‹ Œuvres diverses de La FontaineChapitre 8 sur 115 · Epilros du 28 janvier 1G87 et de septembre · texte numérisé non relu

Epilros du 28 janvier 1G87 et de septembre

40 LŒUVItK DK LA I OXTAlNi;

Parler de vers, de vin cl d'amoureux souci, Former d'un vain projet le plan imaginaire, Changer en cenl façons l'ordre de l'univers ; Sans douter, proposer mille doutes divers^.

On ainiPi'iiit Jiiietix, assiiirineiil, ([ue la poésie et le vui lie hissent pas assoeiés ici de si près; mais dans ses causeries comme dans ses Epîtres, qui sont des causeries encore, il ne sait point jouer de rôle : c'est tel qu'il est qu'il veut paraître, et tel aussi qu'il faut le prendre. Si on le fait, on est dédommagé de quelques déceptions par des rencontres charmantes. Un jour, au lendemain de la disgrâce de Fouquet, il est poursuivi et condamné — à deux mille livres d'amende ! — pour usurpation de titre nohiliaire. Avait-il vraiment pris dans certains actes la qualité d'écuyer? Ce qui est certain, c'est qu'il eut été fort empêché de payer l'amende. Dans sa détresse, il implore le duc de Bouillon, et par lui la duchesse, une Mazarin, fjui peut beaucoup pour le poète.

Comme elle sait persuader et plaire.

Inspire un charme à tout ce qu'elle dit.

C'est d'abord une prière grave, prcs([ue douloureuse; puis le naturel reprend le dessus, et le pei'sécuté s'égaie aux dépens du persécuteur, un partisan du nom de la Vallée Cornay.

Dessous sa griffe il faut que chacun danse; D'autre Antéchrist je ne connais en France : Homme rusé, Janus à double Iront, L'un de rigueur, lautre à composer prompt.

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