‹ Œuvres diverses de La FontaineChapitre 23 sur 115 · Hàtous-nous : lo temps fuit, et nous [triiine après soi · texte numérisé non relu

Hàtous-nous : lo temps fuit, et nous [triiine après soi

(BoiLEAU, Èpîtrc m.) Ainsi jamais lo temps ne remonte à sasource. Vainement pour les dieux il fuit d'un pas léger ; Mais vous autres, mortels, le devez ménager. (La Fonïaimî, Adonis.)

14. Que vous, autre que vous, si ce n'est vous. Ce tour elliptique est très fréquent chez Corneille et ses contemporains. — M"^» de la Sablière n'était pas la seule à savoir se servir du temps ; mais on ne le ménageait guère dans la société des épicuriens que La Fontaine fréquentera do plus on plus jusqu'à sa conversion.

15. Non, assurément, d'après ses propres aveux, complaisammcnt répétés.Voy. V l'.pUaphc d'an paresseux.

Des solides plaisirs je n'ai suivi que l'ombre; J'ai toujours abusé du plus cher de nos biens. Les pensers amusants, les vagues entretiens, Vains enfants du loisir, délices chiméinques; Les romans, et le jeu, peste des républiques, Par qui sont dévoyés les esprits les plus droits, Ridicule fureur qui se moque des lois; Cent autres passions, des sages condamnées, Ont pris comme à l'envi la fleur de mes années.

IG. Je n'ai poursuivi que la vaiue

apparence des vrais plaisirs. Cette

antithèse a été souvent reprise par

les prédicateurs. Bossuet dit, dans

son sermon sur les Obligations de

l'état religieux : u Tout ce qui paraît

de plus solide n'est qu'une ligure qui

passe quand ou en veut jouir, qu'une

ombre fugitive qui disparaît. »

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