‹ Œuvres diversChapitre 107 sur 128 · I.i: DITJ . fM · texte numérisé non relu

I.i: DITJ . fM

u: ni KL.

MiiriMlrfM t I7n- .

J«' 'iui'» iMiiMiv fi'IlfMii'iil alloclr i\i* nMli» rrurlli" .i\<Milun\ <|iu» ]•• ne S4i^ >f jr |.iKiiriH viMis 1,1 r.iroiiln* il«» sin^-IVoiil. Je coiiimis irs |M*r- ^'l'.iiit'i (iiirlli* il plmi^tM'N il.iiis hi iliMilciii. Oli ! |Mii.ssif/ \i)iiN III' voir jaiiMi.s \i»4 .iiiii.s ilaii.H iiiir .illliriinii )iii!rillt*. On ]>iMit Nn|»|Mirli'r m*s |iriiprt*?t iiiiiiix a\i't- ihkii.il:!* : li'irul ipir ii»ii lait }M>iir <«<* Miriiioiiip- «ItMiitf il I .111)1' tiiir lirni|M*t|iii «lniihlr >n\i i>ut'i;:i<* . il«' ilirnit' i|ir«i I « Mti^iit* nn stMiilinnt a la titviilt'iir . inain s'cinlnrcir ai:\ «loiiliMirs ili* r**n\ t\\iv \\**\i> aiiniins.... i.v>\ ini|ii>sMlili*.

Viiii!» viMj^ N(Mi\i*iH'/ il'aNnir ili'jt'inir rlnv tiioi, 1 rit* |ia>M\ avfr li* ]f*iiiii' i tirt'U^: il a|i|iai'(irnt a de ticN IioiiiiiMl*s parents i|r Moiilanlian. I! ^iiil à l'Hiis. il \ a ini an a pon pivs. |nmii >«* pi'iriMliiHiniM* dans l«^ Si*ieiin*s pliysii|Ui:.s il pnnn|mt<MiMMit ilaiis ran.itiMiiii*, tar il m* •l^stiiii; A JH ni«'«lt*('iiif. Siii t'spril lir<ju>(i' .sriilail liit'ii ipi l'xnm I art ili' «;ui*rir sans riw \i*r>»' daiiN raiiatoinii*. r'(*st t'ntit'fMtMKiti' dt* raroiliin<Ni«T un«' liniiouf >aii> rtiiniaitic \r> lona^i'N don! dit* <*sit

<vji*unt' honiini* >ui\«nt aviM >uirt*> Irs rnui>i ipit' toiiL il liahilos pr<»ros^t*tirs Hii MusiMini d'llislt>iiv natnr«*llr rt «laiis d Hnli(>> «'tahlis- Mfinents puMir>. mais \'v ipii donna prinnpalt^nit'nt dn i*tiaiint' a son ««*j«Nir à Parts, «v lut la ronnaiN>anri' ipi'il > lit de iiiadanu* '/^ I twutL rhe/ qin j*' l'ai i*i»niiu. Il lut asstv raililciin'nl irniininaiulr a nutianie 4t rinrMf/, |iar un** piT^HXin** dr Monlaiihaii; mais anivi' a l'ari>, il se InNjva !»i aliaiidiinnr, M >'"/, dans ivllc \ilU* ploint* t|i* nioiidt*, c|u'il «pfllil l(* lM*M»in ilv .H atlai-liiT niio taniilto rNtinialitr, tt il \ ifiissit.

Otti' danio «*tai( mit* \t*u\i* do i|iiaranti*-di*ii\ ans. lilU' avait anpio dVile >t*Mlt*ii\ litlt>: mais ni 1*11111' ni l'autn* m* pouvait i*\rilt'i aucune mniioii ilans !«' lu-m di- h^'-lit, L'ainit*. à^«*i' df dix-nrui a vingt an», avait bcant-nup ijr >*'iiMlMlitt'. d«* iioùt l'i d in>tini'titin , l<* jiMinr visitiMir pri'^ail m'n ip)aliii-*«.;;Hiitait sa i'<>iiM>rs,itiiin : mais la naluro Im 4\ait tait pa\t*i tliii rcs a\ania;:(s : l'In» fiait l'XtK'ini'iiifid (ontri'taitr. I.a plus jfunr rl.iil un «'itl.tnt ; l'Ilr .ivail huit an>.

Madame (/' I f//'i/,'7 nflail pas i k in- . i||r \i\ai( «laiiN nnr lionniMr nH'di'»riiti». sur iI«*n n'iilr> Immiu'i's, mais as>un*rs. Sin uiiMpu* >oun ff-(<iit ri'taMi>siin<*!il di' sf<. tillrs. I.lli* a\ail l)i< n «li* «jUiM lo tain- \jviv •i<ins ><« m.iisiMi mais i iif na\ail lii'ii a Imi tluniu'i. Il i*>t \iai ipji' 1 alin*!' a\ait liMMinit* an maiia^i*. il «mi attai'lit'm«'nt pimi s,i nit'ir, IfHi r>-syiurn*s ipirltr trouvait dans son i-.spril . it; yfoùt lii* l'orrupalion,

630 mélan(;es dk morale.

lui laissaient peu de rcgrels. C'était la cadette qu'il fallait songer à établir un jour; et comme elle annonçait peu de ces qualités solides qui sont la plus belle dot que puisse apporter une femme, sa mère gémissait de ne pouvoir lui faire un sort. Elle tournait toutes ses espérances du côté de son (ils, qui suivait, à Nantes, la carrière du commerce, et qui avait la certitude d'èlre bientôt associé dans la maison dont il faisait les affaires. 1 /aptitude que le jeune homme avait montrée pour ce ^enre d'occupaliouj Taménitéde son caractère, rattachement qu'il avait pour ses sœurs, tout faisait concevoir à madame dr Vineuil un heureux avenir, et sa maison était Tasile de ce coiitenlemeDl d'esprit, de cette galté naïve que procurent d'ordinaire une fortun** médiocre et la conscience d'une àme pure.

Tels étaient les amis que s'était choisis Farclle. Encouragé par le? bontés de madame de Vineuil, il venait familièrement chez elle. Il y dtnait tout aussi souvent qu*il voulait. Lorsque le temps était beau, il accompagnait la mère et les filles aux Tuileries, ou au Jardin des liantes. Il semblait être le frère des deux demoiselles, et rappelait à la mère un fils chéri que des projets de fortune tenaient éloigné d'elle.

Favelle^ passionné pour les spectacles, comme on l'est assez généralement à son âge, y allait assez souvent avec quelques amis, ou plutôt de simples connaissances qu'il avait faites à Paris. Il suivait principal» ment les premières représentations; elles plaisent à beaucoup de i)ersonnes, parce qu'à la curiosité que peut exciter un ouvrage entièremenl neuf, se joint toujours l'espèce crintérél qu*on ne saurait s'empiVher de prendre à révénement de la représentation : on s'attache au sort des personnes et à celui de la pièce.

Il y a huit jours qu'il alla voir jouer une comédie nouvelle. ( 11 n'était pas avec la famille de madame de Vineuil; et, ce qui arrivait rarement, il y avait même trois ou quatre jours qu'il ne l'avait vue. ) La représentation fut très- orageuse : une moitié de la salle s'obstinait à trouver la pièce détestable; Tautre moitié la soutenait avec le même acharnement. Favelle et deux jeunes gens de sa connaissance qui étaient avec lui, avaient pris parti pour les mécontents ; plusieurs autres jeunes genS: leurs voisins, étaient pour la pièce. On s'inculpait récipro(|uement: li's premiers accusaient les autres d'être payés par l'auteur; ceux-ci leur répondaient en les accusant eux-mêmes de soutenir une cabale. Le:? silllets, les paix-là (\»rmaient la bouche aux acteurs et partageaient Tauditoire. Un partisan de la pièce, plus irrité que les autres, s'en prit personnellement à Favelle, et après quelques propos, lui dit : Toi-

sez'vous,.., Taisez-rous Je vous ordonne de vous tairp (ie fut un

motif pour redoubler le bruit; les injures, presque les coups, s'en suivirent; grande rumeur dans la salle. La pièce eut beaucoup de peine. à s'achever.

A U lin (lu sp<v(a('le, Ws deux liiâjMilcur^, t.'iitraiiu's ju!»qu'aii foyer (MF un tniirhilloii «Ir hitns attifa i|tii l(*s i*M'i(aiiMi( l'iiii roiiln* Taulre, ivojiiiiiii*iiri*riMil Irui liohal. • // y n tu mt s'jttfjl^t thmm,, (lisaient les tins. — t'''n'c>t tftt'itn nmp dr jhuhij, iv|M)ii(|ai(Mi( li»s autres. — Jf nr tM ni 'h /va*l.\ fttts. — \(Ht\ fn tivvz mrnti. * — l»ili^ un i'e|irciiail . • Mou

• At. ruus si-rif^ hitf9i ft*ni tic /r//.NV7 pnsst*r Un (fffmtlt roMt/w *rlui-l(l. — ' *■ H'^t /Hi> p'tystftfr, ajnutait llll flnah'lèllK*. — ^toi, jr suis /irrf a mr h^uii^. ili>ai( latita^oiiisle île Ftii'e(h\ » thi lui taisait nliserver qu'il •li>.iii i't;U >riiii Ion à tain' (*roin' (|u*il voulait i*luiler W «'imuImI: un I fxeilait |»iir uiille iniiicrtiiiences «!«* cette fS|M*ct*

1 i*|NMiilaiit invt'lh, i|iii :ivat( plus d rni)iire >ur lui i|ue lieaui'oup

• l4iiln-> uni auraient (*u a >a plaei*, Na(lie>>aiit a miii adversaire, lui

• lii : i:iln\rii. i|uaiid ii(iii> iious UUIrioiis, eela ii«* lerait «le hieii à per- ^ifiiie : \oiis dites «|ue }e vous ai iu>ull(*; et*la |»euf iMiv . daii> ce mo- *iieiit-la nou> l'iioiis l'un et rautn* tort aiunns |Niur un sujet <|Ui n'en «4UiC pt*ut-etn* pas la |H'ine.... — Ahî il m» rélraele. dirent les amis de lj partie adviTse. — l'oint du tout, M(*ssn*urs; s il > a ilt'S loris, ils sont 411 m«>iiis éuaux des deux parts.... — Kh Ineii, a «luoi Iniii tant de fianil«Hi ' allez-vous nous iaire di* la morale .' \Ioiim(*ui (*M iiimiIIi', Vfulâ le fait : e'esl un prejup* tant iju'il voii^ plaira: mais il n'<Mi passera |uis iiiiNn!» |ioin un laelie >W non «iemaiide pa.s raixui ; rtionneiir le lui «'oininande.... — t. Iioimeiir ne lui eomiiiande rien. - l.al^^e-le d(»iir, disait un troisième, ne vois-lu pas ipi il a peur «le >e hattre ' — Non, ^••ssieur». «lit a ee mol /■'*»■>•//#, j«» n'ai pa< peur ; le edinltat ne saiirail Miaintenaiil s'éviter, c'fst in«»i (pii le prnvo*pi(*. ■ Vlor^ lt»> anus de ta- •-V^ d'applaudir On m'aeeiise d'avoir ptMii , ajoiila-lil. cl iiU(H(|Ue dans nii»ii opinion ce m* mmI point mit* hasM^sse d aiiiiei la vie. je \eu\ prouver a ci^ niessit*urs «pi'iU ont (*u tori de miii.siiller. A demain. Monsieur, a liuit iKnire.s. — t»e tout mou cceur.

Les l«*iiiniiis charmes iMiivnt liiciili'il anin^e entre eux ic surplus •le lallaire. I «* lieu du rcinK*/ \ou> lut I 1//" d'> l«'ii">. aux IIIiam|Mf.ly!ii*t*s . lariiie. Ii- piMolel. tes iiMiiiMiis ilcvaienl sf rendre dans un ^aff* iiesiun«*- <es 'hn^ '/f/i's ili*vaieiil louinii le*' pisloI(*t>. les charger, •-nliii tniit pi(*parei poui ipic la chose m* pj|s>jit an iiiieuN.

/'!»''//«' .iiM\j !•' pieniii-i Mji If lien dn ituiihat. N»ii .une était lorl «Zil*"** : il ne s l't.iil lainais ImIIu en duel. Jtiiiei ^a \ii* a pair un iidii. s^ iliTidit-il a hiMii**nii* i'ii M- pi(uiit*naiil li*s hra*« croises, la icti* peurlnt.» i*ii a\aiit nionrir sans ntihit* ctiminc ««ans jlinrc'.... (judi I le,s raillerie»» di* ipn-l'pH's uc'-iveh's, sans doute iiinins couiauciix «pu* moi. f*Mit plus t| iinpresMuii <»nt iikiu i>pril ipic ma raiiiille. ipie mes amis. Mes anus! {«'ii \.ti> pcniie ipii inestimeiil. |e \ais almiidiunici mes pml^ls d'instruclion. li*s cmirs t|uf j ai ciMiimeiiC(*s, le«« lia\aux aux<|iie|s jp me ^ns livre ilejaa\i*ci]uelipieMnre», bien plus. l'eH|Niii d'Âtre ulilr

632 MÉLANGES DK MORALE.

à mes parents, de faire leur bonheur dans la suite, et de le partager.... Quelle nouvelle pour mon père î »

Alors Favelle se promena à grands pas ; puis, reprenant le cours de ses réflexions : " Je m^expose à tuer un jeune homme qui parait bien élevé, qui a des parents tout comme moi , qui sans doute a |)0ur eux le même attachement, qui leur est aussi cher, qui leur est peut-«''tn' plus nécessaire.... Non! il y aurait sottise et barbarie. Qu'ils m'appellent lâche s'ils veulent; qu'ils parviennent même à le faire croire, peu m'importe. Il se trouvera quelques gens de bon sens qui diront que j'ai bien fait. Je n'aurai point k me reprocher ma mort ou celle d'un autre homme. »

Telle était la situation de son esprit lorsque son adversaire arriva, fl ne devait y avoir que deux témoins de chaque côté; il s'en trouva bien une dizaine en tout, tavelle, après les réflexions qu'il avait fiites , n'avait pas l'air bien résolu ; les assistants se chuchotaient à l'oreille. Quelques-uns affectèrent de dire assez haut : // ne se falfra pas. Le ton avec lequel ces paroles furent prononcées, les regards, certains gestes humiliants, tout contribua à rendre à Favelle sa fureur. Il saisit son pistolet : l'espace, la manière sont réglés; les coups partent; Favelle n'est pas atteint, mais il voit son antagoniste chanceler, faire de côté quelques pas sans proférer une seule plainte, et tomber dans un des fossés de la contre-allée.

Favelle jette son arme, pousse un cri douloureux en joiguaut se> deux mains, s'approche du blessé, auprès duquel avaient couru les témoins, et tout le monde s aperc^oit qu'il a été tué du coup. On n'en fut plus surpris lorsqu'on eut reconnu Tendroit où la balle avait |K)rtê.

Les témoins de Favelle^ se tournant vers lui, le conjurèrent de sVloigner en lui promettant qu'ils ne quitteraient pas le corps, qu on allait avertir le chirurgien le plus proche, qu'ils sauraient si Ton devait avoir quelque espérance et qu'on lui en ferait part. Faveile, ordinaireraeni fort doux et fort maître de lui, ne se connaissait plus; il lui échappit tour à tour des gémissements, des imprécations. Tous ceux qui étaient présents se réunirent pour l'engager à se retirer, afin d'éviter toute poursuite; il s'éloigna enfin et dirigea sans but ses pas vers la campagne.

Arrivé au bois de Boulogne, à l'ancien emplacement du château «!•• Madrid, un accès de tristesse plus fort vint de nouveau Taccabler. Se? yeux étaient égarés, sa bouche béaiïto; on eût dit qu'il venait de commettre un crime. Hélas! est-il bien certain que ce n'en filt pas un' Alors se présenta à ses yeux M. Duraml, c'était son hùtc. Dès le matm. un bruit était parvenu jusqu'à lui que Favelle devait se batlrc. I)t»s ﻀrsonnes qui l'avaient vu sortir, «lisaient qu'il s'était dirigé ilu coté \k la route de Neuilly. Durand pensa tout de suite que le lieu du rendez-vous

riait Ir bois de lk)ulo;;ne. r.Vtail un lionimo vraimonl hon; il s*v Hait

" \oiis voila, hjeii iniMvi : J(* suis plus liourrux qur j«* hVsprrais. M«Mi rhtT aiiu, s«ytv rHisf»hUHl>l<\ sunnnnti'/ \<»lri» n'^smlinmil, vntn» coliTi». ^u nom iji' hitMi! n** vnus Imllc/piis. — yui rsl ci' ipii nu' pMi'Itv... rVsl vous, uionsifMH' l)»fnnt'f / — Oui, nn»u suui, rr^l moi; ou m'a raruiitê vnin» artairc. Mais seriiv-vou.s assiv lou pour \ iloiiuer l|t•^ sui- IrsM'n Jinnii* lioniHit* lriuiquilli\ rai^otuialilr, ui*ilnu( «'oninii* \ous! If \i*ii\ \ous épar^uiM nu i:rau(l ni«illiiMir. — lii ^raml uialli<MU' ! rela dr- IKMul-il df vous?— Prul ètrr. uionsirur hirrUr; u'iroutiv. |N»iut uu faux p(»iut d'houncur. <,Ui alli/.-vouN Tain' ru flTrl'.'sarrilîfr voln» vir.... — >ou... uou... uiousitMU' thtraw/: — Kli liion. ji' vi.'ux ipit' \v. si»i*l, voire adresse vtius l'axorisfut. que \ous«''ti*udi«v. uiori voire adversaire... yuel afTreux iHMilieur! lu liouuue peul-rtn' dont vous auriez Tail ;:loire de sauver la y\i\ nii-t»lle éle eu péril. <j'o\ez-vtiusipii' vt»lnTnnseieuee ne \ous II' ri'pnu'hera jamais? r.ro\e/-vous ne pas avoir toujours >ur h* riiMii !«' meurtre d'uu houune ' — o|i, nui ! Kli bien, ue vous batler |WN nnui ai!u. hiles à voire adversaire : /'tii inrt, plutôt que tje l'assas- Muer.. . — Il u\*>\ plus lenq^s ; il n'est plus temps I — Votiv adversaire !... — Je l'ai tu«' ! ••

inrtfh se trouva mal: M. /futiimi Tassil "^iir un ^a/on; ensuite il laissa un assez loup ItMUps à lâcher di* It* eoiisoler. Il ) réussit jusiprii un eertam |Miiut. Vims deux lu'ures. il lui otl'rit de |)n*ndre quelqin* iioiirritun* dans raiiher;;e la plus \oiMiie, mais li* jeune homme n'avait auriin appétit. IN eonviinen! i|iir M. humml rclouriiiTait ehe/ lui. et que tuf'tff, loiMpii' la unit .srrail venue, s»» rendrait eln'/ madame '/'• ï »• ffri"/ iiii l'on \iendrail lui apprendn* s il poiivail rentrer ehtv lui <«hii> danger. Uumwl m* viuihit point ipiil rentrât tliri'rlemenl .1 la maison. Il i*rra ilone ju>qu'au *ioir, mais n^ste seul, ««on noit elia;:riii le reprit. Iiix lois il tut sur If point de «^e pn^eipitiM' tlan*^ la ri\i«M'f. Il rraif^nait île passer ilfvaiit un i'i>rp'i-i|i' liaidf ; il rraïuiiait ilf if\iMr un de< oflineiix ti'inoins df nuti ihifl : il erai;:nait île rfiieonlifr qi|fli|irun de s.i roiinaissaïu'f . il «-r.fi::!i.iil l'Hjt. Inlin. Iursipit* lohsrnrili' tut eoinplête, il •M* hasarda à n'iitifr lUn»* P.iri<. Mai< fii parroiirant li's ri;i*squi df- «aiful If eoiiiliiiTi* l'Iii / mailanif •/ I »•• #/i/ . it s'.urfta p!ii«ii('nrs !mi>. rt'iliiiitanl fl df*«i!.inl a l.i lois ih* la mim lui dir.ii ji*. lui racliiTai |«m<« t'nrifsli- avfnhin' ' I a imiIht' ••* si-rai^ hn-ti fiiilil<-niiMil . ni-»'! illr p.is pi'iiili' -111 ni.i li;:uif '

I !■ |ii-^i.ii -II' ri'('i*\<Hf li*s r<ui«iM!.|iv>ii« i|«- i .oiiifif I i'tiipotl.i '-ntin 11

fraijif ,1 l.i pMilr, il iiiMiilf . I.i s.rni .iiM'i- •*[ |.i|'i"Ui; |.ii\tr'il .ii|

i|*'\anl df luî. I.''«» \i'ii\ |i|iitis «jr l.M riii's *im mourlmn ilaïf» !»••• mauiN :

\h • mnn«»iriir / 'o » fh . si-,| h' i v\{f, moii trfie. iimih UMllif nrfux fri-re e»l tu<* ! •

634 MÉLANGKS DE MOUALE.

Lu coup (le foudre n'aurait pas été plus terrible, favelle^ tout couvert d*uiie sueur froide, entre dans la chambre suivante , sans savoir pourquoi, par habitude. Que voit-ii? Le corps de son adversaire éleiidu sur un sopha I Madame de Vineuil Tœil rouge, le teint pâle, dans un état afl*reux, les bras appuyés sur les jambes de son Gis, et apercevant à peine Tétranger qui entre ; la plus jeune sœur assise dans le coin de U chambre au fond d'un fauteuil dans le silence et dans rabatiemenl.

A ce tableau déchirant, tavelle recule; puis, avec un cri d*etTroi, il reprend le chemin de la porte. La lille ainée le retient : « Voulez-vous donc nous abandonner, lui dit-elle? Plaignez-nous, monsieur Favellcy pleurez

avec nous mon malheureux frère î — Oui, je pleurerai, je pleurerai

longtemps» — Mon tils ! s'écriait madame de Vineuil, mon liis ! L'espoir de sa mère, de ses sœurs! — Massacré pour un rien, ajouta la sœur ahiée, pour un mot sans conséquence. — Il n'avait point d^envie de se iMittre, reprit la uièreensangloltant; il voulait se réconcilier. Ilsluioot fait regarder cela comme une lâcheté; ils l'ont forcé.... puis elle retomba. — \a sœur ajouta : il était votre ami avant de vous connaître, il attendait avec impatience le moment de vous voir; il partageait déjà tous nos sentiments pour vous... •

Favelle pétrifié, voyait sans voir, entendait sans entendre. Kniin, un gémissement violent et sombre se lit jour du fond de son cœur, et frappa d'étonnement les dames Vineuil ; puis d'une voix altérée et .sombre: « Cesl moi! C'est moi! » Kt il disparut, laissant après lui une horriblo surprise.

Voilà la cause de la douleur où sont plongés mes amis ; un jeune homme a tué le fils de la maison qui lui avait tendu les bras; j'en verse des larmes tous les jours ; mais, hélas! quel soulagement retirent-ils de mes larmes .' Uevoir son lils pour le perdre aussitôt ! Il était venu à Paris poin* une alFaire imprévue et importante de sa maison de Nantes. II ap|)ortait à sa mère la nouvelle qu'il venait d y être associé. Klle et se> sœurs étaient au comble de la Joie. Le jeune Viuvuii avait témoigna' l)eaucoup d'empressement de se lier d'amitié avec tavelle; il était même allé chez lui le malin, mais ne l'avait pas rencontré. Ils se seraient parfaitement convenus ; ils étaient tous deux du même âge, tous deux hm\ elevrs; et (*ertes, bien plus estimables, cpiand même ils se siéraient embrassés sur le lieu du combat, que ceux (|ui auraient atlecté de s en moquer.

M. MIM TIKIIX. 63Ô

M. MINUTIKIX,

tT LA nFXIIEKCHE t^l II. A FilTK l»'l N l.tM.F.NIbNT.

Vnii> m'ave/ souviMit piTmis, inrs rluTs t*t t'sliiiiiihl«>s littiicKoviiiN '!•• ruii.si|;iii*r ilans vos iiiinalt's iiU's nl»siT\«iti(>iis mîi 1rs lriiY«T> «W htiiiiiih'S. Kiivrlop|H' dans mon inaiiliMii pst iiiloiiynii', j'ai mon rraiic ;>.irli*r i-Im'/ mmin; <*( SiMiililahli' a ri's jn^cs i|iii , tla!is r.inlirliaiiihrt* ilt* li**]r trilKiiinl, fihliiSM'iil ItMM' ioIm* ma^isliah' avant ilc m' inoiidvr à raiidipim* . iiu»i . \r m'.ilVnlili* «h* mon /in.nhnr 1 //-«V/fV/. , <*( j<* iiaraisï •laiis /" htruh, h»llr virirtr |>os>«*ilf n* |>iTSoiiiia^<- ilaiis son x'in. \\\\\ n<' >'(>n (lonh* ::n('ir. <^hiant à Ini, ilc;:uisè sons si>n vrai nom, il ohïiiTVc: cl pour li> profit, pour l'amuM-mcnl ilr >on (mM^liain, il {hmiiI IV <|u il a \n. It m* fronvc In-nn'nx ipianil il p«Mit rorri;:«'r un lii'faut , •ni riilimli'.... Mal^ on n«» lui ihk'Uiv pa^ Non\riit n'Ur salistarlioii

Jo v<*ii\ \ons i'iitrt*h>inr anjonnllnii ilt* mon ami, M. Mi.mtieia, homnir sape, mûr, InVs- in:s(iuii , itiMir iacvIIimiI , ami siiicm», ''I <ii>iil ji* rai> h* plus uraii'l i*\^\ mais ipii a ta manu* «Ir nVtio point «•oiili'nt jiiMprà cr qu'il ai! lroii\r, iIiiin «piflipic urnri' «pir n* soit. pr«'t'i<t*nu'nt ri* i|n'il «li'sirc. Il l'St arii\r iti'pni^ nm* tpim/aimr de jours .1 IMris. oii il ii'i'tail \uï^ m'iim ilt^pin^ utn* ipnn/aiiH' il'anni'r^. et ('«miiiK* il III' sa\aif <Mi il«*sn'fHln'. «*l ipit' ummi apparfiMiit'iit t>>f trop pi*lit pour It* lo^i r. j a\.ii> rt\u uin* h'ttp- «Ir 'nt >ians laipidii' il nu- priait ilf lui •*h loiirr un pour un moi> : i* l'taii li* tciiips ipi'il xoiiiait p.i.ss(*r a Tans. Il lit* liiHiiiait ipi'iin ipiartiiT tianipiilli*. um* mai^i»!! pii^pn», v\ ili's lit)to<« •pu voiilnsx'iif lui iliinnrr la nom rituir .'iu^nï (mimi «pit- |r |o;:fmi'iit. )•' !iii trt»'j\a! tout rt'la. rtn» ili* roiinio:i. Il ftil trrN-iiHilrnl a non arriver lit' ri» ipii- l'.ivai»» tait pour lui; mai** \W^ W liMhii'inain il m*»MTivit |o !itlli*t >iii\.ip| .

\ioii rt|i>i ami. la ri'<- «'^t tia'^pnlii': mai> rt* ipit» mMi.s na\iohs l'iiinl pi ••VII. !i*N ilt'iriiT»*'» «»'»n' M>Mppi»rtal«l«'N. !•• n'ai pa'» ttTmi' I <i»il •I*' l.i iiiiil t 'A latuii I. niM' ' / ''- lMii\.iiit(\ a tait un «'iiltM' iti* li •••»ui . Mil ji.tiin! it»' l.i l».i*»«»i'-r<nir aiIjariMitt'. v\ .1 pi'iin* Ir^ rliaii>oti> t't l«'^ i|ispi|ii'^ .|i's |it|\i-iii «. •iiit-i'l!i»s l'ti» tinn'S. «pu*

- • ;• 1: !• m i.iin.u*

■ Vpr«'»» II' r>tm'tfr' i|t'> |Hinli»'» r{ ili"* roq^, !i»> >i*rvaiiti*.s ont iviniiiii'nrt* ' II* liMir: ilt's carrons m' Nont ni'*^ à i iinvr ilt*s lH>utt>ilh'9i; H juhi]n â • prntioiit |f n'ai pas l'u un iiiomoiil \W ^c|M)^ \nio/. fl(»iir, jv vou» priis

636 MÉLANGKS DE MOHALE.

> ce matin, m'aidcr à trouver un autre fAie. wSans vous je me perdrais » dans Paris. »

.le me rendis chez lui loul de suite, et nous sortîmes. 11 s'informa s'il faisait froid , et sur ce qu'on lui dit que Pair était un peu vif, il prit sa redingote et parut très-surpris que je n'eusse pas la mienne. Il roc loua de mVndurcir ainsi aux intempéries de Tair, et s'aflligea de ce que sa santé exigeait toutes sortes de ménagements dont, entre nous, je crois qu'il n'avait jamais essayé de se pHsser. Nous allâmes jusqu'à la rue de Varcnnes, et le soleil de midi commençant à faire sentir sa chaleur, je m'aperçus que M. Minutieux étouffait déjà sous son accoutrement... « Je sue à grosses gouttes, me disait-il, mais je n'en $ui^ >* pas fâché; j*ai attrapé dans ce maudit voyage plus d*un rhume qui » couve au dedans de moi, et cette ahondante transpiration en eropor- •' tera le germe infailliblement. "

Arrivés près des Invalides, nous trouvâmes une jolie maison portant écriteau ; nous entrâmes, et aussitôt mon compagnon, qui était tout en nage, demanda avant tout la |)ermission dVntrer dans une chambre à feu ; il en lit fermer toutes les portes|et se tranquillisa pendant une bonne heure, jusqu'à ce (jue sa fraîcheur, revenue graduellement, lui permll de visiter Tappartcment à louer. Par malheur, personne n*avait habite cet appartement depuis qu'on l'avait repeint à neuf, et M. Minutieui, qui redoutait Todeur de la peinture par-dessus tout, ressortit au>siliV sans en demander davantage. Il m'assura que dans son pays, il avait eu une longue maladie |)0ur avoir une fois traversé la rivière dans un bateau peint à Fhuile nouvellement.

fx)rsquc nous fûmes de nouveau dans la rue, nous ne savions de quel côté tourner nos recherches; lorsque par un très-grand hasard , j'aperçus un de mes amis, avec qui nous eûmes un moment de conversation. Aussitôt qu'il sut nos projets, il nous dit qu'il [pouvait nous éviter bien des peines; (|ue la veille il s'était trouvé dans une maison de l'Ile , Saint-f.ouis, où il avait vu un logement qui devait être notre affaire. La description qu'il en donna charma mon ami. (?t nous nous mîmes bravement en marche pour nous y rendre.

Oes Invalides à l'ile Saint-Louis il y a prè^ d'une lieue, et nous n'étions pas à moitié chemin que M. Minutieux se trouva de nouveau dans un état de transpiration propre à emporter If: gcnnc de tous les rhumes de Paris. >e sachant quel parti prendre, il entra enfin dans une bouliquiM'l y déposa sa redingote, en priant (pi'on voulût bien la garder juscju'à ce qu'il la fit prendre.

Arrive à rileSaint-Louis, il lut cnchanlé de la situation du ce cjuartier. Ces belles maisons, ces quais entourés par la rivière, et cette lonjrue perspective qu'offre la Seine à son entrée dans Paris, lui causèrent un ravissement qui ne fut point tempéré par la vue du local indiqué, qu'il

M. MIMJTIKIIX. 6S7

trouva toiit a fait à soii nn*. Il > arrani^ea |k)UI' y (*oucher le ^toir m^me. Noua dînâmes dans le «luartier. Je lui proposai de le mener an spectacle; mais il ne put accepter, attendu qu'il n'avait pas eiicon* lait reprendre M redini^ole, et qu'il ne |N>uvait songer à se retiivr le soir sans cela. Nous nous Si^purAm«*s donc, lui très-sntisrail de sou nouveau domicile; et moi très-content d'avoir réussi par mes soins n le lui procurer. Nous nmes le projet de nous revoir souvent, et je retournai chez moi.

Le lendemain mutin, je reçus un nu'ssagc de sji part : il me suppliait de venir déjeûner avec lui. J'avais fait un autre emploi de ma matinée ; cependant je ne voulus pas lui reHiser. On doit s«* consacrer à st^s amis, surtout lorsqu'ils ont peu de jours à passer avec vous.

• Mon ami, me dit-il en m alMmla nt , je suis le plus malheureux des

• hommes. - yuavcz-vous? yuVst-c«» tpii vous chagrine? - Il Tant

- que je dêhige en^'ore. et il«*s jiujourd'tuii. —Que \ous esl-il donc

• arrive? \os InMes vous ont-ils Tait quelque scène, ou hien a\e/-vous > découvert quol(|ue fripimnerie ?— Non, num ami, non rien de

• tout cela; la remme est on ne peut pas plus prévenante; le mnri est

- tout le jour à S4*s alluires; mais il y a au-dessus de chez moi un enrant

• qu'on nourrit, et le balanc«>meiil du iM^rceau.... toute la nuit... .Mon

• .imi, un enrant et la paii ne peuvent liahiter sous le m^me toit. Je " n ai pas encore dormi la valeur d'un (|uart-d*heure depuis mon arrivit»

• il Paris; ainsi avalons vite nos tassi^s de café à la crème, et, je \ous

• iMi prie, aide/.-moi à clierrlier encore un gîte pour ce soir. >•

N<»us eûmes proiiipleineiil déjeuné, et cette fois nous continuâmes mis iiH*lieniies ilaiis le Marais, lieau ipiartier, hieii tranquille, moins |HipiiIeu\ qiir II» resie «le Paris el nû je présumais que M. Minufifuj IMiuriail entiii m* re|N)S4M. r.lieiuiii l'aiNanl . il me rai'onla (pril Vêtait S4iuvenu |N-iiilanl ia nuit ipruii tiominc de si i*<»niiaissanre lui iÊ\A\\ dit aiilrel'oi>, qu'il Palis il tallail toujours se lo^rr <laiis li*s elage> les plus eli*V(*>; que (• était l'uiiiqui* iiioveii de respirer un Ihiii air, à qiiiii il était leiile d'ajouter que e'élail un iiio\eii di* dormir tranquille; v»i a Paris, non plu** iprailleurs. it ne peiisait pa«« «pi on liercàt les enlaiils sur les toit.s.

NoiiN eiuiies lusnienup île peine a lr(»u\er UL lopMiient propre et jjn» titi tttit. Il \ fil avait heaui'onp (pi'il ne \oulait seuleineiit pas re- ^«inler. laiittit un lerblanliei dun.s le vni.^^ina^e lui lai.siiil appii'lieiider le tinlainari* di* ^tu marteau, l'aiitt'it iin maiiVlial Terranf l'uliltiîeail à •knililer le pas, oai il m* détestait rii*ii autant «pie l'oileiir île la einiie lirûlee. I ne l«ii> ii«iii> «'Ikiiis .sur le p«Miit d'entrer dans une maison, l*ir.Mpi'il a|H*ri ut «pie le niarleaii de la piute vuisine était en\el(qipe ■l'un chiiron, et qu'il \ avait «le la paille étendue yuis les lenètres : .\e voyez- vous pas, me disait-il , qu'il \ a un malade dans cette maison? Je

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lie suis pas d'humeur d>mportor de Paris une fièvre putride ou une petite vérole. Ailleurs la maison lui paraissait trop nouvelle pour qne les plâtres tussent bien secs: plus loin, c'était une raison contraire : h maison était êtayée et lui paraissait peu sûre. Dans un autre endroit, le voisinage d'une t'onderie de suif lui faisait craindre un incendie. Eotiri cependant nous ti'ouv«^mes à peu près ce qui lui fallait; un appartement élevé, bien tenu , donnanl sur des jardins, et du voisinage le plus commode et lo plus tranquille.

I>s arrangements furent bientôt pris. Mon ami me dit avec un air de satisfaction : «• J'ai ce qu'il me faut. Je vous remercie, mon cher, de tous vos soins. Vene/ dhier avec moi demain pour que je vous fasse de nouvelles excuses de toutes les peines (|ue je vous ai données. • Nous nous sépan^mes fort contents tous deux. Mais en retournant chez moi. il me survint une inquiétude. Minuttpux, nie disais-je, est en bon air. il n> a point de basse-cour dans le voisinage ; je ne crains point pour lui les t)erceaux d'enfants; mais il est prés des gouttières : et nous n'avons pas songé aux chats. Ke lendemain, lorsque j'allai dîner chez lui. ces chats me trottaient dans la cervelle. Je m'apprêtais déjà à passer ma soirée en quête d'un nouvel appartement, et je n'entrai chez mon ami qu'en tremblant. Jugez (*nmbien je fus agréablement surpris lorqu'il vint à moi d'un air riant , et me dit qu'il avait enfin ce qui lui fallait ; qu'il ne pouvait rien désirer de mieux; (|u'il n'avait plus maintenant qu'à s'occuper de l'objet de son voyage , voir ses oejunaissances, écrin* ses letties, etc.. etc. Je fus d'autant plus content de celt«» ciivonstance, quetant moi-même invile à passer plusieurs jours à la campagne, je jiouvais dans l'intervalle être tranquille sur son compte cl m'assurer qu'il l'tail logé à son gré.

Je partis donc dés le lendemain de très-bon matin pour la campagne, d'où je ne suis revenu qu'hier. Je me suis empressé en arrivant d'aller savoir des nouvelles de Minuticur. Inutile soin! mon oiseau était déniché. Je trouvai même son bOle très-irrité contre lui. « Il n'est pas. » me disait-il, resté seulement trois jours chez moi. El cela sous preu texte que mon tîls apprend à jouer du violon, qu'il joue faux toute o la journée; ((ue son maître de musique ne joue pas plus juste; qu'il « aimerait mieux être fouetté du matin au soir que d'habiter avec un >' apprenti joueur de violon î que sais-je? mille raisons de ce genre ! — » Kt f)ii <5St-il allé loger .' — Au boulevard Mont-Parnasse. *

On me donna exactement son adresse, et je m'y rendis. Je trouvai une ^Tosse maman et demandai à parler à .M. Minutieux. « Ah » bien oui î nie dit-(»lle, il court encon*. — dominent î il a déménage!

• — Dès le surlendemain de son airivée, Monsieur; nous avions une

• lessive à faire , il n'a pas pu supporter cet inconvénient passager. Il » est allé demeurer ailleurs. — Kt où ? — A la Chaussée d'Antin. •

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