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CHAPITRE XV. — Des Prohibitions

exiles tant le$ prokibiiions dont H est ici question y

<> sont les défenses faites par les lois d'importer ou dVxporlor certains produits.

Smr qmeis produits s'étendent principalement les prohibitions?

tHi prohibe, en général, la sortie des matières premières et l'entrée *\e% produits manufacturés.

Smr ^net motif s'appuie-t-on?

iMi s'imagine que ce que l'étranger nous paie pour des matières premières n'est pas tout profit, et que ce qu'il nous paie pour notre main-d'oNivre est tout profit.

Cfîte opinion est-elle fondée ?

Il est très-vrai que lorsque rétranger nous paie 600 ïr. pour une pifce de drap, il nous rembourse pour 600 fr. d'avances qui ont été le prix de services productifs exécutés par des Français. Mais quand il oous paie 600 fr. pour une balle de laine, il nous n^mbourse également pour 600 fr. d'avances qui ont été le prix de sen'ices productifs nécutèa de m^me par des Français. Dans les deux cas, cette somme ert tout profit pour la Franoe, puisqu'elle est en totalité gagm-e par des Français.

tel; moà dmns ie premier cas, nous ne iitTons à t étranger que 60 à lO /irm de nm/m^i , et dans le second cas^ nous lui en livrons SOO.

fje n'est pas la matière qui fait l'importance de ce que nous livrons i I étranger : c'est la valeur de la matièn\ S'il fallait éviter «ie vendre «les objets pesants et encombrants, il faudrait évitiT d'ex|>orter du fer,

63 CEUVRES DIVERSES.

du sel et d*âutres matières qui ont très-peu de valeur à proportioo de leur volume.

Ne vaydraU-il pof mieux exporter du fer <mwagé que du fer en barres f

Si, par Texportation du Ter ouvragé, nous augmentons la somme totale de nos exportations, ce genre d'envois nous est favorable; mais l'exportation d'une valeur de 1000 francs en Fer brut nous est aussi favorable que celle de 1000 francs en fer ouvragé. II y a, dans les deux cas, la même somme de services productifs payés à la nation.

Dans Us deux cas, les profits s'adressent-ils aux mêmes classes de pro^ ducteursf

Non : quand une demande de fer en barres est adressée par une nation étrangère à la France, il y a plus de proGts obtenus par la classe des entrepreneurs, et moins par la classe ouvrière, que si Té* tranger demandait du fer ouvragé. Si la demande prenait habituellement ce cours, le nombre des entrepreneurs français se multiplierait un peu plus, et celui des ouvriers un peu moins ; mais les gains de la nation seraient les mêmes dans l'un et l'autre cas^

La somme des exportations n'est-elle pas plus considérable quand les lois favorisent de préférence l'exportation des objets manufacturés?

Les lois qui favorisent le plus les exportations sont celles qui laissent le plus de liberté dans le choix des objets que le commerce envoie au dehors et qu'il reçoit en retour.

Convient' ily en conséquence j d'abolir tous les droits d'entrée?

Non; car notre commerce avec Tétranger aurait alors un privilège sur notre agriculture et nos fabriques qui, de leur côté, supportent leur part des impôts. L'équité veut que toutes les industries et tous les consommateurs supportent leur part des charges communes.

Faudrait-il supprimer tous le^ droits d'entrée qui excéderaient cette proportion?

Si Ton supprimait brusquement les droits exagérés et les prohibitions, on pourrait ruiner les établissements qui ne se sont élevés qu'à la faveur des privilèges que ces droits et ces prohibitions leur assurent. Le bien même veut être exécuté avec prudence.

* En tout pays, la main-d'œuvre étrangère que Ton consomme est peu de chose, comparée avec celle qui a été exécutée dans le pays. Beaucoup de produits, comme les malaons, aoat nécessairement le fruit d'une façon indigène. Une étoffé même réclame ane façon coAteoae, pour devenir une robe ou un habit. (Noie de tÀuteur.)

rATÉCIlISlIF D'£CO!fOMIR POLITIQUE. 63

{hui htm rrtnUerait'U li'irn sytième qui diminuerait autani que pas- '"' /*■« rntrartt H les frais qui accofiipagnmi le commerce avec l'é-

Il en n>suUorait une plus in'Andfî activité dans nos relations commer

• \i\es au dehors, et par conséquent dans notre production intérieure.

r.f.mmeni y qnqncrions-noui une piu» grande production intérieure? Chaque nation ne peut consommer pour son usage qu'un nombre Nime d'objets. Si les habitants de la France ne peuvent chaque annrâ ruruommer qu'un nombre de cinq millions de chapeaux de Teutre, et «lU n'ont point de commerce extérieur, ils ne pourront fabriquer luiieià de cinq millions do chapeaux de feutre, car un plus grand nombre ne se vendrait pas. Mais s*ils importent du sucre et du cafc, itf (ourront Tabriquer peut-être un million de chapeaux en sus, qui «rroiit exploités |iour payer du sucre et du café. Ils auront produit, [Niur ainsi dire, leur sucre en chapeaux.

> ntnrois cet avantage ^ quand il s agit de nous procurer des denrcci que V'ks ur pirttrtms fMs errer nous-mrmes ; mais quant aux produits que nous f'urons créer chez «oiu, pourquoi les tirerions-nous dr t étranger?

Il niMis est avantageux de les tirer de l'étranger si, avec les mêmes frais de production, nous olitenons ainsi une plus grande quantité •If* pmduits.

Erptiquez-moi cela par un cxctnpie.

Si n<Hjs tirons d'Allemagne loo.ooo aunes de rubans de fil, nous imf^rlonsune marchandise que nous pourrions proiluire immédiatement rKHj^mi^mes, mais qu'il convient mieux d'importer ipie de fabriquer; car leur fabrication nous coûterait, par sup|K)sition, 7,000 francs, tanlir^ que nous les payons avec â,000 mille aunes de taffetas qui ne nous wHitent que 6,000 mille francs de frais de production '.

* Au Mi|H et rrtlp qanUoD, v«iiri robjPcUnn quf ri'p^lrnl pour rordinalrf In pnvonnra 4h« l'fvpnl ne Mbit pas l>ntfinl»le fi la lialMin drt vrrilèi qui mnl la hase de IVconomlr Nitqw : • 5Sf vaut-il pat mifui, diurnl en |ifrfonnn, fabriqair rhn noui crnl milli*

• MB» d« ralaiM de fli, li leur fabriration ocrupo un pluf srand nombre d'ouvrien,

• ^aiiqu'aUvn rrttr fabrieaUon. dût-Hle niHii rtiAXcr pluf rhrr, fait gaunrr plui de monde,

• «I q«e rr que la nation le paie a elle-m^me n nt paa en pure perte ? »

(£Ut aliferiloa nt fondre tur le ni^mc raiMHinement qui mndu Irait A moudre le bl^ .i Wrv éB brv, pour faire MS^er dn tnnmeun dn meule. • Qu'importe, pourrait-on leur

• *». qae l'on pale la farine pluf rhrr, puisque ee surplu» de prli fait pa|(ner plus dr ■ tmmét, rt M troBvc payé A la naUon par elle-même? •

•« ««t «■• ra mlMancroeol eooduH A cfécr di la peine pour avoir une oem«ion de 1»

C est fort bien $i iiot» sommes admis à les payer en soieries: mais ne serions-nottë pas en perte s'il fallait les payer en argent f

Rappelez-vous le précédent chapitre : comme nous n'avons point de mines d'argent, il faut toujours que nous fassions, avec des produits de notre* soi et de notre industrie, Tacquisition de l'argent que nous payons à Tétranger. De toutes les manières, en dernier résultat, nous ne payons les produits étrangers qu'avec nos produits.

Afais, dans ce commerce, ne peut -on pas perdre comme gagner?

Toutes les fois qu'un commerce se soutient, c'est qu'il donne dii bénéfice aux commerçants. Il on donne aussi aux agriculteurs et auK fabricants nationaux dont les commerçants achètent les produits. Il convient de même aux consommateurs nationaux qui par le moyen du commerce avec rétranger obtiennent, soit des produits que leur pays ne fournit pas, soit k meilleur marché des produits que leur pays pourrait créer, mais plus dispendieusement. Si tout le monde y gagne, comment la nation y perdrait-elle ^

payer, tandis qu'il vaut mieux créer les produits au meilleur marché, et employer le urplus des moyens de production k d'autres créations. On a prouvé ailleurs que les progrès de l'industrie consistent à produire, avec moins de peines, conséquemment à meilleur marché, et qu'un progrès dans l'industrie (et par conséquent dans l'industrie commerciale) est, en définitive, favorable même à la classe ouvrière. Voy, au chap. X, page 38, sur ce qui constitue les progrès de Vindustrie, les raisons qi^ militent en faveur des procédés expéditifs dans les arts. (Note de l'Auteur,)

' On a élevé,, contre la liberté du compierce, grand nombre d'objections qui supposeot, dans leurs autcure, l'ignorance ou l'oubli do quelques-unes des vérités précédemment établies.

Par exemple, on a dit qu'un négociant'qui achète des marchandises étrangères emploie une partie de son capital à faire travailler les ouvriers étrangers. Réponse : Un acheteur ne prête aucune partie de son capital à son vendeur. Celui-ci, après une vente, n'a toujonrs que le mémo capital qu'il avait auparavant. Seulement une portion de ce capital, qui était en marchandises, est changée contre de l'argent. De son côté, le négociant français qui a acheté des marchandises étrangères, ne s'est déparU d'aucune portion de son capital; c'est de ce capital qu'il se sert en se procurant, pour y gagner, des objets de commerce. Et si, comme il arrive fréquemment, le manufacturier étranger lui a vendu à crédit, c'est l'étranger qui, au contraire, prête à la France ; d'où il suit qu'alors, au contraire, celte portion du commerce français marche à l'aide de capitaux étrangers.

On a considéré les prohibitions comme des représailles; on a dit : Si toutes les nations à la fois voulaient supprimer les douanes au moyen desquell^ elles protègent leur indttstrie, rien de mieux : les sacrifices auxquels nous nous' sotimettrions en faveur des autres, trouveraient un équivalent dans les profits que nous ferions avec eux; mais accorder aux autres nations un avantage qu'elles vous refusent, c*est une duperie.

Ici l'on pose en fuit ce qui c.«t en question, ou plutôt re qui est r'soIu d'une manière op-

CATÉCHISME D'ÉCONOMIR POLITIQUE. 65

CIAPITRB XVI. — Des Règlements relatifs à l'exercice de rindustrie.

ffÊtU rtgkmenis faii-an emnmunément relativement à lUnduttrie?

Lrs lois et les règlements que le gouvernement fait i ce sujet ont pour objet, soit de déterminer les produits dont il Tant ou dont il ne bul pas s'occuper, soit de prescrire la manière dont les opérations de l'industrie doivent ôtre conduites.

Q»eU exemples a-t'On de la manière dont un gouvernement détermine la Mfirr des produits ?

tans l'agriculture, lorsqu'il interdit tel ou tel genre de culture, celle de 11 vigne, par exemple, ou lorsqu'il donne des encouragements estraoniiDsinfs à d'autres cultures, comme à celle du blé.

Ittos les Dianuractures , lorsqu'il favorise certaines fabrications, l'omme celle des soieries, et oppose des prohibitions ou des gènes à d autres fabrications, comme à celle des cotonnades.

liaii» lindustrie commerciale, lorsqu'il favorise par des traites les communications avec un certain pays, et les interdit avec un autre !«}$, ou lorequ'ii accorde des privilèges au commerce d'une telle marchandise et prohibe le commerce de telle autre.

{^l but se propose le youvernement par ces protections et ces en-

Il encourager' la création des produits qu'il sup|iase les plus favonbivs à la prospérité publique.

M^. t> nr%i \nnn\ un sdt-riQcc qui' l'un fait iMi admcttaot dc« pruduiu étrangère, même '■^'^'fcipr^ctt^, cftt une bonne alTaire; c't^t vendre ceui de nos produit» que noua *«QdLCj ic mirui. pour aiuir en ecliaiiKe dea ubjeta de conMiinmatiun que noua ne pou* *^, a aiKune autre manière, acquérir a un au»«i bon cuniple. Ce»! truquer ce qui Taut ^'u rifOtre rc qui Taut plus. Quand même une nation étrangère repouiM une partie de **K^uiL> |k*ur ncruciUir h% autrr^, elle ne «aurait \itu» faire du tort \ car le cuminerce vitfsjguri libre dr ne pa» fain- ie« a(Taire« qui ne lui cun viennent |iaii. «>ii |ieul être ivrtain (•' uaxt naliun laiene toujour», même dana les affaire», quelles qu'i-lU*» Muenl, qu'une ^'jqir ykitUÈt lui permet de traiter i car, du moment i|u'il confient à i\vs neijoelanta de i««aBrr ce» alLiiret, c'nt parce que lei valeunqu'iU reçoivent remplacent a va ntageu- «Brai ccUei qu il» dunoent.

Li igiM. quand les ItHs etraniEiTe» fi>nt tort, par des prohibition», a quelque»- uiiea de •«• IraDrba de cMimfree, voua voulei, par repn^illc^, r.iiri* turl a ri Ile- iiui «ou» re»- '<m «. tst nul connaître la nature dca chuaci. et nul nuMnnrr. \u/f d« l Auteur. \ i.-t. MV. — î\. 5

66 CEUVRES DIVERSES.

Quels sont en réalité les produits les plus favorables à la prospérité pih blique?

Ce sont ceux qui acquièrent le plus de valeur par comparaison avec leurs frais de production.

Pourquoi sont-ils plus favorables à la prospérité p^lique ?

Parce que leur plus haute valeur indique le besoin qu*OB en a, et parce qu'une plus grande création de valeur est une plus grande crte* tion de richesse.

Leur production a-t-elle besoin d*é(re encouragée f

Nullement ; car cette circonstance même la rend plus lucrative qu'une autre.

Quels sont les produits qui ne peuvent se passer d^ encouragement?

Ce sont ceux qu'il ne convient pas de produire, et dont sans cela les producteurs ne voudraient pas s occuper. En favorisant leur production on encourage des opérations moins avantageuses que les autres, et qui emploient des capitaux, des travaux et des soins qui rapporteraient davantage étant appliqués à d'autres objets.

Comment le gouvernement peut-il se mêler de la manière dont les produits doivent être exécutés ?

Dans les manufactures, il prescrit quelquefois le n«)mbre de gens qui doivent y gagner leur vie, et les conditions qu'ils doivent remplir; comme lorsqu'il établit des corporations, des maîtrises et des compagnonages ; ou bien il détermine les matières qu'il faut employer, le nombre de Gis que doivent porter la chaîne et la trame des étoffes. Dans l'industrie commerciale, il prescrit dans certains cas la route que devront tenir les marchandises, le port où elles devront débarquer, etc.

Quel est le prétexte sur lequel on se fonde pour établir les corporations et les maîtrises ?

On se flatte de pouvoir exclure les hommes sans probité et sans capacité du droit d'exercer une profession, et Ton se persuade que te public sera moins souvent trompé dans ses achats.

L'expérience vient-elle à C appui de cette assurance?

Nullement; parce que les hommes sans probité et sans capacité font aussi facilement que d'autres les preuves exigées pour entrer dans une corporation.

On peut ajouter que lorsqu'on donne à certains hommes le droit de juger de la manière de travailler de certains autres, on s'expose à des

CATÊCIIISMK D'i^CO.NOMIK l'OLITIQUE. 67

luffOitiiLs dictiie» |»ar l'igiioraiioe ou la routine, par la rivalité ou la l»mmlion. Le s»eul ju^e coin|H*leul des produits est le eoiisommateur.

{fui e»t i'eJJH rêei dr$ corporations par rapport cm public ?

Ik- lui laire pa\er plus cher de plus mauvais produits.

i'mmeni prtummeS'Voyx cet effet '/

hi premier heu. toute eorporatioii augmente les frais de production, fir li?s entrepreneurs d'industrie doivent contribuer pour subvenir aux in^nses du Cf)rps. Kn sei^ond lieu , la corporation est intéressée à 'Tjrtfr. tous différents prt'tlextes, autant «le concurrents qu*elle peut; «1 iMirtnut ct*us qui^ |Mir leur génie et leur activité, |>ourraient surpas- «rr iours n Hifréres. Aussi remarqu(^t-on que les lieu\ où les arts in* ■iii^tni'ls font le plus de pn>^rès sont ceux où tout homme |)eut libre- «Mil exercer toutes les industries*.

{*».'/ ftt f^fl'^t tifs eorptjraiiotis reiativ<*Mrni n»/.r ouvriers'/

}.\U*s racilitent les c«)mbinaisons coupables des maîtres |K)ur établir • ; ri\ «ii'> ^il^ll^e^ plus bas que le (aux où il srniit porté {wr la con- .rrnirt-, i-t pour restrenitlre le nond)re des apprentis alin de ne pas •• * pir d«'î* «niuMirn'nls.

His* .%! i*^ nurriers, de leur vûU\ s entendent pouf rxiijer un certain

*'l(iiir^

<«' ^4t|ll ailirs le> ouvriers ipii lormenl um* e«»rporution non autorisée ^ !<Mil .iu»>i pri*judu lable qui* les i'nr{ior«ilioiis aulorisi'es. /''ur«y»««i fftinm* z-rnus rrs cnmhinaisnii.s ronpables? I';in «* (|u'i-iles violent le dn)it tiu'ont tous les hommes de gagner leur

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\ith d' l tutrut

vie comme ils peuvent, pourvu quils ne portent atteinte ni à la sûreté ni à la propriété d'autrui. Elles violent aussi le droit qu*ont tous les consommateurs d'acheter les choses dont ils ont besoin aux prix où une libre concurrence peut les porter.

N'y a-t'il pas d'autres motifs qui doivent faire repousser les corporatùms et les tnaitrises?

il y en a beaucoup d'autres; mais on peut dire en général qu'aucun règlement , aucune loi, ne sauraient produire une seule parcelle de richesse, une seule parcelle des biens qui font subsister la société; ce pouvoir est réservé à l'industrie, aidée de ses instruments (les capitaux, et les terres). Tout ce que les lois et les règlements peuvent faire à cet égard, c'est d'ôter aux uns ce qu'ils donnent aux autres, ou de gêner les opérations productives. Dans de certains cas, cette gène est indispensable; mais on doit la regarder comme un remède qui a toujours des inconvénients , et qu'il faut employer aussi rarement qu'il est possible ^

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