AVEC M. CH. ROBERT PRINSEP. 4S
mlion de the difficuUy ofattaitiment, comme si cette difliculté n'était m une chose convenue et m^me positivement exprimée chaque fois |u'il est question de déterminer le pris courant des produits qui ne tarait, d*une manière suivie, tomber au-dessous des frais de proloclion, txntt of production^ lesquels ne sont autre chose que le prix u*ji faut payer pour vaincre la difliculté «l'obtenir, the difficulty ofat-
Je vais plus loin, et je crois que strictement je n*en devais parler que lus ces cas-li. I^s frais de production ne sont pas le fondement du îx; ce fondement se trouve uniquement dans le besoin que les homes éprouvent de faire usasse du produit. Ils ne consentent à payer les sines {the toilt) ou le prix (]ue le produit coûte, qu'en raison de l'ulitè qu'il a. Si cette utilité est assez grande pour que le consommaîur consente k y mettre le prix auquel il revient, on le fabrique ou im on l'acquiert de ceux qui l'ont fabrique; si son utilité ne parait ts suffisante pour valoir cette dépense, on ne le crée pas, ou on ne achète pas si quelqu'un a eu la sottise de le fabriquer. i*ai besoin fane aune de drap d'une certaine qualité ; ce besoin me détermine à r cinpln\er :M> shillings; si ses frais de production, ou ce que vous appela difficulty ufattainmcnt^ ne permettent pas qu'on la produise à Boins dr i5 shillings, je n'en veux plus; je me servirai d'une autre (Me: la difltcultê qui accompagne la pnssi'ssion de la première ne cwthbue pas à en élever le prix ; elle n'est donc point un élément ^éc99uiire de sa valeur, et quand vous me reproi*hez dans vingt endroits de ne l'avoir pas exprimé ainsi, vous me reprochez de n'avoir PM soutenu une doctrine essentiellement fausse. Ce qui me semble ÎKont^table est seulement que l'utilité des chos(*s est la cause du phi que nous y mettons; mais que ce prix ne saurait tomt)er au-desinas des frais de pnnluction. Quand vous présentez un vast^ au devant 'lae fontaine, ce ne sont pas les bords du vase qui amènent l'eau tel il se remplit, mais ce sont les l>ords du vase qui empochent le •neau du liquide, de baisser au-dessous d'une certaine hauteur.
le passe par-dessus In^aucoup d'autres notes dans les(]uelles vous ■e donnn, un peu trop magistralement peut-iMre. des leçons sur la ■inière dont j'aurais dû trailiT mon suj(*t. Vduv. surtout 1rs notes dp la page I88du tome i et <l(\s pages ûO, 70 t*t ni» iIii tome n . Kt quels lOBt 1^ arguments dont vous appuyez, vos hiiisimIs? I.i* phis smivnit \H se n*duisf nt à cetM : - Vous dites m»i, moi j(' dis wm : vi vous avez
J.-l. SAT. — IV. M
• indubitablemeiil lorl, parce que j'ai raison. • 11 me semble qu'avant de mettre voire manière d'envisager les questions d'économie polUique à la place de la mienne, et de les décider d'autorité, il fallait prouver au lecteur que vous étiez plus vieux que moi, et que vous aviez plus réfléchi en faisant votre traduclion, que l'auteur lorsqu'il a écrit un livre qui lui a coûté vingt années de travail.
Ce qu'il y a de fâcheux, c*est que vous paraissez tellement aalisbit de vos propres conceptions, que vous avez cru inutile de cbcrcheri comprendre les miennes ; cela se voit surtout dans les premiers cbipitres du livre ii que, je le dis à regret, vous n'avez pas du tout eutSDdus, faute de vous être placé au même point de vue que l'auteur. Comment les Anglais pourront-ils comprendre un interprète qui, de son aveu, n'a pas compris sou original?
Ce qui pourrait faire supposer que vos notes ont été écrites avecuo peu de légèreté, ce n'est pas seulement votre promptitude à condamner avant d'avoir suflisamment refléchi, mais à affirmer des faits dont la fausseté était facile à constater; comme lorsque vous m'attribuez (tome II, page 2) la traduction française de Touvrage de M. Ricardo, quoique cette traduction ne soit pas de moi, et porte en toutes lettres le nom de son auteur, M. Constancio.
La même légèreté ne se fait pas moins remarquer dans la note de la page 239 du premier volume, où vous supposez que je traite Napoléon sévèrement, parce que j*en ai reçu quelque /^rot^oca^ion. Je vous déclare. Monsieur, que personnellement je n'ai jamais reçu de lui aucune provocation quelconque. 11 m'a même appelé à des fonctioos publiques lucratives, et c'est moi qui lui envoyai ma démission au moment où il se (it empereur, ne voulant pas entrer en partage avec lui des dépouilles de la France.
Croyez-vous donc qu'on ne puisse être guidé dans les reproches qu'on fait à un gouvernement que par des motifs personnels? Voulezvous savoir quelles sont les provocations que j'ai reçues de Napoléoo? Les voici :
Investi d*un pouvoir sans bornes, au lieu de l'employer pour le bien de l'humanité, Bonaparte ne s'en est servi que pour l'opprimer. La France, au prix de beaucoup de malheurs sans doute, jouissait de l'inestimable avantage d'être débarrassée de tous les abus d'un régime suranné ; l'homme qui pouvait, s'il l'eût voulu, être l'bomme du siècle, agissait sur ce que nous appelons une table rase. Toutes les iostitutions