XVIII ESSAI SUR LA VIE
possesseur d'un beau cabinet de médailles, et d^uné précieuse collection de livres assortis à ce genre de curioské utile. Ils passaient des journées entiètras à converser ensemble sur les objets de la littérature les plus intéressants pour l'histoire ancienne ; après quoi Barthélémy, toujours insatiable d'étude, se retirait à la maison des Minimes, où le père Sigaloux, correspondant, de l'académie des Smmces^ faisait des observations astronomiques, auxquelles il associa le jeune homme, qui,* ne sachant pas encore circonscrire ses travaux pour les rendre profitables, perdait son temps à entasser des acquisitions disparates. ^4
Il ne tarda^lj^ à s'en corriger. Il sentit que, pour sortir d'une médiocrité de talents peu préférable à l'ignorance, il faut s'enrichir de connaissances approfondies dans un seul genr^de choix, sans courir d'un objet à l'autre avec un ^enthousiasme frivole qui ne permet que de les effleurer tous.
Il se rendit à Paris pour se livrer tout etitier à la littérature, qui devait lui avoir un jour de si grandes obligations ; et il se présenta avec une lettre de recommandation à M. de Boze , garde du dépôt des mé- . dailles, et secrétaire-perpé^i^eTacadénlie des Inscriptions et Belles-Lettres. Ce savant, estimable à tous égards, le reçut avec beaucoup de politesse, et lui fit faire connaissance avec les membres . des trois a«i|d^mies les plus distingués, qui dîpaient chez lui deux fois