S84 PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION
jugera. En second lieu, j'ai cru qu'un ouvrage envoyé au concours ouvert par un corps savant, n'était pas destiné uniquement ponr ce corps savant; que ses membres ne demandaient point aux concurrents de les éclairer, mais de travailler à des écrits qui pussent influer sur Topinion générale, répandre des vérités utiles, détruire des erreurs dangereuses. Or, ce n'est point avec des abstractions qu'on parvient à ce but, c'est, si je ne me trompe, en revêtant les préceptes de la raison des grâces de Félocntloo et des charmes du sentiment. Sans doute je suis loin de l'avoir atteint; mais la commission de Tlnstitut devait-elle me blÂmer d'y prétendre?
Mon principal désir, en composant cet ouvrage, ayant été de me rendre utile, j'ai dû Timprimer. Et quel temps fut plus fovorable à la pibBcatiai d'un écrit sur les mœurs de la nation, que eelui où noua sommes» que téà où ceux dont les talents éminents et la moralité de sont pas coBtealéa, wÊm de leurs plus grands ennemis, ont conçu le projet de fonder la ttabiné de la République sur Tobservation des règles de la morale, et ont été plaeés par leurs eondtoyens dans les premières magistrAtaiM. Certes, cTest à une telle époque qu'il est permis de se livrer aux rêves d'une fnagInafloD pUlanthropique. Je regrette seulement d'avoir réduit à la mesure ordinaire d'un discours académique, un ouvrage qui, par rimportaooe de son etjjel, par les nombreux développements dont 11 était susceptible, offiraft la matière d'un livre.
OLBIE,