‹ Œuvres diverses de G. TridonChapitre 16 sur 25 · CE QU'IL FALLAIT FAIRE · texte numérisé non relu

CE QU'IL FALLAIT FAIRE

L'Empire était pris la main dans le sac. 1 pendant dix-liuit ans, confisqué toutes les lîbet avait disposé en maître des richesses et des force de la nation ; il avait revendiqué lui-même toutesTÏ responsabilités, comme il s'était adjugé tous les a tages. Hier encore, il fermait les bouches importune en promettant la gloire à la place du droit, et provïV" quait de gatté de cœur la guerre, le plus terrible des' fléaux. Et cette France qu'il avait accaparée, nsserrisj «l compromise, l'Empire ne savait même pas la d" fendre. Il livrait ses canipagiies ù l'ennCTQi, envoyait ft

eahnts à la boucherie, esploitait jusqu'à ses li'^asires par des fausses nouvelles et des coups de bourse vitreux. L'Empire était déchu et condamné.

Le croirait-on? les loups-ccrviers qui rava^eiil la France ne virent, dans l'affaire de Wœrth, i]ii'Line wcasion de lucre. Us masquèrent pendant vingt-ipialre heures la vérité et proclamrrent ta victoire afin de réaliser leur portefeuille. Le Tartare de Horny put liessaillir dans sa tombe. Aussi le dimanche, lorsque la di^route tomba comme une trombe sur l'allépresse de ce peu do-triomphe, le parti républicain devait marcljer sans coup férir sur l'Hôtel de Ville,

Bonaparte avait poussé l'outrecuidance et le mépris des Parisiens jusqu'à les laisse." sans troupes, sous la garde de sa police. Avec un peu de décision, k République était proclamée haut la main, et Psris au pouvoir de la Révolution. Les hommes du parti, présents ce jour-là, et qui n'agirent point, ont trahi la République et se sont trahis eux-mêmes.

Bonaparte, sa famille et ses ministres hors la loi, la levée en masse proclamée au son du tocsin et du canon d'alarme, la Commune de Paris rétablie et toutes les forces de la France concentrées sous nos murs, la France et l'humanité étaient sauvées

Page 1