UNE JEUNE FILLE
Elle était dans cet âge où , prête à se flétrir , Cette fleur de beauté , qu^un printemps fait mûrir, Semble inviter Tamour à cueillir ses délices Ayant qu^ un jour de plus effeuille ses calices j Age heureux de la grâce et de la Tolupté , Qui confond en un jour le printemps et Tété.
La jeunesse mêlait sur ses lèvres écloses Une tendre pâleur à Téclat de ses roses.
Ses traits formés dont Fombre arrêtait les contours ; Ses yeux bleus où , perçant et voilé tour à tour , L^astre , dont le foyer est le cœur d^une femme , Laissait en longs éclairs jaillir toute sa flamme ;