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CHAPITRE IV. — Des opératioHs communes à toutes les Industries

Comment appelle-t-on les hommes qui entreprennent la confeetkm fum produit quelconque?

Ce sont les entrepreneurs d'industrie.

Quelles sont leh opérations qui constituent le travail cTun entrepreneur d'industrie f

Il doit d'abord acquérir les connaissances qui sont la base de Tart qu'il veut exercer.

Que doit-il faire ensuite?

H doit rassembler les moyens d'exécotioa fiàoessaires pour créer un produit, et finalement présider à son exécution.

De quoi se composent les connaissances qu'il doit acquérir ?

Il doit connaître la nature des choses aor lesquelles il doit agir ou qull doit employer comme instruments, et les lois naturelles dont il peut s*aider.

Donnes'moi des exemples.

S'il veut être forgeron , il doit connaître la propriété qu'a le fer de s'amollir par la chaleur, et de se nnodeler sous le marteau ou sous des cylindres. S'il veut être horloger, il doit connaître les lois de la mécanique et Faction des poids ou des ressorts sur les rouages. S'il veut être agriculteur, il doit savoir quels sont les yégétaux et les animaux qui sont utiles i l'homme, et les moyens de les élever. S'il veut être (commerçant, il doit s'instruire de la situation géographique des diflSrents pays, de leurs besoins, de leurs lois, ainsi que des moyens de transport qui sont à sa portée.

Quels sont les hommes qui s'occupent à recueillir H à conserver ces di" berses connaissances?

Ce sont les savants. L'entrepreneur d'industrie les consulte directement, ou consulte leurs ouvrages.

r.ATÉCIIISMF in-.CUNOMIi: I OLITIQrR. 17

%*■ ^(at'ti ptii à VenlrfprrnrHr th n'instruire des procèdes de son art : <Hji; mais les pmcVMh's mi^mos de son art sont Tondôs sur des confiaisMnres recueillies, misi*s en ordre , conservées et journellement auinnentêes par les savants i.

/r« tarant* prennent dnnr part à ta production des richesses f InduhitaMemenl. Ix^ vérités qu*ils enseignent sont la base de tous les arts.

Qm'arrtrerait-it^ relativement a V industrie, si les sciences cessaient d*éire f%ltîî-eeM ?

im cftnserverait pendant un certain temps, dans les ateliers, la tra- •iitHHi dtii connaissances sur les4|uelies sont fondt^s les procédés qu*on « f*\frute, mais ces proc^'ilés se dénatureraient pini A peu entre les main» de l'ipnorance; de mauvais4*s pratiques s'introduiraient; on nt* «aurait |ias |iour(|Uoi elles sont mauvais«*s, on n'aurait aucun moyen \e rvtrouver li*s tionnes ; eniin. Ton ne {lourrait attendre le |)errectionvM-m«*nt que du hasard **.

* i: ^1 ilr rr#«rnrr Af rindui^trir «Ir «• |H»rfi'rlionner rnntinuellcincnt par Iw prosri'» do«i

t^9rr9, r'nt'à'àtT^ dtf faire rhaquc Jour au\ lipsoiiis des humme* de iiouvrilc» applim-

• * «1^ drruuicrtrt i|ui M* font daiu W» «riencn, «oil qu« ooi dmwvGrU^ runsirtont m

^«i^^i* iM4i%rau\. rndf» iiiiilMTcs nuu\t'Uc^, ou liii*n ni di's luin niiinrllrmnit truu«0P.s

'! {h^fti^ur. m chtmif , nu dan* ^uri^a^i^alltln aiiitiialr, ou dan» ira ma Ihrnui tique». (U;

k'-ij^ p.i>ft auparavant inninnu!» nui miU!* ont pnN-urt* une foulf d'iilimcnts rt de Inn-

'.rr»^4)i niNi» faitfin* niainttnaiil un crand ttiiaee, nnt.imnient la pomme df irm*. <]ui.

i,:*ftrv du (.b:li, «>( drMinre a doubler la iMipulatinn de rKum|Hv |.a mnnaiMnnre il«*s

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•■ :-4i» Irt tri», ri li> rr«-hiTrhe« f.nlr- *ur «o» iir{;anr!> uittrinir» ont |ierfii linnnr l'ait

>^-jrrir. In ippliratinn» de* malliemntiiiui'ii ont eip mnini utifri^, t'ep«>n«lant leur!> pro-

k^ l'oot pa* eir iLin* effru i^ur le* art» meea niques v\ la navisalmn ; et la uiHiniêtrie dr-

"^>i4«if a prrmu de reprrtcnter avec plu» dV\a«*titude le« furme» e\erutre« ou a e\i^u-

'" Ur»t Ifftnd*- r«-marqu('i quf U> pro;;ii> qut- U> ait» dmvrnt au\ M'ienrra Mtnt de deu\

•'"n* lU leur iltHirnt df non\rau\ art», mi M-iiIrninit dcn pritrèili*» plui» t\|N*ililir!» it

''MAnonr^nique*. IN*. Ir» rirhi>*M^ hunuiiir» o'atunifntfni cL'atrmrnt. nut liir>'<|iri>n p.ir-

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f8 OEUVRES DIVERSES.

Apres s'être instruit de la nature des choses sur lesquelles et par leS' quelles il doit agir^ que doit faire encore Tentrepreneur d'industrie?

11 doit calculer les frais qu'occasionnera la confection du produit, en comparer le montant avec la valeur présumée qu*il aura étant terminé ; et il ne doit en entreprendre la fabrication, ou la continuer s'il Ta déjà entreprise, que lorsqu'il peut raisonnablement espérer que sa valeur sera suflisante pour rembourser tous les frais de sa production ^

Quelles sont les autres opérations industrielles de V entrepreneur?

11 doit enfin diriger les travaux des agents salariés, commis, ouvriers, qui le secondent dans la confection des produits.

Désignez-moi quelques classes d'entrepreneurs dans l'industrie agricole?

Un fermier qui laboure le terrain d'aulrui, le propriétaire qui fait valoir son propre terrain, sont des entrepreneurs d'industrie agricole. Dans les branches analogues à Tagriculture, celui qui exploite des mines, des carrières, pour en tirer des minéraux, ou qui exploite la mer et les rivières pour en tirer du sel, des poissons, du corail, des éponges, etc., est un entrepreneur d'industrie, pourvu qu'il travaille pour son propre compte. S'il travaille pour un salaire, ou à façon, c'est alors celui qui le paie qui est entrepreneur.

Désignez-moi quelques classes d'entrepreneurs dans l'industrie manU" facturière ?

Tous ceux qui, pour leur propre compte, font subir à un produit déjà existant une façon nouvelle au moyen de laquelle la valeur de ce produit est augmentée, sont entrepreneurs d'industrie manufacturière. Ainsi le manufacturier n'est pas seulement l'homme qui réunit un grand nombre d'ouvriers en ateliers; c'est encore le menuisier qui fait des portes et des fenêtres, et le charpentier qui vont exercer leur art hors de leur domicile, et qui transforment des matériaux en un cdiGce. Le peintre en bâtiments lui-même, qui revêt l'intérieur de nos maisoitf

notions applicables, à donner des idées plus justes sur certains points qu'il est uùkét connaître. Des reciicrches fuites sur la chaleur et sur les gaz ont cond^uit à des réiuIlaU fort importants pour la théorie et la pratique des machines à vapeur, appelées lmpn|inment par le vulgaire pompes à feu.

* Les proûts de l'entrepreneur lui-même font partie des frais de producUon, puisque na temps et son travail ont un prix, et font parUe des avances qu'il est obligé défaire, etqolt par conséquent, doivent éUc remboursées par la valeur des produits qui seront le froit* cet enKmble de travaux. {Sotc de VAuleur,)

rATr.CIIISME l>*lf;CONOMIE l'OKITIQUE. n

d'um* rouleur plus fraîchi*, exerce encore une imlustrio manuracturièn*.

// ■>*/ dtmr fias w^rf>stairf, povr Hrc enfreprenmr, d'être propriétaire J/ i4\ matirrr qnr ion iraraill^?

Non : le blanchisseur qui vous rend votre linge dans un autre état que celui oii vous le lui avez confié, est entrepreneur d'industrie.

/• même homme peut -il Nrc a in fois entrepreneur et ouvrier?

Ortainement. I.e terrassier qui convient d'un prix pour creuser un f<»%!^'. un canal, est un entrepreneur ; s*il met lui-même la main à I injTn*, il est ouvrier en mt^me temps qu'entrepreneur.

i^^ugnez^moi queiques riasses d'entrepreneurs dans Vindustrie eom-

Tous ceux qui sans avoir fait subir une transformation à un |)roduit, k n*veiulenl tel t|u*ils Tout acheté, mats dans un lieu et dans un état qui n*ndeiit le proiliiit plus accessible au consommateur, sont des entrr|irpDeurs d'industrie commerciale, ou des commerçants. Ainsi ce

0 esl pfts seulement le négociant qui Tait venir des marchandises de

1 %mrhque et des Indes, qui fait le commerce, c'est encore le mardund qui achète dis étolTes ou des quincailleries dans une manufaclurv. pour les revendre dans une Unitique; ou mi^me celui qui les artiHe en irros dans une rue, |)our les revendre en détail dans la rue vniMne.

fjmel§ Ufni^ dmi» finduttrie e^immerciale^ les salaries qui remplissent 1rs '•fC-ffVL» d'iturruTsY

Ijcs mateloU, les voituriers /quand ils ne sont pas entrepreneurs, mais ap'nU salariis , les portefaix, lis (garçons de magasin et de bouiiquf . et en fretieral tous ceux qui n'çoiveiit un salaire fixe pour leur triiail.

{hi^iU dtffrrenre wet-on entre t' industrie it te travail? On appt*lle travail toule action soutenue* tbuis laquelle on se propose an Uil utile et lucratif. L'industrie est un ensemble de travaux dont Surlques-uDi aool purement intelleiiuels, et qui sup|N)sent queltpiefois \ M oimbiiuiaoas Irès-n'levees.

I ^lumez robjH des upénitions qui se renc mirent dans toutes les tndus-

I I It^ n*clierches du savant; :2** l'application des connaissances

I «^juini^ aux iNSoins des bonmies, en y comprenant le rnssi*mblemeiit

j >) nitiM'iu» dVxtTution et la direction de l'exécution elle-inOme; ce

fUi t'umc la tàrlie des entrepreneurs d industrie; 3* le travail des

agents secondaires, tels que les ouvriers, qui vendent leur temps et leurs peines, sans être intéressés dans le résultat.

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