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Eroest Soneras précéda Miche) Piccart , et Conrad Horneius lui succéda et k Corneille Martius.
Cbristiai^us Dreierus, Melchior Zeidlerus , et Jacques Thomasius , finissent cette seconde période de l'Aristotélisme.
Nous exposerons dans un article particulier la philosophie de Thomasius. y oyez Thomasius {philosophie de).
Il nous resterait à terminer cet article par quelques considérations sur l'origine , les progrès et la réforme du PérrpaiéHcisme , sur les causes de sa durée , sor le ralentissement quelle a apporté au progrès de la Traie science, sur Topipiàtreté de ses sectateurs, sur les argumeos qu'elle a fournis aux athées , sur la corruption des mœurs qui s'en est suivie , sur les moyens qu'on pouvait employer contre la secte , et qu'on négligea ; sur l'attachement mal entendu que les Protestans affectèrent pour cette manière de philosopher , sur les tentatives inutiles qu'on fit pour l'améliorer, et sur quelques autres points non moins importans; niais nous renvoyons toute cette matière à quelque traité de l'histoire de la philosophie en général et en particulier , 011 elle trouvera sa véritable place. F'ojres VaHicie Philoso»bie en gé- NÉRàL (histoire delà).
PÉRIR , V. neut. ( Gramm. ) ; rien ne s'anéantit , mais tout change d'état. En ce sens nous périsêonê sans cesse , ou nous ne périsêons point du tout , puisqu'il n'y a aucun instant dans l'éternité de notre durée oii nous différions plus de nous-mêmes que daus aucun autre instant antérieur ou postérieur, et que nous sommes dans un flux perpétuel. Le verbe />mr est relatif à un état de destruction très - sensible ; et l'on dit ce vaisseau a péri sur la câte } les hommes ont une fois péri par les eaux , et ~ l'on croit qu'ils périroni un jour par le feu ; les bàtimens inhabités péris8eni;\\ a/>^rtpar la faim. N'auriez-vous pas honte de laisser périr celui à qui vous n'auriez qu'à tendre la main pour le sauver ?
PERSES (Philosophii: dbs). Siêioire de la PhUoBophie. Les seuls garans que nous ayons ici de l'histoire de la Philosophie , les Arabes et les Grecs ne sont pas d'une autorité aussi solide et aussi pure qu'un critique sévère le désirerait. Les Grecs n'ont pas manqué d'occasions de s'instruire des lois , des coutume^ , de la religion et de la philosophie de ces peuples; mais peu sincères en général dans leurs i^its , la haine qu'ils portaient aux Perses les rend encore plus suspects. Qu'est-ce qui a pu les empêcher de se livrer à cette fureur habituelle de tout rapporter à leurs idées particulières ? La distance des temps , la légèreté du caractère , l'ignorance et la superstition des Arabes n'affaiblissent guère moins leur témoignage. Les Grecs mentent par
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orgueil ; les Arabes mentent par intérêt. Les premiers défigurent tout ce qu'ils touchent pour se l'approprier ; les seconds pour se faire valoir. Les uns cherchent à s'enrichir du bien d'autrui , les autres à donner du prix à ce qu^ils ont. Mais c'est quelque chose que de bien connaître les motifs de notre méfiance , nous en serons plus circonspects.
De Zoroasire. Zerdushi ou Zaradusht y selon les Arabes , et Zoroastre y selon les Grecs , fut le fondateur ou le restaurateur de la philosophie et de la théologie chez les Perses. Ce nom signifie Vomi du feu. Sur cette étjmologie on a conjecturé qu'il ne désignait pas une personne , mais une secte. Quoi qu'il en soit 9 qu'il n'y ait jamais en un homme appelé Zoroastre , ou qu'il y en ait eu plusieurs de ce nom , comme quelques uns le prétendent y on n'en peut guère reculer l'existence au-delà du règne de Darius Hystaspes. Il y a la même incertitude sur la patrie do premier Zoroastre. Est-il chinois y indien y perse , médo-perse ou mëde ? S'il en faut croire les Arabes y il est né dans l'Aderbijan y province de la Médie. Il faut entendre toutes les puérilités merveilleuses qu'ils racontent de sa naissance et de ses premières années ; au reste , elles sont dans le génie des Orientaux y et du caractère de celles dont tous les peuples de la terre ont défiguré l'histoire des fondateurs du culte religieux qu'ils avaient embrassé. Si ces fondateurs n'avaient été que des hommes ordinaires y de quel droit eùt-on exigé deieurs semblables le respect aveugle pour leurs opinions ?
Zorocutre , instruit dans les sciences orientales , passe ches les Islalites. Il entre au service d'^un prophète. Il y prend la connaissance du vrai Dieu. Il commet un crime. Le prophète , qu'on croit être Daniel ou Esdras y le maodit ; et il est attaqué de la lèpre. Guéri apparemment y il erre ; il se montre aux peuples ; il fait des miracles ; il se cache dans des montagnes ; il en des^ cend ; il se donne pour un envoyé d'en - haut ^ il s'annonce comme le restaurateur et le réformateur dn culte de ces mages ambitieux que Cambise avait exterminés. Les peuples l'écoutent. Il va à Xis ou Ecbatane. C'était le lieu de la naissance de Smerdis y et le magianisme y avait encore des sectateurs cachés. Il y prêche ; il y a des révélations. Il passe de là à Balch sur le$ rives de l'Oxus y et s'y établit. Hystaspes régnait alors. Ce prince l'appelle. Zoroastre le confirme dans la religion des mages que Hystaspes avait gardée ; il l'entraîne par des prestiges ; et sa doctrine devient publique y et la religion de l'état. Il y en a qui le font voyager aux Indes , et conférer avec les brachmanes } mais c'est sans fondement. Après avoir établi son cnlte dans la Bactriane y il vint à Suse , oii l'exemple du roi fut suivi de la
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conversion Ae presque tous les courtisans. Le magîanisme , 6u plutôt la doctrine de Zoroa^tre se répandit chez les Perses , les Parthes , les Bactres , les Chorasmiens , les Saiques , les Mëdes , et plusieurs autres peuples barbares. L'intolérance et la cruauté du mabométisme naissant n'a pu jusqu'à présent en efiEacer toutes les traces. Il en reste toujours dans la Perse et dans l'Inde. De Suse , Zoroastre retourna à Balcb y oii il éleva un temple au feu ; s'en dit arcbimage y et travailla à attirer k son culte les rois circonvoisins ; mais ce zèle ardent lui devint funeste. Argaspe , r^i des Scythes , était tres-attacfaé au culte des astres ; c'était celui de sa nation et de ses aïeux. Zoroastre ne pouvant réussir auprès de lui par la persuasion , emploie l'auto-* rite et la puissance de Darius. Mais Argaspe indigné de la violence qu'on lui faisait dans une affaire de cette nature, prit les armes , entra dans la Bactriane , et s'en empara , malgré l'opposition de Darius , dont l'armée fut taillée en pièces. La destruction du temple patriarcbal , la mort de ses prêtres et celle de Zoroastre même furent les suites de cette défaite. Peu de temps après Darius eut sa revanche; Argaspe fut battu, la province perdue recouvrée , les temples consacrés au feu relevés ,| la doctrine de Zoroastre remise en vigueur, et l'azur gustasp, ou l'édifice de Hjstaspes construit. Darius en prit même le titre de grand-prêtre, et se fit appeler de ce nom sur son tombeau. Les Grecs qui connaissaient bien les affaires de la Perse , gardent un profond silence sur ces événemens , qui peut-être ne sont que des fables inventées par les Arabes , dont il faudrait réduire le récit à ce qu'il y eut dans un temps un imposteur qui prit le nom de Zoroastre déjà révéré dans la Perse , attira le peuple , séduisit la cour par des prestiges , abolit l'idolâtrie , et lui substitua l'ancien culte du feu , qu'il arrangea seulement à sa manière. II j a aussi quelque apparence que cet homme n'était pas tout*ià-fait ignorant dans la médecine et les sciences naturelles et morales ; mais que ce fut une encyclopédie vivante , comme les Arabes le disent , c'est sûrement un de ces mensonges pieux auxquels le zèle qui ne croit jamais pouvoir t^op accorder aux fondateurs de religion , se détermine si généralement.
Des Guèbres. Depuis ces temps reculés , les Guèbres ont persisté dans le culte de Zoroastre. Il y en a aux environs d'Ispahan dans un petit village appelé de leur nom Gaurculab, Les Musulmans les regardent comme des infidèles, et les traitent en consé- ' quence. Ils exercent là les fonctions les plus viles de la société; ils ne sont pas plus heureux dans la ^mmanie; c'est la plus mauvaise province de la Perse. On les y fait payer bien cher le peu d'indulgence qu'on a pour leur religion. Quelques uns se sont
réfugia à Sarate et à Bomlaye, où ils vivent en paix , honorés pour la sainteté et la pareté de leurs mœurs , adorant un seul Dieu y priant vers le soleil , révérant le feu , détestant l'idolâtrie ^ et attendant la résurrection des morts et le jugement dernier. Voyez VariicU Guèbres ou Gaorbs.
Dea livres aiiribués à Zonxutre» De ces livres le send ou le sendavesta est le pins célèbre. II est divisé en deux parties ; l'une comprend la liturgie ou les cérémonies^ à observer dans le culte du feu 3 l'autre prescrit les devoirs de l'homme en général , et ceux de l'homme religieux. Le zend est sacré et les saintes Écri-* tures n'ont pas plus d'autorité parmi les Chrétiens , ni l'alcoran parmi les Turcs. On jiensel>ien que Zoroastre le reçut aussi d'en* haut. Il est écrit en langue et en caractères perses. Il est ren* fermé dans les temples; il n'est pas permis de le communiquer aux étrangers ; et tons les jours de l^tes les prêtres en lisent quelques pages aux peuples. Thomas Hjde nous en avait promis une édition ; mais il ne s'est trouvé personne même en Angleterre qui ait voulu en faire les frais.
Le zead n*est point un ouvrage de Zoroastre } il faut en rap* porter la supposition an temps d*£usèbe. On y trouve des psaumes de David ; on y raconte l'origine du monde d'après Moïse ; il y a les mêmes choses sur le déluge; il y est parlé d'Abraham , de Joseph et de Salomon. C'est une de ces productions telles qu'il en parut une infinité dans ces siècles oii toutes les sectes qui étaient ea grand nombre y cherchaient à prévaloir les uns sur les autres par le titre d'ancienneté. Outre le xend , on dit que Zoroastre avait encore écrit {dans son traité quelques centaines de milliers de vérités sur difierens sujets.
Des oracles de Zoroaatre. Il nous en reste quelques fîragmens qui ne font pas grand honneur k l'anonyme qui les a fabriqués ; quoiqu'ils aient eu de la réputation parmi les Platoniciens de l'école d'Alexandrie , c'est qu'on n'est pas difficile sur les titres qui autorisent nos opinions. Ces philosophes n'étaient pas fâchés de retrouver quelques unes de leurs idées dans les écrits d'un sage aussi vanté que Zoroastre.
Du mage Hystaspes, Cet Hystaspes est le père de Darius ; il se fit chef des mages. Il y eut là-dedans plus de politique que de religion. Il doubla son autorité sur les peuples en réunissant dans sa personne \es titres de pontife et de roi. L'inconvàiient de cette réunion , c'est qu'un seul homme ayant à soutenir deux grands caractères , il arrive souvent que le roi déshonore le pontife , ou que le pontife rabaisse le ro||
D^OsUmès ou tfOlanès. On prétend qu'il r eut \)lusienrs mages de ce nom , et qu'ils donnèrent leur nom à la secte en-r
tîêre qui en fat appela ottanile. On dît qn'Ostanc» on Otanèt caliva le premier Tastronomie ch(eK les Peraes. On lui attribue un livre de chimie. Ce fut lui qui initia Dëmocrite aux n^stëres de Memphi8.11 n'jaquele rapport des temps qui contredise cette fable.
l^u moi mage. Ceux qui le dérivent de Tancien mot mog , qui dans la Perse et dans la Médie signifiait cuiorateur ou prêtre du Jeu , en ont trouvé l'ét^rmologie la plus vraisemblable.
JDeroriginedumagianiame, Cette doctrineétait établie dansTem* pire de Babjloneet d' Assyrie , et chez d'autres peuples de TOrient loog-temps avant la fondation des Pênes, Zoroastre n'en fut que le restaurateur. Il faut en conclure de là l'extrême ancienneté.
Du caractère d'un mage. Ce fut un théologien et un philo* sophe. Un mage naissait toujours d'un autre mage. Ce fut dans le commencement une seule famille peu nombreuse qui s'accrut en elle-même ; les pères se mariaient avec leurs filles , les fik avec leurs mères , les frères avec leurs siBurs. Epars dans les campagnes , d'abord ils n'occupèrent que quelques bourgs; ils fondèrent ensuite des villes, et se multiplièrent au point de disputer la souveraineté aux monarques. Cette confiance dans leui: nombre et leur autorité les perdit.
I}es classée des mages, lis étaient divisés en trois classes. Une classe infime attachée au service des temples ; une classe supérieure qui commandait à l'autre ; et un archimage qui était le chef de toutes les deux. Il y avait aussi trois sortes de temples ; des oratoires oh le feu était gardé dans une lampe; des temples cil il s'entretenait sur un autel; et une basilique, le siège de l'archimage, et le lieu oii les adorateurs allaient faire leurs grandes dévotions.
Des devoirs des mages. Zoroastre leur avait dit : Yons ne changerez ni le culte , ni les prières. Vous ne vous emparerez point du bien d'autrui. Vous fuirez le mensonge. Vous ne laisserez entrer dans votre cœur aucun désir impur ; dans votre esprit aucune pensée perverse. Vous craindrez toute •oniUnre. Vous oublierez l'inj.ure. Vous instruirez les peuples. Votas présiderez aux mariages. Vous fréquenterez sans cesse les temples. Vous méditerez le zendavesta : ce sera votre loi , et vous n'en reconnaîtrez point d'autre : et que le ciel vous punisse éter* nellement , si vous soufirez qu'on le corrompe. Si vous êtes archî* mage , observez la pureté la plu» rigoureuse. Purifiez-vous de la moindre faute par l'ablution. Vivez de votre travail. Recevez la dtme des peuples. Ne soyez ni ambitieux , ni vain. Exercez les cravres de la miséricorde; c'est le plus noble emploi que vous puissiez faire de votre richesse. N'habitez pas loin des temples, afin que vous puissiez y entrer sans être aperçu. Lavez-vons ftou-
vent. Sojet fragal. N'approchez point de votre femme les jours de solennité. Surpassez les autres dans la connaissance des sciences. Ne craignez que Dieu. Reprenez fortement les mécbans : de quelque rang qu'ils soient, n*ayez aucune indulgence pour eux. Allez porter la vérité aux souverains. Sachez distinguer la vraie révélation de la fiusse. Ayez toute confiance dans la bonté di«» vine. Attendez le jour de sa manifestation ; et soyez-y toujours préparé. Qardez soigneusement le feu sacré; et souvenez-vous de moi jusqu'à la consommation de$ siècles ^ qui se fera par le feu.
Dês êeciês deB maget. Quelque simple que soit un culte, il est sujet k des hérésies. Les hommes se divisent bien entre eux sur des choses réelles , comment s'accorderaient-ils long-temps sur des objets imaginaires ? Ils sont abandonnés à leur imagination 9 et il n'y a aucune expérience qui puisse les réunir. Les mages admettaient deux principes , un bon et un mauvais 9 l'un de k lumière, l'autre des ténèbres : étaient-ils co-étemels? Ou , y avait-il priorité et postériorité dans leur existence ? Premier objet de discussion ) première hérésie, première cause de haine , de trahison et d'anathème.
De la philosophie des mages. Elle avait pour objet Dieu , l'origine du monde , la nature des choses , le bien , le mal , et la règle des devoirs. Le système de Zoroastre n'était pas l'ancien ; cet homme profita des circonstances pour l'altérer, et faire croire au peuple tout ce qu'il lui plut. La distance des terres , les mensonges des Grecs , les fables des Arabes , les symboles et l'emphase des Orientaux , rendent ici la matière très-obscure.
Des dieux des Perses. Ces nations adoraient le soleil ; ils avaient reçu ce culte des Chaldéens et des Assyriens. Ils appelaient ce dieu Mithras^ ils joignaient à Mi thras Orosmadeet Arimane.
Mais il faut bien distinguer ici la croyance des hommes instruits , de la croyance du peuple. Le soleil était le dieu du peuple ; pour les théologiens ce n'était que son tabernacle.
Mais en remontant k l'origine , Mithras ne sera qu'un de ce» bienfaiteurs des hommes , qui les rassemblaient , qui les instruisaient, qui leur rendaient la vie plus supportable et plus sûre , et dont ils faisaient ensuite des dieux. Celui des peuples d'Orient s'appelait Mithras. Son âme au sortir de son corps s'envola aa soleil , et de là le culte du soleil , et la divinité de cet astre.
On n'a qu'à jeter les yeux sur les symboles de Mithras pour sentir toute la force de cette conjecture. C'est un honune robuste; il est ceint d'un cimeterre; il est assis sur un taureau, il conduit l'animal féroce, il le frappe^ il le tue. Quels sont les animaux qu'on lui sacrifie? des chevaux. Quels compagnons lui donne-t«on? des chiens.
L'histoire d'un homme défigurée , est devenue un système de religion. Rien ne peut subsister entre les hommes sans s'altérer fiX faut qu'un système de religion , fût-il révélé , se corrompe à la longue , à moins qu'une autorité infaillible n'en assure la pureté. Supposons que Dieu se montrât aux hommes sous la forme d'un grand spectre de feu y qu'élevé au-dessus du globe qui tournerait sous ses pieds ^ les hommes Técou tassent en silence , et que d'une voix forte il leur dictât ses lois , croit-on que ses lois subsisteraient incorruptibles? croit-on qu'il ne vînt pas un temps oh l'apparition même se révoquât en doute? Il n'y a que le séjour constant de la divinité parmi nous , ou par ses miracles , ou par ses prophètes , ou par un représentant infaillible , ou par la voix de la conscience , ou par elle-même , qui puisse arrêter l'inconstance de nos idées en matière de religion.
Mithras est un et triple ; on retrouve dans ce triple Mithras des vestiges de la trinité de Platon et de la nôtre.
Orosmade on Horsmidas est l'auteur du bien ; Arimane est l'auteur du mal : écoutons Leibnitz sur ces dieux. Si l'on considère y dit le philosophe de Leipsick , que tous les potentats d'Asie se sont appelés HorsmicUu , qu'Irmen ou Hermen est le nom d'un dieu ou d'un héros celto-scythe , on sera porté à croire que l'Arimane des. Perses fut quelque conquérant d'Occident, tels que furent dans la suite Gengis-Khan et Tamerlan, qui passa de la Germanie et de la Sarmatie dans l'Asie , à travers les contrées ,des Alains et des Massagètes, et qui fondit dans les états d'un Horsmidas , qui gouvernait paisiblement ses peuples fortunés , et qui les défendit constamment contre les entreprises du ravisseur. Avec le temps l'un fut un mauvais. génie , l'autre un bon ; deux principes contraires qui sont perpétuellement en guerre , qui se défendent et se battent bien , et dont l'un n'obtient jamais une entière supériorité sur l'autre. Us se partagent l'empire du monde , et le gouvernent , ainsi que Zoroastre l'établit dans sa chronologie. Ajoutez à cela , qu'en effet au temps de Cyaxare, roi des Mèdes', les Scythes se répandirent en Asie.
Mais comment un trait historique si simple , devient-il à la longue une fable si compliquée? C'est qu'on transporta dans la suite y au culte, aux dieux, aux statues , aux symboles religieux, aux cérémonies , tout ce qui appartenait aux sciences , à l'astronomie , à la physique , à la chimie , à la métaphysique et à l'histoire naturelle. La langue religieuse resta la même ; mais tontes les idées changèrent. Le peuple avait une religion et le prêtre une autre.
Principes du système de Zoroastre. Il ne faut pas confondre
ce système , renouvelé ayec l'ancien ; celui des premiers mages était fort simple ^ celui de Zoroastre se compliqua.