DE L EDITEUR
très peuples de l'Europe nous envient > et qui passera indubitablement à la postérité.
. Barthélémy a contribué à ce précieux recueil y moins par le nombre et l'étendue de ses ouvrages que ^r les vues et les découvertes dont ils sont remplis. Il y met-* tait beaucoup d'importance, et les regardait comme le titre le plus solide de sa gloire. Son f^oyage <ï Anckcharsis n'était, à ses yeux, qu'une tentative pour faire renaître le goÀt de la saine érudîdon , la venger du dédain phi» losophique , et montrer toute Futilité qu'on en peut retirer. Le reste de ses écrits , (pie nous publions aujour* d'hui, sont, en quelque sorte, de simples fragments, mais dignes d'être conservés. Différentes circonstances engagèrent Barthélémy à les composer. C'est aux soUi-^ citations de l'amitié que nous devo,ns les recherches sur le partage du butin chez les anciens peuples ; il les enr treprit pour satisfaire aux questions de M. Stanley,, chargé de négocier , de la part du ministère anglais , en 1761, la paix avec .la France, et qui fut depuis membre de la chambre des communes. Sa lettre judicieuse, qui donne lieu à la réponse savante deBarthélemy , fera con* naître suf6samment l'objet de ces questio^^. Il importe néanmoins d'avertir que cehii-ci n'avait achevé que la première partie de cette nîiéme réponse, et qu'il était si peu content des deux auties qu'il voulait les jeter au feu. En ayant été détourné , fl écrivit sur lenveloppe : « Il « faudrait les revoir, et discuter de n^uVeau la matière, ' qui ne présente d'ailleurs ni conclusion certaine, ni
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6 AVERTÏSSEMEirr
<c intérêt bien pressant. Je les ai gardées pour les mettre « à la disposition de (jfuelque homme de lettres qui vou- <c drait traiter ce sujet. » En conséquence , on s'est contenté ^e faire un court extrait de ces recherches qui auraient seules formé un gros volume.
Dans un voyage dltalie^ fait en 1755 et 1756 aux frais du gouTemement , Barthélamy rassembla une foule d'diiservations en tout genre, transcrivît un nombre prodigieux d'inscripfièn^ , et examina avec beaucoup d'exactitude tout ce qui concerne la littérature ancienne et les arts. Deux excellents mémoires, l'un sur les an*eiens monuments de Rome, et l'autre sur la mosaïque de Palestrine , furent le premier fruit de ce voyage. Il a laissé encore dans ses ^orte- feuilles des matériaux très>considérables sur beaucènp d'objets intéressants; mais hii seul aurait pu revoir ce» fragments prédeux', en remplir les lacunes , et les rédiger avec succès. Il avait eu d'abord ce dessein, et commença à l'exécuter; dans la suite y il s'en dégoûta, et le peu qu'il en reste ne se trouve pas même complet. Il m'a fourni pourtant quelques articles dont le principal est la description abrégée de la galerie Ae Fterence ; ceux qui suivent , à l'excep^ tion de ce qui e«t relatif au Panthéon , aux Thermes de Titus, et à l'arc de Suse, rédigé d'après ses notes, sont tirés du brouillon des lettres qu'il écîrivait, pendant son voyage, au comte d'Argenson. Qes morceaux doivent^ sans doute, faire regretter que nous n'ayons pas de la main de Barthélémy tout l'ouvrage ; il aurait été utile
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