‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy (volume 2)Chapitre 16 sur 115 · XLVI ÉLOGE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

XLVI ÉLOGE HISTORIQUE

ce poëte, tantôt comme Platon, par les grâces et l'harmonie, tantôt comme Hérodote, par la magie du coloris et le charme de la narration. Il a souvent l'élévation du premier, qui n'a pas de meilleur interprète. TjC discours que Barthélémy lui met dans la bouche, au cap de Sunium en est une preuve sensible. On y trouve un exposé très-clair de la doctrine du Timée, un des écrits de ce philosophe qui a le plus exercé ses anciens disciples, ou qui se vantaient de l'être; je veux parler des Eclectiques, qui ont prêté à Platon des idées qu'il n'a jamais eues. C'est avec le même succès qu'il fait expliquer par le grand prêtre de Cérès les divers sentiments des anciens philosophes sur les causes premières, abyme où vient se perdre l'esprit humain élancé hors de sa sphère et n'ayant plus de sauve-garde. Peut-être valait-il mieux qu'un autre eût été diargé d'exposer ces idées philosophiques; certainement , à cette époque , elles n'entraient pas dans la tête d'un hiérophante^ Une disconvenance plus forte encore est dans les trois élégies que Barthélémy fait réciter à Comon, sur le sort des Messéniens. Pourquoi y prend-il le ton des prophètes hébreux? Les Grecs ne le connaissaient pas, et on en trouve seulement quelques traits dans les Euménides d'iEschyle ; mais cette pièce est une tragédie et non une élégie. L'auteur suit une méthode plus naturelle dans le beau chapitre concernant les idées religieuses; et y renferme

(i) Baitlu'-lemy pensait le contraire, mais d'après le système (le fVcirhurton , <jni n'a ponr Ini ancun témoignage Ibimel.

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