DE BA.RTHLLE.'M.V. XXV
premier il développa de nouvelles connaissances, en donnant l'explication des médailles d'Antigonus, roi de Judée; il démontra que, frappées sous les princes asmonéens, elles forment une chaîne de témoignages pour prouver que l'alphabet samaritain a été encore usité chez les Juifs, long-temps après la captivité de Babylone, et que cet usage a subsisté même jusqu'à la quarantième année avant Jésus-Christ. Le deuxièn)e roule entièrement sur quelques médailles qui avaient été mal lues, mal décrites, et plus mal expliquées encore. Barthélémy y relève les erreurs des plus célèbres antiquaires, Goitzius, Vaillant, Hardouin, Spanheini, Galland, Labastie, Frœlich, etc. Enfin, il résulte du trt)isième sur les médailles arabes, que toutes les fois qu'on en trouve chargées de figures , on peut être assuré qu'elles n'ont été frappées ni pour les califes, ni pour des musulmans rigides. Quoiqu'on voie sur ces monnaies la tête d'un roi ou d'un empereur romain, on ne doit pas cependant croire que les Arabes aient connu ces princes. Barthélemv explique d'une manière très-plausible cette singularité. ^Nlais hatons-nous de parler de ses réllexions sur l'alphabet de Paimyre, (jui le conduisit h une véritable découverte, celle d'en fixer les éléments.
Un passage de S. Eplphane nous apprend que les Paimyréniens avaient un alphabet composé de vingt deux lettres, et qu'ils parlaient la langue syriaque. Baithélemy trouva toutes ces lettres sur les inscriptioiis que Robert Wood venait de publier. Celles-ci étaient au nombre de treize, et se trouvaient accompagnées d'autres correspondantes, en grec, au irioyen des-