‹ Œuvres diverses de J.J. BarthélemyChapitre 35 sur 85 · NOUVELLE HISTOIRE ROMAINE · texte numérisé non relu

NOUVELLE HISTOIRE ROMAINE

V^UAND je lis l'histoire dans les auteurs anciens, des fictions agréables me soutiennent quelquefois contre le récit des atrocités; quand je la lis dans les écrivains modernes , je ne vois qu'une suite effrayante de tableaux, dont rien n'adoucit l'horreur. L'homme paraissant tout seul sur la scène, j'ai honte de sa prétendue perfection, et je préfère des mensonges qui m'amusent, à des vérités qui me révoltent.

C'est ce qui m'a fait naître l'idée de rendre à l'histoire ancienne les ornements dont on l'a dépouillée. Je commence par celle des Romains, et je vais renfermer dans un petit nombre de pages ce qu'elle offre de plus essentiel, depuis la prise de Troie jusqu'à la mort de Romulus.

(i) Cet essai a déjà paru dans le Mercure de France, 1792, 11° i3. On le réimprime ici sur le manuscrit original de l'auteur, en y ajoutant les citations, qui toutes ont été retranchées par Ir rédacteur de ce journal. Note de l'cditeur.

JIISTOTRK no M A INF. T '*-

Dans ce temps-là vivait un homme qui s'api>elait Enée; il était bâtard, dévot et poltron, ces qualités hii attirèrent l'estime du roi Priam. qni, ne sachant que lui donner, lui domia une de ses filles en mariage.

Son histoire commence à la nuit de la prise de Troie (i). Il sortit de la ville, perdit sa femme en chemin, s'embarqua; eut une galanterie avec Didon, reine de Carthage, qui vivait quatre cents ans après lui; donna des jeux très-amusants auprès du tombeau de son père Anchise, mort en Sicile, et parvint enfin en Italie, vers l'embouchure du Tibre, où le prenjier objet qui frappa ses regards fut une truie qui venait de mettre bas trente cochons blancs (2), Là devaient se terminer ses voyages; les oracles l'avaient prédit. Il prit possession de la contrée, et commença par tracer l'enceinte d'une ville. Il voulut ensuite savoir à qui ces lieux appartenaient avant son arrivée; on lui dit: « C'est ici le Latium; ces campagnes offertes « à vos yeux sont cultivées par les Latins : la ville « que vous voyez sur cette colline s'appelle Lau- (f rentum, et le château garni de tours qui la cou- « ronne est le séjour du roi Latinus, fils de la '< nymphe Marica (3) ».

Latinus était très- vieux, et n'avait qu'une fille très-jeune, nommée Lavinie. Il l'avait promise à

(i) ViRGiL., yEneid. , lib. II.

(2) DioNYs. Halic, lib. I, pag. 46.

(3) VrRGiL., lib. VTI, v 47.

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Turmis, roi des Uutiiles, qui joignait une valeur Ijrillante aux grâces de la jeunesse et de la figure. Cet hymen allait se conclure, lorsque des nouvelles effrayantes en suspendent les apprêts. On apprend que des corsaires, descendus sur le rivage, abattent les forets, s'emparent des propriétés et sèment la terreur aux environs (i). En même temps l'on voit dans la plaine cent ambassadeurs îroyens venir à pas précipités (a). Latinus n'a que le temps de se jeter sur le vieux trône de ses aïeux, et les Troyens introduits lui déclarent qu'ils sont venus par l'ordre des dieux, sous la conduite du fils de Vénus, s'établir dans ses états, et lui donnent le choix de la «uerre ou de la paix. La cour de Laurentum fut étonnée d'un pareil langage; mais elle le fut bien plus quand elle entendit le roi proférer gravement ces paroles : « Je vous laisse ce que vous avez pris; .( et je choisis pour gendre le fils de Vénus, à con- « dition qu'il viendra voir le fils de Marica (3) ».

Les cris de la reine, les pleurs de Lavinie, les fureurs de Turnus, rien ne put changer la résolution du roi: on courut aux armes, et la guerre finit par la mort de Turnus, que le vaillant Énée abattit d'un coup de pierre.

Devenu possesseur du royaume des Latins, il acheva la ville qu'il avait commencé de bâtir, et qu'il nomma Lavinium, du nom de sa femme. Pen-

(i) DioNYS. Halic. , lib. I, pag. /j6.

(7.) ViRGiL., ^neid., lib. V. i53.

(3) DiONYS. Halic, pag. 47. Virgil. lib. VII, v. 26^.

liant qu'il s occupait de ce paisible soin, ii lut témoin d'un prodige qui cachait un mystère impénétiable à tout autre qu'à lui. Le feu ayant pris naturellement à un bouquet de bois, ou vit presqiu^ dans le même instant un loup y accourir et l'alimenter en y jetant des matières combustibles; un aigle descendre des cieux pour l'agiter de ses ailes; un renard en arrêter les progrès eu secouant stir la flamme naissante sa queue, qu'il avait trempée dans le fleuve: cette scène se réitéra plusieurs fois. A la fin le bois fut consumé, et le renard se retira. \ l'aspect de cet événement, qu'on ne peut révoquer en doute puisqu'on voit conservées depuis long-temps, dans la place de Lavinium, les figures de ces trois animaux en bronze, Enée augiu'a que la colonie trouverait de grands obstacles à son*^tablissement; mais que, par la faveur des dieux, elle triompherait avec éclat de la jalousie des hommes (i).

Cependant ce sentiment germait parmi les nations voisines. Il fut attaqué par les Étrusques ef les Rutules; le combat se donna sur les bords du Numicus, petit ruisseau dont les eaux étaient employées par préférence au culte de Vesta, et qui s'épuisa, dit-on, un jour que les libations devinrent plus fréquentes (2;. Énée, au milieu de

(i) DiONYS. Halic, lib. I, pajj. 48.

(2) Skrv. in Viigil., /Eueid., lib. VII, v. i5o. (^hfvf.r., Ital. ant. lib. III, pag. 895.

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faction, fut poussé dans le ruisseau, et s'y étaljlit si bien qu'il s'y noya (i).

Ainsi finit l'histoire de ses exploits; celle de sa gloire serait plus étendue et aussi surprenante. Errant, fugitif, ayant besoin de tout le inonde, et personne n'ayant besoin de lui, ses voyages laissèrent par-tout des traces profondes : ceux qui mouraient à sa suite eurent le privilège d'illustrer les lieux témoins de leurs derniers soupirs. Des îles, des promontoires quittèrent leurs anciens noms, et prirent ceux de ses cousines et de ses nourrices, de son pilote, de son trompette fa); enfin, quoique, suivant la remarque d'un écrivain judicieux, on ne puisse être enterré que dans un endroit (3), plusieurs villes se félicitent de conserver son tt>mbeau.

Ascagne, son fils, se hâta de le mettre au nombre des dieux, de l'enfermer tlans les murs de Lavinium , et de proposer la paix aux ennemis. Mézence, roi des Étrusques, en dicta les articles, et exigea, pour tribut, tout le vin qu'on recueillerait dans le pays des Latins '4)-

Nous devons cette liqueur, dit le plus savant des anciens naturalistes, au privilège qui nous distinsfue des autres animaux, celui de boire sans en

(i) DiONYS. Halic, lib. I, pag. Sa; Alr. Vict. Orig. gent. roman.

(2) Id.^ ibid., p. l\-i. ot 4^- A.UR. Vict., ihld.

(3) Jd. , ibid. . p. /| 5 .

(4) Id., ibid. , p. Sa. Pi.iN. , lib. XIV, cap, 12, t. I, p. 720.

ROM A IN F. I«Sl

avoir besoin (i); c'est de tous les droits de riiomiiie le plus généralement reconiui. Les Latins allaient en être dépouillés, lorsqu'Ascagne prit le parti de consacrer à Jupiter toutes les vignes de ses états, et d'en avertir Mézence (a).

La paix se fit à de plus douces conditions. Le vœu d'Ascagne ne fut point exécuté. Il n'empéclia pas les Romains de s'enivrer du vin de Latiuni, ni un ambassadeur grec de le trouver aussi mauvais cju'il est en effet (3) ; mais il empêcha les généraux romains de former des serments indiscrets. Papiriiis (4), dans sa guerre contre les Samnites, iiîî-^ plora rassistanc<- (!<' Jupiter, et ne lui pronut polir prix de la victoire qu'un petit verre de vin.

Ascagne se promenait tm jour sur lés bords du lac d'Albano, et racontait, peut-être pour la centième fois, à ses courtisans, les circonstances de son arrivée en Italie. Il observa que depuis cette époque, il s'était écoulé trente ans. Ce mot, en lui rappelant les trente petits cochons blancs qu'il avait vus au sortir du vaisseau, fut un trait de lumière pour lui, et le germe des plus grandes choses qui se soient faites dans ce monde. Il conclut du nombre de ces animaux qu'il devait, sans différer, bâtir une ville, et de leur couleur lui donner le nom d'Ali)e, parce que ce mot en latui désigne la

i) Plin., lib. XXIII, cap. i , p. '^01.

•i) DiONYS. Halic, J). Sa. AiJR. Vh.t., Orij;. yciit- roman {^) Plin., lib. XIV, cap. i , t. I, pa^'. 70^. (4) I(^- iàid., cap. i3,pag. 7'2(».

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couleur blanche. 11 en fit aussitôt jeter les fondements ( I I, et cette ville, remplacée aujourd'hui par un couvent de récollets, fut l'origine de Rome et de ses hautes destinées.

Après la mort de ce prince, Albe fut successivement gouvernée par douze rois pendant l'espace d'environ trois cent cinquante ans: ils régnèrent dans le plus grand silence, excepté Alludius, qui avait trouvé l'art d'imiter la foudre, et qui finit par l'attirer sur sa maison (1).

Procas, le dernier de ces douze rois, laissa deux iils, Numitor, a qui le trône appartenait, et Amulius, qui s'en empara. Cet usurpateur, dans la crainte que Svlvie, sa nièce, ne trouvât dans un époux le vengeur de son père, l'obligea de se consacrer à Vesta (3).

Sylvie , chargée du soin de sa virginité et des fonctions du ministère, partageait ses efforts entre ces devoirs. Un jour que devant offrir un sacrifice, elle allait chercher de l'eau pure dans une source placée hors de la ville et entourée d'arbres touffus, elle vit à l'entrée de la grotte, au heu d'une nymphe mollement penchée sur son urne, un grand homme debout, tenant d'une main son bouclier, de l'auti^e sa lance, la~téte couverte d'un casque qui ne laissait entrevoir qu'une barbe fort noire et fort épaisse : cet homme était le dieu Mars.

(i) Attr. Vict. Orig. gent. roman.

(•2) DiONYS. Halic, lib. I, pag. 57.

(3) Liv., lil). III. DiONvs. Halic, lib. J.

KO.MAINE. iS.'î

Elle en fut effrayée; mais ils étaient seuls, et cette solitude , ce gazon , cette fontaine! . . Neuf mois après, Sylvie mit au jour deux jumeaux qui furent nommés Romulus et Rémus. Le roi d'Albe, qui n'avait point été prévenu de leur arrivée, ordoiuia de les jeter dans le Tibre, et condamna leur mère à passer le reste de ses jours dans une prison où il n'y avait ni dieu ni fontaine.

On mit les enfants dans un berceau, et ce (leuve après l'avoir ballotté pendant quelque temps sur ses Hots, grossis par la fonte des neiges, le déposa doucement au [)ied du mont Avciiliu, sous un liguier, qui, pour prix de l'ombrage qu'il avail prêté, subsistait encore mille ans après (i). Alors s'approchèrent du berceau deux animaux, une' louve, qui leur donna le premier lait, et un pivert, qui de son bec glissait dans leur bouche de petites miettes ramassées cà et là (2).

Je raconte des choses étranges; j'en rapporterai d'autres qui ébranlent également notre foi. Mais PhUarque l'affermit par deux fortes raisons (3) : la première, tirée de l'ordre éternel des convenances suivant lequel le colosse prodigieux de la grandeur romaine ne pouvait s'établir que sur des prodiges; la seconde, tirée des jeux de la fortune.

t^i Liv., lib. I, cap. 4; lib. X, cap. 2'i. Tacit., Aima!. XIII, pai^. 58. Pi.iN., lil). XV, cap. iH, t. I, pag. 74G. {^■j.) Plut, in Rom., t. I, |). u^ et '21.

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qui, suivant Pindare, gouverne le monde [ï), et qu'il est inutile d'interroger puisqu'elle a toujours dédaigné de rendre ses comptes. Je continue.

Après la louve et le pivert, arrivèrent auprès du berceau Faustulus et Acca, sa femme. Faustulus était un homme vertueux que ses services avaient élevé au rang de premier berger du roi : Acca n'avait pas de grandes vertus; mais elle avait de grandes faiblesses qui lui valurent beaucoup de douceurs pendant sa vie, et les honneurs divins après sa mort (2).

Ces heureux époux se chargèrent de l'enfance des princes, et confièrent ensuite leur éducation a un maitrc d'école résidant à Gabies, à quatre lieues de distance de leur chaumière.

Ils s'y distinguèrent dans les exercices du corps et dans ceux de l'esprit; et, après y avoir puisé le goût des lettres, de la musique et 'de la tactique des Grecs (3j, ils revinrent à l'âge de dix-huit ans au mont Palatin pour y garder les troupeaux du roi Amulius. •

Tout en eux était imposant, la taille, le maintien, l'éloquence, mais surtout la force et le courage ; leurs bras vigoureux portaient des coups mortels aux animaux qu'ils poursuivaient à la chasse, aux pâtres étrangers qui osaient franchir les limites qui leur étaient assignées.

Faustulus leur apprit enfin le secret de leur

i) Pjm>. Olymp. XII.

(a) DioNvs. Halic, lib. I, pag. 71. Pu t. ihùl. , pag. 19. (3) DioJNYS. Halic:., /ôiJ.

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juissatice, et des l'iiistaut même ils rassemblenl un grand nonjbre de gens sans aveu, marchent à la capitale, brisent les fers de leur mère Sylvie, font mourir Amulius, et rendent la couronne à leur grand-père Numitor, qui tenta vainement de les retenir auprès de lui; ils savaient qu'obligés de vivre en mauvaise compagnie, ils ne pouvaient plaire à la cour d'Albe, et qu'une liberté sans licence commençait à déplaire à leurs soldats : un autre motif hâta leur départ; ils voulaient, à l'exemple des anciens héros, bâtir une ville qui transmit leur nom à la postérité; déjà même llomulus en avait tracé le plan.

Autour i.\u mont Palatin sont six antres collines qui poiu raient toutes, à leur sommet, recevoir la ville éternelle. Rémus se décida pour le mont Âventin, parce qu'il était de meilleure défense que les autres; Romulus pour le Palatin, parce qu'il les avait reçus à leur naissance. Les deux projets furent agités dans l'assemblée générale, et il fut réglé que l'on s'en tiendrait à celui que les dieux indiqueraient eux-mêmes. Rémus aperçut six vautours dans un coin du ciel: Romulus s'écria aussitôt qu'il en voyait douze dans un autre coin. Fallait-il se décider siu^ la priorité de la découverte, ou sur le nombre des oiseaux? Les esprits s'échauffèrent, on en \int aux mains, Rémus périt dans le combat. On dit que ce fut son frère qui le tua, le pleura et l'enterra (i j.

Il) Liv. , lih. I, c:i|). 6. Put. in Rom. , pai;. ïi- Uionys. Halic, lib. I, p. 7/(.

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On acheva aussitôt l'enceinte de Rome. I.a forme en était aussi carrée que celle de Babylone. Dans le milieu s'élevèrent mille cabanes; celle de Roluulus les surpassait toutes en magnificence. Des roseaux, artistement entrelacés, soutenaient le chaume dont elle était couverte. Il avait pour lit de la paille, pour chevet une botte de foin (i).

Le o;oùt des arts, et l'amour de la gloire, attirèrent son attention sur les monuments publics. U conserva une petite chapelle, située au pied du mont Palatin, où les chiens et les mouches n'osaient entrer depuis qu'Hercule y avait offert un sacrifice ; 2). Il bâtit sur le Capitole, en l'honneur de Jupiter, un temple dont la longueur était d'environ quinze pieds (3), et la hauteur telle qu'il fnt possible d'y placer la statue de Jupiter quoiqu'elle fût en pied et de grandeur naturelle (4j-

Enfin, s'étant emparé d'une ville d'Italie, il se trouva parmi les dépouilles un char de bronze; il eut l'attention de le consacrer à Yulcain, et d'y placer sa propre statue, avec une inscription qui fut composée en grec, parce qu'elle devait être lue par des Latins (5).

(i) OviD. Fastor. lib. I, v. 200; lib. III, v. 184.

(2) Plin., lib. X, cap. 29, pag. 56o, lin. i3. Solin. , cap. i , ]nig. 2.

(3) DioxYS. Halic, lib. II, pag. 102.

(4) OviD. Fastor., lib. I, ^. 201.

5) Plut, in Rom., t. I, pag. 33. Diu>vs. Halic. , lib. H. p:iC. 116.

ROM \ I NK. 187

T^'histoire nous a laissé quelques traits du caractère (le ce prince. Elle parle en particulier de la noblesse de ses sentiments, de ses vertus, de sa prudence consommée, de son respect pour les dieux, et de sa ii^ine contre toute espèce d'oppression II). Voici l'usage qu'il fit de ces belles qualités, quand il voulut augmenter le nombre de ses sujets.

Il ouvrit un asyle où fondirent tout à coup dès hordes d'esclaves fugitifs, de débiteurs insolvables et d'assassins avérés. Il les mit au rang des citoyens, et répondit aux plaintes ([u'il recevait de toute part, que telle *était la volonté d'Apollon i-x).

Aristote nous apprend que dans l'espèce humaine le concours des deux sexes est nécessaire pour donner le jour à lui enfant (3). Cette vérité, qui n'avait pas échappé à Romulus, l'affligeait sensiblement. Il voyait sa colonie prête à périr faute de femmes, car les nations voisines refusaient de s'allier avec ce tas de brigands dont il était entouré ; mais il trouva le moyen de vaincre leur répugnance, en les invitant à des jeux qu'on devait célébrer à Rome. Des tribus de Sabins s'y leiiilirent avec leurs familles. Les premiers spectacles excitèrent une admiration générale. Le dernier jour des fêtes, Romulus prescrivit à ses soldats

(1) Plut, in Rom. , tom. I, pag. 20. Dionys. Halic.,!!!). II, pa-. 80.

(2) Plut, iùùl., paç;. 22. Dionys. Halic, ibid. , pa^. 88. (î^ Arist., (le Gcn. animal., lil). I, r. 1 et 2 ; lil). H, <". i-

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