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mençeoients ue seront peut-être jamais éclaircis par ce genre de monuments. Je dis la même chose des royaumes de Chypre, de Carie, de Bithynie, de Paphlagonie, de Cappadoce, du Pont, d'Arménie, de Cilicie et de quelques autres principautés de l'Asie-Minenrc, dont les unes rapportaient leur origine à des temps fort anciens , et les autres à Tua des seigneurs persans qui avai^nlt^t mourir le faux Smerdis ; mais ces souveraine , la plupart descendants et tributaires de la Perse, ne paraissent pas avoir joui du droit de battre monnaie.
Les rois de Perse, extrêmement jaloux de ce droit, déployaient une vaste puissance dans les pays compris entre l'Archipel , la Méditerranée , les montagnes de Nubie, la mer des Indes, le fleuve Indus, le Caucase et le Pont-Euxin (i). Les daril{mes, dont nous parlerons dans la suite, étaient pri^squQ la seule monnaie qui avait cours dans cette immense étendue de pays.
Telle était à peu près la constitution de l'Orient lorsque Alexandre partit de la Macédoine, soumit la moitié du monde et mourut. Sur les débris de son empire s'élevèrent plusieurs grandes monarchies, entre autres celles d'Egypte et de Syrie. Alors on vit le^ royaumes de T Asie-Mineure, établis avant les conquêtes de ce héros, s'affermir et s'accroître; une armée de Gaulois pénétrer dans ce pays, et y former lui état considérable (a) ; les nouvelles mo-
(i) Hkeod., lib. III, cap. -90.
(a) Strab., lib. XII, pag. 566-
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narchies fondées par les généraux d'Alexandre éprouvçr des révolutions ou dies démembrements, et se ré^udre en d auti^s principautés. C'est àimi que le soyaume de *fergame fut séparé de celui de la Thr^jce, qui. était échu en partage à Ly«imaque ; c'est ain^i que ceux de* la Gyrénaïque et de l'ile de Chypre furent formés* d'une portion de celui de l'Egypte. Mais la monarchie qui fit les plus grandes pertes fut celle de Syrie, i^lusieurs de ces provinces secouèrent le joug et conservèrent leur indépendance , les unes à la faveur de leur * éloignement ou de la haine obstinée qu'ils avaient pour les Grecs, d'autyes par l'avantage de leuî* position et é^ Tâbri des montagnes qui les couvraient de toute part. Telle fut l'origine des royaumes des Parthes , de Ja Bactriane*, d'Édesse , de Judée , de la Co^nmagène, de k)utes ces dynasties qu'on voyait çur les confins de la Cilicie, dans l'Arménie , etc. Ces divisions devinrent plus fréquentes encore Iqpque les Romains eurent porté leurs armes en Orient. Ils y réglèrent la successiop des princes et le sort de3 empires, réduisant en provinces romaines quelques royaumes qu'ils avaient conquis ou dont ils avaient h^ité, en laissant subsister d'autres, ou en établissant de nouveaux, au gré de leurs caprice^ qiu de leurs intérêts. Ce ne sont plus alors que des trônes abattus, rielevés, pour être aussitôt détruits ; des monarchies qui se replient et se roulent rapidement les unes sur les autres; des diadèmes devenus la récompense de quelques services rendus à Tempire par de simples particu-
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liers. Il est vrai que ces diadfcnes brillaient d'un éclat bien faible. On peut voir dans Plutarque (i) avec quelle bassesse les rois et les reines de TAsie- Mineure venaient à la porte de Marc Antoine, mendier un de ses regards ; et dans Josèphe (2) , avec quelle hauteur Marsus, gouverneur de Syrie, renvoya dans leurs capitales plusieurs souverains qui s'étaient assemblés à Tibériade chez Agrippa, roi de Judéfe. La plupart de ces princes avaient à peine \e droit de mettre leur ndm ou leur image sur la monnaie. Cétaient, à proprement parler, des rois en garnison sur les frontières de l'empire pour s'opposer aux incursions des barbares , et se joindre aii besoin avec letu^s faibles troupes aux gouverneurs des provinces Voisines.
Insensiblement les famines royales s'éteignirent; leurs souverainetés furent réunies à l'^mpir^; h l'exception des rois du "Bosphore, qui, moyennant un tribut, se sont perpétués jusqu'au milieu du quatrième siècle. Enfin , hormis quelques prinpi^ dépendants qu'on laissait régner en paix à l'orient du Pont-Euxin, les Romains^ du temps de Trajan , remplirent seuls la scène du monde depuis la Grande-Bretagne jusqu'à l'Euphrate.
Mais leur grandeur s'évanouit lorsque le nord de l'Europe , faisant un nouvel effort contre le midi ; eut repoussé dans nos climats les nations guerrières que nous traitons de barbares , parce qu'elles
(i) In Anton.
(2) Antiq. lib. XIX, cap. 8.
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DES MEDAILLES. ao5
ignoraient nos arts et nos vices, et que les Goths ^ fiirent établis en Italie , les Français dans les Gaules, les Yisisoths en Espagne et les Vandales en Afrique.'
On.vpit par ce tableau racourcf : i® Quels sont les siècle qui peuvent nqtfUs fournir des m^aillçs de rois. Npus avons déjà dit que les plus anciennes remontent au commencement du ^quième siècle avaiït l'ère vulgaire : mais nous n'avons parlé que de celles qui nous sont connues; jcar antérieurement à cette époij^e on a pu en fraf^per dftps la IVtacédoine, où le gouvernement monarchique était établi. Nous sommes persuadas aussi qu'oie en frappait en Lydie, non parce que Spanheiro en a rapporté une qu'il attribue mal à propos au roi Alyates tnais parce que Pollux cite ime sorte de monnaie connue sous le nom de statère de Crœsus. Il est à présumer que cette monnaie n'était chargée d'aucune inscription, et qu'on n'y voyait point l'image du souverain. Elle .devait être dans le goût des dariques, anciennes monnaies persaneS) et c'est à leur suite qu'il faudra plsicer les médailles des rois de Lyd^/e, s'il s'en découvi^ ja^* mais qu'on puisse, à des marques.certaines, leur attribuer. Si le même hasard nous en procurait des premiers rois de Macédoine, de Carie, du Pont, etc., elles dérangeraient encore moins le plan historique que nous venons de tracer, parce que notre objet est de ne fixer qu'à peu près les limites du temps où l'on doit rapporter les médaillés de rois et développer cette notion générale :
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Les premières iDédailIes de rois que nouS connaissons ont été frappées en Macédoine vers Fan 480 avant l'ère vulgaire, et les moins .anciennes, dans le Bosphore , vers l'an 34o de Jésus-Christ.
Il faut observer ici que cette suite finira plus tvd, si l'on veut y comprendre les médailles des nouvelles monarchies établie^ sur les ruines de l'empire romdj||ï, telles que les médailles des premiers rois de France, des rois goths, des, rois vandales. Elles seraient peut'^étre mieux placées 'Aams la suite des médailles moderne^^; cependant Tusage ayant prévalu de les insérer dans celles des niééklHes anciennes, nous en parlerons en détail dans cette section.
i® L'idée générale que nous avons donnée des médailles anciennes nous fait connaître, eu second lieu , quels sont les pays où l'on a fi:^ppé des mé-' dailles de rois : c'est dans tous ceux que les Perses, les Grecs et les Romains ont successivement soumis à leur puissance; mais c'est principalement dans la Grèce, la Sicite, l'Asie-Mineure, l'Egypte, la Numidie, la Syrie et dans les provinces voisines de ce dernier royaume.
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