PLAX DE LA GALERIE DE FLORENCE
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enthousiasme et sans vigueur; loin eneore tous ceux pour qui les niétiailles ne sont que des morceaux de cuivre, les tableaux des toiles coiivcrles d'huile, les statues des rochers taillés. Ici les grands projets des Egyptiens se trouvent réunis avec la délicatesse des Grecs et la magnificence des Perses; ici de simples particuliers, devenus les pères et les chefs de leur nation, ont recueilli l'esprit de la Grèce prête à s'éteindre, ont préparé dans TEurope la révolution des arts et des sciences , ont fait fleurir dans leurs états le commerce, les lois et la vérité par une politique qui n'a point coûté de sang et de larmes au genre hinnain. C'est aux cœurs bien nés qu'il appartient d'apprécier le mérite des Médicis; c'est à ceux qui sont bénis tlu père des arts qu'il appartient de goûter les beautés de la galerie.
L'histoire de cet établissement est dans le troisième volume du Muséum Etruscum , ou des antiquités d'Étrurie ; voyez aussi le Muséum Florcntinum, publié, en i']f\i et les années suivantes, en six volumes in-folio avec les explications du savant Gori. Mais commençons cette description abrégée par le cabinet des médailles, n°. 6. [Foyez la planche ci-jointe).
Ce cabinet jouit depuis long-temps d'une trèsgrande réputation. Les médailles sont dans des armoires posées snr des espèces de tables; le tout fort simple. Les armoires sont adossées contre un des murs de la salle , ornée de grands tableaux qui n'ont aucuns rapports à l'antiquité. La suite des médailles d'or, (pioique la plus belle de toutes, ne
ÏOO VOYAGE
va i^iière qu'à sept cents : il y manque plusieurs tètes capitales, et beaucoup de revers; elles sont, du reste, assez bien conservées. Ce qu'il y a de ])lus beau , c'est un grantl médaillon de Dioclétien et de Maximien, des médaillons de Pharnace, d'Antiochus et de Persée, et un iEmilien admirable, de grandeur ordinaire. Les médaillons de bronze vont à peine à trois cents ; ils sont beaux : il y a de plus une suite de contorniates assez nombreuse. Les médaillons de grand bronze sont au nombre d'environ dix -sept cents, bien choisis et d'une conserNation singulière. Il y a peu de grecs, plusieurs tètes rares. Le moyen et le petit bronze sont peu nombreux,' ainsi que les rois et les villes. Le docteur Cocchi a la garde de ce cabinet et donne (les leçons de médailles aux Anglais.
Les pierres gravées sont au nombre d'environ deux mille, tant camées que pierres en creux. Il y en a beaucoup de modernes, et encore plus de médiocres; elles sont fort au-dessous de celles du roi. La suite des médailles perd encore plus dans la comparaison, quoiqu'elle jouisse depuis longtemps d'une grande célébrité (i).
Dans un des cabinets nommé l'Arsenal, n*'. lo,
(i) On parle ici de l'état du cabinet des nudaillcs tel qu'il était en 1755. Il consistait alors seulement en vingt-six médaillons des empereurs en or, en mille cinq cent cinquante médailles impériales en or, en mille médaillons en bronze, et en quatre mille deux cents médailles des empeieurs en grand bronze.
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on trouve un casque assez bien conservé, <léc()Uvert près de Cadix; sur le bord intérieur est cetteinscription :