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CHAPITRE XXV. — Ucs résulUts de la Consommation

(v/ f$t If premier résultai de la consommation ? < (*>! la {K*rte de valiMir de lobjet consommé, et par conséquent la •^Mf il tiiif ptirtiun de richesse.

' uMiucHt le possesseur de Vobjei consommé csl-il dédominagc de ce sa-

li n\ rst dédommagé soit par la jouissance que procure la consonici4ti.tii, %i elle est improductive; soit par un nouveau produit, accomr^ue d'un profit, d'une augmentation de richesse, si la consommation ^ rqiroductive.

t^ynn^z moi des exemples de l'une et de C autre consommation,

•«Mand un boulanger brille du bois pour cuire son pain, il le con- ^4»ine rt'productjvement, |>arce qu'il ajoute à son |)ain toute la valinir liil l'iif j siin iMiis. Mais le l>4)js que nous brillons pour nous chauffer «^t ri»ii?ii>mme mipnHluctivcnieiit,car il ne résulte de cette mmbustion '«:u(M- valeur qui remplace la valeur du bois.

'^■c r jmràueZ'fHtus de ces /oit s T

^Hn*. df même que la production peut être CDiisideree comme un ^•ikji.^r dans lequel nous donnons nos MTvices productifs pour obter- r .-ik retour un produit, la consommation peut être considérée comme

un autre échange où nous donnons un produit (celui que nous perdons) pour obtenir en retour, soit une jouissance, soit un autre produit d'égale valeur.

Si la consommation reproductive ne fait que remplacer un produit par un produit d'égale valeur, quel avantage offre^t-ellef

Eu même temps qu'elle remplace les produits consommés, elle distribue entre tous les producteurs des profits égaux à la valeur du nouveau produit créé ^

iVe consomme-Uon pas autre chose que des produits ?

On peut aussi consommer productivement ou improductivement des services. Nous consommons productivement le service d'un ouvrier, lorsqu'après lui avoir payé sa journée, nous en retrouvons la valeur dans le produit qu'il a façonné par notre ordre; et nous consommons improductivement le service d'un domestique, d'un musicien, d*un acteur qui nous amuse, parce que la dépense que nous avons faite dans ce cas n'a reparu dans aucun produit.

Avez'vous fait connaître les principaux effets de la consommation reproductive f

Oui, tel a été l'objet de tout ce qui a précédé dans le présent catéchisme.

* La coDsommaUon rcproductiTe n*est pas proprement celle que l'on fait d'an capital; c'est la consommation que Ton fait des services que Ton achète an moyen de ce capItiL Les producteurs vendent le travail de leurs bras, celui de leurs iostruments, et ce qulli tirent de cette vente compose leurs profita, qu'ils consomment improducUvement, pour saUsfaire leurs besoins.

La valeur capitale, ainsi aliénée et consommée, comment est-elle remj^aeée, comment est-elle remboursée à celui qui en a fait l'avance? Elle est remboursée par une valeur toute nouvelle, ceUe des produits nés des services producUfs qu'il a achetés et oooiommés.

C'est une des parties des plus épineuses de l'économie politique; mais il fautabaoliiment s'en rendre maître, sous peine de ne rien comprendre à plusieurs phénomènet •»ciaux.

Quelques écrivains m*ont reproché d'avoir réunis sous la même dénomination^ celle de services productifs, tous les services que rendent l'industrie humaine, les capitaux et les fonds de terre, dans l'œuvre de la production, tout comme d'avoir confondu sons le nom de profits le gain que l'on fait par son travail, ses capitaux ou ses terres. Mais n'eit^ ce pas éclaircir les questions que de montrer l'analogie de diverses causes et de divers effets entre eux ? La confusion consiste à donner le méine nom, comme on ne le fait que trop souvent dans le langage commun, k des choses essentiellement différentes.

Voyex la note de la page 29. (ffoîe de VAnfêur.)

FertM-vauê connaîtra les principamx effets de la eonsammaiion impro^ Jvrfirf /

<Hii ; ce sera la matièro do ce qui va suivre jusqu'à la Qn de celte in- »trurlion, où par conséquent le mol do consommaiion^ employé seul, Mpiifiera toujours une consommation improductive.

r^iij les prtMluiis créés sont-ils nécessairement consommés?

Ils le sont, non pas nécessairement ^ mais ordituiirement. On en conçoit lanison : un producteur ne crée un produit qu'autant qu'il peut pré- Mimer que ce produit aura de la valeur, autrement il ne le créerait pas; il Df ferait pas un sacrifice duquel, dans celte supposition, il ne serait pas dédommagé ; il ne ferait pas un échange pour donner sans rien nvwoir. <H-, qu'est-ce qui procure à ce produit de la valeur? C'est l'ruiie qui existe dans un certain nombre de personnes de donner, pour le posséder, un certain prix; et si ces personnes en donnent un pni quelcimque, c'est i>our le consommer; autrement elles feraient I leur tour un sacrifice sans dédommagement ; ce qui n'est pas dans la oature humaine.

V«'arn>r-f-i7 quand un produit auquel on a cru donner de la valeur, ■ m cl point ?

H resnlie de li une perte pour celui qui s'est faussement imaginé qa'il «^nmniuniquait de la valeur à un objet. C'est ce qui arrive quand on f^Nrique di*s marchandises do mauvaise qualité ou de mauvais goût, qui ne se vendent pas. Ce ne sont pas des produits ; car une chose ne RkTKe et* nom (|ue lorsqu'elle vaut autant que ses lirais de produc-

y y a-f-i7 pas des consommations qui ne reproduisent aucune valeur, gui f mtujtjnt aucun besoin^

Lursque, dans une tempête, on jette a la mer la cargaison d'un na- «irr. k»r>qu'on incendie des magasins qu'on ne veut pas laisser i l'enr-rmi* on opère des destructions de valeurs qu'on n'appelle pas des ninsommations. Ce mot s(*mble réservé aux destructions de valeurs duù il résulte soit une jouissance, soit une nouvelle valeur.

Qme doit-on penser d'un système qui conseillerait la consoBimatiom, •M pour juutr, non pour reproduire^ 9Hais pour favoriser la produe-' tymr

<Hi doit en (tenser ce qu'on |»eiiserait d'un homme qui conseillerait àe mettre le feu à une ville pour faire gagner les maçons. Le résultat il ccU« aetioQ inaensée serait de nous priver du bien-être qui aceom-

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pagne Ici eontomtnaiîon des richesses «cquises, ^lln 4e nooi i>rocurer Tavantagc de travailler pour en acquérir d*autres.

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