‹ Œuvres de William ShakespeareChapitre 111 sur 176 · LE PROLOGUE · texte numérisé non relu

LE PROLOGUE

Nobles, peut-cire vous étonnez-vous de ce spectacle,

Mais élonnez-vous, jusqu'à ce que la vérité éelaireissc tout.

Cet homme est Pyramus, si vous vouliez savoir.

Celle Bcaulé est Thisby, c'est certain.

Cet homme, su.li.de plâtre et de crépi, représente

Le Mur, ce vil mur qui sépare les amoureux.

A travers les fentes du mur, pauvres âmes, ils se eoulcnlent

De chuchoter : de quoi md ne s'étonne.

Cet homme, avec lanterne, chien et fagot d'épines

Bpprésenle le Clair-de-Lune : car, si vous voulez savoir,

Au Clair-de-Lune les amants ne tiennent pas à mal

P,c se rcucon|icr à la tombe do Ninus, là, pour se courtiser.

Celte bêle féroce, qui de son nom s'appelle lion

A la fidèle Thisby, arrivée In première, la nuit

l'il prendre la fuite, ou plutôt l'effraya.

Et comme clic se sauvait, son manteau tomba.

El le vil lion le souilla de sa gueule sanglante.

Alors vient Pyramus, doux jeune homme, de haute taille

El il trouve de sa iidê'lc Thisby le manteau souillé.

El pour cela, de son glaive, de son blâmable cl sanglant glaive.

Bravement il embrocha son soin bouillant et sanglant.

Et Thisby, qui attendait à l'ombre d'un mûrier,

Tiva sa dague et mourut. Pour tout le reste

Laissez le lion, le Clàir-dc-Lune et les deux amoureux

Discourir leur plein, tant qu'ils resteront là.

(Sortent le PROLOGUE,- THISBË, le LION et le CLAIR-DE-LUNE.)

THESEUS.

Je m'étonne... est-ce que le lion parle ?

DEMETRIUS

Ne vous étonnez pas, My Lord. Un lion le peut bien quand tant d'ânes le. font.

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