I. Sur la bibliothèque nationale
-tLiv 1772, les appointements des gardes et autres employés montaient à 46,469 livres, et les dépenses à 2i,53i : total 68,000 livres. On trouve à peu près le même résultat pour quelques-unes des années précédentes et suivantes.
Ce fonds suffisait à peine pour quelques acquisitions très-pressées; et quand il se présentait des collections précieuses en livres, maïuiscrits et médailles, qu'on croyait absolument nécessaires de réunir à celles du roi, on sollicitait, et l'on ne manquait guère d'obtenir des ordonnances particulières qui ont beaucoup contribué à rendre la bibliothèque du roi la première de l'Europe.
En 1775, on s'aperçut que le fonds ordinaire de 68, 000 livres ne pouvait plus suffire, et le gouvernement accorda un supplément de finances, qui, suivant les circonstances, a dû nécessairement varier : il a monté quelquefois à i o, 000 livres, quelquefois à 20 ou même 21, 000 livres, dont le terme moyen est 1 5, 000 livres. Ajoutons ces 1 5, 000 livres de supplément au fonds ordinaire de 68, 000 livres, nous aurons pour chaque année 83, 000 livres.