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CHAPITRE XXII. — lui Ri;\riui i\f-^ CapilalislPS cl des Propriétaires

funcit-rs.

flo't^mentfnt'On ptntr lir*r un revenu d'un capital qu on possède f

^Ki W fait %aioir dans nue entrepris** industrielle, ou bien on le prOle

• une autre p<*rsonne plus à portée de le faire valoir dans une semb!a-

M» ffilrepriae.

l.-a. SâT. — IV. 6

42 ŒUVRES DIVEIISES.

Qui signifient ces mots : faire valoir un capital f

Ils signifient faire l'avance des frais de production pour être ranP' bourse avec profit de cette avance par le produit qui en résulte.

Comment vn profit résulte-t-il de cette opération pour le capital qui a servi ainsi?

La valeur du produit qui résulte de Tavance d'un capital et des autres services productifs paie le loyer de cette avance; et si le prix du produit ne suffisait pas pour cela, sa production ne se continuerait pas, car elle n'indemniserait pas tous les producteurs des sacrifices qu^elle exigerait de leur part.

Quand un entrepreneur s^est servi d'un capital emprunté^ qui est-ce qui s'approprie ce profit ?

C*est Tcntrepreneur d'industrie; mais il doit à son préteur l'int^éi fixe qu*il s*est engagé à lui payer pour avoir la jouissance de son capital. L'entrepreneur perd ou gagne sur ce marché à forfait, selon qu'il retire, de l'emploi qu'il a fait du capital, un profit inférieur ou supérieur à rintérèt qu'il en paie.

Quelles causes influent sur le taux des intérêts?

L'intérêt des capitaux prêtés, quoique exprimé par un prix unique, un tant pour cent du capital prêté, doit réellement se décomposer en deux parts.

Expliquez cela par un exemple.

Si vous prêtez une somme, et que vous conveniez avec l'emprunteur d'un intérêt de six pour cent par année, il y a dans ce loyer quatre pour cent (plus ou moins) pour payer le service que votre capital peut rendre à l'entrepreneur qui le fera valoir, et deux pour cent (plus oa moins) pour couvrir le risque que vous courez qu'on ne vous rende pas votre capital.

Sur quoi fondez-vous cette présomption?

Sur ce que, si vous trouvez à prêter le même capital, avec toute sûreté, sur une hypothèque bien sîïre, vous le prêterez à quatre pour cent (plus ou moins). Le surplus est donc une espèce de prime d'assurance qu'on vous paie pour vous indemniser du risque que voas courez.

En mettant de côté cette prime d'assurance^ qui varie suivant lepluMtm le moins de solidité des placemeniSy quelles sont les causes qui infbtmt sur le taux de Vintérét proprement dit? Le (aux de l'intérêt hausse lorsque ceux qui empruntent 91^^ dei

TAIÉCHISITE b'ÉCOXOMrK POLITIQUK. Si

eniplviis de cipitaux nombreux, hdles et lucratifs, parce qu*alors U-aucoup (IVnlrepreiiours «l'industrie sont jaloux de participer aux l>ri)fitsque pri'SiMitent ces emplois do capitaux, et le< capitalistes sont rhMpfiiiiSà les faire travailler eux-mômes;ce qui augmente la demande et diminue Toffre qui sont faites de ca[iitaux h employer. I^ taux de Tintêr^t hausse encore, lorsque, par une cause quelconque, la ma^sr des capitaux disponibles, c*est4-dire des capitaux â employer, »î<^t à diminuer '.

I rs circonstances contraints font baisser le taux de Tintêri^t; et Tune •i^ fv^ circonstances peut balancer l'autre de telle sorte que le taux de . .ntt-ret n»sti' au mi^me |H)int, parce que Tune des circonstances tend à ^ faire hausser précisément autant que Tautre tend a le flaire bais-

{iunnti i'iM< flif^t que la masse des capHaur di^pfmibhs a^gmenir nu iimtnur, mffmIfZ'Vnus jHir là la quanlilé d'argent ou de monnaie?

Nullement : j'entends les valeurs consacrées par leurs possesseurs à fai'f ii(*s avances à la production, et qui ne sont pas tellement engai:^-^ ilan^ un <MnpIoi, qu'on ne puisse les en retirer pour les faire valoir antrement.

f.rlnirri%*ez rtla par «n exemple.

Jf supprv^e que vous ayez prêté des fonds h un négociant, pour qu'il l'^j* W< n-iide lorsque vou^i les lui demanderez* en le prévenant trois frfi« d'avance, ou, ce qui revient au même, que \oiis soyez dans l'u* %a;:e d'empi(»\er vos fonds à escompter des lettres de change, ne poutrr «Mii« fias aisément faire travailler ces fonds d'une autre manière, si \*Ais trouvez un emploi (|ui vous convienne mieux ^

Vins douif.

Ih^ lors, ces fonds siont un capital dis|ionible; ils le sont encore, s'ils •««nt mis la forme iriine marchandise de facile défaite, puisque vous pnqTTt les érhan^er aisément contre toute autre valeur. Ils le sont •firrire mieux s'ils s«)nt en écus; mais vous comprenez qu*il peut y

* <>9 trauir dr» r trinpli*« {frappant 4 dr m drui rai dans mon Tfait/d'fronnmifpohfi^«f, lu n. rhap. S.

• I #«>nr-^ir |«.liiHiuf n>»i (mint tfour il'ffltrn' dam li*» rniçon» d'amitié, de pi rfntt-, dr f«r*c.r.i Manrr, qui prirlrnl In liomin«^ à K dppamrdn« a\an1.i8r<i qu'il» poiirraifnl prr. •m^rw #fi rtàanx la joiilManre df Inire fond». Dnn« Ira appliratlon*. rhanin t*\ nblii(f rtff uwT rmflafscv dn faiiar* pun-rmnt arridriilrUr* rt morain, pour aarnir jii«qiri «Mt paiflCfflIca owdiftrat l'adion dra loia ténémlea, rantlanlfi. uni\pnenr«, qui Htnl Ici wa^m «w rêconemia poliUquc pamt faire cMnallrt. Vnrci tit i'Autntr.

avoir beaucoup de capitaux disponibles outre ceux qui sont en a^ gent.

Je le comprends.

Eh bien! c'est la somme de ces capitaux qui influe sur le taux des intérêts, et non pas les sommes d'argent sous la forme desquelles peuvent se trouver passagèrement ces valeurs capitales, lorsqu'il s'agit de les faire passer d'une main dans une autre. Un capital disponible peut être sous la forme d*une partie de marchandises, comme sous celle d*iui sac d'écus, et si la quantité de cette marchandise qui se trouve dans la circulation n'influe en rien sur le taux de Tintérêt, l'abondance ou la rareté de l'argent n*y influe pas davantage.

Ce n'est donc pas de l'argent que l'on paie réellement le lojfer quand oa paie un intérêt?

Nullement.

Pourquoi dit-on que c'est l'intérêt de l'argent ?

On le dit à cause des idées peu justes qu'on se formait autrefois de la nature et de Tusage des capitaux.

Qu'est-ce que l'intérêt légal?

C'est le taux fixé par les lois pour les cas où l'intérêt n*a pu être fixé par le consentement des parties; comme lorsque le détenteur d'un capital en a joui à la place d'un absent ou d'un mineur auquel il en doit compte.

L autorité publique ne peut-elle fixer une borne aux intérêts dont tes par» ticuliers conviennent entre eux ?

Elle ne le peut sans violer la liberté des transactions ^

* Chez presque tous les peuples, les lois qui avaient rapport au prêt à intérêt, et ce qoi nous en reste, sont des monuments de la complète ignorance où l'on était aatiefois idativemcnt à Téconomie des sociétés. On regardait l'intérêt comme une exaction exercée |tf le riche sur le pauvre; les gens d'église le proscrivaient comme contraire à U ebaiflé chrétienne; on ne comprenait pas qu'en accompagnant l'usure de honte et de dangen, aa Taccroit sans venir au secours du pauvre, et que Ton supprime le principal motif de Tépargne, qui est de se créer un revenu. On ne comprenait pas que le seul moyeu de tinr l'indigent de la mi^re, de l'oisiveté et du vice, est de faciliter l'alliance des capitaux etAi travail, et que l'on rend plus de services en procurant au pauvretés moyens degq^v lui-même sa subsistance qu'en lui faisant l'aumône.

i^es jurisconsultes, trop souvent plus empressés à jusUfier les vues de l'autorité qa*à kl ramener vers des principes conformes à l'équité et au bien public, avaient trouvé en Une» des préjugés exisUnU ce beau principe que l'argent n'enfante pas l'argent, fiummiit nw»* mum non parit; plus versés dans l'économie poliUque, Us auraient su que, si l'argent n1»>

rATÉCIIISME D^^XONOMIE POLITIQllK. 85

Çmeik$ causes influent sur ie taux desjermnyes f

La quantité d(*s demandera qui ont litHi |H)ur prendre des fermes à ImiI, compan'P avec la quantité des fermes à doinier. On |)eut observer à ce sujet que la concurrence des demnnfieurs excède communément les fermes à donner, parce qu'en tout psiys W nombre de celles-ci est nécessairement borné, au lieu que celui des fermiers et des capitaux qui |>euvent se consacrer à cette industrie ne Test pas nécessairement; de sorte que, là où il ne se rencontre pas des causes plus puissantes pour produire un effet contraire, le taux des fermages se fixa plutôt au-dessus (|u'au-dessous du profit (|ue rapporte n'*ellement le •er»i<*e productif des lerres.

fjuoi^rve^rous nècore a cesujff?

^Hje le taux des ferma^^es tend néanmoins à se rapprocher du profit des terres; car, lorsqu'il Texcède, le fermier, oblige de |)ayer Texcrdant uu sur le profit de son industrie, ou sur Tintérètde son capital, D est plus indemnise complètement [)our l'emploi de ces moyens da ^•roductions *.

toMff pM l'arfrot, la ra/rur enfante la râleur, et qu'il y a une analoate rompléle entre le \m%9f ^'oB tirv d'un rapiUl rt le lu>cr qu'un tin* «l'une terre. (.Vof^de /'fureur.;

* Dppaii le miliru dn *\HW dernier, il y a eu de trè»-gr«ndef oontrufertct cleiréeiMr a tMirre de» pmfilf d«« pmpri«^lalrei» fiinrirni.

Lm rronnniàttr» du dii-huitième ttiiVIt* prrtendalenl qu'il n't avait pciint de nouvelles nrbrtf^ fni*e« dans Ir niondf. t\ n* nWt \v produit de» terres, et que tou» lei pruSU de .''iaduttrw n'rlai^l qued^ démembremi'nt» de eeut de^ propriétaire» fnnriere.

\âMm South p^me que lea terrei concourent avec l 'industrie A la proiturtion det ri-

Dn pnUKîfte» plu» rêrenU, comme MM. dr Tracy. Ricardo, t>ont d'avis que les terres •I rrcvfil aucune rirhesfe. et quel'induptrM* fait tiHit ; M. Durhanan va même Jusqu'à dire f« le revenu du proprlëlalre foncier n'r»t pa« un n-venu nouveau, mais une portion du iffvfva 4m ronminmateurs, qui pa««e dan» la poche du pniprietaire.

1. ■aJihut maintient que le revenu du pruprit^taire foncier naît de ce que la terre peut iMBcr «■ produit »up^ieur aux frais de fa culture.

Ce» fvatnïvrne» qui remplissent des \olumcs ont à mes yeui fort peu d'utilité, et dégê-

|in»at ta difputrs «le mots qui lii fiHit re»M*nilj|er un p«*u trop au\ dl^puti*!< de IWule. tiM plos frave inconvénient Ml l'ennuyer le lectrui et de lui faire croire que Irs vérités ] ¥ rfroiMinie pnliUque ont pour fondement des at»stractions sur lesquellci» il e»l impoui- { W V ir mrtirr d'accord.

!&:« rr n '^l |»-int c^la. Ijcs venté» inattaqua bli'» de rtconomle pfililii|iie ne lumt nulle- •mt d^ pbiiii* lit* drtiil tuujtiurs plU!» nu moin» miji \% a dircu^ion, »ui\ant Ir jour n»ii« •^ Dci W» rftvis.itfr : cr font deschotfs dr 'ait ipii tnnt ou n' %*mt pat; t*r. on |ieut par- «•t.r I éniaiUf rnlicremciit un fait et «es roniiequrnri^ driluiir» de la nati:re de» t

IJIAPITRE XXIII. — De la Population.

Qu'est' ce qui muUiplie^ en tous pays, le nombre des hommes f

C'est la quantité des choses produites. Les choses produiie^, en se distribuant aux habitants d*un pays de la manière qui a été expliquée, forment leurs revenus; et chaque classe d*habitant8 se multiplie i proportion du revenu qu'elle reçoit.

Un même revenu a-t-il le même effet dans toutes les classes indifféremrment?

Non : dans les classes où chaque personne a plus de besoins, une certaine valeur fait subsister moins de personnes.

Pourquoi dans chaque classe y a-t-H toujours autant dlndividms qu*il peut s'en entretenir ?

Parce que les hommes, de même que toutes les espèces animales, et mêmes les plantes, ont beaucoup plus de facilité à propager leur être qu'à le faire subsister.

I^ nature dcâ choses, à 8uii tour, est connue par l'expérience et l'analyse : c'est là qn'eit la source dus véritables prourès de cette scieuce.

Dans le sujet qui nous occupe, le fait est, selon moi, qu'il y a dans du blé une utilité quu l'iniluâlrie, sam» le concours d'un champ, ne parviendrait Jamais à créer. Eu vendant du blé à un consommateur, on ne lève donc pas un tribut gratuit sur sa bourse : on lai livre, pour son ari^ont, une utilité dont une partie tout au moins est due à la coopération du sol. De vrai, r^i le champ n'appartenait à personne, et si lo fermier ne payait aucun loyer, cette utilité ^emit [livrée gratuitement au consommateur; mais cette supposition ne saurait repréàciitcr un cas réel; car un cultivateur se battrait avec un autre pour labourer un champ qui n'aurait point de propriétaire, et le champ resterait en frîcbe.U blé serait encore plus cher; il serait infiniment cher, car on n'en aurait point du tout. U propriétaire rend dune un service, puisqu'il concourt à ce que noua ayons du blé. Son service est commode pour lui, j'en conviens; mais nous ne pouvons pas noua en passer.

Re.<tc à savoir ce qui détermine le prix que l'on met à ce service. Je pense que c*cit la quantité de blé que le iiublic demande, proportionnellement avec la quantilÂ^o'on ça peut faire. Âprèâ Tutililé du blé, qu'est-ce qui multiplie cette demande? c'est incontestablement la (juantité des autie> produits que fournit la société. Le propriéta'ure d'un piyf . désert ne trouvera point de cultivateur qui consente à lut payer un fermage pour avoi^ki permission d'exploiter sa terre. Si la société produit beaucoup, au contraire, elle olliriit, pour avoir un boisseau de blé, plux de produits, plus de valeurs que n'en coûtent Uê. travaux de sa production. De là, dans le blé. cet excédant de valeur qui, dans unesooMfl populeuse et pro<luclive, donne naissance au fermage.

Si c'est ainsi que la choèe se p.nssej si elle ne peut pas se passer autrement, à quoi UXi yeot les controverses? (Sote de VAuttur^,

«ATÉCHISME D'ÉCONOMIE POLITIQUE. 87

les denrées alimentaires ne sont- elles pas plus nécessaires pour maintenir la population que les autres produits?

Les plus nécessaires sont celles auxquelles la population met le plus haut prix; et comme c'est la production de chacun qui lui perfliet de4iiettre un prix aux choses dont il a besoin, on peut dire qu'en général la population est en proportion de la production.

Quarrive-t»il quand le nombre des naissances amasse dans un pays plus iindioidui que l'état de la production n*en comporte.

La population dépérit, principalement les individus faibles des classes indigentes : les enfants, les vieillards , les inlirmes. Ceux qui ne meurent pas d*un défaut positif de nourriture, périssent faute d'une nourriture suffisamment saine; faute de médicaments dans une maladie, faute de propreté, faute de repos, faute d'un logement sec et chaud, faute des soins dont on ne peut se passer dans les infirmités et dans la vieillesse. Au moment où il leur serait nécessaire de jouir de run de ces biens, et qu'ils ne peuvent y atteindre, ils languissent plus ou moins longtemps, et succombent au premier choc.

Les guerres, les épidémies ne nuisent-elles pas à la population?

Elles la réduisent passagèrement; mais l'expérience a démontré qu'à la suite d'un fléau qui a emporté un grand nombre de personnes, la population se rétablit très-promptement dans sa proportion ordinaire avec la production du pays ^

Quelle conclusion tirez ■ vous de ces faits ?

Qu'il n'y a aucun autre moyen d'augmenter la population que de fiTorlser la production. Encourager au mariage, honorer la fécondité, c'est encourager la misère. Le difficile n'est pas de multiplier les enbots, c'est de les élever.

* Il rësQlte de ce fait que les spécifiques, les préservatifs, coT.mc la vaccine, n*exercent ttcane InflueDce sur le nombre des êtres humains dont les naU( ns se composent. Mais ces ■ijcbs de conserver ou de rendre la santé influent d'une manière très-favorable sur le «rtde l'espèce humaine. Quand les êtres humains sont moissonnés par un fléau, leur place ot bientôt remplie, mais ce n'est pas sans qu'il y ait beaucoup do soufl'ranccs endurées et |v ceux qui survivent, et par ceux qui périssent, et par ceux qui doivent les remplacer. Qk population qui n*est entretenue que par des naissances nouvelles, présente, toute inportion gardée, moins d'hommes faits : elle est moins virile; en mémo temps elle est Ib panvre, car un homme fait est un capital accumulé, qui rend un profit; tandis qu'un «dot n*est qu'une charge qui absorbe des proflfs pendant de nombreuse! années, au lieu fadonner* {Note de l'Auteur.)

S8 CEUVRES DIVERSES.

Qu'est-ce qui détermine la quantité d'habitants qui peuplent un certain canton^ une certaine ville f

C*est le même principe : la somme des prodaits. Une ville ne produit pas de denrées alimentaires, mais elle peut acheter des denrées alimentaires, en proportion de la valeur de ses autres produits.

Vue nombreuse population est-elle un avaniage pour un pays ?

Oui, quand cette population possède les moyens de subsister avec aisance : c'est-à-dire de l'industrie et des capitaux. Sans cela, elle est un fardeau.

Quel avantage procurent à un pays des hommes qui y arrivent du dehors avec des capitaux et de r industrie?

G*est un nouveau commerce qui s'ouvre. Par la demande qu'ils font aux anciens habitants de leurs produits, ils leur procurent de nouveaux profits; et par les objets qu'ils créent et donnent en échange, ils leur procurent de nouvelles jouissances.

Un pays peut-il empêcher que ces citoyens n aillent dans Vitranger et n'y emportent leur fortune?

En supposant que Ton veuille violer le droit que tout homme a sur sa personne et sur ses biens, on peut détenir l'une et confisquer les autres; il n'y a aucun moyen d'empêcher qu'ils n'aillent à l'étranger ainsi que leurs capitaux.

En prohibant la sortie de Vor et de V argent, n'empêche-t-an pas les fortunes de sortir du pays ?

Nullement ; car une fortune se compose de valeurs, et Ton peut faire sortir des valeurs sous la forme de certaines marchandises, si la sortie des autres est prohibée.

Mais celui qui fait sortir une marchandise ne fait-il pas moins de tort on jjays que celui qui fait sortir de l'argent?

Le tort est pareil dans les deux cas; il est proportionné à la valeur, et non à la nature de la marchandise ; il provient, non de ce qu'une valeur sort du pays, mais de ce qu'il n'en rentre aucune autre en échange, comme il arrive dans les opérations du commerce.

Cependant cpIuî qui fait sortir une marchandise l'a payée auparavant.

C'est vrai ; mais celui qui fait sortir de l'argent l'a payé de même; il n'emporte le bien de personne.

Quelle est la population la plus avancée dans la civilisation f

C'est celle qui produit et qui consomme le plus.

CATËCHISMK UËCONOMIK POLITIQUE. 89

Poir7iioi t9i-eii€ plus avancée,^

Vutt que l'existence de chaque individu y est alors plus considérable, plus complète.

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