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CHAPITRE XIII. — Des signes représentatifs de la Monnaie

{fm*appeieZ'Wms défi sigites reprrsfntatifs de la monnaie?

firs tilrvs qui n'ont aucune valeur autre que celle que leur procure la MMnme qu'ils donnent au |»orteur le droit de se faire payer. Telles 9f«it les promesses, les lettres de change, les billets de banque, etc.

(m>i/-rf ywr les lettres de change y

Le sont des mandais fournis par un tireur, et payables par un acrepieur qui habite une* autre ville du môme |>ays ou de l'étranger. Le Urvur est garant du |uiiement de la lettre de change; et l'accepteur, quand il Ta revcHue de son acceptation, en est garant aussi , et solidairemtrnl.

.4 quoi amm/ tes lettres de change?

Ules Invitent les frais et les risques qui accompagnent les transports •1 irgenl.

Comment cela f

(ji elaMissaiil une n)ni|)eiisation entre ce qui est dA réciproquement \n deux villes diflerenles.

krpltquez cet effet par un exemple.

S un habitant de ik)rdeaux me doit 1000 francs, je fais sur lui une Kirr de change de cette somme; je la vends, et j'évite le risque du transport de la !»omme de ik>rdeaux à Paris. Cette lettre de change est «difire |iar une |iersonne de Paris qui doit KHM) francs à Bordeaux, et lui » aci|uitte en remettant et* titre au lieu de la somme.

On peni dnnt vendre et acheter les lettres de change f

Ntn» d«Njle; les vendre, c'est ce qu'on ap|H;lle les négocier.

' «tn B I i-ii fairr enUrr. ilan% un «»uvrdgr abrm rnmmc rfJui-cl, que Ifli principes kt >M Mptiinti et ki piui ufuels.

M CKUYHËS DIVERSES.

Valtni^Ues aukmî que la somme qu'eUe$ porUntf

QuelquefiMS; lorsque peu de penoanes oat des créanoes à reoeToir dans la ville où elles doiveiil être payées, et lorsqu'au contraire on a besoin d*y faire passer beaucoup de valeurs. Hors ce cas-là, elles ne valent pas autant que la somme qu'elles portent, d'abord parce qu'elles ne sont pas payables sur4e-ehamp, ensuite parce que celui qui les «cbite court le risque de n*étre pas payé, si les tireurs et accepteuis ne sont pas gens solvaMes.

En quelle monnaie sont acquittées Us lettres de change sur Tétrangvrt

En monnaie du pays où elles doivent être acquittées : une lettre sur Londres est payée à Londres en livres sterling.

Quand on achète à Paris une lettre sur Londres^ en quelle monnaie Vaequéreur la paie-t-il ?

En monnaie de France. Le vendeur et lui conviennent que chaque livre sterling sera payée sur le pied de 24, 25 francs, ou davantage, suivant le degré de conGance que lui inspire le tireur, suivant l'éloignement de l'échéance, et le besoin plus ou moins grand que l'on a de papier sur Londres. C'est ce prix variable de la monnaie étrangère achetée à Paris, qui fait ce qu'on appelle le cours des changes de Paris,

Qu'est-ce qu'on appelle le pair du change?

C'est le prix au moyen duquel la quantité d'or fin, ou d'argent fio, que la lettre de change vous donne droit de toucher dans l'étranger, est précisément égale à la quantité du même mélul que vous payez a Paris pour faire l'acquisition de la lettre de change.

Les billets de banque se négocient-ils comme les lettres de change?

Non : quand on a la conviction qu*on en louchera le montant en monnaie à l'instant qu'on voudra, on les i^eçoit comme si c'était de l'argent, et on les donne sur le môme pied, si celui à qui Ton doit un paiement a la même persuasion.

Quelle différence y a-tril entre une monnaie de papier et un billet de banque?

Une monnaie de papier est un billet qui n'est point convertissable en monnaie métallique à la volonté du porteur; un billet de banque est payable à vue et au porteur.

La plupart des papiers-monnaie portent cependant qu'ils sont de même payfts à. wie.

Quand cette promesse est effectuée, ce ne sont pas des papiers-mon*

S des billets de conflance; quand cette promesse est illusoire, : des papiers-nioiiiiaip.

^'etf -€« ^1 domie de la valeur à un papier-monnaie y

Difinvfites eauses : notamment la faculté accordée aux particuliers de s*eQ serrir pour payer leurs impositions et pour acciuittcr leurs detlcs, et surtout Tabsence de tout autre instrument des échanges; ce qri oMige les gcos k avoir recours à celui-là, particulii^rcment lor^ue ks rentes et les achats ont une grande activité.

Qm'e$i'<e qmi donne de la vaieur aux billets de banque?

\m certitude de pouvoir les convertir à volonté en monnaie.

ifntUe assurance le public a-i-il que les billets au porteur d'une banque »errmt ^jnctemeni payés T

l ne tianque bien admiaistrëo ne délivre jamais un billet sans recevoir m échange une valeur quelconque. Celte valeur est ordinairement de U amoiiaie, ou des lingots, ou des lettres de change. 1^ |Mirtic du gag<> Je ces billets qui est en monnaie peut servir directement à les acquitlet. La partie qui est en lingots n'exige que le temps de les vendre. La partie qui est en lettres de change exige qu'on attende, i la rigueur. yj^\uà leur échéance, pour que la valeur de ces lettres de change 't'Mxsae servir à Tacquittemcnt des billets. On voit que, si les lettres de «iange sont souscrites |>ar plusieurs personnes solvrbles, et si leur cvrK*ance n*est pas trop étoigutn.*, les |H)rteurs des billets ne courent J lotres risques qu'un léger retard.

Ceprminnt $i,à frchèancc^dcs l»Urcs de change sont pafjêes arec des .>t% de banque au lieu de numéraire

Alors ces billets rentrent dans les coffres de la banque ; ils sont remtï^itM» de faiL

Us billets de tronque peuvent donc supphrr au numéraire?

<Kji, juN|u'a un certain |H)int, mais seulement dans les villes ou il y 4 une caisse toujours ouverte |Hjur les remhotirs4T:ear un billet ne vaut if rargent comptant que lorsqu'il |M'ut iMre sur-le-champ converti en

^lomwÊent s'y prend une banque pour meUre en circulation V5 billets y Uuand elle se charge des recettes et des |iaiements pour le ompte l<^ particuliers, ou quand elle escompte des effets de comment* i. r.*ff

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roDciions la meltenl dans le cas d'opérer beaucoup de paiements, dan» lesquels elle ofTre ses billets en concurrence avec de Targent, et ces billets, quand ils inspirent une conHance parfaite, sont préférés, oomme plus commodes que de Targent.

Qu'ttrriv€'l'il quand vne banque met en cireuiation une trop grande quantité de ses billets?

La quantité de ceux qui, cj^aque jour, viennent se faire rembourser, balance ou surpasse la quantité de ceux que la banque met journellement en circulation, et si le discrédit s*en mêle, si tous les billets se présentent à la fois pour être rembourses, la difficulté qu*on éprouve toujours lorsqu'il s'agit de réaliser tout à la fois des valeurs considérables, expose la banque à de fort grands embarras.

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