‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy (volume 2)Chapitre 17 sur 115 · DE BARTHELEMY. XLVII · texte numérisé non relu

DE BARTHELEMY. XLVII

avec beaucoup d'art et de clarté tout ce que les anciens ont imaginé de plus sublime et de plus consolant sur la Divinité. Il s'-élève à la hauteur de son sujet, s'exprime comme Platon et conclut de même. « La re- « ligion , dit-il , n'est pas plus exigeante que la philoce Sophie : loin de prescrire à l'honnête homme aucun « sacrifice qu'il puisse regretter , elle répand un charme « secret sur ses devoirs , et lui procure deux avantages « inestimables, une paix profonde pendant la vie, une « douce espérance au moment de la mort, »

Barthélémy n'a point formé, comme Raphaël dans son fameux tableau de l'Ecole d'Athènes, un groupe de poètes, de philosophes, etc; mais il a semé avec beaucoup de goût et de discernement leurs portraits en différents endroits de son ouvrage: il y a mis toujours de la vérité, de l'expression, et souvent il fait contraster fort heureusement leurs caractères; par exemple, la modestie, la douceur, la simplicité de Phocion, avec l'effronterie, la scurrilité et le charlatanisme de Diogène. Il ménage davantage Aristippe; peut-être cherche-t-il trop à justifier sa conduite méprisable, à présenter avec art et sous des couleurs agréables , sa doctrine perverse et antisociale. En cette occasion , l'esprit est désavoué par le cœur; )gm*s, dans celui de Barthélémy, ne pénétrèrent les sentiments de ce philosophe grec, dignes des hommes delà cour de Louis XV, qu'il a eu peut-être intention de peindre. S'il ne présente pas, à la manière de Parrhasius , d'un seul trait les hommes, les bonnes et les mauvaises qualités des Athéniens, leur caractère versatile, irréfléchi, rempli des plus étranges contradictions , et toujours porté

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