‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy (volume 2)Chapitre 102 sur 115 · PREMIER EXTRAIT · texte numérisé non relu

PREMIER EXTRAIT

1 L y a environ onze ans que sa majesté le roi des Deux-Siciles , ayant résolu de passer quelque temps à Portici , apprit qu'autrefois , en fouillant dans ce lieu , on avait découvert quelques antiques. Il

(i) Catologo degli antichi monumenti, etc. Catalogne des monuments antiques de la ville d'Herculanura , publié, sous les ordres de sa majesté le roi des Deux-Siciles, par M. Bayardi , protonotaire apostolique, etc.; Naples, ivSZj; grand in-folio de 447 pages, sans la préface de 22 pages.

Le Pitture antichi d' Ercolano , etc. Les anciennes peinlures et dessins d'Herculanum , gravés, avec quelques explications; Naples, 1757; grand in-folio de 279 pages, sans l'épître dédicatoire,la table et la préface. Journal des Savants, avril I759> page 218.

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ordonna de reprendre ce travail , dont le succès surpassa l'espérance qu'on en avait conçue: car, entre Portici et Résina , on retrouva un temple , un théâtre , des statues , des peintures , des inscriptions , des monnaies , des meubles de toute espèce; ce qui ne permit pas de douter que ce ne fût le lieu où avait subsisté autrefois l'ancienne ville d'Herculanum , à laquelle le voisinage du Vésuve fut fatal , et qui périt sous le règne de Titus. Enhardi par ces succès, on s'avisa de faire creuser dans un autre endroit, où l'on croit qu'était située l'ancienne ville de Pompeïa , et ce second travail ne fut pas infructueux. Tous les monuments trouvés dans ces différentes fouilles sont conservés dans le palais royal de Portici, où ils forment un des plus curieux cabinets de l'Europe , enrichi même de jour en jour par de nouvelles découvertes. Chargé de satisfaire à l'empressement du public, en lui donnant une connaissance détaillée d'un trésor si précieux, M. Bayardi publia, en 1764, un catalogue qui comprend tous les monuments déterrés jusqu'alors ; là il nous apprend qu'on remarque dans ce nombre plus de six cents morceaux de peintures, qu'on a eu soin de couper et de détacher des murs qui en étaient décorés. Ils ne sont pas tous du même âge , ni du même pinceau , ni par conséquent du même goût ; on en voit qui sont exécutés avec une seule couleur, d'autres avec deux, trois, quatre, et enfin avec plusieurs couleurs mêlées. Ils représentent des sujets tirés de l'histoire et de la fable , des baci i5

Q aG L E s A IV ï I Q U 1 T É s

channies, des divinités, des sacrifices, des édifices publics et particuliers, des animaux de toute espèce, des paysages, des bosquets, des vues, des perspectives, des batailles, des mers, des fleuves, des ports, des métiers, des vêtements, des ustensiles de toutes sortes , des armes , des chars de guerre, des festons, des ornements, et, en général, tout ce qu'on peut imaginer avoir été connu des anciens. Ils nous montrent , au jugement de M. Bayardi, l'architecture des temps divers, en font connaître les principes, le progrès, et prouvent que les anciens étaient mieux instruits des règles de foptique , qu'on ne le croit ordinairement.

M. Bayardi s'extasie à la vue de tant de vases d'argent, d'airain, de pierre, de terre et de verre, de toute espèce et de toute grandeur, d'un usage tant sacré que profane : encensoirs, navettes, préléricules , simpules , haches , couteaux , patères , marmites, trompettes, clochettes, aspersoirs, cro laies, trépieds, etc. On en voit qui sont tout unis, d'autres chargés de bas-reliefs. Urnes, pots, cantines , coupes , tasses , plats , assiettes , congés , demi - congés , amphores , demi - setiers , flacons , carafes , bassins , chaudières , seaux , cuillers à pot , mortiers, grilles, broches, en un mot tous les ustensiles usités parmi nous ; de sorte qu'il paraît à M. Bayardi , que dans l'essentiel il y a peu de différence entre notre cuisine et celle des anciens. Quelle différence, ajoute-t-il, entre les cuillers d'alors et celles dont nous nous sommes servis

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avant les rafinements du goût ? Ne dirait-ou pas que les plats ont été travaillés à Paris ou à Londres? Un grand nombre (le statues attire d'un autre côté l'admiration de l'auteur. Il voit une Pallas avec son égide, des sénateurs, des consuls, des prêtres, des ministres sacrés, des rois, des princes, des philosophes, des pasteurs, des nymphes, des faunes, des satyres, des pénates, des bacchantes, de jeunes enfants, et des groupes de tout genre. Il y découvre les habillements des anciens Grecs et Romains, et la forme de la toge, sans parler des couvre - chefs , chapeaux, chaperons, mitres, tiares, voiles, réseaux, tuniques, sayons, manteaux, bas , chaussures , cothurnes , socques , sandales , mouchoirs, ceintures, colliers, bracelets, agrafes, etc. Ici combien de bustes de métal et de marbre, combien d'Isis , de Jupiter, de Neptune et de Mercure? Combien de candélabres d'un bon travail, combien de lampes de toute forme, et de différente grandeur? Là il voit des chaînes, des ceps et d'autres instruments destinés à la torture des esclaves, qui servirent ensuite à celle des chrétiens: plus loin des instruments de chirurgie pareils à ceux de nos jours , sans compter plusieurs autres dont on ignore l'usage; ou bien des instruments d'agriculture , bêches , hoyaux et marteaux de toute espèce. On a trouvé dans les entrailles de la terre jusqu'aux productions de sa surface , orge , froment, dattes , pistaches , amandes , noix , fèves , figues à demi brûlées, mais qu'on conserve dans le cabinet du roi, aussi-bien que des pilules, des trochisques

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et des cérats. On y a trouvé même un pain bien conservé, quoique presque réduit en charbon, et un pâté tout brûlé , qu'on eut le regret de voir tomber en poussière presque aussitôt qu'il vit le jour.

Après tant d'objets qui ne peuvent qu'étonner les curieux, M. Bayardi offre à leurs regards d'autres morceaux, non moins propres à piquer la curiosité : des colonnes , des tables de marbre , des termes représentant des dieux, des satyres et mille autres figures ; des amulettes , des masques , sceaux, cachets, serrures, clefs, gonds, clous de métal, de petites agrafes semblables aux nôtres, des anneaux d'or , d'argent et d'autre matière , des <lés, des poids, des balances, des épingles à tête d'or, d'argent ou d'ivoire; un pied qui sert, dit-on , de preuve à celui de Lucas Péto; et des Priapes d'une grandeur démesurée , dont les uns sont ailés et chargés de clochettes , ce qui nous fait présumer qu'ils ont quelque ressemblance avec ceux qu'on voit à Nîmes.

Nous croyons devoir placer ici une observation que font à cet égard les savants chargés par sa majesté du soin de publier et d'expliquer les monuments de son cabinet. Si, pour remplir leur tâche , ils sont quelquefois obligés de présenter des objets dont la pudeur pourrait être alarmée, ils allèguent pour leur excuse les mêmes raisons dont se servit autrefois La Chausse dans une occasion pareille. Ce fameux antiquaire réclama l'exemple de Théodose et de Théophile , évêque

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trAlexandrie, qui, loin de détruire les statues et les autres monuments des payens , voulurent conserver les plus obscènes , et les exposer aux yeux du public , pour faire sentir le ridicule et les infamies du paganisme, et, par ce moyen, inspirer pour lui toute l'horreur qu'il méritait. Nos savants ajoutent, avec La Chausse, que des hommes graves et pieux, au nombre desquels on voit beaucoup d'ecclésiastiques d'une vie exemplaire , n'ont pas hésité de donner au public , et de commenter plusieurs monuments antiques de ce genre , à l'exemple des saints pères qui ont parlé fort clairement des ordures (hi paganisme. Le savant Léonardo Agostini ne fit pas difficulté de dédier au pape Alexandre VII son ouvrage sur les pierres antiques; et combien ce recueil n'offre-t-il pas de morceaux pareils à ceux qui occasionent cette remarque? Revenons au catalogue de M. Bayardi.

Après avoir parlé de quelques mosaïques qui formaient les pavés des édifices sacrés et profanes, de plusieurs morceaux de cristal de roche , et des vases de cette matière , qui , comme ceux de métal, servaient de miroir aux anciens, il passe aux inscriptions et aux médailles de consuls et d'empereurs jusqu'à Tite , ce qui fixe l'époque de la ruine d'Herculanum , dont on a non - seulement découvert le théâtre, mais encore des édifices dans l'étendue de plus d'un mille, des rues et des carrefours. On n'aperçoit aucun monument postérieur à l'an 80 de l'ère vulgaire , qui répond au deuxième de Tite. Mais on en voit deux surtout

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qui serviront à marquer les fastes de quelques consuls, et à fixer quelques points de chronologie. Enfin , on a découvert plus de deux cents papiers qu'on est occupé maintenant à développer et à mettre en ordre , de' qiialt al présente si procura loscioglimento. Sur cet objet, comme sur beaucoup d'autres, l'auteur promet de plus amples éclaircissements dans un ouvrage préliminaire sous le titre de Prodome. Il en paraît déjà cinq volumes in-folio, et l'ouvrage n'est pas fini. Outre une table générale chronologique depuis Inachus jusqu'à l'extinction des Héraclides, on y verra l'histoire d'Hercule, de Thésée, de Minos, de Cécrops, de Danaûs et d'Europe. L'origine , la situation , les progrès et la ruine d'Herculanum n'y seront point oubliés, non plus que l'histoire de sa découverte. On promet encore une carte géographique du golfe de Naples et des environs ; c'est sans doute la même qui paraît à la tête du premier volume des antiquités d'Herculanum. Voici maintenant l'ordre que M. Bayardi a suivi dans son catalogue : les peintures y occupent sept cent trente -huit articles; les statues, bustes de métal et de marbre, têtes, bas-reliefs, hermès et masques y sont distribués en trois cent cinquante; les vases, patères, marmites et morceaux qui en faisaient partie, soit en métal, soit en terre, sont au nombre de neuf cent quinze ; trépieds , vingt-quatre ; lampes , cent soixante-trois; candélabres, quarante : enfin, sept cent trente-deux articles comprenant différents monuments, comme outils, instruments , poids, etc.

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Tci étail , en 175/1, l'rtat du cabinet du 101 de Naples à Portici ; niais comme depuis ce lemps-là de nouvelles richesses ont été découvertes, et que d'autres le seront encore à l'avenir, M. Bayardi avertit qu'on augmentera le catalogue d'iuie seconde partie, d'une troisième, et d'un plus grand nombre, selon que la nécessité pourra l'exiger. Il avertit encore, à l'égard de l'explication dont les figures seront accompagnées, qu'on suivra, pour la brièveté, la méthode au père Monttaucon, et qu'on écartera soigneusement toute érudition qui ne sera pas jugée nécessaire. Il prévient surtout le pidjlic , que les copies des originaux ont été tirées avec la plus scrupuleuse exactitude par d'excellents dessinateurs, et gravées ensuite avec un soin pareil. On a porté le scrupule au point de maïqner jusqu'aux fractures et aux taches des monuments; les planches oltriront une image fidèle des originaux, el l'on ne verra rien dans les unes <pii ne se trouve dans les autres (1). On verra

(i) Non occorrerà , chc alla vista dellc incise Tavole alcun ccrvello n'Ogliato faccia lo schizzinoso dubitando del vero. Sappia ogn^uno, che scrupulosamentc furono gli originali da t'ggregi delineatori copiati, e che con altretanta esatezza vennero incisi i disegni. Sin le fratture si sono addilnte , ne in conto veruno sono state le mancanze «e' disegni supplite, onde quanta si osserverà , e si vedrn nelle Tavole rapprcscntalo , tanto da chi voira chiarirselie si troverk nvgli originali espresso.

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dans la suite pourquoi nous insistons lai peu sur ce point.

Nous ne voulons pas oublier une remarque critique de M. Bayardi contre l'abbé Banier, qui avait prétendu que Cybèle, outre les Galles et Archigalles, avait d'autres prêtres qui n'étaient pas mutilés. Il lui paraît que, quoique cet auteur soit un des plus savants mythologues du siècle , il décide souvent sans fonder ses assertions sur aucune autorité. M. Bayardi ne trouve dans l'antiquité d'autres prêtres de cette déesse, que les Galles, dont l'Archigalle était le chef. On y voit, il est vrai, des prétresses de Cybèle; mais on ne peut tirer de là une conséquence favorable à l'opinion de l'abbé Banier.

A la vue de tant de monuments curieux qu'annonce le catalogue dont on vient de parler, le public ne pouvait que désirer avec plus d'ardeur de les voir au plutôt exactement gravés; et c'est pour . répondre à cet empressement que sa majesté le roi des Deux-Siciles a daigné confier à une compagnie de savants le soin de les publier avec des explications. Ces académiciens, dans l'épître dédicatoire du premier volume exécuté avec, une magnificence peu commune, reconnaissent qu'en offrant au roi ce recueil, ils ne lui présentent que ce qui lui appartient ; puisqu'ayant formé lui-même le projet de cet ouvrage, il l'a fait exécuter avec ♦ un goût exquis, et une dépense vraiment royale. L'univers entier joindra sans doute sa reconnaisbance à celle de cette savante compagnie, et par-

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tagera tous les sentiments dont elle est pénétrée. Il ne pourra voir, qu'avec un plaisir mêlé de surprise , le précieux fruit du loisir de sa majesté , après avoir admiré sa prudence et sa valeur dans la défense de ses états; sa sagesse et sa piété dans la législation; sa fermeté héroïque dans les dangers et dans les calamités tant publiques que particulières; l'étendue de ses lumières et de ses soins pour faire revivre , en quelque sorte , et se former un peuple qui, par sa puissance, par ses arts, par son commerce et son éclat, tient un rang distingué parmi les nations de l'Europe (i).

Ce premier volume contient cent trente-six morceaux de peinture, y compris ceux qui tiennent lieu de vignettes et de culs-de-lampe. On a mis au premier rang les monochromes, c'est-à-dire ceux qui sont exécutés avec une seule couleur; après quoi viennent ceux qui représentent des sujets tirés de la fable ou différents exercices. On voit ensuite des perspectives , divers points de vue , des caprices de peintre, qui sont suivis de quelques sujets égyptiens. On y a entre-mélé des morceaux d'architecture, des paysages, des oiseaux, des fruits, des arabesques, dont quelques-uns ont été découverts depuis la publication du catalogue. Les savants éditeurs pensent qu'on tirera de ces monuments plus de lumières sur l'art et le goût de la peinture ancienne , que de tout autre secours. On

(i) On traduit à la lettre les expressions de l'épître dédicatoire.

se convaincra par les morceaux qu'ils viennent de publier, comme par ceux qui paraîtront dans la suite, que les anciens connaissaient la déi^radation des couleurs, la diminution des objets et l'alTaiblissement des teintes, beaucoup mieux qu'on ne se l'est imaginé jusqu'ici. On n'ignorait pas qu'en i:;énéral ils savaient peindre à fresque et en détrempe; Pline et Vitruve l'attestent clairement ; on doutait seulement s'ils avaient eu lart de peindre les murs à sec en détrempe. Mais les peintures conservées dans le cabinet du roi donnent sur ce point des lumières certaines , ])uisque c'est ainsi que la plupart sont exécutées. Nos savants en apportent deux raisons qui leur paraissent mettre la chose hors de toute contestation. i° Les couleurs supérieures, endommagées, dissipées par l'hiunidité, laissent voir celles de dessous, sans que l'enduit soit altéré : or, cela est impossible dans la peinture à fresque qui, parfondue et incorporée avec l'enduit, ne peut se dissiper qu'avec lui. Ils jugent même que les anciens peignaient sur la surface des murs comme sur d'autres matières ; car on voit que presque toutes ces peintures ont la première teinte d'une couleur ordinairement rouge, jaune ou verte, et sur cette couche sont peints d'autres objets en couleurs différentes. Par exemple, le fond sera vert, sur lequel il y aura une bande rouge chargée d'une feuille ou de quelque figure d'une autre couleur. Que si la couleur supérieure a disparu quelque part , la seconde s'y

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rnontre,et la première au défaut de celle-ci. 2" Ou voit que dans ces ouvrages on a employé indifféremment toute sorte de couleurs, sans en excepter celles qui ne peuvent résister à la chaux fraîche.

Ils ajoutent, à l'égard de ces couleurs , qife nonseulement on les y voit toutes avec les demi-teintes et les dégradations pratiquées de nos jours, mais qu'il y en a telles , qu'aujourd'hui on ne saurait faire , comme un certain rouge foncé et éclatant , de même qu'une sorte de violet qu'on voit dans ces morceaux de peinture.

A l'égard des remarques qui servent à l'explication des figures, nos savants déclarent que l'objet qu'ils se sont proposé, en les faisant, lésa forcés de dire bien des choses qui ne sont pas neuves , et qu'on peut trouver partout. Nous écrivons , disent-ils, p®ur ceux qui, en examinant les planches, n'ont pas le pouvoir ou la volonté de consulter d'autres livres; mais' ils ne laissent pas de citer leurs garants, afin qu'on puisse y avoir recours, si on ne veut pas les en croire sur leur parole. Ils avertissent de plus qu'on ne doit point être étonné de les voir accumuler quelquefois un grand nombre de conjectures différentes sans rien décider. Comme les notes qu'ils publient sont le résultat de leurs conférences , ils ont cru devoir y insérer les idées et les réflexions diverses qui ont fait l'objet de leur discussion. Par ce moyen, ils laissent à chacun une entière liberté de penser , et , en indiquant quelques routes , ils pré-

parent à en découvrir d'autres. Telle est l'idée générale que nous donnerons aujourd'hui de cet ouvrage, nous réservant à le faire bientôt mieux connaître par un détail plus particulier et plus circonstancié.

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