DE J. J. BARTHELEMY. XXXI
et je tiens de lui que , dans le cours de son adminis* tration, illui en avait passé par les mains et sous les. '^*^ yeux quatre-cent-mille.
Outre celles que lui procuraient des hasards fré-^ quents , suite naturelle et juste salaire de ses corres^ pondances suivies sans relâche , il,fit Tacquisition^importante tle plusieurs collections précieuses, formées, par divers amateurs éclairés et savants. Celles de^Cary^ de Clèves , de Pellerin et d^Ënnery lui fourilireiit une foule d'objets ou pliis*||[i!|i^4'pnx par leur belle conservation et leur raretéiMH: y en avait même plusieurs d'uniques dans le reèliëil de Clèves., qui embellirent singulièrement la suite dqsmédailles impériales en or.
Ija coilectioii de Pellerin était la plus -Complète qu'aucun particulier eût jamais possédée. Il avait été très-long-leraf»» plumier commis delà marine, et une correspondance de plus de quarante années ^vectous nos^consuls du Levant , l'avait enrichi d'une infinité de médailles grecques incoqiuivs Jusqu'alors.
Le cabinet étant parvenu jr-zJ^^^iiaut degré dac-r croissement et de réputation, il était temps d'en pu^ blier les trésors et de les communiquer à tous les savants de l'Europe. C'était la dernière opération qui devait couronner les longs travaux de Barthélémy, et c'eût été en même temps de sa part un moyen de s!acquitter envers tous les antiquaires français ou étrangers qui lui avaient fourni à l'envi tant de précieux