‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy (volume 2)Chapitre 58 sur 115 · DV J. J. BARTHÉLF.MV. XXV · texte numérisé non relu

DV J. J. BARTHÉLF.MV. XXV

croître pendant tout le cours de sa vie. J'ai dit ses protecteurs, parce que la jeune femme de l'ambassadeur ne cessait d'avertir, d'exciter avec vigilance les dispositions généreuses d'un mari qui était l'unique objet de son adoration et de son culte, comme il est depuis dix années celui de ses regrets et de ses larmes. M. et M"" de Stainville offrirent obligeamment à Barthélémy de le mener de Paris à Rome, dans leur voiture; et c'eût été de part et d'autre un bon marché. L'abbé, à qui, je ne dis pas l'intérêt, mais l'amitié même ne faisait jamais oublier ses devoirs , ne se trouva pas en état de les suivre, et son départ fut différé par les affaires du cabinet des médailles.

Il s'associa peu après pour le voyage, avec M. de Cotte, qui désirait depuis long-temps de voir l'Italie. M. de Cotte était son ami, et digne de l'être par ses. vertus et ses connaissances. Ils partirent ensemble au mois d'aoïit 1755, et arrivèrent le i*"^ novembre ;i Rome, où le nouveau ministre faisait déjà oublier son prédécesseur par son extrême magnificence, et par le développement de ses talents, soit pour plaire, soit pour négocier.

Sa jeune femme le secondait avec zèle et succès. Agée de dix-sept ans, mais formée par des lectures solides, par des réflexions toujours justes, et mieux encore par l'heureux instinct d'un caractère qui ne lui laisse dire, penser et faire que ce qui est bien, elle

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