MEXICAINES. 1 J
parti. Un cordelier, nommé Zumarranga , élu premier évèque de Mexico, se fit: apporter tous les volumes qu'on put découvrir, et, sous prétexte qu'ils contenaient des caractères magiques, il les fit brûler.
Il s'est sauvé de cet incendie : i" un recueil que l'on conserve, dit-on, dans la bibliothèque du Vatican , et qu'on a toujours négligé de publier; •2" un morceau que Gemilli Carreri a fait graver, et qui représente un cycle de cinquante-deux années solaires, désignées par leurs symboles et disposées de manière qu'on pouvait dessiner sous chaque année les événements dont on voulait couserver le souvenir; 3" une collection de peintures que Thévenot, d'après Purchas, a publiées sous le titre à' Histoire de l'empire du Mexique, représentée par Jîgures (i). Ce monument, gravé en plus de soixante planches, est divisé en trois parties : la première contient la chronologie et les principaux exploits des empereurs du Mexique ; la seconde, la nature et la quantité des tributs que ces princes retiraient des bourgades soumises à leur empire ; la troisième, des détails sut les mœurs des Mexicains. Elles sont accompagnées, dans l'ouvrage de Purchas et dans celui de Thévenot, d'une interprétation traduite de l'espagnol en anglais et en
(i) Il y en a une quatrième , au musée de Velletri, apparteiiant au cardinal Borgia. On y remarque un rouleau de peau, long de (juarantc-cinq palmes romains, et peint des deux côtés. M. l'abbé Fabrega, Mexicain, travaille à l'expliquer.
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français. L'historique de ce précieux iiioiuimeul est à la tète de l'explication ; j'ignore ce qu'est devenu l'original. Aux trois tableaux que je viens de citer, on doit ajouter plusieurs morceaux qui sont en Espagne entre les mains de quelques particuliers et les deux peintures récemment apportées du Mexique.
Ces dernières ne sont que des fragments , et se trouvent dénuées de l'interprétation que les Mexicains étaient seuls en état d'en donner; elles ne peuvent donc fournir que des conjectures. Celles que je vais proposer seront fondées, tant sur le récit des historiens que sur l'analogie qui se trouve entre les figures de ces tableaux, avec celles des planches publiées par Purchas et Thévenot.