L APOTHICAIRE
Ma pauvreté, mais non ma volonté, consent.
ROMÉO
Je paie ta pauvreté et non ta volonté.
L'APOTHICAIRE, lui remettant un paquet.
Mets ceci dans tel liquide que tu voudras et bois cela... et aurais-tu la force de vingt hommes, cela te dépêcherait instantanément.
Mets ceci dans tel liquide...
ROMÉO
Voici ton or, pire poison aux âmes des hommes, commettant plus de meurtres dans ce monde infâme que ces pauvres mixtures que tu ne peux pas vendre... Je te vends du poison, tu ne m'en as pas vendu. Adieu, mange et mets-toi en chair... (L'apothicaire sort.) Viens, cordial, et non poison! viens avec moi à la tombe de Juliette, car c'est là que je t'emploierai... (Il sort.)