AVEC M. JACQUES LAFFITTE. 56Ô
capital peuvent en tirer un bon intérêt, et néanmoins le transport être établi k bon marché.
Si la confection a été dispendieuse, il faut, de toute nécessité, on que le transport soit cher, ou bien que Ton fasse payer l'intérêt des avances à ceux qui n'en profitent pas, aux contribuables de tout un pays. Il n'y a pas de milieu.
Pour coopérera des canaux de navigation d'une manière qui soit bonney utile, honorable, il faut donc que les canaux que l'on projette soient exécutés avec économie; il faut en même temps qu'ils soient bien exécutés, pour que l'entretien n'en soit pas coùtenx, et n'ajoute que peu de chose aux frais de navigation.
C'est pour cette raison qu*une compagnie qui fournit des fonds pour des canaux, ne doit pas, ce me semble, demeurer étrangère k la manière dont l'emploi en sera fait ; car son intention n'est certainement pas de fournir un aliment k des dilapidations, et de mettre dans les mains de l'autorité de nouveaux moyens de dissiper les contributions des peuples.
Du moment qu'une compagnie croit indispensable de s'occuper du mode d'exécution, voici, je crois» les points dont elle doit s'assurer.
Elle doit faire en sorte :
l"" Que les plans adoptés soient conçus dans des vues plutôt commerciales qu'administratives;
i*» Que l'exécution en soit aussi bonne et aussi économique que possible;
df Qu'elle soit rapide;
%• Et qu'une fois terminée, les navigateurs ne soient pas troublés, ni gênés, dans l'usage qu'ils feront des canaux.
Des péages modérés seront la conséquence de ces précautions; et les canaux auront contribué au bien de l'État, ils feront honneur à ceux qui s'en seront mêlés, d'autant plus que les quatre points précédents auront été bien observés.
Quelques courts développements sur chacun d'eux en feront sentir la nécessité.
I*" Que les plans adoptés soient conçus dans des vues plutôt commerciales qu'administratives.
r.e canal souterrain actuel de Saint-Quentin fut préféré à un autre projet d'une exécution plus simple et plus sûre, dans la vue de frap-
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pçr Topin^ publique par TexécuMqn d'u^ OMWffgs €4btfMrdiB«îi?. Dès lors, il a fallu un plus fort péage pour en couisfûr te» fiaiiii.
On ordonna imperieu^meot que le mèw^ cfii^I fût ouvert à une époque déterminée ; il en e^l résuHé qu'il m fut pi^ exécuté avec msa de soin, et qu'au lieu d'i^lmeltre des batennx qui tirent M pouee» d'eauy il ne peut les admettre que lorsqu'ils ne tirent que 33 pouocs. Lçs tMiteaiu; qui viennept du Nord de la France, en raison de ces vie» d*e];écutiQm, sopt obligé^, avant d'eaMrer Mm le OMialde Saînt^îuayii, de tnm^nil^ir MU€; partie de leur cbarge ^ur 4q» %U4geB ; d'où il réniiii pmr chaotie bat^w ui^ 4?pi9n^ ^ 36 fr. «ans owipter les ivmo et les pertes de temps. Tout cela équivaut à une augmenlatîoD db péa^, 9MP ôice un 9f^ P<w le gouvemeinent qui en fak Kwl/nftm. C'est Mqa dça çauae^ qçmtirauses, qui npi/sent à raelivité de «ettoeoMmu^y^tijw et aux axwiMiig^ qui devraient en résulter pour te payst.
La ligne (Moite que Ton a vouk itenu^i peudaut pkisîwrn beues, m canal (te r^Mirçq» au tiyaflicdu bassin de la Villette, a oocasiooné dto déblais et des remblais considérables, qui entrent pour beaucoup daai laa^ fniUil90& qu*il a ÇoO^ ou q^*4l ôoH C9âter, de t'aveu du préfet de 1^ Sçii)^ ^4aw 1^ péages qui çn résuUeicQnt, si Ton veut jaMab décharger la ville de Paris des intérêts de celle avance.
J^lMsieurs caïa^^x des.départements du Nord de la l'rance souiassujeltis à des détours et à des passages d*écluses pour subvenir à l'ap* pro.yis^Qnnejf^çui (tes places de guerirc en cas de siège. On n a pas assez calculé qu'ils ne seront pas appelés à servir à cet usage une fois par siècle; et que pour retarder de quelques jours la prise d'une place fo^teC^n supposant qu^ cete la relarde ) on sachtie les nûUiopsquelt même province aurait r^^licés d'une production et d'une circutelipa plus active, chacun des jours de ees cent années. ^ Que l'exécution en xM aussi bonne et aussi économique que passible.
Les ingénieurs des ponts et chaussées sont des hommes si distin^iuéd que l'on ne peut douter de la bonne confeclipn dies travaux dont ib seraient chargés. Mais quant à la dépense, on peut craindre que, trop
* Si les bateaux, dè^ en partant, ne chargeaient que pour tirer 33 pouces d*cau, lU perdraient sur le péage de Condc , qui reste le même quelle que soit la charge. Aussi le pris des houilles à Paris et Rouen n'a point bais.<é on raison du canal de Saint- Quentin, la rnnsommation n'en a pas élê favorisée, ni par conséquent les Industries où illcs s'emploient.