LORD MACAULAY. XXV
tous les loisirs qui lui restaient entre deux sessions. Depuis 1847, il avait publié la première partie de cette Histoire, et ses éditeurs avaient complété sa fortune indépendante en lui comptant une somme de 15,000 livres sterling, rémunération qui n'était qu’en proportion de leurs propres bénéfices. Je n'ai pas à apprécier ici le mérite d’un ouvrage accueilli avec tant d'enthousiasme en Angleterre et en Allemagne, mais je ne puis m'empêcher d’avouer qu'en France ce qu'on appelle le public est encore un peu en retard, quoique la critique et les lecteurs d'élite aient franchement et dès l'abord rendu pleine justice à l'éminent histprien. Lord Macaulay, pour tout dire, attendait quelque chose de plus d’un pays où il reconnaissait avoir de dignes émules dont il s’était toujours plu à proclamer les titres glorieux, sans en excepter ceux qui ont cherché leur sujet dans les annales des: Trois-Royaumes. J'oserai dire que j'ai dà avoir quelques entretiens explicatifs avec lui à ce propos, et voici comment : avant la publication de. l'ouvrage en Angleterre, j'avais réclamé l'acquisition du droit de traduction (non gratuit) des éditeurs et de l’auteur lui-même qui se l'était réservé ; il me répondit qu'il n'entrait pas dans ses idées de mettre ce droit à prix d'argent, ni même de lerendre exclusif, mais qu'il m'enverrait les bonnes feuilles de chaque volume, de manière à me donner tous les avantages de la priorité, si en France comme en Allemagne on entreprenait plusieurs traductions à #f b