‹ Œuvres diverses de J.J. BarthélemyChapitre 80 sur 85 · l1:ttri:s · texte numérisé non relu

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toutes les apparences, ce temps ne reviendra pas

sitôt.

On m'a dit que pendant le séjour de M. Fauvel à Athènes, on avait découvert une inscription sur la façade extérieure d'un monument que Spon et Wheler avaient pris pour le temple de Jupiter Olympien, et dont les ruines se trouvent au nord de la citadelle. Stuart et le Roi ont parlé de ces ruines, et j'en parle aussi dans la note sur le plan d'Athènes, chap. 12 du f^'oyage (T Anacharsis. M. Fauvel vous a-t-il parlé de cette inscription; en aurait-il une copie, et pourriez -vous rhe l'envoyer? Elle pourrait servir à fixer la destination de ce monument.

Faites-moi le plaisir de me rappeler au souvenir de M. Cousineri, consul à Thessalonique, qui se connaît bien en médailles, et qui pendant son vovage à Paris m'en céda quelques-unes très-belles pour le cabinet du roi. Il m'écrivit à son retour à Thessalonique; je lui répondis sur-le-champ: je lui ai écrit depuis une ou deux fois, et n'ai plus entendu parler de lui. Il m'avait cependant promis de me faire part de ses découvertes: je suis fâché de son silence, continuant à travailler sur les plus anciennes médailles. Il est dans lui pays où elles se trouvent assez fréquemment, et il est bien en état de les discerner. Je compte lui envoyer un exemplaire de ma dissertation, et peut-être même prendrai-je la liberté de l'insérer dans le second paquet que je vous adresserai, dans la crainte que celui-ci ne s'égare.

Vous avez aussi beaucoup de médailles, et vous

ne m'en parlez jamais; vous gardez encore le silence sur votre second volume. On me demande souvent quand il paraîtra; que faut-il que je réponde? Le défaut de livres, la lenteur des ouvriers, le&. affaires de l'embassade, etc. etc; voilà ce que je dis.

Je ne vous parle que littérature, parce que tout autre sujet afflige et tourmente. J'en détourne mon esprit autant qu'il m'est possible. Nous en sommes au point de ne devoir songer ni au passé ni à l'avenir, et à peine au moment présent. Je vais aux académies, en très-peu de maisons, quelquefois aux promenades les plus solitaires, et je dis tous les soirs : Voilà encore un jour de passé.

Je suis, etc.

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