‹ Œuvres de Walter Scott (volume 5)Chapitre 30 sur 39 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

ém tlOérm m fl gwi>.«** Biprti Ss thStHaiotè «u ItctMtM. >->- Amèndév levées par le priitoe Charltt ^ Duaurrie* «t à Glascpw- «^ Levfw jfa«AqiiU««s ^ Pcrll| pmnt Mp HSfitf^ f Réaoiott àt tontes les forces jacobites )t Stirling. — Reddition de Carliste «u doc de Co^iher- Ua4. «|iii 4sf Mpp«l4 à Londres po«r étn prêt I prendrs )e eommMnétaeût , e& ca« ^ane des> ceoU d« Frunçai».^ U général ^•w^7 nomiBé «omoMod^nt «» «l|cf fn HifUM» t»nB«iaaiB àt Fâlkire. *— Le dac ^e Caoïberland nommé commandant en chef en Ecoise.

La situation de llScosse ayait matérieUemenl ohungd pendant que le Prinoe faisaijt aveo son année son Oupédilion à Derby. La ttatîon était alors eemme un homuie qui , ayant reçu un coup qui l'étourdit , sort de son état de stupeur, et cherche , quoique ayec ftiibhtsiift et inoertitude, à rendre le ooup qui lui a étd porté.

Infumess était en la possession de lord Loaden, qui eewmandait une année eomposée des Mae^Leods, des«Mao*Don|iidii de fikyo, et tf atttpsa ohms du nord» qui , eu noeibre de deux ndlle^ hommes, ePétaient uids eo&tre les i«snrgens. Le eomte de Loodon s'était

TROIBIKME SERIE. S27

même sieBti iiMes ibit pour aller arrêter lord LoTat dans son propre châlMii d« Downie, et Payait amené à InYenieta , où il le gardait dans une dorte d'honorableeaplÎTité. FraBerdeGorteltg » mculire da clan de Lovât, le délivra par stratagème. Le vieux Chef a'étatit échappé y ée eaeha dana les montagnes ^ d'où il entrétesait ilne correëpondanoe avec Charles-Edouard. La maison de Oortuleg étak la principale résidence de Lovati L'état des affidres dans le nord était done défavorable à la canse d« GhevAlier*

La capitale de TEcosse était encore en la pessëssii» des aiita« rites eoiîstitiiées , et avait due gamisoii compesëe d*nne partie de Farmée dn maréchal Wade, qui y avait été ^ivoyée à cet tflet ^ e| elle se préparait à racheter^ en opposant nne pitis vigoiireiise ré4 si^tance aux montagniâ*ds > k lenr retonr en Boesse t l'honnci» qn'ori pouvait supposer ^'elle avait perdit en se rendant en ^ep* tembre préoé<]ëtit.

• Gct esprit de résistance s^était étebdn jusqu'aux frontières etcidentales , oà le bruit généralement répandu était que les forces da Chevalief avaient essuyé une déisite complète ob Aoglètmre , et fàplent ver^ les frontières dans ufi tel désordre que la infliee cl les volontaires du pays auraient peu de peine à les anéantir en^ tièrement. Beaucoup de paysans du comté de Dnmfries avaient pris les atmes dane ce dessein, mai» ils mohtrèreiit pev éPenvie de s'en servir quand ils tirent farmée da Chevalier rentrer en boa otth:*e et sans avoir rien perdu de sa toitee et de sou com*age4

L'armée moifitagnarde, aprèe le passage de F£s|t ^ se divisa mi trois corps. Le premier, composé des clans, mardin aveu leCbe< Tulwr sur Aiman. Lord George Merray eut ordre de se rendre i Ecclefechan avec là brigade d^Atbole et les régime^ der basacs terres. Lord Elcho, avec lai cavalerie, fbt chargé d'entrer à IXonnfrîes pour punir et désatnier cette viOe réfrsief aî^« Le PtiÉiee le suivit peu après avecl'infftnferie, qu'il commandaiceffpeneanBei L'ancienne aversion de Dumfries^ pour la cuase dss JatteUtes s'était manifestée, non-seulemetat par sa condttîM^ e» lllâ», «Mb tout récemment encore par le pillafge des bagages du OsevaUer, tandis qu'il marchait vers T Angleterre, dans le mois de novembre. "La cavalerie s'y rendit done pour en tirer vengeance,, et elle ne tarda pas à y être suivie par la division du Prince. — Il imposa à la ^ille une amende de deux mille livres sterling, et en exig«8K milfe paireii de souliers poui^ le service dé son armée. Unej^rtie de la^ nomme requise fut payée sur-le-champ , et des otages furent '

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donnés pour le paiement du snrplos. Nul acte de violence ne fat commis enyers la Tille ni contre les habitansi car les montagnards» tont en menaçant beancoop, ne commirent ni vexation nr pillage ^

Les magistrats et les habitans de Glascow étaient encore pins eonpables , au yenx do Prince » qne ceox de la ville moins in^r^ tante de Dmnf ries. Cette ville avait levé on corps de six cenu hommes, nommé le régiment de Glascow» dont la plupart servaient sans paie soM les ordres des comtes de Home et de Glencaim. Ce corps avait été envoyé à Stirling, pour aider le général Blakeny» gonvemenr dn château » à défmdre le passage dn Forth. De Stirlingi le régiment de Glascow marcha vers Edimbourg avec les antres troupes qui s'étaient rassemblées à Stirling» afin de défendre la capitale ; car les montagnards dirigeant leur marche vers Tonest» il était probable qu'ils rendraient une visite à cette ville.

Tandis que les habitans de la capitale étaientUvrés aux crainte» que lenr inspirait le voisinage des rebelles» ceux de Glascow subissaient la peine infligée par leur présence. Le Prince exigea de cette ville plus de dix mille livres sterling en équipenusns et approvisionnemens pour ses troupes» et elle int obligée d'en faire la fourniture à peine d'exécution militaire.

Le Prince apprit à Glascow» pour la première fois avec quelque exactitude» jusqu'à quel point la France avait pris intérêt à sa cause» et en quoi consistaient les secours de toute espèce qu'elle lui avait envoyés ; secours assez semblables à ceux que donnait à nn homme mourant d'inanition un de ses amis qui lui mettait de temps en temps une huître dans la bouche» ce qui suffisait pour l'empêcher de mourir» mais non pour lui rendre ses forces.

La principale partie de ces secours était arrivée sous la conduite de lord John Drummond » firère du duc de Perth » et officier général au service de France. Il amenait avec lui son propre régiment » nommé Royal-Ecossais » les piquets de six régimens irlandais» et le régiment de cavalerie légère de Fitz- James. Il para^ qu'il n'arriva que deux escadrons de ce dernier régiment. 11 ap-

i.^ I« prévôt de Damfries , homme de bonne famille , nommé Corsen * cpi s'était montré ferme partisan da fouvemement , fat menacé de voir brdier sa maison et tout son mobilier. Il n'y a pas très long-temps que feu mistréss Mao-Culloch d'ilrdwell. ^Ile du prévdt Coraan, disait à votre

Srand-pere qu'elle se souvenait parfaitement on'étant à l'âge de six ans on l'emporta de la maison s son père qui semblait sur le point d'être brûlée. Trop jeune pour sentir le danger , elle demanda à l'ofllaer montagnard qui la portait dans ses bras, de lui montrer le Prétendant, ce qu'il fit avec un •ir de bonne humeur , à condition , dit-il & la petite miss Corsan , que dorénavant elle TappeUenit le Prince. Du reste on ne mit k exécution aucune des menaces faites contre le prévôt et sa maison.

(JViMeifar«alMr^)

TROISIBBIE SERIE. 329

poitait aussi quelque argent et qodques objets d'équipement militaire. Lord John Drummond était porteur de lettres de France qui rendaient ocMnpte de la manière dont cette affaire avait été conduite, et de ce qu'on avait dessein de faire pour aider le Chevalier. LfO frère de Charles , duc titulaire d'York, était arrivé à Paris en août 1745, et la nouvelle de la bataille de Preston inspira à la France le désir sincère d'aider efficacement , dans son entreprise, la maison de Stuart.

Le premier plan fut de mettre les régimens irlandais au service de la France sous le commandement du duc d'York, de les embarqaer à bord de bâtimens pêcheurs, et de les transporter sur-le^ champ en Angleterre. Ce projet fat abandonné, et Ton forma le plan d'une expédition beaucoup plus considérable, et qui- aurait été composée de neuf mille hommes d'infanterie, et de treize cent cinquante de cavalerie, sons les ordres du duc de Richelieu. Les troupes forent rassemblées dans ce deissein à Dunkerque, à Boulogne et à Calais, et un grand nombre de petits bâtimens furent réunis pour leur embarquement. Mais la France mit tant de délais à faire ses préparatifs, que la mèche s'éventa. Le gouvernement anglais , pour qui cette expédition aurait été extrêmement dangereuse si elle eût mis à la voile pendant l'invasion de Charles sur la frontière occidentale, envoya sur-le-champ dans la Manche une flotte nombrmise sous les ordres de Tamiral V^mon , et assembla une armée sur les côtes des comtés de Kent et d'Essex. La France renonça alors à cette expédition , dont le danger diminua beaucoup par le fiait de la retraite des montagnards de Derby.

Le Prince fut long-temps sans apprendre ou sans croire que la France eût entièrement abandonné le projet d'une descente en fovenr de sa famille, et sa 'conviction qu'elle continuait à y persister lui fit commettre plus d'une faute sérieuse. Le Prince et ses partisans discutèrent alors de quelle manière il pourrait employer le plus avantageusement son petit corps. d'armée. Quelques-uns étaient d'avis de marcher sur la capitale de l'Ecosse. U est vrai qu'une partie des troupes qui avaient composé l'armée de Wade à Newcastle se préparait alors a défendre Edimbourg, et que le reste de ces forces éu^t en. marche pour s'y rendre, sous la conduite du général Hawley ; mais on prétendait que les montagnards, dans cette saison rigoureuse, pouvaient gêner considérablement les troupes anglaises, en les empêchantde se diviser pour chercher leurs quartiers d'hiver, et en les obligeant de tenir la campagne, à

MO msToni imaoMB.

Fester en «aipt » el à tnbîr dMiatigaei doMita eqtècoaiizqiielles elles ne poarrtient réûter, tandit qie ke lUMltagoairdB endore» ft'ea inquiéteraient fort jpen. Mais qnoîfve œ pknpnmh de geaada avanuges , Charles en préféra nu antre qui rentndna à faire le sîége dn châtean de SUrling, qneiqne ses ineiUènres traits ne fassent unllement propres à ee geure de serviee. Le Prinoe fàs sans donte d'entant pins perlé à adoptev oe projet , q«e loird iehn Dmmmond avait apporté de France des canons de 8ié06 «t anEiend des effioieni dn génie, Atoc de teb seoenra» A s'imagÎBait sans donte qn'il anrait dans les siégea des anoese attsss dieUngnés ^ eenx qn'il avait obtenus dans les iMtaiUesb

Avant de quitter l'enest de rBcesse^ leA montagnards brâlèrais et pillèrent le village de Lesmahago» el partisidiàreinent lattaiaon dn minisirey qui en avait ezdté ks haUlanS àattaqner «sa hm prisonnier Hac-Donald de Kinleeli*ll«dart f qni traversait la pays sans ancnne suite» étant ebargé par le Pttnee d^e nnseien pear les iles de la oâte oeeidentale^

Le S janvier» le prince Charlea^Bdoaevd évaona Glaacefr, et établit son qnariier-général le lendeaiain à BanneriBbows , tandii que ses tronpeé oconpaieni 8ainfe*Nbn«n et antiva yîllagee^ ésm les enviroMs de Stîrling. La viUe fni sommé» da se-lfeodrav et somme elle n'était pas bien fostî&ée, elle fat rendue par les atagb* tratSy quoique ifj trouvât environ six eenta homme» du millee. Quelques^uos quittèrent la ville ; le» antaies se retirèneKt a« dbà* imUf oèilyavait une bonne gairoisoD, son» les otàres dn fèêièni Blakeny, officier aussi fmpe que braver Ayant semblé oetteibné» reste de se rendre, et reçu un refus pesitily le Gbe^raUep résolat d'ouvrir la tranebée 9ur*lc»-diamp* La laissant dans cette féistti* tion, nous reprendrons lé récit é» oeq» se passait daiis te M»4 de l'Bcosseet en Angleteirve^afi» que vous pid^sliEtt sitvoiy qoÉb nouveau acteurs étaient alers arrivés sur la Scène.

L^arrivée de lord John Drtmunend à MontréÉW, WiHitim sécoM ^'H amenauri de SVanee, comme nous Pavons déjà ù^, inspira tA aottveàn eoeorage à lord Lonii 6erdo«y fpaà kHrâic de^ b è aâw e a et de Kargen» peur It prince Charles dans le comté éPAberdeen. Cetint u»îewoe homme brav« et actif , fi^ère du duc de Ooréém ; mais e» oommietteenifeni de la guerre civile il avadt pafu bésàer sur b

TROisiBiB aonni. nt

pwptf fpfa Aewil pri»4r#, Oo dil qu'il offrit ëàbêrà tei Mrrice» à aîr Johii Qof^y lorsque oelai^oi marebaît tws le navd* Mais lord Louis B>ti r^Ql qu^ peu d^eoeenragement, et Mcontent, à oe qik'vm préamnA» (bi freîd MseueU qu« bu fil k efinnnaiiàeiit ai chef, il finit par ae déclarep ponr la qaiiae du Ol^ewiiery «l agh en aa faveur daas le oomté d' Aberdeen , eà le erédit de sa famille elle pendiant des geotilshomines campagnards ponr le jae<riMtisttë lai donnèrei^t l«a«eoiip d'inflpeaee. Ce fail en cet état df ehoeei qaç lord Lonîa fat jcMut par une partie des forces an^tiliaires de lord John Drnnàiaojid, tandis qnq le reste fint ea^royé i Perth pour se rcanir à lonl Strathallan , ^ , coaune aoas PavoasTO , eommandait en eette ville aa corps ooasîdépable de montagnards destina à suivre lears eempatriotea •» Angleterreiy ai les ordres du Prinoe easaent éLè eaécatéa«

luord Loodûii, qai eommaBdait pear le geavetncaieat à IaTer« naaa, désirait iirréter las pr(^rès de lord Louis O^^dwi. Dans ee dessciii) il dépêcha Mai>Leod avec quatre eani: cinqnante de 90s montagnards, deajc cents Monrea et d'antres ^fokmtairesooesmaa^ déa par Moarû de Cakaim. 11 a^avaiiça ayeo eette feroejasqu'i inverarj) à eaTiroa dis: milles d'Àherdeen , popr diqMter aa ^hef jaoobite la possession da nord de l'Ëoo^se* En apprenant la no«# ▼eUe de leur marche^ lard Louis Gardon mit sons les armes sept oeots hommes, pour la plupart halûtaBs des basses terres et du eemté d^Afaerdeea , sons le eemmandement de Meir de Staayteood et de FarqpharsoB de Monaltry, avec nae partie da régiment Rojal-EcQssais, et marcha à la hâte ooatre l'ennenii. Mac-Leod fat sor le point d^étre sarpris , ayant logémiepanie de ses soldats à quelque distance de la petite ville d'Inyerary. Il eut pourtant le temps de faire mettre sous les armes ceux qui lui restaient , et dé priHuâra possession dei parties de la ville les plus faciles à défendre. Lord Loais Georden j entra par Fantre eatrémitd, et une action aaseavive de meusqneterie commença. Il Ait renuirquable eu eette occasion que les hàbitans des }les> qui combattaient pour le gô«- Temem^it , étaient tous montagnards , et portaient leur costume

naUon^I, tandis que. çeu^ qai soutenaient la, causQ des Stuarts por^ lai^mx les Têtçiaen^ dtes b^^bitan^ dç? bas^çs; tunrçs , cq qxd ét^lt 1^

contraire de ce qui se voyait ordinairement dans cette guerre ci« ▼île. Lord Louis Gordon conduisit son attaque avec beaucoup d'ar^ daav; le fea fot bien soutenu de part et d'aatre; mais enfin lea aoldats du oomté d'Àberdeen parurent vouloir im venir à an eom«

3S2 mSTOmE IVECÛ88I.

bat oorps à eorps, et les Mtc-Leods lâehèrent pied et se mirent en retndte on en faite. CSomrae ce isombat avait été livré pendant la nnity la poursuite ne dora pas long-temps, et il n^ eat pas beanconp de sang répanda. Les Mao-Leods a'enfairent jnaqo'à Forres , ayant perda one quarantaine d'hommes.

On cmt généralement que ce clan belliqoenx aurait combattn ayec beaucoup pins de fermeté s'il avait porté les armes poor l'antre parti ^. Lord Louis Gordoui après ce succès^ qu'il «ditint le 23 décembre, marcha avec ses soldats vers le rendez-vous général des renforts du prince Charles , c'est-à-dire vers Perth.

Ainsi on voyait alors réunisen cette ville les Frasera, les Mao- Kenzies , les Hac-Intoshs , I,es Farquharsons, clans qui s'étaient déclarés pour la cause du Prince depuis son départ d'Edimbourg, ainsi que les ditTérentes forces levées par lord Louis G<»^n, le régiment Royal-Ecossais, et les piquets français qui étaient arrivés avec lord John Drammond. Leur nombre total pouvait mpmer à quatre mille et plus , donf plus de moitié était des montagnards aussi braves qu'aucun de ceux qui étaient au service du Prince. Ces renforts , comme vous pouvez vous le rappder, avaient reça du prince Gharies, par la vmx du colonel Mac-Lauchlan , For^ de suivre Farmée eu Angleterre. Les montagnards qm se trouvaient àPerth étaient unajQimement disposés à suivre leur prince et leurs compatriotes et à partager leur destin; mais lord Strathallan n'était pas du même avis, et il. était soutenu par ks officiers français et ceux des basses terres. Les deux partis furent très irrités Fnu contre Pautre en cette occasion , et la querelle ne se termina qu'au retour du Prince d'Angleterre. Alors il envoya de Domfries un ordre aux corps qui étaient à Perth de rejoindre Farmée devant Stirling.

Par suite de cette jonction , les forces du jeune aventurier montèrent à environ neuf mille hommes, formant l'armée la plus n<»abreusequi ait jamais été sousses ordr^. Avecces troupes, Charles, comme nous l'avons déjà dit, fit le siège da château de Slirling.

I. Un grand nombre des Mac-Leods , qnoiqu'ib crasaent qne leur Chef arait ea la droit de refo-

aer de joindre le prince Gharlea , poisqa it éuit arrivé sans les secours en bommes et en argwt qai

avaient été siipolés , farent mécontens qu'il eût cédé ans instances dn président Forbes » et qu'il Mt

placé son clan dans le parti du gouTernemeat. Un des Chefs suboraonnés de ce clan, ayant éta

I sommé par Mac-Leod de prendre les armes, lui enroya ringt hommes qui oompoeaient sou conda-

I gent, arec la lettre suivante :— Mon cher Mousieur, —je mets & votre disposition les vinft

1 hommes de votre tribn qui sont sôiu mes ordres immédiats , et en toute autre occasion je ne maa»

[ qnerais pas d'être à leur tête; mais en celle-ci , je dois aller où m'appelle un devoir plus urgent st

i plus impétieus..— Bn conséquenoe il se rendit au camp de Cbarles-Bdooard. HacLeod de Baasa

I prit aussi les armes pour le Prince avec cent hommes ; mais Mac-GilUechallum , comme on appelait

ee Chef y avait toujous préçeadu étee Indépeadant de t^wL^od de Donvegao. (JVele et favltar.)

TROISIEME SBRIB. 3)3

n ouTiit la tranchée àevant cette forteresse le 10 janTier 1746 ; mais il fat bientôt interrompu dans ses exécutions par rapproche d^uQ ennemi formidable.

II faat maintenant porter nos regards d'an antre cftté» et examiner quelles mesures prenait le gouvemement anglais pour mettre fia à cet état de troubles.

. Le duc de Gumberland, que nous ayons laissé après Tescarmouche de Clifton, n'essaya pas d'attaquer de noUYeau l'arrièregarde de ces montagnards ; mais dès qu'ils eurent passé TE&k , il inyestit Garlide, où les montagnards ayaient laissé une garnison d'enyiron trois cents hommes. Ils refusèrent de se rendre, après la sommation que leur en fit le Duc, croyant probablement, comme il paraît que le prince Charles l'avait cru lui-même, que le duc de Comberland n'avait pas de pièces de canon de siégé à sa disposition. Mais il s'en trouvait à Whitehaven, et il y envoya pour se les procurer; il en forma deux batteries, commandant Fune la porte d'Angleterre, l'autre celle d'Ecosse ou du Nord. Une brèche ayant été ouverte, quoiqu'elle ne fût pas encore praticable, on fit sortir de la ville un drapeau blanc pour demander quelle capitula- - ^ » tion on accorderait à la garnison. On répondit que, si elle se ren- ^ dait à discrétion , elle ne serait point passée au fil de l'épée. La reddition eut lieu sans autre condition , étant entendu qu'il serait disposé de la garnison suivant le bon plaisir du roi. Le colonel Townley, commandant du régiment de Manchester, fut fait prisonnier avec une vingtaine de ses officiers , ainsi que M. Gappoch, ecclésiastique que le Prince destinait à' être évoque de Garlisle. Le gouverneur Hamilton se rendit aussi avec iine centaine d'Ecossais, de même que Geohagan et d'autres officiers irlandais au service de France. Le triste sort des individus compris dans cette reddition aurait pu aisément se prévoir, et le Chevalier fut sévèrement blâmé d'avoir laissé tant de fidèles partisans dans une situation qui les exposait nécessairement à tomber sous le pouvoir du gouvernement qu'ils avaient offensé pour lui. Ce qu'on peut dire en faveur de cette mesure, c'est que, présumant qu'il pourrait être incessamment rappelé en Angleterre par suite d'une descente des Français , il jugea important de conserver Carlisle comme une porte qui lui ouvrait l'entrée de ce pays. Mais on peut répondre à ce raisoniiement , qu'en faisant sauter les fortifications de cette ville, et en démantelant le château, il aurait pu conserver cette

aS4 HI8T0IBBIK

p9ite oaTortflv mm kmer ime ganûfloa 4A]lt mn ptlili!» é précaire.

Le 31 décembre y le dac de Gumberlaiid entra à 6h«fal difis Garliale, et reçat bientôt après des dépatatioDB^ non-sealementde tODles les places des eaiviroBS, Biais Hiéme d'Edimboiurg» poork féliciter de Tavantage qa'il avait obtenu sur les rebdleë.

Cependant la marche da Dao à la poorsoite de$ moatignards &a interrompoe par des dépêches qni le rappelaient à Undre poor ^'il fût prêt à prendre le commandement en cas d'skieiDntion par la France. La pins grande partie de l'infanterie qui ink été sons ses ordres f nand son qnartier-général était à litehfielll, se rendit alors snr les côtes des comtés de Kent et de Sosseï) était la force la plus disponible qu'on pût employer^ en cas qae la descente s'efièctnât yériublementé II fiât pourtant résoki èa inêDe temps qoe la partie de l'armée du Due qni a^t marché josqn'i Carliste I et qui consistait principalement en cavalerie, contmiM* rait à s'aT^ne^ vers le nord^ et se joindrait aux troupes qoi avaient été long-temps à Newcastle sons les ordres da maréchal Wade. Ce vieil officier n'avait pas été très alerte dans ses mom mens pendant la campagne d'hiver , et surtout dans sa marche poqr secourir Garlisle, et ce fut une raison pour tan Auff ce commandement.

Le duc de Cumberkmd nomma le générai Henry Hawley commandant des forces destinées à ponrsnivre l'armée des moiiu* gnards : Hawley était un officier plein d'expérience ; mais 3 o'é* tait pas aimé par les soldats, qui le redoutaient comme éunt d'une bnmeor sévère et même cruelle, quoiqu'il fût personneUenieiit brave. Il était plus propre à obéir qu'à commander. Ce général a^t été lieutenant dans les dragons d'Ëvans à la bauiUe de Sheriffmuir ; et comme il avait combattu à l'aile droite de Farm^ du duc d' Argyle , il avait vu le succès de la cavalerie contre les m<mtagnards^ et avait conçu une pauvre idée de leurs forces. Od l'avait entendu souvent aiUribner la défaite du général Gope à h lâc^é et an manque de esaduite de cet officmr > et assurer qo'^i pouvait attendre un résultat tout ^^érent d'une rencontre atre des montagnards m dos dragons^ qnand ceux*cî seraient contenablement eondmts au combat.

Avec ces senlimeas de eonfiance en lui-même, et l'expérienee de la manière de combattre des AMmUgnards^ qu'en sqipoaait ^^

tBomaim smnt, tu

sa teaipiifM de 1715 faû « yait 40iiiiée > le (âiérAl nairle;^ enlra en ficOaae à la tàtm d'une force qui, Ipraqii'dle tat jointe aux troupe» qm. étaient à^k à Edimkoarf ^ mwuil à hait nulle iMmunea» dont les deux tiers é|aîent des véliraiis» Le reste se eonposaît de mille henmes etplea dn oomté d' Argyle» eommandés par le colonel GampheUi qni fat ensuite Ane d' Argyls^ et du régiment de Glascowy de six. cents hommes* Il fiit aussi rejoint par un corps de cayalerie légère da domli d'Ywk , nommé les chasseurs d'York , qui portait les armes peur la maison d'Hanovre et le gouvernement établi*

En arrÎTant à Edimbourg , Hawley donna, une idée de son caractère en biaant élever des gibets^ comme pour ânnmicer qndi serait le sort des rebelles qui tomberaient entre ses mains; mesare destinée à répandre la terrenr» mais qui inspira plnt6t le dégoût et la haine* Le moment approohait où il faudrait appuyer ces fftBiaronnadeB sur des aetiens. Le génér^ Hawkj^ à la ttte d'une armée aussi considérable quexeUe qui était sous ses orch*eSy se crut plcinaDDent «i état de marcher sur Stirling et d'uttaquer les insurgés, occupés à assiéger le château* Ayant donc donné ordre à ses troupes de marcher en deux dÎTisîoney la première partit d'Edîmfaeurg le 13 janvier^ sous les ordres du général Huske, qui cwnmandait fermée en second. Cet officier avait le jugement plos sais et le caractère meillenr que son général ^ il avait été autrefois en geraisen en Ecosse, et un grmid nomlnre d'habitana de ce pays le eemiaissàient et l'estimaient*

L'armée, dee monlagDardSy campée devant Stirling, était régulièrement inlMinée de tous les menvemens de Tennemi* Le'l S janvior f knrd George Murray , qni était à Falkirk ^ apprit que les hahitans de la ville de Linlithgew, qui était à peu de distancé, avaient reçu ordre d'Edimbourg de jH^éparer des provisiona et des femrvagea pour un corps de troupes qui devait avança!^ incessamment dens cette d^ectien, Lord Geerge^ connaissant ainsi les intentions d' Hawley , résolut de marcher avec une force suffisante pour déjouer cette mesure, cm détruisant eu en emportant les ap- {ureviaioraiemens qui devaient être préparés suivent lee erAres qui nraêent été donnée.

Le général jacoliite marcha donc sur Linlithgew atec les trois régîmens des Mac-Donalds, ceux d'Apphi et de Ckray, et la cavulerie commandée par Elcfao et PitsHgo. Des déuchemens de cavalerie Curent chargée de faire des reconnaissances sur la route é'BAinèeurg , peur se pfroeorer des nouvelles.' Tere midi , les pa*

S86 mSTOIRB DUGOSSE.

troailles le firent informer qa'dles avaient aperça nn petit cAips de dragonti étant Pavantigarde de la division dn général Hoske, qui y comme nent Tavons déjà dit , était parti le matin d'Edimboarg. Lord George leur fit ordonner de repousser les dragons qui s'étaient montrés, sur le corps principal, s'il y en avait un, et de ne se retirer que lorsqu'elles se verraient en danger d'être attaquées par une force supérieure. Pendant ce temps, il rangea l'infonterie en bataille en fiice de la ville de Linlithgow. Lord Elcho, suivant les ordres qu'il avait reçus, força les dragons qui marchaient en avant à se replier sur un détachement de soixante autres , qui fot obligé de battre en retraite à son tour jusqu'à un village où se trouvaient plusieurs masses de cavalerie et d'infimlerie. Lord Elcho ayant ainsi reconnu de très près le corps principal de l'ennemi, donna avis à lord George Murray de la force qu'il avait en fiice, autant qu'il pouvait en j uger, et en reçut ordre de se retirer, en laissant un petit corps d'observation. Le dessein de lord George n'était pas d'attaquer un ennemi dont la force , évidemment considérable, lui était inconnue ; en conséquence, il résolut de rester à Linlithgow jusqu'à ce que les ennemis fiassent arrivés très près de cette ville, et alors de foire sa retraite en bon ordre, il exécuta ce projet ; et lorsqu'il eut repassé le pont, il y avait si peu de distance en^re son arrière^rde et l'avant*garde da général Huske, que les soldats des deux partis échangèrent des injures, quoique sans en venir à aucun acte d'hostilité. Lord George continua sa retraite jusqu'à Falkirk, où il fit halte tonte la nuit. Le lendemain , il se retira jusqu'à quelques villages voisins de Bannockbnrn , où il apprit que le général Huske, avec la moitié de l'armée dn gouvernement, était arrivé à Falkirk; que le général Hawley l'avait rejoint le 16 avec la seconde division; qu'indépendamment des troupes régulières il avait avec lui mille montagnards, vassaux de la fomille d'Argyle, et qu'il semblait déterminé à livrer bataille.

Les 15 et 16 janvier , le Chevalier , laissant mille à douze cents hommes sous les ordres de Gordon de Glenbucket, pour protéger ses tranchées et continuer le blocas dn château de Stirling, rangea ses troupes en bataille sur une plaine à environ un mille à l'est de Bannockburn , s'attendant à être attaqué. Il envoya de la cavalerie faire une reconnaissance dans les environs dn camp des ennemis; mais on ne vit aucune apparence qui indiquât qu'il se disposait à marcher. Le 17, il répéta la même manoenvre, son armée

TRQI8IEMB SBRIB. 337

étant toajoar$ rangée sur la même plaine , près de Bannookbam, tandis que celle da gouyernement restait à Falkirk dans une in» action complète. . .

On attribue la cause de cette inaction au mépris du général Hawley pour ses ennemis , et à la pleine confiance où il était que, bien lobif. de songer à fake un mouvement offensif, les insurgens étaient sur le point de se disperser , de peur qu'il ne les attaquât. On dit en outre que le général Hawley ayant éprouvé Tinfluence de Tesprit et de la gaieté de la comtesse de Kilmarnock, dont le mari était à Tarmée du Prince ^ n^avait pu résister à Finvitatiim qu'elle lui avait faite de venir à Galander-House, et qu'il y était resté depuis le moment de son arrivée , le 16 , jusqu'à la soirée 4al7janvier9 vieux style, en s'oceupant de Tarmée qu'il commandait, moins qu'il ne convenait à un vieux soldat. Pendant ce temps xm lui préparait un accueil moins agréable que celui qu'il recevait probablement à Calander-House.

Les montagnards ayant tenu un conseil de guerre sur la plaine où ils étaient réunis, avaient résolu, puisque le général anglais ne faisait pas un mouvement pour venir >les conÂatt^e , de lui en épargner la peine en avançant eux-mêmes sur-le-champ. Les deux armées étaient à la distance d'environ sept milles l'une de l'autre, et le général Hawley , avec une négligence indigne d'un officier . vétéran, parait n'avoir fait sortir aucune patrouille de son camp. Cela donna aux insurgens l'occasion d'essayer un strs^tagème. qui leur réassit complètement. 11 fut décidé que lord John Drummond avec son régiment , les piquets irlandais et toute la cavalerie de l'armée rebelle, s'avanceraient par la route conduisant directement de Stirling et de Bannockburn à Falkirk. Ils devaient aussi porter avec eux l'étendard royal et d'autres drapeaux, pour en faire étalage en face de la vieille forêt nonmiée Torwood. Cette marche et la position que devait prendre lord John Drummond n'étaient pourtant qu'une feinte destinée à faire croire à l'armée du roi que toutes les forces des insurgens avançaient de ce cdté.

Pendant ce temps, lord George Murray, tournant Torwood du «côté du sud , avait traversé la rivière de Garron près de Dunnijpace, et s'avançait au sud du terrain élevé qu'on appelait Falkirk- Moor, qui était alors une commune découverte et sans clôture, et ^ui s'élevait à une hauteur considérable à l'ouest ou sur la gauche du camp d'Hawley. Le général Huske, qui, comme nous l'avons dit, commsindait Tf^riné^ w B^ççnà^ apprit le premicur l'approche

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4bb 6iin0iiiif • TcfTs 01120 'hoiives 1 la division de loi4 jUih Sniiii- *flioiid était visible da camp; et comme on en avait en le dessein , elle attira exclasivement tonte rattention pendant envinmdeox •heures. Alors , par suite des avis qn'il reçnt , et à l'aide d'une •lunette d'approche , le général Huske vit avancer la division de lord George Mnrray, dont on devait craindre Tattaque véritable.

Mais quoictoe^Huske vtt le danger, le général Hawley» pour qui e^éCait pai^tienlièremem un devoir d'y remédier, était encore a Calander-ffiouse. Dans cet embarras, le commandant en second 'forma sa ligne de bataille en fece du camp ; mais en l'absence de son officier supérieur, il n'était pas en son pouvoir d'ordonner aucun mouvement soit eontre la division qui occupait la grande 'route sous les ordres de lord John Drummond , soit contre celle que iord George Murraj conduisait sur la gauche. Les régimens restèrent sur pied, surpris, impatiens et inquiets, attendant des ordres, et n'en recevant aucun .

Cependant 'Hawley prit enfin l'alarme. D parut tout à coup en 'fcce do camp , et ordonnant à toute la ligne d'avancer, il se mit à la tête de trois régimens de dragons, tira son épée, et les conduisit d'un pas accéléré vers la hauteur nommée Falkirk-Moor, espérant fiar ce mouvement rapide prévenir tes montagnards, qui, du c6té opposé, se pressaient aussi pour s'emparer de cette éminence.

Pendant ce temps, la partie des montagnards destinée à occuper cette hauteur, marchait en trois divisions, de manière que d'abord le bois de Torti^ood et ensuite l'élévation de Falkirk-Moor empêchaient en quelque sorte qu'ils fussent aperçus du camp d'Hawlej. En faisant ce mouvement leurs colonnes marëhaient parallèlement i cette hauteur V et quand ils furent avancés de manière à avoir •assez de place pour se former, chaque colonne fit un quart de eottversion poiUrSe'Mnger en ligne de bataille, et commença à gravir l'éminen^.

La* première ligne se composait' des clans, les' Mac-Donals étant à la dfoîte et les Gamerons à la gauche. — A la seconde ligne, la brigade d'Atholé formait la droite, et le corps du comté d'Aberdeen, 'de Louis G=ordon, la gauche. Le régiment de lord' Ogil vie était an eentre. La troisième ligne, ou la réserve, était peu' nombreuse, et aie composait principalement de cavalerie et des piquets irlandais. 41 est bon de remarquer qtte lord John Drummond, qui avait 4atécuté le uvewtement de feinte, resita* arvec aes troupes sur la ^{(l'ààde rèctte^fas^u^à ee^a'toute - VmMpiMâim'^^ passé le

GtfnMi; qtfwian il en rejoignît ramm'^nrdt, ee remît à ia oaiwferie xpii élAit avec-le Prinee, et renfojnça ataai la iroiaiène ligne èo l'armée.

Qasnd Hawky partît avec jes troîa ré^bnens ide dragiMis , l'i» {anterie de Tarmée idalUt I» saint ea Ugne:ée bataille,, ajmit mx. kitaillaiift à la première lic^e, et le «nftmefwubroà laaecéiHle« 14e régimfiai d'Howard, ^qai swvait, forauût un petit corps jdeTé&erva* An moment où les noatagaardsaepvessaieBt'de gagner le liant de F»lkirJ&-Meor, d'antoèlé, les dragons, qui s'éiaîent. avancés à la bile, y étaient arrivés de l'autre, et ils Learmeatrèrent ane ligne de cavalerie qm oecopait enriron ««tant de terrmi que la moitié de la première ligne desnmitagnards. Maisioenx'ici étaient pWns d'ardeur, et'rtle augmenta enooie à la vue de l'enaerni. Ils gardèrent lecms range et s'aTancèntiat à grands pas ^ers le temîii ecoupé par les trois régîmens d'Nawley. Les dragons, s'étant en Tain efforcés d'arrêter ce mouTement «des clans par une =oa dena Mutes, résolurent enfin de faire ime attaque séciease pendaat qa%' possédaient «ncore sur la^haaienr Parvsantage du terrain. Leur première mesure fut de prendre l'ennemi «n 'flanc , mais les Mac-'Donalds, qui étaient à l'extrême droite de la ligne des montagnards, s'appuyèrent sur un marécage, ce qnî 'déconcerta* ee projet. Les dragons alors firent une chArge en front, le si^l»re levé et au grend trot, contre les montagnards, qui continuaient à afvancer. Les clans voyant l'attaque dont ris étaient menacée, réservèrent leur feu avec autant de résekitien qu'auraient pu le fuirè 'tes troupes les plus fermes de toute l^urope. Lord George Mnrray, qui était en front etaA centre de la ligne, mit son fittil enjoué ponr^faire feu quand ils étaient à environ cinq toises. Ge fat le'stgntfl d^une décharge, générale, tirée de si près et si 'bien dirigée que les dragons furent romptisjQaelques-ttBS traversètent la «pr^eaière ligne, mais ils furent pour k pluport tués par ko soldats'die 4a seconde. Environ- quatre eente'd-entre eux tombèrent, le carvalier on lecbevdl étant tué on blessé. ^La plus grande partie 'courarcmt sur ia ^koite dans un désordre «eomplet, le long delà première ligne des montagnards, et oenx-cî 'firent smr eux un feu m e i t r t i 'ier qin en renversa encore un grand nombre.

Oette défaite de la cavalerie eommeoça k'bataille d^ne-manière favorable pourries insurgés, mais ils forent eur 'kpoint de paj^r bien «hercenrcoès. *A Pînsf SÉntoùTattaqve comaaença, "gn ouragan violenft , accompagné de '{duie , ^MndBctifdiiWteitteift en^ee ^Aes

^40 mSTOmB D'BGOSSB.

.troupes da Roi , ce qui contribaa beaucoup à les déconcerter. Lord -George Murraj cria aux Mac-Donalds de tenir ferme , de ne pas l'inquiéter des dragons qui fuyaient , mais de garder leurs rangs <et de recharger; tout fut inutile. Les montagnards, suivant leur coutume» se précipitèrent contre eux la claymore à la- main, et jetèrent leurs mousquets. Leur aile gauche, au même instant, londit avec foreur sur la droite et le centre de Tinfanterie d'Hawley, la rompit et la mit en faite. Hais les lignes des deux armées n'étant pas exactement parallèles, Textrème droite de la première ligne d'Hawleys'ttendidt considérablement au- 'el^ derailegauche des montagnards. Trois régimens, ceux de Price, de Ligonier et de Burrelli tinrent bon sur l'extrême flanc, ayec d'autant plus d'à* yantage qu'ils ayaient en face une rayine qui empêchait les montagnards de les attaquer à l'arme blanche, suivant leur tactique ordinaire. Ces corps défendirent vaillamment cette fortification jiaturelle, et par un feu bien nourri ils forcèrent les montagnards à abandonner le côté opposé de la ravine. Un des trois régimens en déroute, celui de Cobham^ se rallia derrière ces corps d'infanterie qui tenaient ferme; quant aux deux autres, c'étaient les deux

• mêmes qui avaient été à Preston , et ils ne se comportèrent pas mieux, conmie ils ne pouvaient se comporter plus mal qu'ib ne l'avaient fait en cette mémorable occasion.

La situation de la bataille était alors fort singulière. Les deux armées, dit M. Home, étaient en faite en même temps. La cavalerie d'Hawley et presque toute son infanterie, à l'exception de celle qui se trouvait sur son extrême droite, avaient été complètement mises en confusion et en déroule ; mais les trois régimens qui c<mtinuaient à combattre avaient décidé un avantage sur la gauche du Prince, et beaucoup de montagnards prenaient la fuite, dans l'idée que la journée était perdue.

L'avantage, au total , était incontestablement du côté de Charles- Edouard; mais, attendu le manque de discipline des troupes qu'il commandait, et la force extrême de l'ouragan, i^ devint difficile même de connaître l'étendue de la victoire, et impossible d'en profiter. Les montagnards étaient dans un grand désordre. Presque tous les corps de la seconde ligne étaient confusément mêlés ensemble; — l'obscurité faisait que l'aile droite victorieuse

• ne savait ce qui pouvait être arrivé à H gauche; — et il n'y avait pas de i^néraiçL à cheval, ou aides-de«camp, qui auraient pu découvrir avec certitude quelle était la position des affaires.

TROISIEME SERIE. 34 f^

Cependant les rëgimens anglais, tant de cayalerie que d^infanterie/qui avaient été mis en déroute , descendaient de la hautenr eb désordre , et fayaient vers le camp et vers la yille de Falkirk. Le général Hnske ramena l'arrière-garde de cette armée en retraite , on plutôt en déront^, avec les régimens qui s'étaient si bien comportés sar la droite. Il fit cette opération en bon ordre, tambonr» battans et drapeaux déployés. Le général Hawley ne se sentit nulle envie de rester dans le camp dont il avait pris possession avec une affectation de triomphe si prématurée. Il fit mettre le fea aux tentes, et ramena ses soldats effrayés et en désordre à Linlithgow, d'où il se retira le lendemain à Edimbourg avec ses forces qui étaient dans l'état le plus pitoyable de confusion et de conster* nation. Le régiment des volontaires de Glascow tomba, en cette occasion, an pouvoir des rebelles, et fut traité avec beaucoup de rigueur ; car il est à remarquer que les montagnards étaient plus irrités contre les volontaires, que leur devoir n'obligeait pas^ suivant eux^ comme les troupes de ligne, à prendre part à Ift guerre.

Un assez grand nombre d'hommes perdirent la vie dans cette bataille. Une vingtaine d'officiers et quatre à cinq cents soldats forent tués du côté des Anglais, et les insurgens firent beaucoup de prisonniers, dont la plupart furent envoyés au château de Donne.

La perte des rebelles ne fut pas considérable , et Fon ne fit sur

eux qu'un seul prisonnier, mais d'une manière assez remarquable.

Un officier montagnard^ frère de Mac-Donald de Keppoch ; s'était

emparé du cheval d'un dragon , et Tavait monté, sans réfléchir

qa'il n'était pas en état de faire < béir cet animal. Quand le cheval

entendit battre le tambour pour rallier les dragons , l'instinct de

la discipline l'emporta, il prit le galop, et en dépit de tous les

efforts de son cavalier il le conduisit au milieu de son régiment*

Le montagnard, se voyant dans cette situation, chercha à se faire

passer pour un officier du régiment de Campbell; mais sa ruse fut

découverte, il fut arrêté; et quoique la manière plaisante dont il

avait été pris eût pu lui faire obtenir quelque compassion , il fut

ensuite exécuté comme traître.

La défaite de l'armée anglaise à Falkirk jeta la consternation et la terreur dans toutes les parties de la Grande-Bretagne. La rébellion avait été regardée comme terminée quand les montagnards s'étaient retirés d'Angleterre, et les fanfaronnades d'Hawley

a42 HiaroKB

aTftkiit préparé t0iile la naAioii

ttranles de cillas qai annopçaieiH le déaasl9*e de rannée, et Taîr

hnmilîé da féaéral , ^vi aeaabkit on afea de la défaite ^ •

D'aairea yisagea (fée oelai de l'inforloné général étaient devenus p&les et conaterBëa par aoite 4m rétakat iaattenda de labataillede t'alkirk. Pendant Aoote lafpaerre oivile, les dasaes sapérienresea Aaglaierre s^étaient montrées envjnées par les succès et abauaes par les revers , plss iscileiiievt «pi'en is'anrak dû Tatlendre de bar réputation eudmairedefermeté. Peadont la marche dn Prinoe sur Derbj» on aurait pa dire qœ lenrs craintes allai^it ati-ddà d0 ce que pemetlait la nature da danger, si e» n'^ûc été que ce péril consiilnil principalement en cette stapeor qn^il inspirait. Lersqne la retaraiie fnt commencée , l'espoir et Fentiioosiasme de la nation meolèrent encore an pins hant degré, eomnoa si Fea n'eût ploa en rien à appréhender d'âne troope d'hommes dooés d'une bravomre si déterminée , qni avaient déjà fait tant de choses nTec de si faibles moyens. La nouvelle de la défaite de FaUnHL-ré* pandit donc nne alarme générale ; et à la coar, lors d'un lever qni «nt lien immédiatemnit après cette i>ataiUe , on ne vit que dsax personnesdimtla.phy8ionomiepai^issaît sereine. C'était Geoiipeff lui'méme, qni , quds que puissent avoir été ses autres défaiats, avait tropdu caractère du lion poar être effrayé ; et sir John GopCi qui était rayonnant de joie dans Tidée que Tinfortune ou Vmpé^ lâlie d'Hawley allait prcdiaMement eflaeer la sienne du sou^mir du public.

On pensa olofs que personne n^avait une importance suffisante penr âtre miaà.la tète de l'armée, que le duc de Gnmberland, et jL en fut nanHoé commandant en chef. Son Altesse Royale partit de Londres le 35 janvier 1 7 i6 , accompagné de lord Gatheart , lord £«ny , le colonel Gomvay et le colonel York , ses aîdes-de-camp. Son arrivée à Holyrood ranima l'esprit abattu des membres da gouvernement. La présence du nouveau commandant en chef fat •aussi trèa agréable à Tàrmée , non-senlement à cause de la con* ftanee qu'elle avait* dans ses talens , mais parce que sa présence mit un terme aux pnnitîons cruelles infligées par le général

' I. Od ▼oit^ns «ne l«tti« do«énml Wtgh(iDai»<fnc] air awH Htwlry en c«M«oonMn.— «U gênerai Hnwley est à peu près dans la même si*Qalion qae le génértil Cope; on ne le »ît pas sor le eheinp de bataille tiviique dura l'action; et tout y asrtii été pire qu'i PtMSIon , ai le ieètirtl' Huvke nVût agi avec autant de jugement qne de courage, et ne se fût montré partout. Hawley pMakaentiMon awincfae decondoitet ear, étant ava« lui aamedt melHi & Lin4J»hfr«^* i« ^^ treavà «n air ploa déplorable qu'à Copeluinnéme quai»d je le tîs & FaU qaelqnes bi^irea après «a defailt.a

(JTtfiadlrl'MMntfw)

Hawlejy qni ayait invoqué Faide du gibet et des verges pour ré* parer an désastre dont la principale source se trouvait peut-être dans son manque de connaissances militaires. Le duc arriva à Edimbourg assez à temps pour sauver la vie à deux dragons con» damnés à mort, et faire grâce à plusieurs autres destinés à une peine moins sévère que quelques-uns avaient déj^ subie^

L'armée ^oe le Due commaiidaiili eonsistait ea éùwn escadrmis dé cavalerie et quatorze bataillons d'infanterie. Mais plusieiirs dJentre eux .a^uiieBC beancoipp aouffert 4aA» la« «lemiène affaire ^ et tous étaient fort loin d'être au complet. On avait pourtant mis tout en œuvre pour réparer les pertes faites à Falkirk-Moor, et l'on peut dire que le duc de Gumberland était à la tête d'une armée aussi bette' et aussi bonne qu'on en mit jamoift en campagne. Hawl^y qui était favori personnel du. Roi. , conserva le. ranç d« lieuieçantï^énéral sous les ordres du Duc, et lQ)rd AJbemarle oc? QnpalemêniQ grade. Lesmajors^généraux étalât Bland, Husfce, lord Semplé' et le brigadier Mordauut*

Dans un conseil de guenie tenu à Edimbourg, il fojt décidé qp^ les troupea marcberaieot le lendemain vers Stirling , pour faire:- Ipver le siège du château et livrer une bataille, aux. rebelles s'ila^ osaient l'accepter, sous de meilleurs auspii^s queceUede Falkirk*. Ojq s'était donné beaucoup de peine dans divers ordres du jour ^ar expUqiKçr aux soldats de quelle manière les moniagnards. combattaient ; — passage si cuni^ux , que je Fextraicai, pour voti:e amusement. Peu^etre la partie la plus agréable des instructioui^ qui s'y trouvent était l'assurance qufil n'exiatait que peu de vmip montagoards^daniS Tannée du Prinpe ^,

T. Edimbourg, dimatijche xsjapvier 1745-6.

Mol it ordres •— Dcbit.

Onici«r-généra1 ponr la journée de demain , le mnjpr WiUon. — Rien n'est si facile que de résister à la manière ordinaire de combattre des montagnards, si les ofliciers et les -soldats n'ont pas la té{c remplie des bi»loires mensongères qu'on en débite. Us forment, ordinairement leur premier rang de «e qu'ils appellent leurs bommes les plus braves , ou vrais montagnards, dont le nombre n'est jamais bi«n gr^vd. Quand il« se forment en bataillon, c'est ordin»jrem<vitsar quatre bommes, de profondeur , et ces mont.ignnrds forment la première ligne des quatre, les autres sont des babitan» des bnaaes ternes.. et l'étni me de l'armée, t^wpd cesbalaillopsarritrent à upie portée. de moatr quel, ou à environ trente toises, celte pi^mière ligne fait feu. et jette sur-le-cbauip ses fusils. Alors Us se précipitent en. masse, avec le«ir» sabres et leurs ifirf'tSf en faisant grwid' bruit, et s'efforcent d'enfoncer le corpa ou le bataillon qui est devant eux , se mettant .douze ou quatorze de profondeur nrani d'arriver à ceux qu'ils attaquent. Le sûr moyen deles anéantir, c'est de lee attendre awr trois homines de pr;ofondeur.. et de fqire.feu , pan rang}, diagonaleiinent , sur le centre, quand iU arrivent, le cternier rang tirant le premier; et même ce rang ue doit tirfsr que lorsqu 1» s^nt à dix. ou.doojte pas. Mai» si veaetirex de plus loin, «ou», ser/rt probablement enfoncea, «r TOUS n'aurez pas le temp^ de recharger ; et si vous fnyfej , vous pouvez vous regarder comme morts , cer . eoinipe U« n'ont ni fn.iys,ei » noue, fardée», qn homUM ov*e se» wo>es, son éqnipeaaeiit, ele.» ne peut leur échapper, et ils ne font ancun quartier. Mdis si vous suivez exactement lee aTis ct-des> sM «.ca eimt les emuimislet pltu n^prîM^ileSiqui ^isiont* (iVsic tk tnUfw:,).

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