‹ Œuvres diverses de J.J. BarthélemyChapitre 23 sur 85 · V.^ ITALIE. kI · texte numérisé non relu

V.^ ITALIE. kI

la Fortune, et aperçu de Ja pleine mer. Ce qu'il prend pour les restes de ce pluue est évidennnent

ne se trouve point clans les aiUres explications (pii ont été données de monument.

L'auteur de la mosaïque a leprésenté l'aiTivée d'Hadrien nonseulement dans un canton de l'Egypte , mais encore dans la saison de l'année où cet événement s'est passé, ce que l'on rceonnnaic par le débordement du l\il , qui couvre toute la campagne depuis le mois de septembre qu'il est dans sa plus grande élévation; par le lotus , qui ne paraît sur la surface du Nil que dans le mois de juillet, d'août et de septembre; par les raisins dont un berceau est chargé, qui annoncent la vendange qui se fait vers la fin de juillet ; enfin, par le millet monté en épis, qui n'est dans cet état qu'au commencement de septembre. C'est donc cette partie de l'année qui est représentée sur la mosaïque-

A l'égard du lieu de la scène, Barthélemv pense que la mosaïque désigne un canton de la haute Egypte , et particulièrement l'île d'Eléphantine. L'hippopotame, qui vient de l'Ethiopie dans la haute Egypte seulement, un puits particuliei- pour mesurer les accroissements du Nil , et qui ne se trouvait qu'à Memphis et à Éléphantine , sont deux circonstances qui appuient cette conjecture. De plus , l'île était habitée en partie par des Ethiopiens que l'on voit' encore sur la mosaïque. Tout cela s'accorde singulièrement avec le voyagé d'Hadrien. Ce prince, qui était à Thèbes dans les mois de novembre et décembre , devait être à Eléphantine en août et septembre.

La seconde partie de ce mémoire a poui- objet les figures , les édifices, les barques ou bateaux, les aniuiaux et les plantes que l'on voit dans la mosaïque. Il faudrait que le lecteur eût sous les yeux cette peinture , pour entendre tout ce que Barthélémy dit de curieux sur ce sujet. Il y fait remarquer de nouveau les traits qui caractérisent Hadrien, différents usages de l'Egypte pour l'explication desquels il a été obligé de lire tou-. les ouvrages qui patient de ce pavs. Note de l'éditeur.

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une grande arcade ou niche, revêtue de petites pierres en lozange, dans la maison d'un pauvre paysan; au milieu on y a fait un plancher, au-dessus duquel on monte difficilement. On y voit effectivement des écoulements noirs d'une matière huileuse, comme celle des moulins à huile, avec de grandes taches blanches, produites, ce me semble, par de la chaux délayée dans l'eau. Le paysan les prejiait pour des figures sans tête, et disait que c'était de la peinture antique. Il y a eu peut-être par- dessus quelque moulhi à huile, ou quelque fabrique dans laquelle on employait des matières huileuses. Quoi qu'il en soit , c'est un exemple assez remarquable de la manière dont se trompent les plus savants, antiquaires.

En venant de Gensano, on descend à Larica. Au-delà de ce lieu, en venant de Rome, est le seizième mille, et le quinzième au-delà du prétendu tombeau des Horaces. C'est un grand massif, composé de petites pierres et de ciment. Il était autrefois revêtu de grosses pierres, et portait sur un soubassement dont la corniche paraît d'un côté à fleur de terre. Sa largeur est de quarante-cinq pieds. Il se trouve posé sur le roc, taillé en cet endroit, de même que la partie de la voie appienne qui y passe. Il en résulte qu'il est moins ancien que cette voie; ainsi il ne peut être le tombeau des Horaces. Des cinq pyramides qui accompagnent ce monument, deux , du coté de la voie appienne, sont assez bien conservées, quoique leur sommité paraisse manquer. Elles avaient de vingt à vingt-cinq

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pieds (le hauteur. Celle du milieu était plus haute; et il n'en reste plus que le noyau, composé de pierres et de ciment. Les grosses pierres dont il se trouvait revêtu n'étaient point hées. Sa base est encore entière, et peut avoir quarante pieds de circonférence. De cette base à celle des quatre autres pyramides , il n'y a qu'un pied de distance : les pierres de revêtement ont plus de quatre pieds de longueur sur plus de deux de hauteur. Des deux pyramides du côté de la campagne, l'une est entièrement détruite ; et il ne reste qu'une partie du noyau de l'autre, dont les pierres étaient liées par des crampons (i).

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