‹ Œuvres diversChapitre 108 sur 128 · I.K lill.l Kl l»KS iriLKRIRS · texte numérisé non relu

I.K lill.l Kl l»KS iriLKRIRS

If* meriMuls k laChâiisshMMfAntin: jedenMiKie mon Immmo, il u\ rHaii pins. I ii cliirurKirn-arc«>iicli(Mir l(if<oait sur li* m^itit^ |»allier . rt [•Hit W jiMir, lniiii> Ih nuit on se I rompait «le |)orUs «*l on venait MmntT a la Mcniie |NMir avi*rtir l'oniriiT <lo santé. On m'indiqua ii* litMi «le son iMNiveau «Itmnriji* ; mais v «*tnit fort loin «le là : il etnit tanl . ie crus qn*il valait mîtnix ri*n\n\iT ma riTlierdie au tendt^niain. Jr rentiv «loni* rhr? mfiii»lj'\ lrnu\«*.... «pu ' .l/«rtw/f>tt.r on persrmni' q»ii elail wnii, lui. s:t ralw fl siiii (i(>m(sliqu(\ s'y établir.

«Hi! mon iinii, «MMumoncn-MI à mr «lire. quHIe aliominahle ville

que if l'aris î Je ne sais «Mniire nii poser ma liMe ; il faut que v«)us me

• logir/ [MMir IV siiir. — Avee plaisir. luiilis-j«\ pn-n»'/ mon lit. --.Non. - non, non; j«* cnu«*tii*rHi «lans votre salli* à mander, il n«* m«* Taul

• qn'un mat«*las. Mais |Miur l'amoni- île hicu , |o;:i7-ni«)i jus^piVi rr ipir

• !«• sois plarr ik nia lanliiiMe. I n maudit n>rps-di*-gard«' nii* rlia<si* «le

• l'emin^it où j'iMaisI (/wi *ii, * Vainnnth ! fUiftitrul! Je rn'ii puis plus. ■ lH*maiii ji* nnmnniMii'erai nirs rfelirrrlirs : je nr ^aurais manquer d«*

• trouvrr liemaîn «v «pi'i! ni«' faut. •

Il falliii hiiMi iMi pasMT par ou il voulait : mais nous sommes au lendemain, efnt II» soir, il n'a enron* riiMi n»neontrêqui s«jil pn'eisémenl ee qii il df^in* . j'ai m«^mi* ^rand pmir que le temps qu'il voulait p:iss«T à l*aris nt* soit tout ;i liiit rcouli* avant qu'il ait trouvi^ à se loger, rt imi attendant, il est doniieilir dans m.i '^aiie à manfser, oit il i^t Tort mat «H me pMir Immucou|>; taudis qui* s il avait voulu supfHirler le pi'tit desa- ^miMit lie sa preini(*n* liahitalioti . il > s«M*ait aeiouluine depuis lonKlamps. il aurait \u ses anii<. trrminê ses afTaires. il siérait tranquille. f!l moi aussi. IU»iv m:k > KRinirK.

m: lilLLKT DKS Tl ILKIUKS.

< Hait veix la fin dt* Tête dniiii-r. te matin d'un lieaii jour, tout près df cr liiarmant liosquet «<e< tuileri«*S ou Ilippomene et Alalaute eoiin»iil M bien «mis arriver jamais, qui* l.iiiv:il lrou\a >oiih m*> pas un Ifiiii't de<*aelieti' ainsi emieu :

«»n oITie a la priMHiiie ipii liouvrra ir bilU'l, l'oefa^ion i|r tiurr iini*

- iNmne aetioii. Si k*\W s e^i disposiv. on ta piie île se rendre dans la

• rue lie Saifitotii:!'. :iii Manns. ir i:il2. et dr •Iniiaiider l-.u^i*iiir de*

• Miranile.

• /'. A*. M vnu> ne \oule/ point venir au mhouis «Tuiie nierr Infoi-

- tumr, ir«*nqMVhe/ pas une autn* |N*rsoiiii«' de le faire, ri lai>sr/ le

• bfllet à la place où \oiis luiire/ Imuve. -

640 MKLAiNCKS J>K MOKALE.

Linval est le uieiileur danseur de Paris après Trénis ; il lut ce billet en continuant de fredonner un air nouveau qu'il avait commencé, et après ravoir lu, d'un coup de son bamlyou le fit sauter en Tair, et courut au faubourg du Houle pour donner son avis sur une garniture de robe d*un goCit exquis, mais qu'on craignait qui ne fût pas assez remarquée.

La seconde personne qui ramassa récrit, était un homme d'un âge mûr, velu simplement, qui marchait vite (car il était tard pour arriver à son bureau;. 11 se donna pourtant le temps de le lire; mais aussitôt après, il leva les yeux au ciel comme pour dire : Ce n^est pas à moi qui s'adresse cette lettre; et il la reposa respectueusement par terre.

Un traitant passa ensuite : c*était un de ces gens qui se croient modérés, parce qu'ils se contentent d'un gain modique de trois mille francs par jour, de ces gens h qui une grande richesse donne tant d*assurance. et dont Labruyère dit qu'ils toussent fort et qu'ils crachent /otii; d'abord il poussa du pied le billet, ensuite la curiosité le lui fit ramasser; à peine daigna-t-il le lire : après quoi il s'amusa à le déchirer en mille morceaux, en disant : Cesl une attrape.

Le lendemain, précisément au même endroit, il se trouva un billet en tout pareil au premier. I^ première personne qui Taperçul eut li délicatesse de prendre l'adresse au crayon, et de remettre le billet où il était. Deux jeunes époux, en se promenant, l'aperçurent quelques inslcinls |)Ius tard. Après l'avoir lu, Julie C....qui pourtant était en voie de devenir mère. s\ trois mois de là tout au plus, dit à son mari: n Mon bon ami. allons voir la personne dont il s'agit ; ce que nous pouvons otlrir est peu de chose; mais souvent un léger bienfait empêche un malheureux de se livrer au désespoir, et lui donne le courage d'attendre une occasion meilleure. Allons-y. ^

Voilà nos deux époux arrivés dans la rue de Sainlonge. Mais à Paris, quand on a le nom, la rue et le numéro, on est loin d'avoir trouvé une adresse. Quelques maisons portent le numéro qu'elles avaient avant la révolution ; ailleurs la révolution les a emportés ainsi que beaucoup il'aulres choses. Les sections sont venues et ont successivement accumulé sur nos murailles des chillres de toutes les couleurs qui ne s«^ suivent point, des dénominations inutiles ou ridicules; et où findicalion est nécessaire, c'est là qu'elle maïupie. Knlin, en voyant tout cela disposé avec tant de négligence, et si grossièrement barbouillé, on se croirait, non dans une capitale où les mœurs sont si rallinées et les iirls si l-ieis perlVrtioimés, mais bien plutôt dans quelque Iwurg demi-barbare de la \alaquie ?

Après avoir parcouru deux l'ois la rue de Saintonge, d'un bout à l'autre, le mari et la fenune découvrirent le n" I34:i; ils apprirent que celltî maison était occupée par un vieillard autrefois médecin, maintenant

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ftiré, qui pasMÎt |)our riche, et qui avait iiiin filic distinguée par son (prit et par ses talents.

I.eâ deux époux monloiit un trés-bel escalier qu'on leur indique; au rentier étage, on les introduit dans un appartement meublé sans Tas- % mais avec une propreté i»l un poût pres(|U(* rerherehés. Ils demanenl à iwrler à Kugénie de Mirande, et une jeune dame de 2i à *ii ans, leine de décence et de grAces, se pn'Si*nte à eux, et les Tait enlrrr dans n petit salon où tout indiquait que les talents agréables et les talents lus solides de r«'sprit étaient habituellement cultivés. Ii(\s livres, des rochures. des cahiers de musique, des instruments, des dessins, troulaient seuls Tordre qui pivsidait à rarrancementde cette maison : tout respirait l'aisance, et il était dillicile d'imaginer, eu y entrant, qu'on pûl Taire Taumône à quelqu'un.

« Je crams, dit Julie, d*avoir lail uni» erreur. iNous avttiis lu votre adresse, .Madame, sur un billel égaré aux Tuileries : et nous nous imaginions pouvoir olVrir quelques consolutions à la |H*i>)Oiiiie qui s'y trouve designée; mais nous nous apereevtHis qu'il > a ici beaucoup plus d'agréments a partager que de con.solalions à répandre. • Kugénie de Mirande, ear c'était elle, leur cxpluiua, non sans quelue embarras, qu'elle n'était que rinterpn*te d'uiit* ilame Tort à plainrVt qu'un reste lie lierté obligeait a se tfiiir eachiM*, mais qui était diiie de l'intérêt qu'on paraissait prendre à Hle. -. Si cela est, dit Julie, ngagezla à |)ermettre que je la voie; je ne pense pas qu'elle doive Migîr de la visite d'une persiuuie de son sexe, ipii n'est pasrtrangèn* toute espèce de chagrins. * l.a jeune dame éluda cette demande sous rètexte que sa protégée avait une imagination bizarre qui la rendait liflicile à oliliger. - Klle a des enrant.s ' — Trois, .Madame, et elle vient le|ierdre, à la suite d'une maladie longue et dispmtlieuse, un mari d4)nt e travail Tournissait à leurs In^soIiis. — lion iMeu ! quelle triste silualOfi ! Rt quel Age ont les entants ?— ils sont tout jeunes, une |H*tite lille le cinq ans est lalmV des tn>is. — Madame, dit Julie, je MTai bientôt nère moi-même; c'en t*st assez, pour minléressiT au sort de ces |>etie« creatun-s; malheureusement celle circonstance même m'interdit ■ Mtisfaction de me charger du sort de l'une d'elles ; mon enfant reclanera tous mes soins : mais siuilln^z qu'au moins je vous envoie un (N'tit rousseau |K)ur la jeune lille ; car je ne \m\^ croire qu'avec une pn»t écrier comme vous, cette famille soit rxinnee aux premiers besoins. ■

Kugénie de Mirande se conlondit en remerclments au nom de l'inwnnue, et accepta, en prenant toutefois le nom et la demeure de iulie C...

A peine était-elle sortie, qu'un jeune homme se pn'^senta dans le m^ne but. « l'ardmi, Madame, dit-il à Lugênie, ce n'est |K)int voua que je rherche, c'est Kugénie de Mirande....* Même étonnement, même explî-

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