LA MUSE DE L ARCHITECTURE
Tout ce qu'ont fait dans Vaux les Le Bruns, les Le Nôtres, lets, cascades, canaux, et plafonds si charmants. Tout cela tient de moi ses plus beaux ornements. Contempler les efforts de quelque main savante. Juger d'une peinture, ou muette, ou parlante, 5
Admirer d'Apollon les pinceaux ou la voix, Errer dans un jardin, s'égarer dans un bois, Se coucher sur des fleurs, respirer leur haleine.
Fontaine (4 juillet 1662), faisait do Vaux un des séjours chers aux Muses.
Elles vont souvent sur les eaux Ou de la Marne, ou de la Seine ; Elles étaient toujours h Vaux, Et ne l'ont pas quitté sans peine.
26. L'arrestation do Fouquot est récente. Cependant La Fontaine rappelle, quelques vers plus bas, son Elégie aux nymphes de Vaux. Ce fragment, tout au moins, nopeutdonc être antérieur à 1602.
27. Ces amis, ce sont ceux ipii saluent « le soleil de la cour ». Les moralistes rhréf ion? et prof;inos l'ont
dit à satiété, « la fortune fait les amis, la fortune les change bien vite » (Bossuet). Mais de vrais amis restèrent à Fouquet : La Fontaine, Pellisson , Saint-Evremond, Hosnault, Mme de Sévigné.
1. Le Nôtre avait dessiné les jardins du chatoau de Vaux ; Lebrun l'avait orné do ses pointures. C'est à partir de 1653 que les travaux d'eml)ollissement de ce magnifique domaine, commencés dos 1640, prirent un caractère de somptuosité vraimont royale. Le palais même est de rarchilcctc Le Vau.
Ecouler en rêvant le bruit d'une fontaine, Ou celui d'un ruisseau roulant sur des cailloux, Tout cela, je l'avoue, a des charmes bien doux; Mais enfin on s'en passe, et je suis nécessaire. Ce fut le seul besoin qui d'abord me fit plaire. Les antres se trouvaient des humains habités ; Avec les animaux ils formaient des cités : Je bâtis des maisons, je composai des villes. On ne voulait alors que de simples asiles; Sur la nécessité se réglaient les souhaits. Aujourd'hui que l'on veut de superbes palais. Je contente chacun en plus d'une manière : Des cinq ordres divers la grâce singulière Fait voir comme il me plaît l'éclat, la majesté, Ou les charmes divins de la simplicité.