CHAPITRE XXII
Retraite de l'année da prince Charles de Stirling d«ns les montagnes. — Déroute de Moy. — Arrivée de tronpes hetaolies à l'aide du gon? emement. — Conseil tenu à Edimbourg par le dnc de Camberland et le prince de Hesse^CasseL •* Désappointement dn prince Charles dans son espoir de seeours de la France. — Lord George llnrray s'empare des postes militaires du comté d'àihole. — Il Investit le château de Blair ; mais il est forcé d'en lerer le siège, faute d'un nombrede tronpes soflUant ponr le continoer. — > Soupçons conçus pai le Prince sur la fidélité dn. lord George Mnrray.
Les insurgés ne recoeillirent pas de la bataille de Falkirk des avantages tels qn'ils auraient dû en espérer. L'extrême confasion qni régnait dans lears propres rangs, et qui les empêcha dé con* naître l'état dans lequel se tronvait Tennemi, les mit hors d'état de ponrsnivre l'armée d'Hawley, qui, sniyant tontes les probabi* lit^, anrait été pour enx nne proie facile s'ils Payaient poursuivie ; ils auraient pu y sur l'impulsion du moment, se mettre une seconde fois en possession de la capitale , et profiter de l'éclat qu'eût répandu un tel avantage sur leurs armes.
Hais le Chevalier, qui avait tenu sa 'parole en ne convoquant plus aucun conseil depuis la retraite de Derby, si ce n'est celui qui avait eu lieu sur le champ de bataille, n'agissait plus que d'après les avis de son secrétaire Murray , de son quartier-maître John Hay, de sir Thomas Sheridan et des officiers irlandais^ qu'on soupçonnait d'être moins disposés à donner au Prince des avis impartiaux qn'à servir d'écho à ses propres opinions. En cette occasion, il pensa que lever le siège de Stirling serait une honte pour ses armes, et par conséquent il résolut de le continuer à tout événement. Cette détermination se trouva malheureuse.
L'ingénieur français qui conduisait le siège ne connaissait qu'imparfaitement sa profession. 11 établit une batterie sur la hauteur de Gowan ; mais l'ayant découverte quand il n'y avait encore monté que trois can,ons, ils furent bientôt réduits au silence par le feu supérieur du château. Quelques escarmouches eurent lieu à la même époque entre les bâtimens armés anglais qui s'efforçaient de remonter le Forth , et les batteries établies sur les deux rives de ce fleuve; mais ces incidens furent de peu d'importance. Les progrès du siège semblèrent se prolonger, et ils furent exposés à
être interrompas par la marche da duc de Gamberland et de soa armée.
D'une antre part, l'armée montagnarde avait souffert «ne grande diminution depuis la bataille de Falkirk , moins par suite du nombre d'hommes qu'elle y avait perdus que par la victoire même, qui, comme cela était ordinaire, causa une grande désertion* dans les clans, dont les soldats, suivant leur pratique invariable , retournèrent chez eux pour mettre en sûreté leur butin» Un accident qui arriva le lendemain de la bataille de Falkirk fit aussi perdre au Chevalier un régiment d'un clan de haute distinction. Un soldat du clan de Gianranald maniait inconsidérément un fusil chargé. Le coup partit par hasard^ et tua malheureusement un fils cadet de Glengarry, major du régiment de ce Chef. Pour empêcher une querelle entre deux tribus puissantes, l'infortuné soldat qui avait causé ce malheur fut condamné à mort et fusillé. Ce sacrifice ne satisfit pas pleinement les vassaux de Glengarry» Ils se dégoûtèrent d'un service qui avait coûté un fils à leur Chef, et la plupart d'entre eux retournèrent sans permission dans leur» montagnes ; désertion qui fut cruellement sentie dans ce moment critique.
Les Chefs de clans et les hommes de qualité qui se trouvaient à l'armée, voyant la dindnution du nombre de leurs soldats, et mé» contens de ne pas être consultés sur les mouvemens de l'armée, tinrent un conseil de leur propre autorité , dans la ville de Falkirk, et rédigèrent une délibération qu'ils signèrent tous , f onr con» seiUer au Prince une retraite vers le nord. Ib y disaient qu'un si grand nombre de leurs soldats étaient retournés chez eux depuis la dernière bataille , qu'ils n'étaient plus en état de continuer le siège de Stirling, ni de repousser l'armée du duc de Cumberland , qui s'avançait pour le faire lever. Ils terminaient par donner au Prince l'avis de se retirer avec son armée à Inverness, d'anéantir les forces de lord Loudon et de ses autres ennemis dans ce canton , et de prendre ou de démolir les forts des montagnes, ce qui le rendrait complètement mattre du nord. Cela fait , ils l'assuraient qu'ils seraient prêts à se remettre en campagne le printemps suivant avec hait on dix mille montagnards, et à le suivre partout où il voudrait les conduire.
Cet avis, qui, dans les circonstances où il était donné, ressemblait beaucoup à un ordre, produisit sur Charles l'effet d'un coup de foudre* Il avait décidé qu'une bataille aurait lieu , et en consé*
qp0Boe les nallidai, le» Uesarfs ».eliiiMt 4sie ^ meiKdbAiiiJA.siiiier. de l'armée, araient été envoyés à Danblane. Lord George Morray; éftMft aoMÎnwaa an qoastîer-gén^U e^ avait mooirié'aiiPciiiceiiii pkade la bataiUe qu^il se proposait da livrer, et qiaoCharles.a^ait. approuvé 9 en j bîaaiii «pielqaea cbaogemeiift.de sa. propre maio. Qaaiid cette propoaiUeii de faire uae retraite lui bu préfientée^ il loÊ d'abord saiai d'an aœèa dadéaeapoir, et s'écria : Grand DieaJ aî»je véon ponr voir qiub telleohose ! U se frappa la téta conlce la muraille avec une telle violbncta qu'il chancela. Jl eavojtt. ensuite» àFalkirk sir Thomas Sheridan , en le- chargeant d'empli^er toqs les raisonnemeos possibles ponr engager les Cheb à sa départir de lenr résoloftion ; mais sir "fhomas.las trouva inébranlables , et ik; élaieBticop.nombreuii et trop pnisaans ponr que €harles pût leur résistera
LePlrmce» après avoir consenti à la retraite» régla avec lorâ George Miivraj que 1* P'' février l'armée aurait ordre de traver^' ser le Forth au gué de Frews » le malin de très bonne IpeuE».;. qoci les canons de siège seraient enoloués.; que les munîtiona qu'oane. pourrait emmener avec l'armée seraient détr.uiles.y et eafia qu'une forte arrière-garde, composée de douze cents monta* l^ajrds d'élite et de cavalerie de lord Ëlcbo , protigecait U retraile de l'armée.
Oa ne prit pourtant aucune de ces précau^tions ; et la retraite» à la hâte » et accompagnée de toute eapèce de désordres, res* semblaia tellement à une fuite» qu'il n'y avait nulle pact mille hommes réunis. L'armée traversa le fleuve par petiie détacha» mens et dans la plus grands confu«iûn« U n'y avait aucune amèFS* garde» et la cavalerie de lord Eicho » qui avait eu Qrdre;d'attendca des ordres ultérieurs- au pont de Carroa », fut entièrement oubliée, et sur le point d'élre confiée par un conps de troupes de la ville si du .château de Stirling» avant d'avoir reçuX'ardre de se mettre .eaxetraite. On supposa que cetteK^onCnaion savait eu pou];< caiifie la fiuMe que commit le Prince en changeant le plan de retraite qui aivait été arrêté entre hiifeyt lovd Geor^ Morray» faute qui semble prouver qu'il était si mécDulentde oetlieflwsure, qu'iLs'iaq«îéftait tmet peu qu'elle fût exécutée a,r%c ordre eu avec confiision.
Un accident se joignit aux inconvéniens qui résuhèrent de ee
fc b'kdrawoqai e«»iiMilMtkralr«it««taib»i|>ii«e pBr lord6«iiv« Uarray. l4)QW«l.»K«ppM*. Cttnranald, Aidshiel . Locbçarry, Scotbouse . et le Maitne de Uvat. 9janX tous unp grande inumi^ taM»«» ûê aiMibMiwt «aiaaajL fidâtia i Uicuim da ffriaca. {JTMê d» Ttaliwv)
fflDQnMiiiieiifr.pf<eipilé* En imdanli détniii» leomnBgasmM Saint> Ninian9.1e!ft monUgnards^'y priBentaimaladrobemeiit, qa'il6.fimlr saaier L'église en même temps, oe qui coâla la TÎe à pkruewra'pcff^ sennsa. La méokancelé de Tespiit de parti fil «omriir le bniit qMt' détait an aete-de yiolencecommia aiieo intenliett par Faraiiéeds; Prince , ce qn'on ne peut gnàref aiqqwscr, pntsqaeiplaaievFS de aee . soUaiSi etnotafluneMl l'homme qui mk le fan à la Urainée, fiiren;k. toés pat l'exploaian.
Néanmoins la retraite de Stirling s^efhataa sans beansoiip de parte, et iisfea résukaqu'ane dîspeniiûa leinponaîprdesttroiipes. L'armée montagimrde Ira^ineiis» dans saaMiircbe Diinblane et CriciL Lfi 3>féTider,im oonseildegnerreÊit tenuprès de eottederaièreTilli^ daas mi village nommé FaivRton* On. y diaovta de nanvean la oé^ casait édeJa: retraite de SdrUag, ei les-ofKGiers qui étaient emia^^ mis de lord George Mnrray eureat soin de rejeter sur lai leblaaMr âfane mesure qm , quoique. néoeaaaire^ n^'élait njdleuieaa du goito du Prince, q«i n'y avait consentif que parée qu'il a^ Inaavail: eft qaaiqne sorte ùïvcé. O» prétendit alors que la déafettion. a'avaât pas été de moitié aussi considérable qu'on Ifairait appréhendé; Tii'eUe n'excéiati pas mièle hommes, et que lie Prince, n'avaitpaa' l)moiQ, à eauae d'un pareil vide dans ses rangs, d^âtore CoBcéà ïtdopteronemesarequiressmablaitàuneliiiie; ce qui, aîoaÉait-o% dans une goerreoù presque tout dépendait de Fioptmon , devait: naire à sa véputatioe dans Pespirit de ses amis et de ses ennmma» Mais la résolÏMion avait été définitivement adoptée, et*îl étak d«* HMu indispensable de Pexéentcr.
A Crieff, ParméedeChai^s>8e9épara*Unediviision,€aBHista«fc prinoipalcoaeiit e» montagnard» de Ponesa, marcha vers le noud: parla route des montagnes. L'antre^ commandée par lord George» Morray , se dirigea vers Inrernesa par Montroae et Aberdeen^lo! long des côte». Elk seoomposaiftpriiicîpakmentdeS)régtmcBO.daai basses terre» et de la cavalerie qui avait ^eaMooop souffert, lean laarches Forcées dans cette- saison rigeoreueeloi ayant fait perdre* tm grand nombre de chevaux. Les «soldats, étant pour la phipaat. des gentibhoimnes.,. comioaèrent à rester fidèlement raagéa. sone^ leur nakheureuz étendard. U» petite partie de l'armée, apparte* nant à œ oamton des montagnes, passa par Braemar.
Le due de Cumbeiland suivit.les^montagnards jiis(pii'à'Perth,.efe tnvava <fiBe^manshaaaa aifflorapiditéet précision^ lanmibeeéeleûe^ désonke^ ils. aveifeteotécaié.. leur piejct dis «a vclirer';dans lisi
348 HISTOIRE VEGOSSB.
montagaes et d'emmener le» garnisons qa'Us avaient mises à Montrose et en d'antres places. La présence de Charles dans le comté d'inrerness paraissait devoir lui procurer des avantages qui pouvaient prolonger la guerre. C'est une province montagneuse dans laquelle il se trouvait plusieurs tribus dévouées à sa cause y et donnant accès aux montagnes situées plus à l'occident, et qu'habitaient principalement, les clans jacobites. On croyait aussi que le Prince obtiendrait des recrues dans les comtés de Caithness et de Sutherland.
Le seul ennemi que le Chevalier eût dans le nord était la petite armée que lord Loudon avait rassemblée au moyen des Grants, des Monros, des Ross et autres clans du nord qu'il avait réunis aux Hac^Donalds de Skye et aux Hac^Leods. Mais le nombre n'en était pas assez considérable pour empêcher les troupes du Prince de se répandre dans tout le pays ; et pour se prêter à Thumenr des montagnards , et leur faciliter les moyens de se procurer des vivres, on permit qu'ik fissent des excursions de côté et d'antre, au gré de leur fantaisie, le Prince ne gardant près de loi que quelques centaines d'hommes. Dans le fait il paraissait maître de tout le pays découvert; et la petite armée de lord Loudon , montant tout au plus à deux mille hommes , restait enfermée dans Inverness , qu'on avait cherché à fortifier par un fossé et une palissade. Dans de telles circonstances, il ne fut pas très difficile à Charles d'attaquer et de prendre les casernes de Badenoch à Rnthven, qui lui avait résisté lorsqu'il était descendu des montagnes. Après ce succès, il alla passer deux ou trois jours au château de Moy, principal domaine du laird de Mac-Intosh ; distinction bien méritée par le zèle et le dévouement de lady Mac-Intosh pour sa causé. Le mari de cette dame, iEneas ou Angus Mac-Intosh de Mac-Intosh, semble n'avoir en lui-même aucune affection politique bien prononcée ; car il paraît avoir une fois conçu le projet de lever son clan en faveur du Chevalier, et cependant il continua à conserver le grade d'officier dans l'armée de lord Loudon. Il n'en fat pas de même de sa fenmie. Voyant l'indécision , peut-être devrions-nous nous dire l'imbécillité de son mari, elle s'abandonna à son penchant jacobite, penchant qui était partagé par son clan. Ayant levé trois cents hommes parmi les meilleurs guerriers de cette ancienne tribu, elle se mit à leur tête, portant un bonnet d'homme et une robe de tartan richement brodée, et ayant des jnstolets aux arçons de la selle. Mac-Gillivray de Drnmnaglass
commandait ce corps en qualité de colonel. L'enthousiasme excité par cette Taillante amazone exigeait du moins toute la civilité que le Prince pouvait avoir pour elle , et une visite à son*château en fut considérée comme la marque la plus flatteuse.
Charles-Edouard ne s'y trouvait pas en tonte sécurité, et il n'avait pas autour de lui plus de trois cents hommes quand lord Loudon fit une tentative hardie pour mettre fia à la guerre civile en faisant prisonnier le jeune aventurier. Pour exécuter ce dessein, il résolut d'employer principalement les montagnards du clan de Mac-Leody comme étant particulièrement propres à mettre à fin une entreprise qui demandait du secret et de la promptitude. Ils farerit accompagnés de plusieurs volontaires. On dit que lady Mac-Intosh eut connaissance de ce projet. Quoi qu'il en soit, elle avait charge le forgeron du clan, personnage qui a toujours quelque importance dans une tribu des montagnes , de faire des patrouilles avec quelques hommes entre Inverness et le château de Moy. Pendant la nuit du 16 février, ce partisan habile et intelligent rencontra l'avant-garde des Mac-Leods qui s'avançait vers Moy, secrètement et en silence. Le corps qui marchait ainsi élait composé d'environ quinze cents hommes. Le forgeron et ses compagnons , qui n'étaient guère plus de six à sept, se dispersèrent dans différentes parties du bois, firent feu sur l'avant-garde, qui ne pouvait voir quel était le nombre des ennemis qui se présentaient, poussèrent en même temps le cri de guerre de Lochiel, de Keppoch et d'autres clans des plus distingués, et deux ou trois cornemuses firent entendre les sons bien connus des airs qui sont le signal du rappel des mêmes tribus.
Personne ne se laisse plus aisément surprendre que ceux qui cherchent à surprendre les autres. Cette attaque imprévue déconcerta les Mac-Leods, qui crurent être tombés dans une embuscade, et être menacés par toute l'armée du Chevalier. Il en résulta qu'ils firent sur-le-champ volte-face, et s'enfuirent vers Inverness dans la plus grande confusion, courant quelques dangers et faisant même quelques pertes , non par le feu des ennemis , mais parce qu'ils se renversaient les uns sur les autres, et qu'ils foulaic^nt aux pieds ceux qui étaient tombés. La confusion était si grande, que le Maître de Ross, brave officier qui fut ensuite dans bien des dangers, dit à M. Home qu'il ne s'était jamais trouvé dans une situation si déplorable qu'à ce qu'on appelait ta dérouU de Moy.
Quelques rédits disent que le sommeil du Prince ne fut pas in-
sio ■enomB VBGOSSB.
'te iTom p n yenteil tonte la eonforion qn^dcanona txffte aitac|«ey qaiy sans la présence d^esprh de lady ntro-intesli , st admirablement secondée par l'intelligence du forgeron, sfnrait pn ternnner son entreprise et sa Tie. Quoi qu'il en soit, il est certain que, le lendemain matin de bonne heure, le prince Charles assembla son armée, on da mwns teHe partie qu'il en pat réunir snr-le-diamp, et marcha sar iuTeraess pom* rendre à lordLoudon la visite hostile qii'il Ini avait faite la nuit précédente. Ni la force de cette place *ni le nombre de ses troupes, ne permettaient à lord Loadon de résister à wat armée si s upér ieu re à la sienne, H^ort donc obligé de battre en retraite, passa Tean à Kessoch, et ayant emmené ks Imrques arec lui ^ il arrêta quelque temps la pomrsnite des re- 'belles; mais lord Cromarty , aytint fiit un détour, délogea lord Loudon de la ville de Cromarty, lepoifrsaivit ensuite jusqu'à Tain, et le força enfin à entrer dans le comté'de Stftherland.
^L'armée des montagnards prirpossession d'Iainemess le 18; et le 20, la citadelle, nommée le fort George, lui fut aussi rendoe. Ces mouvemens avaient pour but de suivre le plan d'opérations proposé par les Chefs à Falkirk, c'est-à-dire de se retirer vers le nord, et d'employer l'hiver à détruire les forces de lord Loodcn et à réduire les forts des montagnes. Dans cette dernière vne, le régiment de lord John Dmmmond et les piquets français firent le siège du fort Auguste. Les canons qu'on avait n'étant pas de calibre suffisant , on jeta des bombes dans la place, et la garnison ne consistant qu'en trois compagnies fut obligée de se rendre. Le Princese détermina à envoyer les officiers en franco, pour qu'ils y restassent comme otages de'ceux des siens qui étaient déjà tombésau pouvoir du goavemement , on qui pourraient y tomber par la^ttite. Nous avons vn^qœ ce projet ïui avait été proposé après la bataitte de Preston ; mais le 'Prince s'y étant 'refusé par motif de générosité, les prisonniers avaient été reirvoyés , sur leur parole, dans le comté d'Angus. A Tëpoque du mouvement da général Hawley sur SttrKng, il y eut dans ce conrté quelques sonlèvemens en faveur du gouvernement, et les prisonniers de guerre s'en étaient prévalus , dans l^éé que cette circonstance les dégageait de leur parole. Les montagnards furent d'un avis différend, el ils exprimèrent lem^ sentîmens à ce snjet d'une manière singulière, après la bataille de Falkirk. Antérieurement à cette affaire, il avait plu augénénd Haifvley de prémrqii'ii aurait besoin, dans «on camp, dHm n^olbre extraerdinaire dPexécittemr8% Les
TROISIEME SERIC. 881
îiistirgeirs ayatït hit prisonniers qaelqaes-nns de ces fonction* naîrés, après la bataille, ils cherchèrent à montrer le raépnsqiie leur inspirait la conduite àts officiers des tnmpes régnlières , qui, comme ils le disaient , avaient éludé leur parole, en rendant la libeité, sur parole, à ces bourreaux , comme s'ils eussent mérité autant de confiance que les hommes qui portaient Puniformed'df- 'ficiers au service du roi George. La mesure d'envoyer en France les officiers prisonniers aurait pu mettre quelque frein aux poursuites judiciaires du gouvernement, après la fin de la rébellion , si elle eût été adoptée dès le commencement de l'insurrection ; mais alors les succès des însuiq^ns allaient en diminuant^ et il n'y avait plus de probabilité que ce moyen -pût réussir. On y avait eu recours trop tard poiir qu'il pût être utile.
Pendant que les montagnards poursuivaient leurs avantages insignifians contre les forts du nord , le duc de Cumberland avançait derrière eux. 11 occupait successivement les districts qu'ils abandonnaient, et amenait déjà des renforts importans à l'aide desquels il espérait les resserrer peu a peu et anéantir enfin lear armée. Suivant les traces des insurgens , il était arrivé à Perth le 6 février, et avait détaché sir André Agnew avec cinq cents hommes et cent Canrpbells pour prendre possession du château deBlair, dans le comté d'Athole, tandis que le lieutenant- colonel Leighton, avec une force semblable, s'emparait du château de Menzies. Ces garnisons étaient destinées à resserrer l'armée du Chevalier et à l'empêcher de faire des recrues dans les pays les plus favorables à sa cause.
Vers la même époque, le duc de Cumberland apprit qu'un corps
d'auxiliaires, consistant en six mille Hessois , avait débarqué à
Leith, sons les ordres du prince 'Frédéric de Hesse-Cassel. On
avait ikit venir ces troupes parce qu'on s'était trouvé dans un
embarras occasioné par la retraite des six mille honraies de troupes
hollandaises qui avaient été destinées à aider le roi d^Angleterre.
Dès que lord John Drummond était arrivé avec les auxiliaires
français , un message avait été envcyé au commandant hollandais
poiir l'informer officiellement que les drapeaux de France étaient
déployés dans le camp du Chevalier, et que, comme ayant donné
leur parole de ne pas servir contre ce pays, les Hollandais étaient
sommés de ne prendre aucune part à la guerre civile d'Angleterre.
La sommration parut légitime aux Rollandais, et en conséquence
Ils retirèrent hutn forces de la Ghrande-%«targne«
ti2 HISTOIRE D'£GOSSE.
Pour remplacer ces auxiliaires , le roi d'Angleterre conclat avec le prince de Hesse-Cassel an traité de subsides qui fat confirmé par le parlement ; et c'était par suite de cet engagement que les troupes hessoises Tenaient d'arriver à Leitb. Le duc de Comberland fit à la hâte ane visite à Edimbourg , oii il tint un conseil avec le prince de Hesse et les principaux officiers. On conçut et l'on exprima l'opinion générale que les montagnards se débandexaient et se disperseraient I et qu'ils n'oseraient risquer une bataille contre le duc de Gumberland. Lorsqu'on demanda l'avis de lord Milton y juge écossais > il fut d'une opinion toute différente de celle des militaires qui avaient parlé. Il déclara qu'il était convaincu que les montagnards/ avec leur habitude de célérité, se réuniraient de nouveau en corps considérable, et fieraient un dernier effort.
L'opinion de lord Milton fit une impression profonde sur l'esprit du doc de Gumberland; il résolut de concerter ses mesures 4'après la probabilité qu'une bataille serait nécessaire, et de s'avancer lentement vers le nord, mais avec une force imposante. Dans ce dessein, il retourna à Perth, et, envoyant trois régimens d'infanterie à Dundee , il marcha vers le nord avec le corps principal de son armée : il arriva à Aberdeen le 27 février. Les troopes hessoises, avec leur prince, arrivèrent à Perth après le départ da duc de Camberland. Leurs moustaches et leurs uniformes biens causèrent quelque surprise aux Ecossais, qui furent pourtant fort édifiés de leur conduite civile et tranquille, qui faisait an contraste frappant avec les paroles et les manières licencieuses des soldats anglais. Tout le pays entre Perth et Aberdeen, en y comprenant Blair, dans le comté d'Athole, et quelques postes encore plus au nord, furent occupés par des détachemena tant de Camp bells que de troupes réguhères. Le duc de Gumberland établit son quartier*général à Aberdeen, où les rebelles crurent généralement qu'il avait dessein de passer l'hiver.
Pendant ce temps, les clans résolurent de continuer à s'emparer Ae la ligne des forts du nord , parmi lesquels le fort William était «ncore en la possession des troupes régulières. Le général Campbell avait eu soin qu'il fût pourvu de tout ce qui était nécessaire pour soutenir un siège, et avait renforcé la garnison de quelques compagnies de son propre corps, de sorte qu'elle montait à environ six cents hommes, sous un commandant nommé Campbell. Lochiel et Keppoch en formèrent le blocus ; mais ils ne parent
couper les communications de la g^arnison da côté de la mer , attendu qae denx sloops de guerre soutenaient la place avec leurs chnons. Le général Siapleton vint les joindre bientôt après avec les piquets français , et établit contre le fort une batterie régulière^ mais qui , comme nous le verrons ci*après , ne fut pas d'une grande utilité. . Vers cette époque, Charles reçut des nouTelles des secours qu'il avait attendus de France avec tant d'inquiétude. Le 23 février, il reçut une lettre de M. Shee, capitaine dans les dragons de Fitz- James, Finformant qu'il faisait partie d'un armement commandé par le marquis de Fimarcon ; qu'il était débarqué avec une partie de son régiment ; que le reste de l'escadre amenait environ huit c^nts hommes , et que chaque bâtiment avait à bord une certaine somme d'argent.
Cette nouvelle fut bientôt confirmée par l'avis qui fut transmis à Charles qu'un bâtiment de l'escadre annoncée par le capitaine Shee ayant paru à la hauteur de Peterhead , avait débarqué deux mille louis d'or pour le service du Prince, mais avait refusé de faire mettre à terre les soldats qui étaient à bord , sans un ordre .du marquis d'Aiguilles , appelé ambassadeur de France. Le prince Charles envoya lord John Drummond et le marquis d'Aigailles avec; un fort détachement pour assurer le débarquement de cet important renfort; mais ils arrivèrent trop tard. Le duc de Cumberland, marchant avec toutes ses forces, était arrivé le 27 à Aberdeen; et Moirde Stonywood, qui y ccmimahdait pour le Prince, avait été forcé de se retirer à Fochabers, accompagué du capitaine Shee. Us y rencontrèrent lord John Drummond, qur s'était avancé jusque-là pour protéger le débarquement. Un piquet du régiment de Berwick débarqua en sûreté à PortSoy, seule partie des troupes embarquées qui arriva à l'arinée de Charles. Le surplus de la cavalerie dé Fitz- James fut pris par le commbdore Knov^ler, et envoyé sur la Tamise. Le marquis de Fimarcon, après avoir tenu un conseil de guerre, jugea que le parti le plus prudent était de retourner en France.
Ce fut ainsi que la fortune se montra rigoureuse et sans pitié, du commencement à la fin, en tout ce qu'on pouvait considérer commedès chances avantageuses au prince Charles. Le manque de ces renforts fut une perte d'autant plus grande^ que l'afgent qu'on lui envoyait lui était devenu presque indispensable. Ses fonds com-^ mençaLient tellement à s'épuiser, qu'il était forcé de payer en farine une partie de la solde de ses soldats, ce qui causait beaucoup
iSé HISTCMKB IKflGÛSSB.
de mécontenteineBU Ua grand^nombre nenanèfent de reneniûerà l'entreprise; pkisieors désertèrent; et rarmée, dana eea câfrcoB" stances fâcheuses, devint plus difficile à gouverner que jamais.
Cependant la hardiesse militaire éelaSaii encore dans Tadrease d'instinct avec laquelle les moulagaards exécotaieiit leurs eatreprises de guerre irrégulière. On eu eut particnlièreHieut la prente. dans une suite d'attaques projetées -et exécutées par lord George Murray pour délivrer son pays natal» le cottté d'Athele, des petits forts et des postes nûlitaires que le duc de Gumhearland y avak établis. Cette expédition fiit entreprise vers la mi-mars» et lord George Murray commandait lui-n>éHie le détachement destiné à ce service» composé de sept cents hommes» dont meîtié était da comté d'Athole» et le surplus des Mac-Phersons» sous le oemmaa* dément de leur Chef Cluny . Ils psr tirent de Dalwhîany à la chute du jour» et ils firent halte vers miaoît à Dalspîddel. Alorao^kur expliqua que le but de l'expédition était de surprendre et d'afiéautÊr tous les postes militaires du comté d' Athole oosuf es aoil par les Campbells» soit par les troupes régulières.
Ces posftes étaîent très nombreux» et il était néoessaire qu'ils fussent tons attaqués eu mâme temps. Les plus importaos étaéeiit des maisons de gentilshommes» comme Kinaachin» Blairfettie» Lude, Faskallie et autres» qui» comme c'-est Tusage dana les montagnes et même en général daiis toute r£cosse , étaieut bâties eu forme de châteaux, et susceptibles d'être défendues. D'auues petits ppstes avaient été lég^ememt f^rtiâés» et étaient eenubandés par des sous-ofâoiers» Les sept cents iMHBmes de lord George Murray se divisèreut en autant de petits détacbesieus qu'il y avait de postes à emporter» et en les composa d'ùa nombre égal de Mac^ Phersons et d'habitans du comté d'Athole. Chaque déta<^!eBienî devait s'acquitter du devoir dont il était chargé avant que le jour partit » et tous devaient aloirs se réunir au pont de Bruar» à deux milles du château deBlair, dans le comté d'Athole. Tous œs déta* chemens partirent avec ardeur pour uQe.-expédition qui premeltaîi de délivrer lemr comté et ses enviiroHa de toute iuvasioa, et oceopation militaire ; IprdC^eorge et Ckiny, suivis seulement de Tiugt* cinq soldats et de quelt|«Ris hommes âgés, se rendireat a» peut de Bçuar pour y attendre le retour de leunseempsgaonseï la- nowelie du, succès de leur entreprise^
Ils faillirent être surpris eux-mêmes i <tandistq»'ils4herebaieiit à sarpréudre les autres. Gomme le qrépuscule commc&çait> à {>»•
TROISIBMB smUE. SS5
nttrei m homme dn Tillage de Blair vint informer lord George Horray qoe^ sir André Agne\i^ , qui commandait an château de Blair, averti par l'attaque d'an poste Toisin, avait fait prendre les armes à nne grande partie de sa garnison de cinq cents hommes, et s^ayançait Vers le pont de Braar, posr voir quels ennemis se trouvaient dans les environs. Lord George Murray et Cluny n'é* iaient pas en état de combattre le vétéran , et quelqu'un proposa , eomme le\seul moyen de se tirer d'affaire, de gagner les montagnes voisines. Lorà George Murray rejeta cette proposition . Si nous ^ttona le Heu du rende«-vous, dit-il , nos détachemens, revenant les uns^ après les autres après avoir exécuté leur devoir, seront exposés i étire surpris par l'ennemi : cela ne doit pas être. Je préfère essayer d'alarmer la prudence de sir André Agnew , en lui laisiMt croire que nos forces sont plus considérables qu^elles ne le sont réellement. Dans cette résolution, lord George prit possession d'un mur construit en- tourbes, qui s'étendait le long d'un chatnp iRoisin, et plaça ses soldats f>ar derrière, à quelque distance les uns âes entres, de manière à donner Tidée d^un front très étendu. Les drapeâta des deux régimens forent déployés au centre de la prétendue ligne, et toutes les précautions possibles furent prises pour ^finer l'air d'une ligne continue de &|(ddats à ce qui n'était en réalité que quelques hommes séparée les un» des autres. Les cornenuises ne furent pas oubliées, et elles reçurent ordre déjouer un bruyant /»ii6fOcA, dès qu'on pourrait aperceiroir les troupes régu- Uère$ avaaeer sur la route de Blair. Le soleil se levait précisément quand les troupes de sir A&dré se montrèrent. Les cornemuses jevèrent, et les hommes placés derrière le mur de tourbes agitèrent leurs épées, comme des officiers à la tête de leurs soldats se préparant à charger. Sir André •, trompé par ces dénionstratiôiis , crut être en présence d'un corps nombreux de montagnards disposés à l'attaquer; et c^tatgriant peur la sûreté de soli poste, il réconduisi^sa garaisonau-diâteau de Blair.
Lord George Murray resta près du pont pour attendre ses detachemeos, qui arrivèrent suecessivemem peu de temps après le lever eu soleih l?ou$ avaient plus ou* moins complètement réussi. lid' ranveuaient pl^H- de trots cents prisonniéts fotts aux diflëreii^ postée^ qui>, de forte di^e^se,- étaient au nombre de trente. Il n'y eutde ttté»qtie>deox«iontagnards'eteinq à sii sOldatis du Roi; car, ^paeiqu^leamentagu^rds, sous d'autres rapports, fussent un peuple sauvage et féroce, ils répandàieÉM'tremeât'le'Sftiig Sans nécessité.
3S6 HISTOIRE D'£COSSB.
Eucouragé par ce succès, lord George Mnrray fat tenté de fiure an effort pour s'emparer da château de Blair, malgré la force uaturelle de cette place et la garnison nombreuse qui s'y trouvait* Dans cette vue il investit ce château , qui était une ancienne tour très forte qui avait été long-tempi la demeure de la famille d' Athole. Il y avait peu d'espoir, avec deux petites pièces de cataipagne, de faire une brèche à des murs qui avaient sept pieds d'épaisseur, el le terrain était si rocailleux , qu'il était inutile de songer à une mine. Mais comme la garnison était nombreuse et présumée dépourvue des approvîsionnemens nécessaires pour soutenir on siège, lord George espéra pouvoir la réduire par famine. Dans ce dessein, il ût de très près le blocus de la place, et ses meilleurs tireurs montagnards faisaient feu sur quiconque se montrait aux meurtrières de la tour ou sur les murailles. Et comme, dans ce monde étrange, ce qui est risible se mêle souvent à ce qu'il y a de plus sérieux, je vous rapporterai ici une anecdote plaisante.
Sir André Agnew, fameux dans les traditions écossaises, était un soldat de la vieille école militaire, sévère en tout ce qui concernait la discipline, raide et formaliste dans ses manières, ayant un caractère un peu fantasque; et ses jeunes officiers étaient qjaelqae* fois tentés de lui jouer des tours qui n'étaient pas iout-à-fait d^accord avec le respect qu'ils devaient à leur commandant. Pendant le siège de Blair, quelques-uns de ces espiègles se procurèrent un vieil uniforme de sir André, en firent une espèce de mannequin avec du foin, et le placèrent à uqe petite fenêtre d'une tourelle, tenant une lunette d'approche, comme s'il eût voulu reconnaître la position des assiégeans. Le mannequin n'échappa point aux yeux des montagnards , qui continuèrent a faire feu sur cette fenêtre sans produire aucun effet. Les meilleurs tireurs de Badenoch et d'Athole persistèrent pourtant, et perdirent leur temps et eurs munitions en tirant sur ce commandant dé paille. Enfin sir André lui-même fut curieux de savoir quels motifs pouvaient avoir les montagnards pour tirer si constamment sur ce point particulier du château. Il fit quelques enquêtes, et découvrit le tour qui liû avait été joué. Sa tête étant aussi insensible à quelque plaisanterie que ce fût , que sa vieille perruque l'avait été aux balles des mon* tagnards, il mit aux arrêts les espiègles, et les menaça de les punir plus sévèrement, ce qu'il aurait certainement fait; mais heureusement pour eux, le blocus fut levé après que la garnison eut souffert les extrémités de la famine.
La levée da siège fat principalement bccasionée par la marche d'an corps de troupes hessoises, venant de Penh avec lord Crawford. Lord George Murray, en celte occasion, fit dire au Prin^ce , par un exprès , que s'il |)ouvait lui envoyer douze cents hommes , il entreprendrait d'attaquer le prince de Hesse et lord Crawford. Charles lui fit répondre qu'il ne pouvait se passer de ses soldats , étant occupé à concentrer son armée. Lord George Marray fut donc obligé de lever le blocus de Blair, et de se retirer avec ses troupes d'abord dans le Strathspey, et de là dans le Speyside. Il se rendit lui-même an quartier-général du Chevalier, et il y vit que ses exploits n'avaient pas été pour lui une sauve-garde contre des ennemis qui s'étaient servis contre lui de l'accès qu'ils avaient à l'oreille de leur maître.
Nous avons vu que, depuis la première réunion qui avait eu lieu à Penh', le secrétaire IVlurray avait rempli l'esprit du Prince de méfiance contre lord George , qu'il lui représentait comme un homme qui, s'il était disposé à le servir, n'y était pas porté par les principes purs de monarchie absolue. La franchise et l'obstination de ce seigneur, brave soldat , mais courtisan maladroit , donnaient à ses ennemis tout l'avantage qu'ils pouvaient désirer ; et en dépit de ses exploits distingués , ils firent presque croire au Prince que le meilleur officier de son armée était du moins capable de le trahir, s'il n'était pas déjà occupé d'une conspiration pour le faire. Ayant l'esprit ainsi pirévenu , le Chevalier, quoique ordinairement empressé de combattre, refusa de confier à lord George, tant à Clifton qu'en cette dernière occasion , les troupes qui lui auraient été nécessaires pour profiter d'un instant favorable*.
£n cette occasion Charles pensa que lord George aurait pa prendre le château de Blair; mais qu'il ne l'avait pas voulu, de peur de ruiner une demeure appartenant à son frère le duc d'Athole. Lord George ne méritait nullement un tel soupçon, car il n'existait peut-être pas dans toute l'armée un seul homme qui fût moins guidé par des motifs indirects dans sa foi politique. Son frère aîné devait reprendre le rang de duc , alors occupé par le second , si le Prince réussissait dans son entreprise; mais lord Geot*ge Murray n'avait aucun intérêt personnel de ce genre. Fidèle pendant qu'il était soupçonné , plein d'honneur tandis qu'il était en butte aux calomnies , ce n'est pas un petit mérite pour lui d'avoi^r toujours tenu à ses principes, et continué à servir un maître dont il savait qu'il ne possédait ni l'affection ni la pleine confiance. Lord Ëlcho rap-
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porte ménie que le Prince dit à quelques officiers fraoçais etirUndais qu'il soupçonnait lord George; £t l'on ajoute qu'ayant été inyilés à surveiller sa conduite dans les combats, pour voir si elik autorisait un tel soupçon , ils se chargèrent de le naettre à mort,^ s'il paraissait fondé.