante; et'Loehîel, cinq centsl'La seconde Jlip0<^' aistait en troîarégimeaa : ccdui d'Jktkole, dalordCeorgeMirraj, trris cent cinquante hommes; cdui^deleèd iSairne, troiffoeataiiqnanteyetcelui des Meazies dé Shian, trois ceots. LordStrat* hallan,'aTec sa poignée de cavalerie,' (ut chargé d^occap^ ^ hauteur qui commandait le marécage , afin de faire ce qa'ilp<^' rait pour mettre la victoire à profit , si on la remportait Celle troupe montuit à environ trente^six éavahérs. D'après ces détail) il paraît que Tannée numtagnarde était forte d'environ trois ndl^

iiomoies» aiantare à pta près égidà cdbâ-des troiqpas âesir Jàbn

Anievaen flarmt de gufoà la preoiièi» UgAe^EUe trMrale chemin «tencianx ei solitaiee. Il ttomaîl aa nard-est^ dansnn renfoncement de temma , el ies eondnisit «nfin à VnMrémàé orientale de la plaine , , à Tanire extf énaté de iaqnelle , dn e6ié de Toc» €ident , «était Fanaéede Gofe , ayant sonrflane ganehe «i faoe des atsttUans. On sa^afaû paa placé de oaaons pour e(»MBander>ce paâsage ioqiaitattt , qnoîcpievune endNraanre Tîde .pcouvit qu'ont y aTftit 6on^ Il n'y .avait même ni patroMUes ni aentineUes poor (heerwt les moiiTBinensidee mentagnardade ceeôté. En atteignant le soi. ferme 9 la.oolenne s'avança yers lenord, àtraTersla plaine, afin de prendredatervainpeiir laûre son mouyement et se ranger en bataille. I^ Privée marebatt à la tête de la seconde colonne, pre8i{ue immédiaÉienient apnès la pr^oiiène. Le marécage élût devenn phis dit&oîle par suite du paitage d'nn ei grand nombre d'hommes. QualqQes montagnai^s s'y enfoncèrent jusfn'à mi* jambe, et le Pirinoelairmâme trébacha, et toniba snr un genon. Le jour commençait alors à parattre , maïs nn brottilUrdifroid:et épais con^raiteacore Issmonvemens des montagnaifda. Cependant le brnit de leur manche ne put se eaeh<H*^pIas long^umps, el nn conp de canon d'alarme fut tiré, comme signal ponr avenir l'armée de Gopede^se mettre sons les aiwes.

Apprenant que les montagnards aTaient complètem^t tommé son flanc ^anehe, et s'ayançaient du côté de Festsnrnnfi plaine nnie et déocuTeate^ «ans^obstade d'ainciine^apèce , sir tMm Gope se bau deps^Murer ses tvoiqpesià leareoevoir. Le général anglais changea la dsspesHiaii ^u^ a^vait faite le long dn marécage , etee forma de nonyeaOv, ayant «n arrière les mars dn parc de Preslon et cenx de BaidBlen, demeare du colonel Gardîner, son flanc gancbe étendu yeirsla.mer, et sa ^oite ^appuyée sur le mMréeage qu'ilayait ei»£aoe^a«psrayanl; ; aa. ligne de bataille s'étendait alors danord au/Sttd, ayantd'est en face. Sous tout antre rapport,. la disposition de son < armée^tait telieque nous l'ayons déjà menticainée : son infEuitme .formait le centre ,. et chaque aile était composée d'an régiment de cayalerie. Par suite de quelque arrangenaent yideux , le corps de Gardiner li'eilt pas asse2 de place ponr se déployer eomplèt^nent à l'aile gauche , de sorte qu'un escadron fut plaeéen arrière de l'autre.. L'artillerie fut aussi {dacée enaTaat

28é HISTOIRB D^BGOSSE.

de ce régiment 9 dispositioa eoQtre laquelle on dit que le colonel fit nne remontrance , car il n'avait qne trop de raison pour douter de la fermeté des hommes et des chevanx qoi composaient ce corps. On n'eut aneon égard à ses représentations, et, dans le fait, il était tvop tard pour changer cette disposition*

Dès qne les montagnards se forent avancés asse2 an nord pour qoe lenr seconde colonne se tirftt dn marécage, et qu'ils se troiivèrent tous sur un terrain solide, ils firent un quart de oonversion sur la gauche, et fDrmèrent une ligne de trois hommes de profondeur. Cette longue ligne se divisa bientôt en un grand nombre de petites phalanges, suivant la tactique particulière des monta* gnards, chaque peloton étant composé d'un clan séparé , quiie disposait au combat de la manière suivante. Les honnnes les pins nobles de chaque tribu, qui étaient en même temps les mieux armés , et qui avaient presque tous des targtls , se mettaient an premier rang; les autres se plaçaient en arrière, et pesaient en quelque sorte sur la première ligne , qu^ls forçaient d'avancer. Après une courte prière, qui n'était jamais oubliée, ils enfonçaient leurs toques sur leurs sourdls, les cornemuses sonnaient la charge, et tous les clans se précipitaient en avant , chacun d'eux formant un coin séparé desâné à fendre les rangs ennemis.

Ces préparatifs se firent avec tant de promptitude sur les deux ailes, que les aides-de-camp dn duc de Perth et de lord George Murray se rencontrèrent au centre en venant annoncer qae leurs généraux étaient prêts à charger. Toute la ligne de front marcha en avant, et en ce moment le soleil se montra, et le broniUard s'éleva comme le rideau d'un théâtre. Les montagnards virent alors la ligne des troupes régulières dont les armes brillaient comme une haie d'acier ; et les soldau de Cope aperçurent en même temps le torrent farieux, divisé en petites masses qui tombaient sur eux en poussant des cris qui devinrent peu à peu des hurlemens affreux , et qui se mêlaient an bruit d'un feu irrégulier mais bien soutenu , les montagnards tirant leur coup en courant, jetant leurs fusils après les avoir déchargés , et se précipitant, la elaymore à la main , pour combattre coîrps a corps. Les évènemens de la nuit précédente avaient inspiré aux troupes de Cope une crainte de leurs ennemis qui n'est pas ordinaire aux soldats anglais. Les manœuvres du général lui-même indiquaient plus de crainte de feïmemi que de désir de le combattre ; et maintenant cet ennemi

TROISIEMOB SmUB. |B5

redouté, ayant choisi un terrain ayantagenx, Tenah Pattaqaer avec one impétnosité furieuse i et d^ne manière inconnue dans le syïitème de la guerre moderne.

Il n'y eut qu'un instant pour faire ces réflexions , mais il ne fallait qu'un instant pour se décider. Ces réflexions ajoutèrent à la férocité des montagnards, tandis qu'elles frappaient d'épouTante leurs ennemis. Les vieux marins et les canonniers qui avaient été employés à servir Fartillerie , à l'aile droite , montrèrent les premiers symptômes de terreur panique , abandonnèrent les canons gn^ils s'étaient chargés de servir, et emportèrent avec eux les poires a poudre destinées à les amorcer. Le colonel Whitefbord, qui avait joint Tarmée de Gope comme volontaire , fit feu de quatre des canons contre les montagnards qui avançaient, et tenant bon tandis que tout fuyait autour de lui, ee ne fut pas sans peine qu'il échappa à la fureur des Camerons et des Stuarts, qui, courant droit à la bouche du canon , prirent la batterie d'assaut. Le régiment de dragons étant rangé sur deux lignes , comme nous l'avons dit, le premier escadron, sous le lieutenant-colonel Whîtney, ayant reçu ordre d'avancer, fut, comme lès canonniers, saisi d'ane frayeur panique, se dispersa sous le premier feu des montagnards , s'enfuit sans même tenter une charge, et renversa dans sa fuite la garde de l'artillerie. Le second escadron , conrmandé par Gardiner, aurait encore pu , s'il eût montré de la fermeté, changer la fortune de la journée en chargeant les montagnards pendant qu'ils attaquaient les canons avec, une sorte de désordre. Gardiner leur ordonna d'avancer et de charger, et les encouragea, par sa voix et par son exemple, à se précipiter sur les mastes confuses qui étaient devant eux. Mais ceux à qui il parlait étaient déjà troublé» et en désordre en voyant les montagnards accourir avec fureur, leurs plaids agités par le vent, et brandissant leurs claymores et leurs haches, et en entendant le bruit de leur feu irrëgnlier et de leurs cris féroces. Us feignirent d'avancer, couune poarobéirà Tordre de leur commandant, mais ils firent hâlté presque au même instant. Ceux qui étaient en arrière s^nfuirent par pelotons de huit ou dix , et aussitôt ceux qui se trouvaient à la première ligne suivirent leur exemple. Aucun ne resta à son rang, excepté une yiûgtained'hommes déterminés qui avaient résolu de ne pas abandonner leur officier.

L>a cause du roi George ne fut pas plus heureuse à l'aile gauche de Gope. Les dragons d'Hamilton recevant un feu roulant des Mac-

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Donaldft pendaal ^pie eaiUMi avançaient » DoaupiMDit leors rang» de la mâme manière et picaqu'au niéine instant qoe eenx de Giur^ ner» et s'éparpillant de tous côtés, s'enfairent attgr&nd galop ds champ dç bataille , les uns courant du câté opposé aox eimemis, les autres, dans Texcèsde leur terrenr» passant à traTenlesinr tenralles qui séparaient les dans, et qoelqueCns mâme presqueai milieu de le^rs rangs. Leur, dispersion, fut conq>lète , et leur dés* ordre irréparable. Us se dirifèreiit au hasand à l'est , . à Tcaest, u sud; la mer seule les empêcha de fuir aussi yctb le iKNrd, et de rendre les quatre points caidinaox témoins de leur déroute.

Cependant FinCuiterie , quoique la £aite des dragons loi eût d^ conyert les deux flancs » reçot l'atsaque du centre de la ligne da montagnards avec un Cea nourri et réguUer cpiî coûu pksieo» hommes aux insiurgensi — Eatjne autres > Jacques Mae-Gre^) fils du fameux Rob-Roy > tombapereé de qaatre baUes. Ucanmaih dait une compagnie do régiment dn duc de Pertk» dMt Issfiold&ts étaient pour la plupart Mrmés de ces lames de laux attackées aa bout d'un bâton , dont nous af <hh déjà parlé, aime reseei&blaBt assez à celle qu'on nommait autrefsis àitt en Ang^terse^ SeSf blessures lui ayaient si peu fait perdre son sang'froid, qae,sa soulevant sur le coude , il cria à ses soldats d'ayancer brayemeat^ en jorantqu'il verrait siquelqu'un d'eux n» se oorapoirtut pasbi^*

Dans la fait , la première Ugne des montagaards^ne fat pas ar< rêtée un instant par le feu de la mousqpeterîe. Ghargeaat avee toute réoergie de la victoire , ils parènent avec leurs iargeis^ ^ coups de baïonnettes des soldats , et leurs phalanges séparées pé* néU'èrent sur plusieurs points* dans les lignes étendues et pea profondes des troqpes réguliàres., et ies.vompirent. Au même instant Locbiel sur la gandie , et CUnranald sur la dr^ie., attsfoèrent les deux flancs de nnfaiftterie!» laissés à décowrertpei; la faitiades dragons, et les minent en déroute.

On s'aperçut alors que sir John Gppe avait «csninis unegFnde faute en. rangeant s^ foroea déviant le mur tvès élevé d'an ^^i qui les empêchait d'échapper à la peiuràaifee d'ennemis, d'une 1^ reté sans égale. Heureusement il s'y trouvait fdusieurs bw^ par où passèrent quelquear soUata^ mais la plupart d'entre eoi n'eurent que le triatechoix de mourir ou de se rendre. Qadqo^ uns combattirent et périrent avec conrage« Le edonel .Gardian

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enoonrageait on petit pdotoii d'infanterie qui eontiniudt à faire fea>9 qQftnd il fut toé par nu montagnard armé d'une de ces lames> de faux dont nous ayons déjà parlé plusieurs fois. La plus grande partie des s<ddats mirent alors bas les armes après qudques mî« niâtes de résistance. La seeonde ligne , conduite par le prince Gliarles lui^mâme » s'hait tenue , pepdant toute la dncée de l'ac* tion» ni près delà première» que les d^u lignes ne paraissaient former qu'un seul corps aux yeux de la* plupart des soldato de sit^ Jobn Gope. Et comme on a accusé ce prince infortuné de manque décourage, il est nécessaire de dire qu'il n'était qu'à cinquante pas derrière l'avant-garde. dès. le commencement de la bataille ; ce qui était » de fait , yîoler la promesse qu'il ayait faite aux GheCs de ne pas s'exposer à un danger imminent.

S'il eik été possible de rallier les fuyards , on aurait pu yenger cette déSsdte , sinon la. réparer , car la première ligne dàs monta» guards se débanda presque entièremoit pour piller et faire des piisoniiiers* Après la première fureur de l'attaque » ils montrèrent de la mesci aux yaineuSy mais ils ne firent aucun quartier aux cbevaax des dragons , qu'ils rcfgaidaient comme dressé» à prendre une part personnelle à la bataille.

Ce. ne fiit passans peine qu'on- empêcha la seconde ligne de se débander de la même manière. On fit répandre le bruit que les • dragiMis s'étaient ralliés et revenaient à la chiarge*. Lochiel fit sonner les cornemuses » ce qiH rappela un certain nombre de ses, soldais. Cependant les dragons ne reparurent point. Il est yrai que air. John Gope lui-fflémej lecomtedeHomey le général Whitneyi et d'aoirest officiers^ appuyant un pistolet sur le front des soldats, . parvinrent a détourner de la rouie d'Edimbourg op certain nombre de fuyards, et à les faire entrer dans un champ yoisin, près de. Giement's Wells, où îiA cherchèrent à ^ formera un escadron. Mais le-hmit d'un coup de pistolet tiré par hasard fit renaître leur ter* teur^paniqucy et partant au grand galop pour Edimbourg , ils y. entrèrent par la porie'd^Eau> et parcoururent High-Street dans . le désoDdre le* pins complet.

Unamâen ami» que* j'ai d^à cité| m'a fait un récit pittoresque' ds passage. de ceux des fuyards qui prirent cette direction, 'et dont il ayait été^ lui-même témoin. Quioique layiUeeût été évacuée par le8imonlagnards,.an yieux Jaoebitede distinction y ayais été liâssé> a^ec le titre degouyemeor • Ce dèg^itaire étaitrf^ssia tranqutlleawnii dunauae.teyeff«e;biett>ennime^^-^d^^, la layesne.deJiPetfm

288 mSTOIRB D^BGOSSE.

dans Writer's Goart, — quand an bmit formidable de cheranx qu'on entendit dans la me annonça TarriTée des dragons, on d'une partie de ce corps, dans cet état de désordre. Le YÎeax et intrépida commandant se présenta devant eux, un pistolet à la maioi et les aomma de se rendre à la merci de Son Altesse Royale* Les dragons, ne voyant qh'un ou deux hommes, répondirent à cette somn&ation par des imprécations accompagnées de quelques coups de pistolet, et ayant forcé ainsi le gouyemeur jacobite à se réfugier dans les Thermopyles de Writer*s Court, ils continuèrent leur course vers le château, croyant que cette forteresse serait pour eux on refii^ assuré. Mais le vieux général Preston, qui s'était jeté dans le chfiteau, dont il était gouverneur, et qui remplissait les fonctkns du général Guest, n'avait nulle envie d'admettre ces lâches cavalier» dans une citadelle qui était probablement à la veille d'être assiégée. Il leur fit donc dire de s'éloigner du château, on qu'il ferait tirer le canon contre eux, comme étant des lâches qui avai^t abandonné leurs ot&cierset leurs étendards. Alarmés de ce nouveau danger, les fuyards battirent en retraite, descendirent par la rampe escarpée nommée Castle-Wynd , sortirent de la ville par la porte de l'ouest, et continuèrent à fuir vers Stirling, du eftté deFoceident.

La plus grande partie des dragous forent réunis par sir John Cope, à L'aide des comtes de Home et de Loudon, et conduite, dans un état peu honorable, d'abord à Coldstream, et de là à Berwick. En celte dernière ville , lord Marc Ker, de la famille de JLothian, maison qui jouissait d'une. réputation héréditaire pour l'esprit comme pour le courage, accueillit le malheureux général en lai adressant le sarcasme bien connu, qu'il croyait qu'il était le premier général de l'Europe qui eût apporté lui-même la npuvelle de sa défaite.

Mais la présence du^ général en personne sur un champ de bataille où il ne se trouvait plus rien qui ressemblât à une armée, n- aurait pu réparer ce désastre. Jamais il n'y eut une victoire pins complète. I)e l'infanterie, composant environ deux mille ciiiq cents hommes, à peine deux cents s'échappèrent, tout le reste fat tué ou fait prisonnier. On calcula en général que le nombre des morts montait à qteatre cents ; car les montagnards ne firent guère quartier dans la première fureur de l'attaque ; mais elle ne fut pas de longue durée. Celtû des prisonniers fut de .plus de deux mille. La plupart d'entre eux offraient nn spectacle hideux, étant défigurés par des coups de sabre. L'artillerie de campagne, les dra*

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peaux, les étendards et d'antres trophées restèrent entre les mains des yainqaeurs. La caisse militaire de l'armée yaincae ayait été placée pendant Faction dans la maison dé Gockensie, le bagage ayait été laissé dans un champ voisin , d'abord derrière les lignes deCope, mais an moment de l'action , sur sa gauche. On en ayait confié la garde à quelques montagnards du régiment que le comte. deLondon levait pour le gôuyemement, et que la désertion avait considérablement diminué , un grand* nombre de soldats ayant rejoint leurs clans dès que la rébellion avait éclaté. La garde di» ^age se rendit prisonnière en voyant Tévènement du combat, et le bagage, ainsi que la caisse militaire qui contenait deux mille cinq cents livres sterling en espèces, devinrent la proie des vainqaeors. Ces montagnards virent avec une surprise qu'on ne peut dépeindre le luxe d'une armée civilisée. Ils ne concevaient pas à quoi pouvait servir le chocolat; et les montres, les perruques, es tons les (Ajets servant à la toilette, étaient également pour eux des objets d'étonnement et de curiosité.

La bataille , quoique de peu de durée , avait aussi coûté du sang au yainquenrs. Us perdirent quatre officiers et trente soldats ; six officiers et soixante-dix soldats furent blessés.

Tel iiit le résultat de la célèbre bataille de Preston, ou, comme qndqaes auteurs la nonmient, de Prestonpans. Les armes d'une nûlice indisciplinée couvrirent d'une honte ineffaçable des troupes l'égfnlières. Sir John Gope, qu'il serait aisé de justifier sous le rap* port du courage personnel, n'en fut pas moins accablé sous les traits du ridicule qui s'attjache à la poltronnerie aussi bien qu'au* nianque de conduite.

Et son non» derenu le bnt de maints lardons , Défait aussi fournir an refrain aux chansons.

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