REMARQUES
CONCBaNANT LES DROITS DES ANCIENNES MÉTROPoit^ES 8ITR LEURS COLONIJBS (l).
U NE cojonie n'en pouvait-elle fonder une autre sans demander à sa métropole un chef ou conductçur? et celle-ci ne conservait-elle aucun droit sur
(i) L'académie des Inscriptions et Belles-Lettres proposa, en Ï745, pour sujet de prix : Quels étaient les droits des métropoles grecques sur les colonies? les devoirs des colonies envers les métropoles, et les engagements réciproques des unes et des oMtres? Bougainville fut couronné, et, dans sa dissertation, il se déclara pour la dépendance des colonies. La même opinion a été adoptée par un anonyme anglais , auteur d'une Histoire de la fondation des colonies des anciennes républiques , adaptée, comme il l'annonce lui-même, à la dispute de la Grande-Bretagne avec ses colonies américaines. Dans cette conjoncture, un ami de Barthélémy et son confrère à l'académie, lui adressa un ouvrage qui a pour titre : De l'état et du sort des colonies des anciens peuplés , i vol. in-8**, 1779, ^^ ^ soutient l'indépendance de ces mêmes colonies, et réduit tous leurs devoirs envers leurs métropoles à ceux 4xx respect et de la reconnaissance. Barthélémy, en lui répondant, ajouta à sa lettre les observations qu'on va lire, et sur lesquelles nous nous abstenons de prononcer. Note d^ P Éditeur.
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DES MÉTROPOLES. 3'j5
ce nouvel établissement ? Les faits suivants doivent décider ces deux quéstioBS.
. Quand Corcyre établit une colo elle fiit forcée d'en prendre le chef à Corinthe, sa métropole; droit (Thucj-d. , Ub. /, cop.a/j). I ruinés par leurs divisions, s'adre leur fondatrice , et la prient de r pé^r; ils ne sont pas écoutés (Ibid.). Ne saohant alors; quel parti prendre, ils demandent à Toracle s'ils se livreront aux Corinthiens, qui étaient leurs premiers fondateurs. L'oracle le leur permet ; ils se rendent à Corinthe , et représentent que le chef de leur colonie était de cette ville, et lui demas^ dent du recours. Les Corinthiens trouvent cette demande juste, persuadés que cette colonie leur appartenait autant qu'à ceux de Corcyre. Ils avaient d'ailleurs à se plaindre de celle-ci, qui, dans les soleronités publiques , ne leur rendait pas les honneurs accoutumés , et ne les distinguait pas, aux sacrifices, dans la distribution des victimes. ;: Corinthe envoie des colons à Épidamne; ce qui excite Jçs plaintes des habitants de Corcyre. Leurs députés se rendent à Corinthe, et demandent k s'en rapporter à des arbitres, pour savoir si c'est à Corpyre ou à Corinthe qu'appartient Épidamne. En s'adr€;ssant dans la suite aux Athéniens, ils leur disent : « Les Corinthiens vous diront qu'il est intt juste que les colonies fassent des alliances parti- « culières ». A cela nous répondrons : « Toute co- « lonie bien traitée de sa métropole doit l'honorer;
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