MEXICAINES. J
lie l'un de ces animaux. Aurait-elle été représentée sur cette, espèce de haussecol?
Je dois ajouter que, dans le champ du liouclier, on traçait pour l'ordinaire des symboles qui désignaient ou le grade de TofiScier, ou la bourgade qui l'avait offert en tribut. Ici le bouclier présente quatre croissants et un cordon de petites plumes jaunes qui sépare le premier des trois autres. On trouvera dans Thévenot, planche XV, la représentation fidèle de ce bouclier, ainsi que de la cotte d'armes^ et les noms des vingt^trois bourgades qui, de six en six mois, étaient obligées d'en fournir soixante à l'empereur du Mexique.
L'autre combattanWst d'un ordre inférieur: il a les cheveux liés sur la tête; son corps n'est couvert jusqu'à la ceinture que d'une casaque sans ornements. Il tient d'une main son bouclier, et de l'autre sa lance. Un troisième guerrier, du ^êttie état que le second, est étendu mort au-dessus des autres. Il avait combattu avec la massue et le bouclier.
Dans le champ de bataille, entre les deux combattants, sont disposés perpendiculairement quatre symboles, dopt le premier est surmonté de ce signe fP, qui daigne le nombre de vingt: pour connaître ce qu'il représente, il faut jeter les yeux wr^ planche XXXI V de Thévenot ; on y verra k la lettre F une espèce de ballot ovale, sur lequel une turquoise était peinte de la même manière qu'elle est sur le monument que j'examine* Ainsi, ce premier symbole doit exprimer une redevance de vingt turquoises; car il faut observer qu'il dé-
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signe une turquoise. Plusieurs bourgades étaient obligées de payer tous les ans à l'empereur une quantité ^e ces pierres plus ou moins fines. Le second symbole est un bras , auquel parait attaché im reste de vêtement. J'ignore ce que représente le troisième. On reconnaît aisément dans le quatrième un bouclier traversé d'un dard.
La composition totale pourrait signifier qu'une nation ayant refusé de payer le tribut désigné par le premier et le troisième symbole, l'empereur avait fait marcher des troupes contre elle; que quelques guerriers de cette nation avaient été tuéô; que d'autres avaient perdu leurs boucliers , et que le combat s'était donné dans le temps qu'on faisait la récolte du maïs.
Je n'ai pas parlé des inscriptions tracées au-dessus des figures par quelque Espagnol. Elles sont très* difficiles à lire^ et je ne conçois pas qu'elles puissent désigner autre chose que des noms propres trèsinutiles à connaître.
Second fragment.
Les trois figures qui fixent d'«abprd l'attention paraissent être trois officiers principaux , ils s(^t revêtus de leurs cottes d'armes et chargés de pliime^t et de rubans. *
Le premier tient une lance et deux dards -^ ce qui le caractérise est une espèce de plaque carrée qu'il porte au-dessus de la tête, et dans laquelle est peint un demi-cercle d'où s'échappent plusieurs
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