‹ Œuvres de William ShakespeareChapitre 28 sur 176 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Deux maisons, égales en dignité, dans la belle Vérone où nous plaçons noire scène, par ancienne haine évoquent nouvelle querelle, où le sang citoyen souille les mains citoyennes.

Des entrailles funestes de ces deux ennemies, un couple d'amants, aux étoiles qui se rencontrent, a reçu la vie. Leurs pitoyables mésaventures ensevelissent, de par leur mort, le conflit de leurs parents.

L'effrayant passage de leur ' amour marqué de mort, et la persistance de la rage de leurs parents que rien — sauf (a fin de leurs enfants — ne pourrait écarter, seront, pen-dant deux heures l'occupation de notre scène.

Et si vous nous prêle^ patiente oreille, ce qui laissera ici à désirer, nos efforts tenteront de l'amender.

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