‹ Œuvres diverses de G. TridonChapitre 19 sur 25 · M. GAMBETTA · texte numérisé non relu

M. GAMBETTA

Un mot à M. Gambetta. puisque je le trouve sous ma plume. Du milieu de la cohue des traîtres et des insulteurs à gages du parti républicain, cet irréconciliable biseauté se distingue par un cynisme d'outrages et une furie de dénonciation véritablement admirables. Les républicains l'ont sorti de sa bourbe, l'ont mis sur le pavois, l'ont juché dans sa tribune, lui ont fourni SCS meilleurs motifs de speechs, et ce politique borgne ne manque pas une occasion de leur porter des coups meurtriers aux applaudissements de toute la canaille bonapartiste. Gambetta n'avait pas encore empoché ses votes escroqués, qu'il crachait à la face de Belleville et bafouait le mandat impératif juré par lui. Il n'attendait pas que les pavés de Mai fussent lavés pour sourire aux tueurs et lancer sa ruade aux victimes. Sa diatribe fameuse, qui écœura Schœlcher, confessait le complot Pielri-Lagrange et donnait carte blanche aux frénésies bonarpar listes.

Aujourd'hui encore, il dénonce comme agents de Bismarck des hommes qu'il sait (1) pertinemment répull) M. Gambetta le sait si bien qu'il réclame à chaque instant à la Droite la prime de ses perfidies. Interrompu par un Arcadien qui lui reproche de provoquer à la guerre civile, il répond tranquillement : « J'ai prononcé, il y a

* quelque temps, certaines paroles qui ne vous permettent

* pas... *

Donnant, donnant. Le peuple paiera la carte.

blicains et rédame la tête de ses électeurs avec la même fièvre qu'il réclamait leurs suffrages. Qu'est-ce à dire? Quelle rage d'extermination dans cet apostat 1 Parce que vous avez trahi et filouté le parti, ce n'est pas une raison pour l'assassiner. De grâce, pardonnez-nous vos infamies, vos parjures et vos trahisons.

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