PRÉFACE
DE L'ÉDITEUR
Lja réputation d'un écrivain pendant sa vie, ne nuit que trop souvent à sa mémoire par l'empressement qu'on a de publier après sa mort ses œuvres inédites. A peine est-il expiré qu'on ouvre tous ses porte -feuilles, qu'on fouille les endroits de son cabinet les plus cachés, etc. Rien n'échappe à l'œil scrutateur de ses éditeurs, qui se hâtent à vider le sac, suivant l'expression de Fontenelle, sans s'embarrasser guère de ce qui s'y trouve. De là cette quantité d'écrits, condamnés à l'oubli par leurs propres auteius, qui n'ont cessé de paraître, au mépris quelquefois de leur