LE RIRE ET LES PLEURS
Là finit de Psyché le bonheur et la gloire^ : Et là. votre plaisir pourrait cesser aussi. Ce n'est pas mon talent d'achever une histoire Qui se termine ainsi^.
« Ne laissez pas de continuer, dit Acante, puisque vous nous l'avez promis : peut-être aurez-vous mieux réussi que vous ne croyez. — Quand cela serait, reprit Polyphile, quelle satisfaction aurez-vous ? Vous verrez souff'rir une belle, et en pleurerez, pour peu que j'y contribue. — Eh bien! repartit Acante, nous pleurerons. Voilà un grand
1. Il passe comme un souffle piiïon partie dos aventures de Psyché, à qui dans ces vers. Trop souvent l'auteur sa curiosité est fatale; elle a voulu de Psyché nous montrera en Vénus voir l'époux mystérieux dont elle une femme plus belle seulement que habitait le palais; mais une goutte les autres, aussi jalouse et rancu- d'huile échappée à la lampe qu'elle niére. Ici, « la mère d'Amour » est la penchait sur son visage a brûlé déesse qu'invoqu(^ Lucrèce au début l'Amour endormi; il s'est enfui, le pade son poème, celle qui met en fuite lais a disparu, et Psyché s'est vue les vents, dissipe les nuages, fait seule, dans un lieu sauvage, abansourire la mer et resplendir les cieux donnée et punie.
apaisés : 3. Le génie de La Fontaine ne sem-
Te, dea, te fvuiunt v,;iU, le nuhila cœli !>''-' V^^ incliner, en effet, vers le Ira-
Advenlumque luum; tibi rident œquora gique ; tout au plus admet-il la mc'-
U'oMi lancolie d'une élégie sans déseS|)oir.
Pacaimnque nitr.t diffusa lumine cœlum. Cependant la fin du poème d'Adotus